Lettres et langues

  • « Ma parole faisait aux esprits médiocres, escarbouil- lés d'étonnement, absolument le même effet que mes gilets écarlates. » Barbey d'Aurevilly (1808-1889) Écrivain catholique, polémiste redoutable, contemp- teur du siècle, exilé et paria, chevalier infréquentable, Barbey d'Aurevilly, que l'on surnommait « Le Conné- table des lettres », a nourri son oeuvre de ses choix idéologiques réfractaires, menant une vie aussi élé- gante que désordonnée. Il publie son essai Du dan- dysme et de Georges Brummell en 1845. On lui doit aussi Une vieille maîtresse (1851) ou encore Un prêtre marié (1865).
    Accusé d'immoralisme - pour ses nouvelles Les Dia- boliques (1874) - en même temps que salué pour son talent extravagant, il influencera Léon Bloy, Joris-Karl Huysmans, Octave Mirbeau ou encore Georges Ber- nanos.
    Arnould de Liedekerke retrace l'existence de cet écri- vain de l'absolu et analyse aussi la métaphysique et la panoplie du dandysme.

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