Littérature anglophone

  • Étudiant boursier à Oxford, Eustache Sherrington doit apprendre à concilier ses études et les joyeuses soirées entre amis. Sa soeur Hilda est devenue directrice d'une clinique. Sa réussite, sa beauté et jusqu'à son étrangeté fascinent les camarades d'Eustache. Quand Dick Staveley, qu'ils n'ont pas revu depuis l'enfance, les invite à passer le week-end chez ses parents à Anchorstone, Eustache s'inquiète de l'image qu'ils renverront aux autres invités - Hilda si solide, et lui si fragile... Alors qu'il n'aspirait qu'à se promener sur la plage, Hilda part faire un tour en avion avec Dick. « Avez-vous toujours cet air-là quand vous expédiez votre soeur dans le néant ? » plaisante lady Nelly, la charmante tante de Dick, en observant le décollage.
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    Deuxième tome de la trilogie Eustache & Hilda, Le sixième cielnous conduit dans le labyrinthe de la personnalité d'Eustache, qui contient autant de portes que la propriété des Staveley. À la lueur d'une bougie, on le suit dans l'obscurité des couloirs, scrutant avec curiosité les personnages qui gravitent autour de cette figure de proue qu'est Hilda.

  • Au début du XXe siècle, dans une petite ville anglaise bourgeoise et puritaine du bord de mer, Eustache et Hilda s'abandonnent aux plaisirs des jeux de plage. Eustache, délicat et sensible, est totalement dominé par sa soeur aînée Hilda, maternelle et passionnée. Un jour, Hilda pousse Eustache à aborder l'étrange Miss Fothergill, vieille et défigurée, qui se promène le long de la falaise. Eustache, qui vit dans une sorte de cocon où rien de ce qui est laid n'a sa place, est terrifié à l'idée de cette rencontre. Pourtant, il y sera contraint, et sa vie ainsi que celle de sa famille en seront bouleversées.
    Ce volume, complété de La Lettre d'Hilda, met en scène les principauxprotagonistes d'une trilogie romanesque qui conduit Eustache et Hilda de l'enfance à la maturité. La sensibilité et la finesse si caractéristiques de l'oeuvre de L.P. Hartley sont ici amenées à leur point culminant.

  • Frances Farthingoe s'ennuie. Elle se sent délaissée par ce mari qui passe ses journées devant son ordinateur et ses nuits à observer les animaux au fond des bois. Alors, elle décide d'organiser une fête somptueuse dans son manoir d'Oxford. Elle y convie ses amis les plus chers : Rachel et Thomas Arkwright, qui n'ont plus rien à se dire depuis longtemps, Mary et Bill Luchtins, tendrement unis dans leur passion pour la nature, Martin et Ursula Knox, le couple du bonheur insolent, Ralph, l'ami si timide, ancien amant de Frances et amant platonique d'Ursula, Rosie, la mère de Ralph, artiste peintre, dont Thomas vient de tomber follement amoureux.
    C'est la fête de l'année qui, en quelques heures, va bouleverser la vie des couples. Les masques vont tomber, les sentiments se bousculer, s'enflammer et, à l'aube, l'ironie, qui n'était pourtant pas conviée, aura le dernier mot.
    Que la fête commence!
    Angela Huth a écrit la comédie la plus subtile, la plus drôle et la plus cruelle sur la vie conjugale, ses malentendus, ses grandeurs et ses ridicules.

  • Deux fois par semaine, Lucy quitte sa maison de Long Island. Avec ses trois enfants, elle se rend en bus à Brooklyn dans l'appartement où elle a grandi. Là vivent ses trois soeurs. La première anéantie, la deuxième faisant mine de tout organiser, la troisième simplement aimante. Là, aussi, il y a "Momma". Momma qui a jadis abandonné l'Irlande et la ferme, qui a assumé le décès de sa propre soeur, en a élevé les quatre filles, épousé le mari, et mis elle-même au monde un fils.
    Ces visites à Brooklyn, ces sont des après-midi sans fin aux rituels immuables, le repas lourd, l'heure du cocktail, les disputes, les larmes, les portes qui claquent. Tout cela vu à travers le regard des trois enfants de Lucy. Heureusement, il y a aussi les vacances, deux semaines par an dans une location au bord de la mer. Et puis cette magnifique histoire d'amour pour May, l'une des soeurs, ancienne religieuse, qui va épouser le facteur.
    Quelque chose comme le bonheur avant que n'advienne le drame...

  • « Il y a presque toujours dans la vie un mo- ment clé, un point divisant le temps entre un avant et un après - un accident ou une histoire d'amour, un voyage ou peut-être un décès... » Ainsi commence le récit que fait Gabriel, dix-sept ans, de l'été qui changea le cours de sa vie. Renvoyé du pensionnat, il s'ins- talle à Manhattan chez son frère Spencer, qui a renoncé à la carrière diplomatique pour la bohème littéraire. Enivré par sa li- berté toute neuve, Gabriel goûte aux plai- sirs de la ville et croise le chemin de Lillian Dawes. Artiste ? Aventurière ? Espionne ?
    Cette jeune femme, indépendante et mys- térieuse, est de celles qui enflamment l'imagination des hommes. Ni Spencer ni Gabriel ne sortent indemnes de cette ren- contre...
    Un très beau roman d'apprentissage dans le New York des années 1950.

  • Branwell est le frère maudit mais préféré des quatre enfants Brontë. Possiblement épileptique, il ne fut pas envoyé à l'école, mais reçut de son père une éducation brillante dont ses soeurs tirèrent profit encore davan- tage que lui, réduisant à bien peu de choses sa position de favori et de garçon. Parvenu à l'âge adulte, il a de- puis belle lurette brûlé toutes ses cartouches, son génie créatif s'est envolé tandis que celui de ses soeurs est en pleine effervescence.
    Branwell, c'est le beau et inoubliable Heathcliff des Hauts de Hurlevent - Du Maurier évoque d'ailleurs la possibilité qu'il ait participé à l'écriture de ce livre. Il est le prince et à la fois le grand sacrifié des Brontë, la part d'ombre de cette famille.
    Du Maurier explore diverses pistes et hypothèses pour décrypter ce personnage qui vit en vase clos, s'aidant d'alcool et d'opium pour tenter de trouver sa place au sein du monde et de sa propre famille, sa complicité avec ses soeurs se déplaçant de l'une à l'autre au fil de leurs avancées dans l'existence.
    Paru pour la première fois en 1960, Le Monde infernal de Branwell Brontë est à la fois une étude formidable- ment documentée et le plus troublant des romans vrais.

  • L'Afrique n'a pas de secrets pour Queenie. Enfant, elle a vu un Noir à l'exposition sur l'Empire britannique de Londres, et lui a même serré la main.
    Maintenant adulte, elle accueille chez elle deux loca- taires, un ancien soldat de la Royal Air Force et sa femme Hortense, tout droit venus de Jamaïque. Le couple su- bit, bon gré mal gré, le racisme ordinaire : dans l'Angle- terre de l'immédiat après-guerre, ces ressortissants de la couronne britannique ne passent pas inaperçus. Gilbert surmonte les humiliations grâce à son esprit gouailleur.
    Hortense, quant à elle, toujours soucieuse de son élé- gance, est choquée par la misère ambiante, loin de ce qu'elle avait imaginé à l'ombre des manguiers.

    Andrea Levy nous dévoile un pan de l'histoire de la Se- conde Guerre mondiale peu connu - celui de ces sol- dats venus des colonies britanniques pour défendre leur mère patrie. Ce roman à quatre voix explore avec beau- coup d'humour et de tendresse les rêves, les fantasmes, et les désillusions des immigrés jamaïcains, et les réac- tions des Londoniens qu'ils croisent sur leur route. Non sans évoquer la Jamaïque de l'entre-deux guerres, une île fascinante dont l'exotisme offre un contraste saisis- sant avec l'Angleterre. Cette histoire universelle de la dé- couverte de l'autre, de l'étranger, nous touche en plein coeur, et ses résonnances avec le monde d'aujourd'hui en font un grand roman, couronné de nombreux prix, unanimement célébré par la critique et le public.

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  • Jasper Swift et ses trois soeurs, April, May et June, sont les descendants d'une riche famille aristocrate dont ils ont hérité le domaine de Duraghlass, en Irlande. Désar- gentés, les enfants Swift ont vieilli et mènent une morne existence dans cette vaste propriété qui tombe en ruine.
    Tous quatre ont été couvés par leur défunte mère au point de n'avoir jamais quitté Durraghlass, développant chacun des travers excentriques, du petit défaut à l'infir- mité flagrante en passant par la malveillance, leur seul point commun.
    Quand leur cousine suisse Léda, que l'on croyait morte dans les camps de concentration, refait surface, aveugle mais toujours charmante, le quotidien des Swift change radicalement de tempo, d'autant que leurs souvenirs et leurs désirs, enfouis depuis tant d'années, semblaient n'attendre que cette étincelle pour se raviver.

  • Dans la maison qu'il a lui-même construite au coeur du Dorset, aux côtés de Wessex, son chien fidèle, et de Florence Dudgale, sa secrétaire et épouse en secondes noces, Thomas Hardy entre dans l'hiver de sa vie. À quatre-vingt-quatre ans, l'auteur de Jude l'Obscur pense en avoir fini avec la passion quand une adaptation de Tess d'Urberville est montée au village. La jeune Gertrude Bugler, qui tient le rôle-titre, le charme et le fascine par son talent et sa fraîcheur. Sous le regard amer de son épouse qui souffre de la pesante atmosphère d'une maison isolée et encerclée d'arbres, Hardy vit son ultime amour.
    Christopher Nicholson esquisse un portrait tantôt mélancolique, tantôt désopilant, mais toujours saisissant, d'un couple vieillissant, et met en lumière les interactions entre la vie et l'oeuvre de l'un des plus grands auteurs britanniques.

    À paraître
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