Littérature traduite

  • En 1936, lors d'un débat houleux aux Communes, le député Churchill lançait à Stanley Baldwin : « L'Histoire dira que vous avez eu tort... Et si j'en suis certain, c'est parce que c'est moi qui l'écrirai ! » Parole tenue : voici une traduction aussi fidèle que possible des Mémoires de guerre du célèbre Premier ministre et prix Nobel de littérature Winston Churchill. Elle est complétée par des commentaires destinés à corriger les omissions, exagérations, approximations et improvisations inévitables chez tout homme d'exception ayant entrepris de faire l'histoire et de l'écrire à la fois.

  • « Nous sommes tous des vers », disait modestement Winston Churchill, « mais je crois que moi, je suis un ver luisant ! » Ses multiples actions d'éclat, immortalisées par une oeuvre littéraire étincelante, expliquent clairement pourquoi il n'a pas fini de luire. A-t-on déjà vu un homme doté d'un si beau style relater de si grands événements après avoir occupé de si hautes fonctions ?
    Voici donc le second tome de ses Mémoires de guerre, une épopée narrée comme un conte, avec une documentation surabondante, d'admirables phrases cadencées, un humour omniprésent et des excursions aux quatre coins d'un monde en guerre.

  • Aldous Huxley a apporté au célèbre récit de la « possession » des Ursulines de Loudun, la puissance de son intelligence, une érudition immense, un humour très personnel. Il s'inspire d'événements réels et de personnages historiques. En 1634, l'abbé Urbain Grandier, chef politique et religieux de la ville fortifiée de Loudun, est accusé par les soeurs d'un couvent d'Ursulines de les avoir ensorcelées. Il sera condamné à être brulé vif. On trouve, dans ce livre, des réflexions attachantes sur la sorcellerie au XVIIe siècle, sur la psychologie occidentale avant Descartes, sur la nature de la « possession » diabolique, sur la pratique de la vie spirituelle. Les Diables de Loudun narre aussi, en même temps que le procès et le supplice d'Urbain Grandier, le destin du père Surin, élève du renommé père Lallemant, qui prônait alors aux jeunes jésuites une nouvelle spiritualité très austère, orientée sur le renoncement et la docilité au Saint-Esprit. Désigné comme exorciseur de la soeur Jeanne des Anges, il devint la victime du diable alors qu'il aurait dû en être le bourreau. Trop fragile, le père Surin ne supportera pas les séances d'exorcismes spectaculaires, ces cérémonies publiques qui durent des heures, où les curieux se pressent pour voir ces religieuses se laisser docilement attacher puis se livrer brusquement aux folles contorsions que leur inspire le diable. Il finit à son tour « possédé » par le Malin et côtoya vingt ans durant la folie. On y apprend aussi comment le père Surin passa les dernières années de sa vie en état de grâce, dans une véritable communion avec Dieu.

  • La Sicile, plus grande île de la Méditerranée, est le relais entre l'Europe et l'Afrique, le lien entre l'Occident latin et l'Orient grec. Sa situation stratégique a tenté les empereurs romains, les princes français et les rois espagnols, la plaçant au centre de l'histoire du monde.
    John Julius Norwich est le premier à nouer ensemble les fils de l'histoire sicilienne dans une seule étude globale. De ses débuts comme cité-État grecque à son émergence comme carrefour multiculturel pendant les croisades, et de la rébellion contre l'unification italienne à l'essor de la mafia, l'histoire de la Sicile est riche de moments et de personnages extraordinaires.
    Un récit vivant et érudit qui nous dévoile le tumultueux destin de cette île fascinante.

  • Les civilisations grecque et romaine ont tant façonné notre culture qu'outre notre langage, elles en imprègnent aujourd'hui encore chaque mode d'expression, du théâtre à la politique, en passant par la poésie, la musique, la philosophie ou la peinture.
    Se familiariser avec le monde complexe de leur mythologie, c'est mieux repérer les nombreux modèles que notre propre société a empruntés au monde antique. Grâce à ses articles érudits et détaillés, ce dictionnaire nous guide à travers les très riches récits qui nourrissent les mythes grecs et romains, dans lesquels monstres, guerres et intrigues sont légion et où les généalogies s'entrecroisent.

  • Née de la révolution de novembre 1918, victime de la prise de pouvoir national-socialiste en 1933, la république de Weimar a laissé un souvenir ambigu. Dans ce livre, devenu un classique en langue allemande, l'historien Horst Möller nous montre que la république de Weimar n'était pas irrémédiablement vouée à l'échec. Son histoire est une leçon de culture politique, d'une actualité aiguë, sur la possibilité de la démocratie et les dangers qui la guettent.

  • Vendredi 13 octobre 1307. Partout dans le royaume de France, les agents du roi Philippe le Bel s'emparent de la personne des chevaliers du Temple. Les Templiers, naguère membres respectés d'un ordre modèle et défenseurs par excellence de la Terre sainte, sont emprisonnés par centaines, sous l'accusation d'apostasie, d'idolâtrie, de sacrilège et de sodomie. L'opération, spectaculaire, est sans précédent dans l'histoire médiévale. Elle connaîtra une fin aussi célèbre que tragique avec la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay et du commandeur Geoffroy de Charney le 18 mars 1314. Malcolm Barber revient avec une maîtrise et une érudition inégalée sur cette affaire complexe : les interrogatoires, la torture, l'exécution des plus courageux, le silence inexplicable des grands dignitaires, le mutisme du pape Clément V, enfin l'interminable processus de liquidation qui vit disparaître le plus puissant des ordres militaires.

  • Les guerres médiques opposèrent pendant cinquante ans les cités grecques à l'empire perse. De la plaine de Marathon (490 av. J.-C.) où les hoplites athéniens mettent les troupes perses en déroute, au défilé des Thermopyles que les fameux trois cents Spartiates de Léonidas défendent durant des jours face au Roi Xerxès (480 av. J.-C.) ; et de Salamine où, la même année, les trières de Thémistocle coulent la flotte perse lors de la plus importante bataille navale de l'Antiquité, jusqu'au choc de Platées (479 av. J.-C.) qui marque la fin des hostilités sur le sol grec, Peter Green rend intelligible et accessible ce vaste ensemble de batailles sanglantes.

    Lutte longue et âpre entre l'empire perse et les cités helléniques, ces guerres opposèrent des conceptions du monde et des idéaux en totale confrontation. À la liberté et l'indépendance, si chères aux cités, Darius puis Xerxès, autocrates perses tout-puissants, opposèrent la force du despotisme oriental. En dépit de leur infériorité numérique et contre toute attente, les Grecs sont victorieux. Ils bannissent à jamais le spectre de l'occupation perse. La voie est désormais ouverte pour un vent d'innovation, d'indépendance et de démocratie qui sera source d'inspiration pour les siècles à venir.

  • Homme d'État exceptionnel, Winston Churchill fut également un écrivain pour lequel sa propre vie, étroitement mêlée à l'histoire de deux siècles, formait une inépuisable source d'inspiration. Il en retrace ici les trente premières années, de 1874 à 1904 : son enfance de cadet d'une grande famille, ses déboires scolaires de Harrow à Sandhurst, son entrée au 4e hussards, sa carrière d'officier et de journaliste en Inde, à Cuba, en Égypte, au Soudan et en Afrique du sud, son éveil à la politique et sa première élection aux Communes. Anecdotes savoureuses et morceaux de bravoure ne manquent pas, de la charge sabre au clair contre les armées du Mahdi à l'évasion mouvementée des geôles boers. C'est au son des balles, au fil des dépêches, que s'est forgé le plus fort caractère du XXe siècle et le plus glorieux enfant de l'Empire britannique.

  • Traudl Junge a vingt-deux ans lorsqu'elle entre comme secrétaire au service d'Adolf Hitler. De 1942 au suicide du Führer dans son bunker, elle accompagne le maître du IIIe Reich sans comprendre qu'elle participe à la plus monstrueuse des entreprises de destruction humaine. Dans ce document saisissant, elle livre avec sincérité le récit de son incompréhensible aveuglement. Par loyauté autant que par confort, elle deviendra l'incarnation de ce que Hannah Arendt nommait la « banalité du mal ». Est-on innocent quand on ne sait pas, ou est-on coupable de ne pas savoir ?
    L'honnêteté de son témoignage et son absence de complaisance avec elle-même contribuent à faire de son récit un document unique. Ces souvenirs inédits ont inspiré le film La Chute (2004).

  • Lundi 16 avril 1945 : un formidable fracas d'artillerie signale le début de l'attaque russe contre la capitale du IIIe Reich. Dans quatorze jours, le Führer sera mort - dans vingt et un, la guerre sera finie. La Dernière Bataille nous fais revivre ces trois semaines apocalyptiques où Berlin, éventrée, fumante, terrorisée et pourtant miraculeusement vivante, est au centre de la vie de millions d'êtres : pour les Alliés, le symbole de leur triomphe - pour les Allemands, la dernière défense - pour Hitler, le dernier refuge. Et, pour les plus lucides, la préfiguration d'un avenir difficile.

  • Adolf Eichmann est l'un des dignitaires nazis les plus tristement célèbres. Cette renommée, il la doit en partie à la médiatisation de son procès et au portrait brossé par Hannah Arendt. Incarnation de la « banalité du mal », il organisa, de 1941 à 1945, la déportation de masse et l'extermination des Juifs d'Europe.
    Méticuleux, assis à son bureau, il fut au coeur du génocide nazi. Méconnu des chasseurs de nazis au sortir de la guerre, il parvint à fuir en Argentine en 1950. Il y mena une vie paisible, jusqu'au mois de mai 1960 lorsqu'il fut enlevé par des agents du Mossad et amené en Israël. Évènement majeur de l'après-guerre, le « procès Eichmann », qui s'ouvrit à Jérusalem le 11 avril 1961, fut retransmis par de nombreuses chaînes de télévision à travers le monde. Eichmann fut pendu le 31 mai 1962.
    Dans cette biographie magistrale, David Cesarani se penche sur la carrière d'Eichmann et s'interroge sur ce qui a pu conduire cet homme ordinaire à devenir un meurtrier de masse.
    En s'appuyant sur des documents découverts récemment, l'auteur bouscule certaines idées reçues et dépasse le préjugé selon lequel il aurait été « maléfique », « fou » ou bien un simple rouage de la machine de mort nazie. Avec brio et clarté, Cesarani explique comment Eichmann est progressivement devenu l'« expert » en questions juives et a été le complice de l'assassinat de millions de personnes.

  • De mars 1936 à juin 1939, Churchill écrivit une lettre tous les quinze jours,
    traitant principalement de la politique internationale et de la nécessaire
    préparation défensive des nations pacifiques. Ces lettres, réunies, forment un
    véritable « journal » de ces trois années « aussi désastreuses que mémorables »
    dont elles sont d'authentiques procès-verbaux. Ce qui ressort par-dessus tout
    de ce Journal politique, c'est l'admirable clairvoyance que l'Histoire
    retiendra comme un des mérites essentiels du grand homme d'État britannique, au
    même titre peut-être que le rôle capital qui fut ultérieurement le sien dans la
    victoire des Alliés. Avant tout autre et avec une implacable ténacité, il
    dénonça le danger du réarmement allemand. Pendant ces trois années, il
    recommanda inlassablement aux nations amies de la Paix de s'unir et de se
    préparer pour faire face à un conflit malheureusement inévitable.
    « Personnellement, je n'ai jamais pu oublier l'Europe. Elle plane comme un
    vautour sur mon esprit », a-t-il écrit dans une des lettres qui constituent cet
    ouvrage, et ces deux courtes phrases définissent bien la nature et la
    profondeur de ses préoccupations. Les pages qu'il consacre aux conséquences de
    l'accord naval anglo-allemand de 1935, aux sanctions contre l'Italie, ou à la
    nécessité d'une politique commune anglo-franco-soviétique pour la défense de la
    Paix, resteront des modèles de sagacité et de littérature politique. Car
    Churchill ajoute à tant de mérites éclatants les qualités de style d'un grand
    écrivain. PAGE

  • Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen ; les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.

  • De 1930 à 1935, tous les événements qui se sont passés dans la petite ville allemande de Thalburg en Basse-Saxe sont analysés dans leurs moindres détails. Pour la première fois, la stupéfiante montée de l'hitlérisme en Allemagne est décrite et expliquée au quotidien. Interrogeant des centaines de témoins, dépouillant les journaux locaux et les archives de la ville, William S. Allen a démonté les rouages du mécanisme implacable qui a conduit à la transformation du Reich, au dépérissement de la démocratie et au triomphe de la dictature. Cette étude, profondément originale, dépeint la facilité avec laquelle quelques hommes sans scrupule peuvent imposer leur loi à une nation entière, et montre comment, lentement, insidieusement mais sûrement, on devient nazi.

  • Dans ce livre magistral, Arthur Koestler s'interroge sur la double origine du peuple juif et s'attaque à l'histoire extraordinaire du peuple khazar.
    En historien novateur, Arthur Koestler retrace l'épopée des Khazars, de leurs origines à leur déclin. S'attardant sur la composition de la mosaïque ethnique de ce peuple guerrier et sur ses mythes, l'auteur dépeint un monde méconnu qui contribua à façonner la destinée de l'Europe médiévale. Aux confins des mondes occidentaux et orientaux, l'autorité khazare est le seul exemple concret d'un État juif avant la fondation de l'Israël contemporain.

  • Témoignage historique incomparable, écrit dans une langue épurée et précise malgré l'horreur, le Journal d'Hiroshima raconte, jour après jour, les deux mois qui ont suivi la catastrophe.
    Ayant survécu à la déflagration de la première bombe atomique de l'histoire, le docteur Michihiko Hachiya se rend immédiatement à l'hôpital dont il est le directeur. Il découvre une ville dévastée, jonchée de cadavres, d'hommes et de femmes brûlés au dernier degré agonisant lentement au milieu des décombres. Il observe l'apparition de ces étranges symptômes que personne ne reconnaît, ce mal inconnu qui annonce toujours une fin certaine et douloureuse.

  • les passionnés d'enquêtes policières sont familiers du personnage du juge ti, popularisé dans les romans de robert van gulik publiés entre 1951 et 1968.
    si ce héros vécut réellement au viie siècle de notre ère, sous la dynastie tang, van gulik s'inspira principalement d'un manuel de jurisprudence postérieur, les affaires résolues à l'ombre du poirier (tang yin pi shi). compilé en 1211, ce recueil de 144 affaires criminelles a constitué l'ouvrage de référence des magistrats chinois jusqu'à la chute de l'empire céleste sept siècles plus tard. les cas les plus étranges s'y succèdent : les plaignants amènent leurs vaches au tribunal, les juges soumettent pelleteries et ballots de soie à la torture, moines libertins, princes du sang et brigands de haut vol se croisent en un étrange ballet criminel.
    ces histoires de magistrats perspicaces, d'assassins roués et de criminels endurcis nous font pénétrer au coeur d'un monde sophistiqué et impitoyable, celui de la chine ancienne, si lointaine et si proche.


  • Au début du XXe siècle, Léopold II, roi des Belges est loué dans l'Europe entière comme un monarque philanthrope et humaniste.

    On veut ignorer que l'État personnel qu'il a établi sur le fleuve Congo est, depuis vingt ans déjà, un véritable royaume des horreurs. La torture, la mutilation, l'esclavage et le meurtre furent les compagnons naturels des sujets africains de Léopold entre 1877 et 1908. Dix millions d'entre eux ont payé de leur vie l'impitoyable cupidité du monarque et de ses serviteurs. Un homme, Edmund Dene Morel, va se lever contre ces atrocités, avec à sa suite une poignée de chefs rebelles, de voyageurs, de missionnaires et d'idéalistes.
    Adam Hochschild retrace l'histoire du premier mouvement international en faveur des droits de l'homme, qui tint l'opinion mondiale en haleine pendant plus de dix ans, et aboutit à l'annexion du Congo par la Belgique en 1908.

  • Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir : aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
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  • Plus vieille communauté juive du monde (en dehors d'Israël), les juifs d'Égypte ont joué un rôle crucial dans le développement économique, éducatif, intellectuel et culturel de leurs pays au travers des siècles.
    La trace archéologique la plus ancienne d'une présence juive en Égypte date du milieu du VIIe siècle avant J.-C. Lorsque le pays passe sous domination romaine, toute vie juive cesse jusqu'à la conquête musulmane et l'instauration du califat omeyyade. Bénéficiant du statut de dhimmis, les juifs égyptiens connaissent des hauts et des bas. Enrichie par la venue de migrants du Proche-Orient, la communauté héberge les premiers adhérents de la secte des Karaïtes puis, à l'avènement des Fatimides et des Ayyoubides, entre le Xe et le XIIe siècles, accueille les rescapés des persécutions almohades d'Andalousie et du Maghreb. Cet « âge d'or » égyptien prend fin avec l'arrivée au pouvoir, au milieu du XIVe siècle, des Mamelouks. Réduit à quelques centaines de familles, le judaïsme égyptien se ranime avec l'arrivée d'émigrés judéo-espagnols en  puis à la suite de la conquête du pays, en 1517 , par les Ottomans.
    L'expédition française de 1798 et l'accès au pouvoir en 1805 de Méhémet Ali ouvrent l'Égypte à l'influence européenne. À partir de la moitié du XIXe siècle, des milliers de juifs originaires du bassin méditerranéen, du Levant et d'Europe orientale s'installent en Égypte. Un processus qui s'étiole entre les deux guerres mondiales, victime de la montée du nationalisme égyptien, de l'aggravation de la question palestinienne puis de l'irruption d'Israël sur la scène internationale, de l'émergence des Frères musulmans, de la chute de la monarchie et de l'avènement du nassérisme -des événements qui sonnent le glas de la présence juive dans la vallée du Nil.

  • Prouver que l'histoire des mathématiques est une aventure envoûtante et inattendue, tel est le pari, réussi, de David Berlinski. Descartes, Euclide, Leibniz, Newton. Au fil d'anecdotes historiques, il passe en revue la vie et l'oeuvre des plus grands mathématiciens à travers des grands thèmes comme le nombre, la démonstration, l'analyse, la géométrie analytique ou les nombres complexes. Sous sa plume amusée, le lecteur perce les secrets des théorèmes, axiomes et autres fonctions.

  • l'aube du 13 juillet 1942, les hommes du 101e bataillon de réserve de la police allemande entrent dans le village polonais de Jozefow. Au soir, ils ont arrêté 1 800 Juifs : 300 hommes sont sélectionnés pour le travail, les autres, femmes, enfants et vieillards, sont abattus à bout portant. Les quelque 500 policiers de réserve du 101e bataillon n'avaient rien de nazis militants ou de racistes fanatiques. Ces « hommes ordinaires » ont eu, à plusieurs reprises, l'occasion de s'abstenir. Ils ont, dans leur immense majorité, préféré obéir, faisant en seize mois plus de 83 000 victimes, assassinées sur-le-champ ou déportées vers Treblinka. Analysant les témoignages de 210 anciens du bataillon, Christopher Browning retrace leur parcours, analyse leurs actions et leurs motivations, dans un des livres les plus forts jamais écrits sur la Shoah et sur l'ordinaire aptitude de l'homme à une extraordinaire inhumanité.

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