Table Ronde

  • Antigone

    Jean Anouilh

    • Table ronde
    • 8 Juin 2016

    «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par coeur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.».
    Jean Anouilh.

  • Une odeur de gingembre

    Oswald Wynd

    • Table ronde
    • 26 Octobre 1999
  • The town and the city

    Jack Kerouac

    • Table ronde
    • 17 Mars 2022

    « De Kerouac, on a surtout lu Sur la route et Les Clochards célestes, mais on connaît peu The Town and the City. C'est pourtant le premier roman de Kerouac, publié en 1950, celui qui annonce l'inspiration fabuleuse d'un auteur prolifique.«The Town», c'est en fait Galloway (Massachusetts), petite ville de tisserands où s'écoule une existence mi-rurale, mi-citadine, celle de la famille Martin, unie par l'affection mais surtout soucieuse de faire durer les bonheurs fragiles - le cidre qu'on boit au gallon, le chahut des polkas, et l'émoi des premières tendresses, sous les feuillées tremblantes. «The City», le New York des années 1940, en est la figure d'opposition, où le jeune Peter Martin entamera sa carrière de footballeur tout en découvrant l'ébullition de la vie urbaine, mais aussi la fureur poétique - le roman retrace l'émergence prometteuse de la Beat Generation, chacun des personnages de la «city» incarnant un adepte du mouvement : Leon Levinsky est Allen Ginsberg, Kenneth Wood est Lucien Carr, Will Dennison campe William Burroughs.

    Il faut relire The Town and the City, ce roman sur lequel Kerouac a planché de 1946 à 1948, qui dépeint avec une gaieté triste, comme s'il s'agissait d'une civilisation vouée à disparaître, la beauté brute des cols bleus, la force de leurs traditions et de leur musique folk. » Marion Bet, Zone critique.

  • Livre des esquisses (1952-1954)

    Jack Kerouac

    • Table ronde
    • 17 Mars 2022

    Entre 1952 et 1954, Jack Kerouac sillonne les États- Unis, de New York à San Francisco, et s'échappe au Mexique, au Maroc, ou encore à Londres et Paris. Ses notes, prises sur le vif, s'accumulent dans des carnets.
    La vie quotidienne en Caroline du Nord, le travail du serre-freins dans les dépôts de chemins de fer, les bruits dans les bois, les gens dans la rue, les filles, le vin, l'herbe... Orage approchant, brume grise, herbes folles, hôtels, bars, camions, lumières...
    Autant d'images et d'impressions qui composent le motif de ce Livre des esquisses.

  • Le livre des haïku

    Jack Kerouac

    • Table ronde
    • 24 Mars 2022

    Au milieu des années cinquante, nombreux sont les écrivains de la Beat Generation à s'intéresser au bouddhisme et à se tourner vers le haïku, dont la forme épurée fait écho à leur quête de spiritualité. Si Jack Kerouac n'est pas le premier à expérimenter cette tradition poétique, il est selon Allen Ginsberg « le seul maître du haïku ». Adaptant ces poèmes japonais de trois vers à la langue et à la culture américaines, il en vient à redéfinir le genre, qui l'accompagnera toute sa vie.

  • Le bon sens

    Bernard Michel

    • Table ronde
    • 20 Janvier 2022

    Novembre 1449. Charles VII chasse les Anglais de Rouen et ordonne une enquête sur le procès de 1431 qui avait conduit Jeanne d'Arc au bûcher. Malgré la résistance d'une partie de l'Église et de l'Université, quelques hommes opiniâtres, rusant avec la raison d'État, vont rechercher preuves et témoins pour rétablir la vérité, le droit et l'honneur de la jeune fille.
    Après Le Bon Coeur, Michel Bernard relate l'histoire de la réhabilitation de la Pucelle, dix-huit ans après sa condamnation pour hérésie.

  • Chasse au trésor Nouv.

    Chasse au trésor

    Molly Keane

    • Table ronde
    • 21 Avril 2022

    Finis le champagne, les journées aux courses, les escapades à Monte-Carlo... Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les propriétaires de Ballyroden doivent changer drastiquement leur mode de vie. Le benjamin de la famille, sir Philip, décide de faire du château une maison d'hôtes. Il reçoit trois Londoniens fortunés, un frère, sa soeur et la ravissante fille de celle-ci, persuadés de jouir du calme luxueux de la campagne irlandaise. En découvrant des souris dans sa chambre décrépite, Dorothy comprend qu'elle a fait fausse route, mais sa fille et son frère insistent pour rester à Ballyroden : la première a succombé aux charmes de sir Philip, et le second ajoute foi aux délires de tante Anna Rose. Persuadée d'arpenter le monde en avion privé, cette vieille dame au passé mystérieux soutient que se trouve, dissimulée dans la maison, une coquette quantité de rubis...

    Dans ce roman à mi-chemin entre la comédie de moeurs, le vaudeville et le théâtre policier à l'anglaise, Molly Keane, en grande satiriste, dresse une galerie de portraits tous plus échevelés les uns que les autres.

  • Les saint-Charles Nouv.

    Les saint-Charles

    Molly Keane

    • Table ronde
    • 21 Avril 2022

    L'histoire des St. Charles est celle d'une famille anglo-irlandaise, noble mais ruinée, vivant dans un mélange d'élégance et de décrépitude, et qui refuse de prendre en compte les réalités contemporaines. La narratrice, Aroon, est la fille de la maison. Mal aimée par sa mère, éperdue d'admiration pour son père, elle passera toute sa vie à Temple Alice, et finira par devenir une vieille fille dure, oscillant entre la nostalgie et la violence intérieure. Derrière le monde de rêve et de bonnes manières que décrit Aroon, le lecteur devine la vérité des passions tragi-comiques qui détruisent les St. Charles.
    Par-delà sa peinture acérée des moeurs d'une classe sociale et des vices d'un système néo-féodal, Molly Keane bâtit un roman familial parcouru de névroses et de tabous universels.

  • Routes sans lois

    Graham Greene

    • Table ronde
    • 19 Mai 2016

    Sur la carte du monde et aussi sur celle de Graham Greene, le Mexique se présente comme un triangle dessiné de guingois dont la base tournée vers le nord est délimitée par les États-Unis, le côté ouest par le golfe de Californie et l'Océan Pacifique, le côté est par les eaux du golfe du Mexique, prolongement de l'Atlantique, tandis que sa pointe tronquée s'incurve vers le sud-ouest et le Guatemala. Les hauts plateaux du centre que traverse le Tropique du Cancer sont enserrés à l'est et à l'ouest par les deux chaînes de montagnes de la Sierra Madre qui convergent vers le sud-ouest.
    Ce pays âpre aux climats multiples a été le berceau des riches civilisations toltèque, maya, aztèque avant que Cortès achève, pour l'Espagne, sa conquête en 1525 et impose le christianisme. Dix ans de lutte 0810-1820) lui donnent l'indépendance et, en 1823, le statut de république. Il n'en a pas fini pour autant avec révoltes et révolutions où le catholicisme représente une séquelle de l'oppression espagnole aux yeux des « libérateurs» successifs. Ainsi la persécution des catholiques atteint à nouveau un sommet en 1937 sous la dictature puritaine de Garrido Cannibal, lorsque Graham Greene s'y rend pour enquêter sur cette situation : trajet ardu à travers le Tabasco et le Chiapas, dans l'extrême sud, mais ces difficultés mêmes font le pittoresque des impressions de voyage rassemblées dans Routes sans lois.
    Tout à son insu, c'est de ce séjour au Mexique que naîtra peu après un des romans les plus marquants de cet écrivain - et peut -être des temps modernes -, La Puissance et la Gloire.

    Routes sans lois a paru pour la première fois aux Éditions La Table Ronde en 1949.

  • Quand je me deux

    Valérie Rouzeau

    • Table ronde
    • 10 Février 2022

    « Combien de fois ne m'a-t-on pas demandé d'éclairer le sens de ce «deux» ! du verbe «se douloir», fréquemment usité au Moyen-Âge et signifiant souffrir, plus au plan moral que physique. Apollinaire l'a fait revivre dans son Guetteur mélancolique en optant pour cette belle graphie qui donne 2 aussi.
    J'ai envie de suggérer aux lectrices, aux lecteurs de commencer par la fin, à savoir par la table, qui se trouve être une sorte de «comptoir» : histoire de dire que j'aime presque autant les chiffres (surtout si je pense à Queneau) que les lettres, il y a tant de bâtons dans nos roues !
    Ce petit livre parle d'amitié surtout. ».
    Valérie Rouzeau

  • Ma vie entre des lignes Nouv.

    Ma vie entre des lignes

    Antoine Blondin

    • Table ronde
    • 5 Mai 2022

    « Des personnages de bonne volonté, dont le courage s'accommode aimablement d'un peu d'absurdité charmante, ont promené leurs mains à travers des greniers de bibliothèques et des caves de journaux pour assembler une centaine de chroniques, élues parmi les quelque deux mille articles que je m'étais appliqué à égarer depuis quarante ans. ».

    Une myriade d'amis, de sportifs, d'écrivains, d'artistes et de personnalités politiques se promène dans ces chroniques, écrites par Antoine Blondin entre 1943 et la fin des années 1980. Aux côtés de Paul Morand, Marcel Aymé ou Jean Giraudoux pédalent Jacques Anquetil et Louison Bobet, tandis que la Callas, « plus radieuse qu'une aube », chante Norma la Douce au Palais Garnier et que les académiciens Goncourt en prennent pour leur grade, « précédés par leur canne, leur ventre ou leur réputation ».

  • Une saison à Hydra

    Elizabeth Jane Howard

    • Table ronde
    • 25 Juin 2020

    À soixante et un ans, Emmanuel Joyce est un dramaturge à succès. Accompagné de sa femme Lillian et de son manager dévoué Jimmy Sullivan, qui partage leur vie nomade, il s'apprête à quitter Londres le temps de repérer une comédienne pour la production de sa dernière pièce à Broadway. Alors qu'aucune candidate ne fait l'affaire, surgit l'idée de confier le rôle à Alberta, sa secrétaire de dixneuf ans, tout droit sortie du presbytère de son père dans le Dorset. Seulement, il faudra lui apprendre le métier. Ils embarquent pour l'île grecque d'Hydra où Jimmy aura six semaines pour faire répéter l'ingénue, tandis qu'Emmanuel tâchera de renouer avec l'écriture. Lillian, fragilisée par sa maladie de coeur et dévastée par la mort de leur fille survenue plusieurs années auparavant, profitera de cette parenthèse loin des mondanités du théâtre pour tenter d'exorciser ses démons. Pourtant, elle ne sait se défaire de certains tourments : et si Emmanuel s'éprenait de la délicieuse Alberta ? Le temps d'un été brûlant, la dynamique qui lie les quatre exilés prend une tournure inattendue, et la vie de chacun change de cap.
    Avec Une saison à Hydra, à la fin des années 1950, Elizabeth Jane Howard nous offre un roman poignant où quatre personnages déploient tour à tour leur histoire, et apprennent à surmonter le passé sans en effacer les souvenirs.

  • Va où

    Valérie Rouzeau

    • Table ronde
    • 10 Février 2022

    « Les mots vont si vite, étirant les phrases comme si elles étaient élastiques, qu'ils s'entrechoquent parfois, prennent des raccourcis sémantiques qui affolent le sens. Ce que l'on perçoit alors et d'abord, c'est la matière même de la langue, c'est, métaphoriquement, un corps titubant comme celui d'un enfant qui apprend à marcher ou d'un adolescent ivre et gai. (...) «Les gens les gens sont des anges à l'envers», écrit Valérie Rouzeau. Mais rares sont ceux qui, comme elle, ont été touchés par la grâce. ».
    Thierry Guichard, Le Matricule des anges.

  • Pas revoir ; neige rien

    Valérie Rouzeau

    • Table ronde
    • 10 Février 2022

    « Dans le déferlement des messages factices, des bruits de glotte, des rengaines rhétoriques, une voix nouvelle ce n'est pas rien. Une voix vraiment nouvelle qui ne ressemble à aucune autre. Une voix qui se reconnaît d'un signe, d'un souffle, et que l'on capte à jamais, à toujours. Un tel prodige a pris depuis quelque temps le nom de Valérie Rouzeau, et c'est un prodige qui dure. ».
    Extrait de la préface d'André Velter.

  • Philosophie du droit

    Jacques Ellul

    • Table ronde
    • 20 Janvier 2022

    Le présent ouvrage vient combler une lacune dans l'abondante bibliographie d'Ellul : une réflexion profane et critique sur la discipline qu'il a enseignée toute sa vie, le droit. Sceptique à l'égard des théories contradictoires du droit naturel, Ellul nous offre avec ce cours la quintessence d'une analyse qui s'appuie sur la normativité du droit, mais aussi sur son artificialité tant le droit est un élément essentiel de la culture d'une société. Le travail du juriste consiste à rendre le droit compréhensible et acceptable par le citoyen. Le droit devient alors un outil privilégié de médiation et de symbolisation de l'homme dans ses rapports avec le monde, avec la société : il est « le point exact d'assimilation et de différenciation ». C'est le droit qui donne ses caractères à une civilisation.

  • La mort de près

    Maurice Genevoix

    • Table ronde
    • 19 Mai 2016

    « Dans La Mort de près, l'écrivain convoque à sa table de travaille lieutenant de 14, tel qu'il était, dans sa vareuse tachée de sang et de boue, sentant le cadavre et la chimie. Le jeune officier n'a plus peur, il ne souffre plus, ses larmes sont taries. Il parle calmement, posément, libéré du feu des souvenirs qui brûlait les pages de Ceux de 14. Il raconte de nouveau quelques moments de sa guerre, comment il a rencontré la mort et ce qu'il en a vu. Tout est clair. On y comprend ainsi, mieux que dans le récit haletant d'autrefois, le déroulement d'un combat d'infanterie au début de la Première Guerre mondiale. [ ... ] Ce petit livre bouleversant est l'un des plus réconfortants jamais écrits. » Extrait de la préface de Michel Bernard.

  • Le bon coeur

    Michel Bernard

    • Table ronde
    • 3 Janvier 2020

    Le Bon Coeur est le roman d'une voix, celle d'une paysanne de dix-sept ans qui retint le royaume de France sur le bord de l'abîme, le sauva et en mourut. Elle changea le cours de l'Histoire en réveillant dans le coeur usé des hommes la force de croire et d'aimer.

  • Médée

    Jean Anouilh

    • Table ronde
    • 13 Décembre 2017

    "Médée, terrible Médée ! Femme révoltée qui trahit son père, tua son frère pour l'amour de Jason et la conquête de la Toison d'or. Dix ans après, Jason se déprend de Médée et s'apprête à épouser la fille de Créon, roi de Corinthe. Refusant la fuite et le "bonheur, le pauvre bonheur", Médée va continuer à semer le feu... Je t'ai aimée, Médée. J'ai aimé notre vie forcenée. J'ai aimé le crime et l'aventure avec toi.
    Et nos étreintes, nos sales luttes de chiffonniers, et cette entente de complices que nous retrouvions le soir, sur la paillasse, dans un coin de notre roulotte, après nos coups. J'ai aimé ton monde noir, ton audace, ta révolte, ta connivence avec l'horreur et la mort, ta rage de tout détruire. J'ai cru avec toi qu'il fallait toujours prendre et se battre et que tout était permis", Jean Anouilh.

  • Fragiles serments

    Molly Keane

    • Table ronde
    • 6 Mai 2021

    Grand jour pour lady Bird : la splendide demeure qu'elle habite avec son époux Julian s'apprête à résonner à nouveau du tumulte d'une famille au grand complet. John, l'amour de sa vie, l'aîné de ses trois enfants, est de retour de ce qu'on s'empressera d'appeler son « voyage à l'étranger » : un séjour en maison de repos.
    Pour affronter cet événement, dans une existence largement dévouée à l'entretien du jardin et à la constitution d'une garderobe à faire pâlir les plus coquettes de la capitale, lady Bird peut compter sur Eliza, une vieille amie de la famille.
    Mais peu à peu le vernis de la paisible haute société anglo-irlandaise se craquelle...

  • Deux remords de Claude Monet

    Michel Bernard

    • Table ronde
    • 4 Janvier 2018

    « Lorsque Claude Monet, quelques mois avant sa dis- parition, confirma à l'État le don des Nymphéas, pour qu'ils soient installés à l'Orangerie selon ses indica- tions, il y mit une ultime condition : l'achat un tableau peint soixante ans auparavant, Femmes au jardin, pour qu'il soit exposé au Louvre. À cette exigence et au choix de ce tableau, il ne donna aucun motif. Deux remords de Claude Monet raconte l'histoire d'amour et de mort qui, du flanc méditerranéen des Cévennes au bord de la Manche, de Londres aux Pays-Bas, de l'Île-de-France à la Normandie, entre le siège de Paris en 1870 et la tragédie de la Grande Guerre, hanta le peintre jusqu'au bout. » Michel Bernard.

  • L'homme et l'argent

    Jacques Ellul

    • Table ronde
    • 4 Mars 2021

    « «La faim de l'argent n'est jamais chez un homme que le signe, l'apparence d'une autre faim : l'amour de l'argent n'est jamais que le signe d'une autre exigence. Faim de puissance, de dépassement, de certitude, amour de soi-même que l'on veut sauver, du surhomme, de survie et d'éternité. Et quel moyen meilleur que la richesse pour atteindre jusque-là ? Dans cette recherche hallucinée, haletante, ce n'est pas seulement la jouissance que cherche l'homme, mais l'éternité, obscurément.» En 1989, cinq années avant la mort de Jacques Ellul, la chute du mur de Berlin a brusquement libéré le système capitaliste de la nécessité qui l'avait obligé après-guerre à respecter certaines normes de décence. Partout dans le monde, l'homme s'est retrouvé seul face à la puissance de l'argent. À cet instant, les analyses de Jacques Ellul sur l'exploitation des richesses de la planète et leur distribution inéquitable sont apparues plus prophétiques que jamais. Mais attention. Dans la tradition biblique, le prophète n'est pas celui qui prédit l'avenir. C'est un homme d'intimité avec Dieu qui sait L'écouter et qui voit. Et Jacques Ellul avait vu. ».

    Extrait de la préface de Sébastien Lapaque.

  • Hiver 1814 ; campagne de France

    Michel Bernard

    • Table ronde
    • 1 Avril 2021

    « Le 26 janvier 1814, à Châlons-sur-Marne, Napoléon prend la tête de l'armée pour repousser les coalisés qui ont passé le Rhin et occupent l'Alsace, la Lorraine et le nord de la Bourgogne. Il a soixante mille soldats, majoritairement jeunes et inexpérimentés, l'ennemi cinq fois plus. Alors que son entourage pense la défaite inéluctable, Napoléon guette, provoque, exploite les erreurs de ses adversaires et enchaîne une série de victoires qui rendent possible l'incroyable. Le nombre, finalement, l'abandon des maréchaux et la défection de Marmont donneront à l'événement son issue logique. Commencée sous les neiges de janvier en Champagne, achevée dans l'aigre printemps d'avril en Île-de-France, cette dernière campagne est l'histoire d'un homme au sommet de son génie que sa puissance abandonne. Le maître de guerre observe à la lorgnette les rues de Brienne où il a grandi et qu'il va canonner. Le chef d'État continue d'administrer dans le salon d'un château, une chambre d'auberge, un presbytère, au hasard des étapes, un empire en peau de chagrin. Le cavalier sous les intempéries, au milieu de ses maigres troupes, chemine à travers une région dévastée, une population violentée, hanté par le passé et les fantômes d'une grandeur perdue. À la fin, c'est un homme seul qui, retiré dans une pièce du château de Fontainebleau, la «maison des siècles», appelle la mort en s'empoisonnant. ».
    Michel Bernard.

  • Trente mille jours

    Maurice Genevoix

    • Table ronde
    • 31 Octobre 2019

    Le charme singulier de Maurice Genevoix joue ici, plus puissamment encore que dans aucun de ses livres. D'une enfance sur les bords de la Loire au secrétariat perpétuel de l'Académie française, en passant - surtout - par l'effrayante déchirure de la Grande Guerre, ces pages retracent neuf décennies de fidélité à soi-même. Qu'il évoque une marche au brame dans les forêts de Sologne, le regard des compagnons massacrés dans la boue des Éparges ou les premières terreurs d'un enfant découvrant la mort, Maurice Genevoix témoigne de la même douceur obstinée, de la même «justesse» au sens fort qui nous font complice fraternel de sa mémoire. Il y a dans ces Trente mille jours paisiblement restitués l'illustration - et l'explication - du «mystère Genevoix».

  • La divine comédie t.2 ; le purgatoire

    Dante Alighieri

    • Table ronde
    • 15 Avril 2021

    La rencontre de William Cliff avec Dante remonte à ses années universitaires : il est encore capable de réciter les premiers vers de L'Enfer en italien, entendus en cours de philologie romane. Difficile, ensuite, de retrouver dans les traductions françaises de l'oeuvre du poète ce qu'il avait encore à l'oreille. S'y essayant lui-même, William Cliff n'est parvenu à satisfaction qu'en adoptant la contrainte du décasyllabe, et il a aujourd'hui le sentiment d'avoir donné une lecture contemporaine de La Divine Comédie : non seulement en vers réguliers, mais avec le souci constant d'une clarté évidente, afin que le lecteur comprenne, sans aucune note, le sens du texte.

empty