Littérature traduite

  • Jeune officier de la Luftwaffe, Nicolaus von Below (1907-1983) entre au service d'Hitler en 1937 comme aide de camp. Investi de la confiance du Führer, il en devient un intime et l'accompagne partout, jusque dans son dernier bunker, sous le jardin de la Chancellerie, en 1945. Durant ces longues années passées à son service, ce proche parmi les proches a tout noté des agissements, des rencontres ou encore du comportement d'Hitler. Ses souvenirs constituent une source historique majeure sur l'histoire du IIIe Reich ainsi, et surtout, que sur la personnalité énigmatique de son chef.
    Publié en allemand en 1980, et pour la première fois en français dans la présente édition, ce témoignage exceptionnel est présenté par Jean Lopez dans une substantielle et lumineuse préface.

  • La guerre de Sécession (1861-1865), la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matérielles de toute l'histoire des États-Unis, marqua le passage de l'ère napoléonienne du combat à la « guerre totale ». Pour raconter ce conflit sans précédent, il fallait un historien d'envergure internationale. Dans la lignée de ses synthèses renommées sur les deux guerres mondiales, John Keegan retrace les grandes batailles (Bull Run, Gettysburg) et le duel des généraux (Lee contre Grant) tout en donnant une large part aux enjeux stratégiques, à l'analyse psychologique et à certains aspects trop souvent négligés comme l'approvisionnement, la géographie militaire ou le rôle des Noirs dans le conflit. Ce grand livre, déjà considéré comme un classique, permet ainsi de comprendre comment la déchirure de deux peuples fonda une nation.

  • Comprendre les conditions historiques de la naissance de l'islam est en lien direct avec ce qui l'anime encore aujourd'hui. Aussi complexe que soit l'émergence de l'Empire arabe au VIIe siècle, berceau de la nouvelle religion, sa compréhension autorise un questionnement salutaire sur cette puissante civilisation, faite d'une multitude d'influences diverses. Loin des querelles théologiques qui entourent ces sujets, l'historien Tom Holland nous convie à un récit novateur, étayé par une documentation impressionnante.

  • Koursk 1943

    Roman Toppel

    Impliquant plusieurs millions de soldats allemands et soviétiques, plus de dix mille tanks et canons automoteurs, ainsi que des milliers d'avions, la bataille de Koursk fut l'une des plus grandes joutes de la Seconde Guerre mondiale. Rarement autant d'hommes, autant de matériels ont été engagés, et détruits, en si peu de jours et dans un tel espace. Koursk offre ainsi un échantillon concentré de la virulence du conflit germano-soviétique.
    Roman Töppel a repris l'ensemble de la documentation et bousculé les problématiques classiques - en partant notamment de l'idée que les Mémoires des participants étaient faux, jusqu'à preuve du contraire - afin d'offrir un récit démystifié des combats homériques de l'été 1943. Il explique notamment que Koursk fut un duel tout aussi bien aérien que terrestre ou qu'Hitler n'arrêta pas l'opération pour la raison longtemps avancée... Pour la première fois, le lecteur a ainsi l'occasion de voir s'assembler la gigantesque bataille de la plaine de Prokhorovka en un puzzle logique, multidimensionnel et maîtrisable.
    Un classique, traduit de l'allemand par Jean Lopez.

  • Raconter et donner à comprendre l'histoire des civilisations, de la préhistoire à l'an 2000 et sur toute la surface de la planète, tel est le pari de ce livre sans équivalent. Dès sa première édition, en 1976, il rencontre un immense succès critique et public. L'édition traduite ici est la 6e, dernière en date de 2013. C'est à une formidable narration de l'histoire humaine que nous convient les auteurs, des débuts de la civilisation, avec la naissance de l'agriculture dans le croissant fertile, jusqu'à la montée en puissance de l'espace asiatique, emmené par la Chine.
    Oeuvre majeure divisée en trois volumes, ce premier tome couvre la période 7000 av J.C jusqu'en 500/600 après J.C. Il traite ainsi de la préhistoire, des civilisations mésopotamiennes (Sumer, Babylone), égyptienne et méditerranées (Mycènes, Phénicie, Grèce, Rome) mais aussi de la Chine et l'Inde classique, sans oublier de raconter la naissance de ces grands fondements culturels que sont les religions (judaïsme, bouddhisme, confucianisme, christianisme et hindouisme). Le second tome couvre les années 500 à 1600 ; le dernier va de 1600 à nos jours.
    Au delà des immenses qualités d'écriture et de synthèse des auteurs, qui rendent la lecture particulièrement stimulante, la force du propos tient dans sa capacité à lier les civilisations et les espace entre eux. Les auteurs soulignent, par exemple, ce que la Grèce doit à la Phénicie, comment le bouddhisme chinois est né en Inde ou pourquoi les migrations des peuples germains ont eu une incidence sur les royaumes du nord de l'Afrique. A l'heure ou le concept de « choc des civilisations » est en vogue, ou les enjeux culturels, économiques, démographiques et environnementaux se structurent à l'échelle mondiale, ce livre, par sa hauteur et sa vivacité, permet de réfléchir de manière apaisé à la passionnante histoire de l'humanité.

  • La guerre est-elle intrinsèquement liée à la culture humaine ? La réponse de John Keegan est sans appel : toutes les civilisations doivent leurs origines à la guerre. Et si l'on peut distinguer plusieurs traditions guerrières (orientale, musulmane et occidentale), il n'existe en dernière analyse plus qu'une seule culture militaire. Au rang des classiques sitôt parue, cette Histoire de la guerre en dresse l'évolution et les mutations, du néolithique à la fin du XXe siècle, à travers quatre grands thèmes qui sont autant d'âges : le temps de la pierre, de la chair, du fer et enfin du feu.

  • Civilisations

    Niall Ferguson

    Comment l'Europe de l'Ouest est-elle parvenue à partir du XVe siècle à prendre le dessus sur la Chine, l'Inde et l'Empire ottoman, alors au faîte de leur puissance, et à imposer au monde ses normes et son mode de vie ? Au coeur de son analyse, Niall Ferguson nous livre les six clés de cette réussite : la concurrence, source d'innovation ; la science, garante de la supériorité militaire ; le droit de propriété, pilier de la démocratie représentative ; la médecine, source de mieux-être collectif ; la société de consommation, moteur de l'industrialisation ; enfin, l'éthique du travail, ciment des institutions. En les parcourant une à une, il témoigne tout autant de son érudition que de ses talents de pédagogue.
    Mais demain ? Comment maintenir cette supériorité, quand le reste du monde a peu ou prou fait siennes les recettes du miracle occidental ? Comment empêcher que le déclin relatif de l'Occident ne devienne absolu et irréversible ? À ces questions, dont dépend notre devenir, l'auteur apporte sa réponse, qui ne manquera pas de faire débat : le principal ennemi de l'Occident n'est autre que lui-même. Il ne tient qu'à lui de retrouver son rang, en reprenant confiance dans la solidité et la supériorité de ses institutions.

  • Comment la France et la Grande-Bretagne se sont-elles partagé le Moyen-Orient ?
    À travers une analyse novatrice, James Barr montre que de 1916, date des accords Sykes-Picot, à 1948, tout a été mis en place pour dynamiter la région : la Syrie à feu et à sang, la montée des extrêmes terroristes, le statut de Jérusalem et la maîtrise du canal de Suez.
    Revenant sur le duel aussi venimeux que mal connu entre Londres et Paris, ce récit écrit d'une plume fluide s'attache aux protagonistes du conflit - politiques, diplomates, espions et soldats - et éclaire les problématiques passées et actuelles du Moyen-Orient.

  • Voici le seul récit complet et la première analyse globale de la guerre du Viêt Nam, de la fin du second conflit mondial jusqu'à la chute de Saigon en 1975. S'appuyant sur des documents récemment déclassifiés et un large éventail de sources internationales, John Prados explique pourquoi les différentes présidences américaines, de Truman à Nixon, en passant par Kennedy et Johnson, ont à la fois mal interprété les réalités nord-vietnamiennes, mal compris leurs alliés sud-vietnamiens et négligé l'impact croissant des médias sur l'opinion. Par cette oeuvre monumentale, l'auteur dresse le bilan définitif d'une guerre qui bouleversa les États-Unis et modifia l'équilibre planétaire.

  • Oeuvre majeure, De la guerre marque une rupture radicale dans la façon de concevoir le phénomène guerrier. Pour Carl von Clausewitz et, après lui, pour toute la doctrine militaire occidentale, la stratégie et la tactique constituent un art fondé sur des principes rationnels au service d'une volonté. Cette édition, dont les parties les plus techniques ont été retranchées, donne un Clausewitz d'autant plus lisible que la nouvelle traduction de Laurent Murawiec est à la fois fidèle et limpide. Cet ouvrage capital, véritable bréviaire de la guerre totale, mérite d'être redécouvert.

  • L'Europe barbare

    Keith Lowe

    La Seconde Guerre mondiale a beau s'être officiellement achevée en mai 1945, d'un bout à l'autre de l'Europe, l'écho de ce cataclysme perdura des années. Par le traitement inédit d'un sujet longtemps tabou, Keith Lowe décrit un continent secoué jusqu'en 1950 par la violence, où de vastes segments de la population répugnaient encore à accepter que la guerre soit finie. Il met l'accent sur la naissance de nouvelles fractures et le désir insatiable de vengeance qui furent l'héritage de ce conflit, avant d'expliquer l'instauration chaotique d'un nouvel ordre mondial.

  • Le soldat oublié

    Guy Sajer

    Guy Sajer n'a pas 17 ans lorsqu'il endosse l'uniforme de la Wehrmacht, en juillet 1942. Français par son père, allemand par sa mère, il admire les nouveaux maîtres de l'Europe et rêve d'aventure. Ce sera le front russe, dans la division d'élite Gross Deutschland, avec laquelle il va être engagé dans les grandes batailles du front d'Ukraine, alors que les Allemands plient sous l'offensive soviétique. De Koursk à Kharkov, de jour comme de nuit, dans la boue ou la neige, quand le thermomètre affiche - 40 °C, sous le martèlement incessant de l'artillerie ennemie, face aux vagues d'assaut d'un adversaire qui ne se soucie pas des pertes, ses camarades et lui, portés en première ligne aux endroits les plus exposés, vont connaître l'enfer. Puis viendront le temps de la terrible retraite à travers la Roumanie et les Carpates jusqu'en Pologne et celui des combats désespérés en Prusse-Orientale, en mai 1945.
    Le récit de Sajer surpasse en vérité et en horreur tout ce qui a été écrit : la peur, le froid, la faim et la blessure de la captivité prennent sous sa plume l'accent et la force terrible de la réalité.

    Un classique, vendu à plus de 3 millions d'exemplaires en près de 40 langues.

  • Une somme brillante éclairant les méandres politiques autant que sociétaux du régime soviétique de sa naissance à sa chute. En voici le sommaire :

    1. A l'est, le front oublié.
    2. La prise du pouvoir par les bolcheviks.
    3. Les manuscrits censurés de Lénine.
    4. Feliks Dzerjinski, les débuts du KGB.
    5. Les pogroms des guerres civiles russes.
    6. De l'amour libre à l'ordre moral.
    7. Les paysans contre Staline.
    8. Comment Staline a-t-il affamé l'Ukraine ?
    9. Y eut-il un génocide en Ukraine ?
    10. Etre communiste en URSS sous Staline.
    11. La vérité sur la Grande Terreur.
    12. Les 900 jours de Leningrad.
    13. Pourquoi les Soviétiques ont gagné la guerre ?
    14. Goulag : les vrais chiffres.
    15. Les derniers jours du tyran.
    16. URSS 1954: Opération Terres vierges.
    17. Révélations et silences d'un « Rapport secret ».
    18. Le dimanche rouge de Novotcherkassk.
    19. La grande stagnation.
    20. Tchernobyl : enquête sur une catastrophe annoncée.
    21.URSS : les mécanismes de la corruption.
    22. Les ruines de l'Empire.

  • Architecte favori de Hitler puis ministre de l'Armement du IIIe Reich d'une grande efficacité, Albert Speer (1905-1981) a longtemps représenté le technocrate expert, certes proche de Hitler mais hostile au national-socialisme. Ce confident du Führer a notamment toujours insisté sur sa méconnaissance des crimes du régime et dissimulé la centralité de son rôle au sein de l'appareil nazi, dupant ses juges à Nuremberg et, partant, ses premiers biographes. Martin Kitchen rétablit la vérité dans cette biographie exemplaire, dévoilant derrière le courtisan un suppôt zélé du IIIe Reich, y compris dans sa dimension génocidaire.

  • Joukov

    ,

    Première biographie en français du maréchal Gueorgui Joukov (1896-1974) bâtie à partir de documents inédits issus des archives soviétiques, ce livre brosse le portrait complet - aussi bien militaire et politique qu'intime et familial - d'une figure essentielle de la Seconde Guerre mondiale et de l'Union soviétique. Entre triomphe militaire et disgrâce politique, Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri restituent avec brio la vie romanesque du vrai vainqueur de Hitler.

    Une somme indépassable, rééditée dans une nouvelle édition « Tempus » en couleurs richement illustrée.

  • Dans une attaque frontale contre la religion et la barbarie qu'elle engendre, Richard Dawkins dénonce « l'illusion de Dieu ». Il estime que l'hypothèse de Dieu doit être analysée avec les mêmes outils rationnels et le même scepticisme que n'importe quelle autre. Il s'attache donc à faire la démonstration de la « probabilité extrêmement faible de son existence ». Amoureux de la nature, le scientifique invite son lecteur à se tourner vers la splendeur du monde réel. Comprendre le monde du vivant, voilà qui, selon l'auteur, devrait permettre d'abandonner toutes les formes de superstition. Et notamment, celles remises au goût du jour par le créationnisme qui sévit dans de nombreux pays, en particulier aux Etats-Unis.

  • Entre 1947 et 1956, dans le désert de judée près de la mer morte, furent découvertes des jarres contenant des rouleaux rédigés en hébreu et en araméen par les esséniens, du iie siècle avant j.-c.
    Au ier siècle de notre ère. réunis ici pour la première fois intégralement, ils constituent les plus anciens écrits bibliques connus, témoignage de la culture qui donna naissance aux textes fondamentaux du judaïsme et du christianisme. psaumes attribués au roi david, prophéties d'ezéchiel, jérémie et daniel, révélations prononcées par les anges, dernières paroles de juda, joseph, lévi ou amram : ces textes, fulgurantes poétiques, écho des combats épiques entre le maître de justice et le prêtre impie, entre les fils des ténèbres et les fils de la lumière, sont d'une importance capitale pour éclairer les sources mêmes de notre civilisation, la relation cruciale entre l'homme et le sacré.

  • En exhumant à Moscou le journal inédit d'Ivan Maïski, l'historien Gabriel Gorodetsky a mis la main sur une véritable pépite. Ambassadeur à Londres de 1932 à 1943, Maïski a joué un rôle politique et diplomatique majeur. Convaincu que Hitler vise dès son avènement à la domination universelle et à la destruction de l'URSS, il n'aura de cesse d'en convaincre ses interlocuteurs anglais - obnubilés par la peur des Rouges - mais aussi soviétiques, à commencer par son chef suprême et redouté Staline.
    L'auteur est un formidable diariste, d'une grande liberté de ton et d'expression qui tranche avec la pesante langue de bois de ses « camarades ». Sous sa plume défilent les grands événements (Munich, le pacte germano-soviétique, la déroute de la France, le choc de « Barbarossa »...) et les principaux contemporains au sujet desquels il multiplie les anecdotes : la famille royale, les hommes politiques d'envergure (Churchill, Chamberlain, de Gaulle, Laval, Ribbentrop...) mais aussi des écrivains et intellectuels (Keynes, George Bernard Shaw, H. G. Wells, notamment).
    Un témoignage majeur unanimement salué par la critique.

    « Le journal de Maïski [...] n'est pas seulement une oeuvre d'un intérêt historique majeur. Il offre une perspective absolument fascinante sur les relations anglo-soviétiques et sur la politique britannique pendant la période décisive de 1932 à 1943. » Antony Beevor.

  • L'importance de cette histoire, à la fois chronologique et thématique, réside certes dans la narration des faits de guerre, mais plus encore dans la manière dont John Keegan - historien britannique de grande notoriété - explique la préparation et l'évolution du conflit à différents niveaux : gouvernements, états-majors, combattants... Chaque phase de la guerre est éclairée par une vue d'ensemble de la stratégie globale des Alliés et de l'Axe, puis par uneanalyse détaillée des dilemmes tactiques auxquels sont confrontés les belligérants, complétée par un examen approfondi de leur caractère et de leurs motivations. L'auteur s'attache aux opérations caractéristiques des nouvelles formes de guerre propres à 1939-1945 : raids des divisions blindées, bombardements, opérations aéroportées ou aéronavales... II évoque simultanément les répressions, les résistances, la saignée monstrueuse et le bouleversement de la carte du monde. Cette synthèse publiée pour la première fois en septembre 1989 a été saluée à Londres comme un ouvrage de référence majeur sur la Deuxième Guerre mondiale.

  • À partir de 1945, plusieurs dizaines de criminels de guerre nazis sont parvenus à fuir l'Allemagne par le Tyrol, pour rejoindre ensuite les ports italiens et échapper à la justice afin de vivre, dans un anonymat relatif, en Amérique du Sud. Quelles filières ont-ils suivi ? De quelles complicités ont-ils joui ? C'est ce que révèle Gerald Steinacher dans cet ouvrage novateur, rigoureux et enlevé, où se croisent agents de la Croix-Rouge, du Vatican et des services secrets des grandes puissances. L'auteur retrace le parcours de certains de ces hommes, dont au premier chef Adolf Eichmann et Josef Mengele, ouvrant une réflexion plus générale sur la difficulté d'appréhender les criminels de guerre.

    Historien d'origine allemande, Gerald Steinacher est professeur à l'université de Nebraska-Lincoln, aux États-Unis. Il a également enseigné à Harvard et est expert des questions relatives aux crimes de guerre au sein de différentes commissions internationales.

  • Les Mémoires du maréchal von Manstein comptent parmi les documents les plus importants sur la Seconde Guerre mondiale. Véritable pompier du Führer, Manstein est partout entre 1940 et 1943 : en Pologne, en France et bien sûr en Union Soviétique.
    Il raconte les querelles stratégiques, la mise au pas du haut commandement militaire par Hitler, le quotidien des soldats et ses propres faits de gloire. Mais Manstein cherche aussi à dédouaner la Wehrmacht des crimes perpétrés sous le nazisme, notamment à l'Est. C'est sur ce point que les éclaircissements apportés par Pierre Servent, dans sa substantielle présentation, sont particulièrement précieux.

  • Raconter et donner à comprendre l'histoire des civilisations, de la préhistoire à l'an 2000 et sur toute la surface de la planète, tel est le pari de ce livre sans équivalent. Dès sa première édition, en 1976, il rencontre un immense succès critique et public. L'édition traduite ici est la 6e, dernière en date de 2013. C'est à une formidable narration de l'histoire humaine que nous convient les auteurs, des débuts de la civilisation, avec la naissance de l'agriculture dans le croissant fertile, jusqu'à la montée en puissance de l'espace asiatique, emmené par la Chine.
    Oeuvre majeure divisée en trois volumes, le premier tome couvre la période 7000 av J.C jusqu'en 500/600 après J.C. Il traite ainsi de la préhistoire, des civilisations mésopotamiennes (Sumer, Babylone), égyptienne et méditerranées (Mycènes, Phénicie, Grèce, Rome) mais aussi de la Chine et l'Inde classique, sans oublier de raconter la naissance de ces grands fondements culturels que sont les religions (judaïsme, bouddhisme, confucianisme, christianisme et hindouisme). Le second tome couvre les années 500 à 1600 ; le dernier va de 1600 à nos jours.
    Au delà des immenses qualités d'écriture et de synthèse des auteurs, qui rendent la lecture particulièrement stimulante, la force du propos tient dans sa capacité à lier les civilisations et les espace entre eux. Les auteurs soulignent, par exemple, ce que la Grèce doit à la Phénicie, comment le bouddhisme chinois est né en Inde ou pourquoi les migrations des peuples germains ont eu une incidence sur les royaumes du nord de l'Afrique. A l'heure ou le concept de « choc des civilisations » est en vogue, ou les enjeux culturels, économiques, démographiques et environnementaux se structurent à l'échelle mondiale, ce livre, par sa hauteur et sa vivacité, permet de réfléchir de manière apaisé à la passionnante histoire de l'humanité.

  • L'apparition d'une clôture de barbelés dressée en hâte en plein coeur de Berlin durant la nuit du 12 au 13 août 1961 fut un moment aussi tragique qu'inattendu.
    En quelques jours, elle se transforma en une structure imposante, incarnant la folie brutale de la guerre froide. Remontant au passé de l'Allemagne depuis le XIXe siècle, Frederick Taylor livre le récit saisissant du conflit politique de l'après-guerre qui engendra le drame d'un pays divisé et symbolisa la coupure du monde en deux blocs. La peur d'une apocalypse nucléaire dura jusqu'au jour où ceux que le Mur avait emprisonnés y ouvrirent les premières brèches, en cette incroyable nuit du 9 novembre 1989...

  • Cette histoire de la mafia sicilienne de 1860 à nos jours nous mène au coeur d'une société secrète dont l'unique objet est de rechercher le pouvoir et l'argent en cultivant l'art d'assassiner et d'échapper à la justice. Du code des premiers " hommes d'honneur " au XIXe siècle à l'arrestation de Bernardo Provenzano, chef de Cosa Nostra, parrain de la mafia sicilienne, parrain des parrains en 2006, John Dickie révèle les mystères des initiations cachées et immuables, le trafic de l'héroïne, la corruption, l'ascension sanglante de la famille Corleone et la naissance de la mafia américaine. Il raconte la lutte sans cesse à recommencer, les procès, les négociations occultes, le jeu des politiques ; et toujours cette violence des rafales de mitraillette en pleine rue, ces meurtres dans l'obscurité.

empty