Littérature générale

  • Robert Badinter occupe une place aussi singulière qu'importante au sein de la société française. Un homme juste. Celui qui a aboli la peine de mort et qui, à ce titre, figure déjà dans les livres d'histoire.
    Avocat, professeur d'université, ministre de la Justice, président du Conseil constitutionnel, sénateur, essayiste, Robert Badinter s'est toujours refusé à écrire ses mémoires, lui qui aime tant cultiver le secret. Qui sait que son destin s'est joué un jour de février 1943 quand, à Lyon, la Gestapo a arrêté son père ? Qui connaît la véritable nature de sa longue amitié avec François Mitterrand ? D'où vient cette volonté tenace de combattre l'injustice ? Comment devient-on la dernière icône de la gauche française ?
    Robert Badinter s'est confié aux auteurs, l'une historienne, l'autre journaliste, expliquant en particulier ses combats. Répondait-il à toutes leurs questions ? À sa façon. D'où ce portrait, cet essai biographique à la fois fouillé et critique d'un personnage hors du commun.

  • Boulin, Urba, Elf, les frégates de Taïwan, Clearstream, Kerviel, Cahuzac, Karachi, Balkany... Le juge Van Ruymbeke a instruit pendant plus de quarante ans les grandes affaires financières qui ont secoué notre République. Tenace et libre, il est la figure emblématique de la lutte anticorruption.
    Dans ces mémoires vibrantes, animé par sa si chère indépendance, il raconte la manière dont il s'est attaqué aux sphères du pouvoir et au financement illégal des partis politiques. Engagé dans la lutte contre les paradis fiscaux, Renaud Van Ruymbeke fait des propositions pour traquer l'argent sale et réformer durablement la justice française. Voici le parcours d'un homme déterminé à se battre pour une justice égale pour tous.
    « J'ai pu mesurer l'ampleur de la soumission de la justice, qui s'est exprimée dans l'action - ou l'inaction - des procureurs. J'ai dû franchir des obstacles et subir des blocages. J'ai tenté de m'affranchir de ces entraves, pour mettre au jour une vérité dissimulée, occultée, censurée. C'est à la fois en tant qu'acteur et témoin que j'ai décidé de raconter cette histoire. »

  • Voici un Flaubert par lui-même et ses proches grâce à Michel Winock. Il nous montre d'où vient son exécration de son siècle qui ressemble souvent à une aversion pour l'existence elle-même et sa quête passionnée d'une transcendance qui se révèle très tôt celle de l'Art.
    On sait énormément de choses sur Flaubert, grâce à ses écrits de jeunesse, sa Correspondance, et aussi sur son travail, dont il a conservé les traces, des scénarios aux brouillons. Il faut un connaisseur comme Michel Winock qui lui a déjà consacré une biographie magistrale pour ordonner un ouvrage à base de citations. Il met au jour les thèmes récurrents dans son oeuvre, trie, classe, élague et ouvre des pistes auxquelles on n'aurait pas pensé. Il parle des lieux (Rouen) où, fils d'un médecin en vue, Flaubert a vu le jour en 1821 ; Croisset, sa thébaïde des bords de Seine où, épuisé de travail, il est mort foudroyé par une hémorragie cérébrale cinquante-neuf ans plus tard), et tout autant de ses amis (Sand, Tourgueniev...), de ses amours (aucunes ne lui réussirent vraiment), de ses tourments financiers et des anathèmes dont il accablait les "bourgeois" et ses éditeurs.

  • Les Rockefeller... Rarement une dynastie a marqué à ce point l'histoire des États-Unis et, plus largement, celle du XXe siècle. Pour le plus grand nombre, ils symbolisent l'argent, le luxe, la puissance et la philanthropie.
    Au départ, John D. Rockefeller senior, le « roi du pétrole ». Dans les années 1870, ce visionnaire austère se lance dans le raffinage de l'or noir. En à peine vingt ans, il bâtit un gigantesque empire, la première grande compagnie pétrolière de l'histoire. À la fin de sa vie, il est l'homme le plus riche du monde. Son fils Junior, lui, préfère s'éloigner de l'univers impitoyable des affaires pour celui de la philanthropie à vocation universelle. Il investit des sommes colossales dans des oeuvres médicales, sociales et éducatives et finance, entre autres, la restauration du château de Versailles. Ses cinq fils vont plus loin encore : ils s'emploient à étendre le réseau de la dynastie, et investissent les lieux de pouvoir - de l'industrie à la banque en passant par la politique. Les générations suivantes tournent le dos au pétrole, se rangent du côté des énergies vertes pour réparer les dégâts causés par leur famille sur l'environnement et s'engagent dans de grandes causes humanitaires, sans rien perdre de leur prestige.
    L'historien Tristan Gaston-Breton nous raconte la prodigieuse saga familiale des Rockefeller dont le nom a traversé les siècles et n'est jamais loin du pouvoir.

  • Corps et âme : un médecin des forces spéciales témoigne Nouv.

    « Je suis médecin. Et je suis aussi militaire. Ne me demandez pas si je suis plus médecin ou plus militaire : ces deux états sont indissociables chez moi. Je suis médecin militaire. J'ai accompagné des soldats en opération à maintes reprises. J'ai vécu des situations de stress, parfois intenses, qui m'ont confronté, moi aussi, à de nombreuses questions personnelles. J'ai parfois, et je l'avoue sans honte, douté dans certaines situations complexes où tous les repères semblent s'effondrer. «Qu'est-ce que je fais ici ?», «Quel est le sens de mon engagement ?», «Et si je meurs demain ?», «Et ma famille ?» ».
    De cette réalité si particulière du médecin militaire, Nicolas Zeller parle librement. Cette dualité lui donne accès aux maux du corps autant qu'à ceux de l'âme. Avec les forces spéciales, il nous emmène côtoyer la violence et la guerre sur tous les théâtres des confl its actuels. Il nous plonge au coeur d'une réfl exion cruciale. Qu'est-ce qu'un soldat ?

  • Jeune fille rebelle, Marie-Madeleine fuit le domicile parental pour devenir l'une des plus célèbres courtisanes de Palestine. Après avoir brûlé sa jeunesse, elle part à la rencontre d'un prophète nommé Jésus qui ne la juge pas et lui donne inconditionnellement son amour. Aux côtés de cet homme hors norme, Marie-Madeleine sillonne les routes de Galilée, transformant son ancienne quête érotique en un amour plus intense et purifié. Témoin de l'exécution de son ami, elle a le privilège d'être la première à le voir apparaître au jour de sa résurrection. Puis elle part porter la Bonne Nouvelle en Provence où elle finit sa vie à la grotte de la Sainte-Baume dans une expérience mystique éblouissante. Tout en respectant les faits relatés par la Bible et en s'inspirant de la tradition de la Marie-Madeleine provençale, Cécilia Dutter dessine un portrait de femme libre et passionnée, féministe avant l'heure, qui parle à celles d'aujourd'hui.

  • Depuis quelques années, les maisons d'écrivains connaissent un véritable engouement de la part du public. Il n'en a pas toujours été ainsi... Evelyne Bloch-Dano rédige depuis 1993 une chronique mensuelle au Magazine littéraire consacrée à ces maisons d'écrivains : au total, plus d'une centaine de maisons visitées en France et à l'étranger. Elle est intervenue à ce titre à de nombreuses reprises (École du Patrimoine, Fédération des maisons d'écrivains etc.). C'est, à notre connaissance, la seule chronique de ce genre même si, ponctuellement, tel ou tel journal s'intéresse à une maison pour des raisons d'actualité.
    L'actualité guide aussi en partie ses choix - commémorations, expositions, inaugurations, publications, nouvelle acquisition - mais pas seulement. Son objectif est d'offrir un reflet fidèle des lieux, mais aussi l'écho de l'histoire de la maison, des relations qu'a entretenues l'écrivain avec elle ainsi que de l'activité du site. La liberté dont elle dispose lui permet de s'intéresser à des maisons parfois peu connues, ou même privées comme celle de Beckett à Ussy ou la mythique " casa " Malaparte à Capri. La conception de cette chronique (qui dit chronique, dit temps, par définition) lui donne aussi la possibilité de suivre les maisons dans leur évolution, comme pour le musée Mallarmé visité à son ouverture en septembre 93, à ses débuts, puis en novembre 96. Car une maison d'écrivain, qu'il s'agisse ou non d'un musée, doit évoluer, bouger pour rester vivante. Ce n'est pas sans soulever une question importante : comment un lieu de mémoire, où le temps parfois s'est arrêté à la mort de son occupant, peut-il encore changer sans trahir ?
    Hétérogénéité de statuts, de budgets, de publics, la diversité des maisons d'écrivains fait aussi leur richesse.
    Mettre en relation un lieu et un univers d'écriture, saisir les liens intimes qui se tissent entre un écrivain et la maison qu'il habite, le paysage qui l'entourent : ces chroniques ne se veulent ni exhaustives ni didactiques. Elles sont promenades littéraires, rencontres entre la sensibilité d'une biographe et un auteur.
    L'idée était tentante de réunir ces textes en un volume. Sans être un guide touristique, Mes Maisons d'écrivains donne des indications précises sur les sites, et rassemble des maisons choisies à la fois pour leur intérêt patrimonial, leur charme et/ou le rôle qu'elles ont joué dans la vie et l'oeuvre de l'écrivain. Ces pages sont une invitation au voyage, à la rêverie et bien sûr à la lecture. Découvrir la maison poème de Hugo à Guernesey, la bicoque dépouillée de Beckett à Ussy ou se glisser dans l'appartement de l'auteur de L'Écume des jours, n'est-ce pas une façon de pénétrer dans leur monde - et parfois de mieux les comprendre et les aimer oe

  • Voici un savoureux voyage dans l'univers éternel de Georges Feydeau, dramaturge de génie et roi du Paris de la « Belle Époque », qui a dédié sa vie à faire rire ses contemporains tout en les caricaturant, sans jamais les mépriser.
    Un Fil à la Patte, Le Dindon, La Puce à l'oreille, N'te promène donc pas toute nue, On purge Bébé... Depuis 1886, Paris s'esclaffe au diapason de sa plume. Encore aujourd'hui, pas une saison sans que plusieurs de ses vaudevilles ne remplissent les théâtres, jusqu'à la prestigieuse Comédie Française. À quoi tient cette pérennité ? Au génie. Celui du comique d'abord, car il est le maître des situations irrésistibles. Celui de la langue française, ensuite, avec laquelle il jongle pour huiler ses « machines à rire », qui fonctionnent en 2021 tout comme en 1900.
    Christophe Barbier nous montre combien, avec Feydeau, l'art dramatique devient une horlogerie de la bonne humeur, avec une dramaturgie qui ne se démode jamais : la vie de couple, le désir, la fidélité, la tentation, la jalousie, la vengeance, l'argent, la vanité...
    Il traite de la nature humaine et pointe les nouvelles attentes de la femme, la lâcheté du mâle et son orgueil mal placé.

  • Brillant dramaturge, écrivain, scénariste et cinéaste, Sacha Guitry (1885-1957) a dominé son temps par ses dialogues et ses célèbres aphorismes. Son oeuvre reste un bréviaire pour qui veut briller dans les dîners ou clore un discours par le mot juste.
    Guitry gratte la psychologie, le couple et la vie en société pour en tirer mots d'esprit ou sagesses cruelles. Si le monde de Sacha Guitry est un passé glorieux, un certain art de vivre, c'est avant tout l'Homme... et surtout la femme ! Les qualités, les vices, les charmes, les horreurs, la morale comme l'instinct : tout passe sur le divan du docteur Guitry.
    Homme de plume et amoureux du théâtre, Christophe Barbier nous emmène pour un savoureux voyage dans l'univers de celui qui semble avoir dédié sa vie à l'esprit français.

  • Frivole et sentimentale, animée d'un irrésistible désir de plaire et d'être aimée, indépendante et passionnée, Marie-Antoinette nous dévoile jour après jour les ressorts les plus intimes de sa vie.
    Avec une spontanéité parfois désarmante, elle confie à son journal ses joies, ses déceptions, sa recherche effrénée des plaisirs, son amour secret pour le comte de Fersen, mais aussi les rivalités de cour et les intrigues politiques. On suit pas à pas sa destinée singulière et tragique, depuis son arrivée à Versailles, à l'âge de 15 ans, jusqu'à l'effondrement de la monarchie en 1792. Grâce à ce journal imaginaire de Marie-Antoinette, Evelyne Lever offre la plus vivante des leçons d'histoire.

  • De 1926 à 1961, Joseph Kessel a pu suivre par trois fois Israël dans son essor. Depuis les premières colonies dans le désert, jusqu'à l'âge de sa souveraineté, en passant par la guerre qui a accompagné sa naissance officielle. Terre d'amour et de feu est le témoignage irremplaçable d'un grand reporter doublé d'un poète, et le cri du coeur d'un homme que ses origines plongent dans l'aventure israélienne.

  • Andrée Putman (1925-2013) s'impose dès la fin des années 1970 comme l'ordonnatrice hors pair des intérieurs, la fée des logis chics.
    Consacrée « grande prêtresse de la décoration », elle érige sa silhouette hiératique en image de marque d'un métier, architecte d'intérieur, qu'elle s'invente à 53 ans. On vante la folle allure de sa mèche crantée et de ses tailleurs cintrés autant que son apologie du noir, du blanc, des beiges et des gris, de l'épure domestique et des lignes sobres d'un mobilier Art déco revisité. Connue dans le monde entier, elle est l'incarnation d'un minimalisme élégant, à la française.
    Mais qui était vraiment cette grande bourgeoise piquée de rébellion, ex-jeune fille mutique muée en night-clubbeuse senior, musicienne défroquée intronisée « Coco Chanel du design » ?
    À la lumière de minutieuses recherches et de nombreux témoignages, cette première biographie d'Andrée Putman révise l'histoire officielle d'une styliste de sa propre vie. Elle donne chair à une icône.

  • Edmond et Jules de Goncourt sont comme écrasés par leur nom. Si nul n'ignore le prix qu'ils ont fondé, l'oubli a frappé la vie et l'oeuvre de ces deux frères qui se sont attaqués pendant près d'un demi-siècle à tous les genres littéraires, et plus encore au genre humain.
    Suivre les Goncourt, c'est courtiser la princesse Mathilde, dîner avec Zola, survivre à la Commune, passer des salons des Rothschild aux soupentes sordides et recevoir toute l'avant-garde artistique dans leur Grenier de la Villa Montmorency.
    Pamphlétaires incisifs, romanciers fondateurs du naturalisme, dramaturges à scandale, collectionneurs impénitents , ces langues de vipère ont légué à la postérité un cadeau empoisonné : un Journal secret qui fait d'eux les meilleurs chroniqueurs du XIXe siècle.
    Seule la méchanceté est gratuite , aussi les deux écrivains la dépensent-ils sans compter. Chaque page laisse éclater leur détestation des femmes, des parvenus, des Juifs, des artistes et de leurs familiers. On découvre Baudelaire ouvrant sa porte pour offrir aux voisins le spectacle du génie au travail, Flaubert invitant ses amis à déguster des « cervelles de bourgeois », les demi-mondaines étalant un luxe tapageur ou Napoléon III entouré d'une cour servile qui met en bouteilles l'eau de son bain...
    Réactionnaires ne jurant que par la révolution en art, aristocrates se piquant de faire entrer le bas peuple dans la littérature, les Goncourt offrent un regard aiguisé sur un monde en plein bouleversement, où, de guerres en révolutions, le paysan fait place à l'ouvrier, la bougie à l'ampoule et le cheval à l'automobile.

  • Qui est Mohammed VI ? Est-ce le roi qui dirige ? L'islam marocain est-il un garde-fou contre l'islamisme ? Les Marocaines sont-elles libres ou soumises ? À quoi aspire la jeunesse marocaine ? Pourquoi la France envoie-t-elle ses imams se former au Maroc ? Le Maroc est-il un modèle pour le monde arabe ?
    Royaume arabo-berbère à la longue histoire islamique, dynastique et impériale, le Maroc se voit comme le plus occidental des pays arabes et africains. Jouant au maximum de son soft power, il est au mieux avec tous les États du monde, exceptés l'Algérie et l'Iran. S'il aspire à devenir une démocratie, le Maroc veut aussi être une grande puissance islamique, avec à sa tête le chef le plus prestigieux de l'islam politique. Ami de tous, protégé par ses alliés, dominant ses opposants et affichant un nationalisme décomplexé, le roi Mohammed VI a-t-il remporté la partie après vingt ans de règne ? Restent néanmoins plusieurs ombres au tableau : misère du monde rural, manque de formation, lutte contre le radicalisme religieux et le terrorisme, repli du pays dans ses frontières. En fin connaisseur, Pierre Vermeren décrypte les paradoxes d'un royaume qui se rêve en pays d'exception.

  • Charles Darwin connaissait par coeur ses romans, Winston Churchill la lisait pendant le Blitz et Virginia Woolf la comparaît à Shakespeare. Aujourd'hui encore, Jane Austen (1775-1817) suscite dans le monde entier une véritable passion. Quel est son secret ?
    Il y a dans ses romans beaucoup de la vie qui a été la sienne : la campagne du Hampshire, le monde corseté de la gentry, les bals dans les manoirs, les jeunes filles promises au mariage, la domination des hommes, ces héritiers qui ont tous les droits. Quand Jane Austen commence à écrire, ses manuscrits essuient refus sur refus. Mais la jeune fille n'abandonne pas et se consacre corps et âme à la littérature, quitte à renoncer à fonder un foyer. Tout plutôt qu'un mariage sans amour. De 1811 à 1818, elle écrit six romans, dont les chefs-d'oeuvre Raison et Sentiments et Orgueil et Préjugés. Emportée par une maladie soudaine, elle n'assistera pas au succès de son oeuvre.
    Ce portrait vivant et délicat plaira à tous les inconditionnels de la romancière et convaincra ceux qui ne la connaissent pas encore de la découvrir.

  • Colette et les bêtes

    Gérard Bonal

    « S'il est, hors de la durée humaine, une heure qui réglera les comptes de chacun, j'aurai, à cette heure-là, l'écureuil sur l'épaule, la couleuvre au cou, le lézard et la tortue, les deux hirondelles d'octobre, les chiens, les chats et les chats et les chats. Je ne plaiderai pas longtemps, mais je montrerai mon cortège, et je dirai : «Je n'ai trahi aucun de ceux-là». » Colette et les bêtes : une évidence trop souvent traitée à la légère. On connaît son amour pour les chats, mais le bestiaire de Colette est cent fois plus vaste. Pitiriki l'écureuil, Toby-chien, l'once Bâ-Tou et même l'araignée des armoires : elle les aime tous, sans distinction aucune. Car « il n'y a qu'une bête », comme elle le clame haut et fort, devançant de plus d'un demi-siècle la défense de la cause animale.
    On la voit souvent accompagnée d'un chat, d'un chien. Et même, à l'occasion, d'un guépard... La passion des bêtes imprègne ses écrits, inspire ses choix amoureux, marque sa pensée. Photographies à l'appui, Gérard Bonal nous entraîne dans l'univers poétique de Colette.
    « Sans bêtes, je m'appauvris. » Colette

  • La réédition, en un volume poche, de deux petits ouvrages, aujourd'hui épuisés, du célèbre philosophe-historien Lucien Jerphagnon, décédé en 2011 :
    Laudator Temporis Acti (c'était mieux avant) :
    Paru en 2007. Solde des ventes : 10 150 exemplaires, épuisé depuis février 2012.
    Dans ce petit traité contre le pessimisme, Lucien Jerphagnon s'est amusé à collecter, depuis les philosophes grecs jusqu'à la littérature contemporaine, toutes ces réflexions négatives et défaitistes sur le bonheur, la famille, la politique, l'amour...

    Le Petit livre des citations latines :
    Paru en 2004. Solde des ventes : 27 100 exemplaires, épuisé depuis fin 2011.
    Dans cet ouvrage que Lucien Jerphagnon avait dédié, non pas comme on aurait pu s'y attendre à Saint Augustin, mais à son autre idole, Pierre Dac, il nous fait revisiter notre latin avec à chaque page une citation, sa traduction, et un commentaire toujours savant mais jamais sérieux.

  • Philosophe de formation, Christine Cayol vit en Chine depuis quinze ans. Chaque jour, elle découvre un peu plus de la façon dont les Chinois s'expriment d'une manière diamétralement opposée à la nôtre.

    En Chine, sentiments, valeurs, aspirations, intérêts ne sont jamais exprimés directement. C'est l'inverse de la France où le point de vue personnel et « original » est valorisé. Les Chinois depuis leur plus jeune âge ont l'habitude de s'exprimer sans mettre en lumière leur « égo », et en utilisant des proverbes appris à l'école.
    Dans ce nouveau livre, elle a choisi dix proverbes issues de la morale traditionnelle chinoise qui exprimentet condensentun certain esprit chinoisd'aujourd'hui.
    Les dix proverbes proposés dans ce livre sont puisés dans la vie quotidienne de la Chine actuelle. Ils nous orientent vers des questions essentielles, celle de la mort, ils parlent du bonheur/malheur, de l'importance de la patience. Ils rappellent les bienfaits de la justesse et alertent sur la volonté d'en faire toujours plus. Ils invitent à avancer dans la vie comme on le fait dans la rivière en ne cessant d'apprécier la solidité des points d'appui. Ils concilient la vitesse et la patience, l'élan et l'arrêt. Ce sont des proverbes précieux pour chacun et pour aujourd'hui.

  • Que sait-on des lectures des présidents de la Ve République ?
    Quels livres gardent-ils à leur chevet, quels autres emportent-ils en campagne électorale ou en visite officielle ?
    Quels sont les ouvrages dont ils ne se séparent jamais, ceux qu'ils annotent et citent dans leurs discours ?
    De Pompidou qui collectionne les éditions anciennes à Chirac qui ne se déplace pas sans une « Série noire » dans la poche de son pardessus, de Mitterrand dont les rayonnages débordent d'écrivains de droite à Sarkozy qui dévore les classiques, en passant par Macron, grand amateur de Gide et de Rimbaud, tous entretiennent un rapport intime à la lecture.
    Grâce à l'enquête originale d'Étienne de Montety et de sept autres auteurs, journalistes et historiens, on pénètre pour la première fois dans le jardin secret de nos présidents.

  • Juliette

    Patrick Tudoret

    « Je suis née dans la nuit du 16 au 17 février 1833 à Paris... à l'âge de vingt-six ans. Toutes les années écoulées n'avaient pas compté, ne pouvaient pas compter. Je ne puis, en y repensant, réprimer un ébranlement de tout mon être, un frémissement de chaque parcelle de ma peau comme en ce temps béni où il la caressait de ses mains. ».
    Un roman bouleversant, palpitant, celui d'un amour fou, de deux destins hors normes - Victor Hugo et Juliette Drouet - où, dans un style flamboyant, l'auteur épouse la plume de Juliette et rend un fervent hommage à sa liberté d'esprit.

  • L'ambition redoutable d'une mère. Un empereur devenu symbole de cruauté. Voici le récit de la jeunesse de Néron, pleine de fureur et de tragédie.
    Ier siècle après J.-C. Dans l'Empire romain, nul n'est à l'abri de la trahison : homme, femme ou enfant. Et encore moins Néron, dont l'héritage royal attise toutes les convoitises. Son oncle, l'empereur fou Caligula, essaye de le noyer alors qu'il a trois ans. Depuis cet épisode funeste, le jeune prince, sensible et cultivé, doit chaque jour déjouer les tentatives d'assassinats et les complots. Mais le pire danger vient de sa propre mère, l'incestueuse Agrippine, qui a empoisonné son époux, l'empereur Claude, et veut désormais contrôler l'empire. Néron en tire alors une terrible leçon : mieux vaut être craint que mort...

  • Voltaire

    Raymond Trousson

    Si le XVII e siècle fut le siècle de Louis XIV, le XVIII e appartient au « roi Voltaire ».
    Philosophe déiste, dès les Lettres philosophiques, il a lutté contre ce qu'il nommait « l'Infâme » - le fanatisme, les superstitions et les préjugés de toute sorte - et prêché inlassablement la tolérance. Aujourd'hui encore, son Traité sur la tolérance, publié en 1763, n'a rien perdu de son actualité.

    Champion de la réforme judiciaire, adversaire de la torture et de la peine de mort, défenseur de la liberté de penser, ses combats pour les Calas, les Sirven, les La Barre et autres, ont fait de lui le symbole de la résistance à toutes les oppressions, le dénonciateur infatigable des crimes contre l'humanité et la pensée, celui qui, contre toutes les résistances, n'a cessé de pousser « le cri du sang innocent ».
    Seigneur de Ferney, il a transformé, en quelques années, une bourgade misérable en une petite ville florissante où cohabitaient paisiblement catholiques et protestants.
    Tel est l'homme que la foule acclame en 1778 à Paris, où il vient mourir après vingt- huit années d'exil, et celui que la Révolution, le 11 juillet 1791, porte au Panthéon.
    Deux siècles plus tard, il demeure une référence universelle et l'ancêtre des intellectuels engagés, l'un de ceux qui ont contribué à édifier le monde moderne.
    Admiré ou exécré, Voltaire l'insoumis ne laisse personne indifférent, et sa gloire demeure à la mesure des passions qu'elle éveille et des haines qu'elle nourrit. Sa longue carrière a été un incessant combat et nous sommes les héritiers de ses victoires.

  • Cinq femmes, Anne-Claire Coudray, Marine Jacquemin, Patricia Allémonière, Liseron Boudoul, Anne Barrier, reportères de guerre à TF1 dans les endroits les plus dangereux de la planète, se racontent. A plusieurs reprises, elles ont risqué leur vie.

    Anne-Claire Coudray, avant de remplacer Claire Chazal au journal télévisé, a baroudé au Mali ou en Haiti pendant le tremblementde terre.
    Marine Jacquemin a marqué les mémoires avec ses cheveux blonds cachés sous son voile dans l'Afghanistandes talibans.
    Patricia Allémonière, opérée trois fois au visage, garde les stigmates de ses blessures lors d'une embuscadetendue à l'armée française par des Islamistes.
    Liseron Boudoulet la camerawomanAnne Barrier ont plusieurs fois risqué leur vie en Libye.

    Dans le récit qu'elles font de leur vie, aucune ne cherche à apparaître en héroïne. Sans masque, elles parlent de la violence, de la peur, du sexisme de certains confrères, de la difficulté d'être une femme dans la guerre, de la solitude du retour, et de l'horreur absolue à laquelle elles ont été confrontées.
    Elles évoquent aussi la loi des médias, où une information chasse l'autre, où mille morts au Pakistan ne « valent » pas un fait divers en banlieue bordelaise. Ces « soldates de l'information » prennent des risques inouïs et méconnuspour livrer à tempsun reportage de 2 minutes pour le 13H ou le 20H.

    Sur commande
  • La règle que je me fixe, en rassemblant ces souvenirs, est de ne pas relire les livres dont je parle, puisque je cherche, non à en faire une présentation systématique et objective, mais à retrouver la trace qu'ils ont laissée dans ma mémoire.
    Une trace que je mesure aux passages, aux détails, aux citations que j'y retrouve, comme aux lacunes et aux oublis. je triche rarement, soit pour vérifier la date et l'édition, soit, exceptionnellement, pour retrouver un passage que j'ai en tête. bien souvent, d'ailleurs, je ne peux le faire, quand même je le voudrais, car ces livres, je ne les ai plus. mais je dois avouer que je viens de relire l'enfant et la rivière.
    J'ai eu tort.

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