Dégoûtée par l'échec de la révolution de 1848, George Sand est rentrée à Nohant et retourne à ses moutons, c'est-à-dire à ses contes champêtres où elle décrit un monde idyllique qui la console des déboires du temps.
Car La petite Fadette est un conte de fée, une Cendrillon berrichonne. Comment une petite sorcière de 16 ans, laide, pauvre et méprisée, jette son dévolu sur un jeune prince de son âge, Landry, beau, riche et honoré, comment elle s'en fait aimer, triomphe de la jalousie du jumeau Sylvinet et des médisances, devient belle, riche et estimée, réalisant le rêve rousseauiste d'un monde où le bien l'emporte.
La peinture admirablement naïve des moeurs paysannes, digne d'un Chardin, un style qui fusionne sans heurt langue populaire et langue littéraire, font de ce roman une réussite sans égale. Le plaidoyer pour la tolérance et la justice reste toujours d'actualité. Fadette, Landry et Sylvinet, ont, comme Cosette, gagné le panthéon populaire de notre mémoire collective.
Au seuil de sa vie, Bernard de Mauprat raconte l'amour qu'il a éprouvé pour sa cousine Edmée, la seule femme de sa vie, l'amour que celle-ci lui a donné et les épreuves qu'elle lui a fait subir avant de l'accepter pour époux. Mauprat est un roman d'éducation puisque le jeune Bernard, séquestré par ses oncles, ne sait même pas lire.
George Sand profite de ce personnage exemplaire pour nous faire découvrir les multiples facettes de la parole humaine... Du récit au plaidoyer, de la promesse à l'aveu, tous les types de discours, toutes les façons de communiquer figurent dans Mauprat. Dans ce roman - plus une fable philosophique qu'un roman historique - situé à la fin du XVIIIe siècle dans le Berry, le récit nous emmène, à travers un détour par la guerre de libération des États-Unis, au seuil d'une modernité moins injuste. Mauprat est un roman optimiste et profondément rousseauiste.
Barbara occupe une place à part dans la chanson. Avec Ma plus belle histoire d'amour, créée pour le public à Bobino en 1966, elle a noué avec chacun d'entre nous une relation unique dans l'histoire de la variété, qui ne s'est pas éteinte avec sa disparition en 1997.
L'Aigle noir, Dis quand reviendras-tu ?, Nantes... ses textes, ses mélodies, sa voix nous bouleversent toujours, sa personnalité, son parcours nous fascinent. Barbara a fait de sa vie blessée une oeuvre d'une singulière beauté, que ce livre explore et invite à redécouvrir :
Répertoire, spectacles, chemins de vie et de scène, relation au public y sont étudiés avec précision pour éclairer le processus de création de la chanteuse et mieux nous faire partager son univers artistique. Un univers original et intense, profondément généreux.
Le Désert est le premier volet d'une trilogie dont les deux autres La Galilée et Jérusalem sont parus chez le même éditeur.
Ce livre retrace le voyage effectué en 1894 par l'auteur à travers les solitudes du Sinaï. Intensité de la lumière, splendeur des paysages minéraux, somptuosité de l'écriture : certaines pages de ce livre sont de véritables morceaux d'anthologie.
Pierre loti (1850-1923) fut un romancier à succès et un mondain courtisé.
C'est pourtant le même homme qui, délaissant les honneurs, partit pour le sinaï en février 1894. son ami claude farrère le décrivait comme " un agnostique qui ne se résigna jamais à renoncer à dieu ", d'où ce voyage en terre sainte qui nourrira son inquiétude religieuse et lui inspirera l'une de ses oeuvres majeures, récit de voyage autant que quête spirituelle sous forme de triptyque. après avoir saisi l'intemporalité et la virginité du sinaï (le désert), il observe minutieusement églises et pèlerins dans jérusalem avant de peindre des paysages en mots, les évangiles à la main tel un guide (la galilée)
Au retour de l'Inde, en 1900, Pierre Loti visite la Perse pendant quelque six semaines. Il dresse un tableau des moeurs féodales d'un pays tenu à l'écart du monde. Cette édition est complétée par des notes inédites et des photos de l'auteur datant de 1900.
Pierre loti (1850-1923) fut un romancier à succès et un mondain courtisé.
C'est pourtant le même homme qui, délaissant les honneurs, partit pour le sinaï en février 1894.
Son ami claude farrère le décrivait comme " un agnostique qui ne se résigna jamais à renoncer à dieu ", d'où ce voyage en terre sainte qui nourrira son inquiétude religieuse et lui inspirera l'une de ses oeuvres majeures, récit de voyage autant que quête spirituelle sous forme de triptyque.
Après avoir saisi l'intemporalité et la virginité du sinaï (le désert), il observe minutieusement églises et pèlerins dans jérusalem avant de peindre des paysages en mots, les evangiles à la main tel un guide (la galilée).
Avec au maroc, en 1890, pierre loti invente sa formule et, d'emblée, il atteint une maîtrise absolue.
Ce récit d'une ambassade à la cour de fez va bien au-delà de l'anecdote, en soi fort intéressante puisqu'il s'agissait, à l'époque, d'un royaume secret où les étrangers ne pénétraient que rarement : la sensibilité de l'auteur s'exprime à travers l'écriture, mais aussi à la manière d'un peintre et d'un musicien. cette édition est complétée par un mois du journal intime inédit qui comprend, notamment, une visite à tétouan.
De Narbonne à Solesmes en passant par Montmartre et le bateau lavoir, Reverdy a rejoint les chemins de la poésie par la peinture en observant, écoutant, questionnant Picasso, Braque, Utrillo, Modiglianiâ€- Dadaïste avant le mouvement Dada, surréaliste avant Breton, sa trajectoire poétique sera bien particulière, toute ancrée dans son besoin immense de solitude qu'il trouvera à Solesmes.
«Ecoutez ; ma vie, c'est la vôtre ; car, vous qui me lisez, vous n'êtes point lancés dans le fracas des intérêts de ce monde, autrement vous me repousseriez avec ennui. Vous êtes des rêveurs comme moi. Dès lors tout ce qui m'arrête en mon chemin vous a arrêtés aussi. Vous avez cherché, comme moi, à vous rendre raison de votre existence, et vous avez posé quelques conclusions. Comparez les miennes aux vôtres. Pesez et prononcez. La vérité ne sort que de l'examen.» (Histoire de ma vie, I, 2) Parue en 1854-1855, Histoire de ma vie a été portée plus de sept ans par son auteur, rédigée vaille que vaille dans une période difficile : au moment où la jeunesse s'enfuit, où le romantisme passe de mode et où les espoirs de 1848 sont abattus pour longtemps. George Sand y dit sa vérité : non pas les petites histoires qu'attendent les curieux, mais «la vie intérieure, la vie de l'âme» de la petite Aurore devenue George. Et Sand ne parle pas que d'elle : amplifiant peu à peu le projet autobiographique, la voix singulière de cette «enfant du siècle» donne aussi corps et gloire à toute une génération.
Cette édition reprend près des trois quarts du texte original en privilégiant le récit continu de la vie de l'auteur.
A l'automne d'une vie bien remplie, l'auteur nous livre ses réflexions sur l'apparition et la disparition de la vie. Depuis le big bang et l'expansion de l'Univers jusqu'au dernier souffle du mourant. Nous venons tous de la poussière des étoiles et nous redeviendrons poussière. Il n'existe pas de preuve scientifique de vie après la mort. Certains peuvent raconter leur Expérience de Mort Imminente (EMI). Pour essayer de définir les limites de notre existence sur Terre, ce médecin s'appuie sur ce que dit la science actuellement, avec un détour par les pérégrinations de l'espèce sapiens. Il nous fait part de situations inédites vécues au cours de son exercice professionnel en France métropolitaine et d'outre-mer, en Afrique et en Asie. De nombreux témoignages s'enchevêtrent avec sa vie personnelle. Le médecin combat la maladie, mais il accompagne aussi le patient avec humanité tout au long de son passage depuis le début de sa vie jusqu'à son trépas.
Cette vierge gauloise, ce type d'Holbein, ou de Jeanne d'Arc ignorée, qui se confondaient dans ma pensée, j'essayai d'en faire une création développée et complète.
Mais où la trouver dans la société moderne ? Je crus ne pouvoir la trouver qu'aux champs, pas même aux champs, au désert, sur une lande inculte, sur une terre primitive qui porte les stigmates mystérieuses de notre plus antique civilisation. Ces coins sacrés où la charrue n'a jamais passé, où la nature est sauvage, grandiose ou morne, où la tradition est encore debout, ou l'homme semble avoir conservé son type gaulois et ses croyances fantastiques, ne sont pas aussi rares en France qu'on devrait le croire après tant de révolutions, de travaux et de découvertes.
Quand on se trouve dans une de ces solitudes où semble régner le sauvage génie du passé, cette pensée banale vient à tout le monde ; "On se croirait ici à deux mille lieues des villes et de la société." On pourrait dire aussi bien qu'on s'y sent à deux mille ans de la vie actuelle.
Écrivain discret, secret, rare, hors mode, Julien Gracq, le dernier de nos classiques, l'ermite de Saint-Florent-le- Vieil, l'homme du tête à tête, qui n'aspirait qu'à un anonymat protecteur, a été malgré lui, ce 3 décembre 1951 à 12 h 26, plongé au coeur d'une folle tempête médiatique en refusant pour son roman, Le Rivage des Syrtes, le plus ancien et le plus recherché des prix littéraires français, le prix Goncourt.
Une page étonnante de la vie littéraire française retracée ici en trois tableaux de 1948 à 1951.
Le monde des amateurs d'art attendait depuis longtemps un ouvrage à la fois explicatif et synthétique concernant les peintres de la vallée de la Creuse. C'est désormais chose faite avec ce livre qui répond précisément à ces exigences et présente, pour la première fois et entre autres...
La magnifique série de Claude Monet exécutée à Fresselines en 1889, l'exceptionnelle profusion de paysages de Crozant du pionnier impressionniste Armand Guillaumin, les spectaculaires recherches de Francis Picabia entamées dans la Creuse de 1909 à 1912, les débuts du jeune Émile-Othon Friesz qui a affûté ses griffes de « fauve » sur les arbres de la Sédelle. On y découvrira aussi, pour beaucoup, le talent méconnu d'un des meilleurs postimpressionnistes français : Léon Detroy. Ces paysagistes, tous de la grande époque de la peinture en plein air, sont habituellement regroupés sous l'appellation « École de Crozant ». On mesure ici, avec une sélection d'une cinquantaine de peintres illustrés par plus de 120 reproductions en haute définition couleurs, l'importance de cette école dans l'histoire de la peinture impressionniste et postimpressionniste..
On découvre à travers ce voyage entre Nivernais et Anjou des paysages, des personnages, des châteaux et des masures, des bêtes à plumes, à poils ou à écailles, des fantômes du passé et des promesses d'avenir... Autant d'enchantements exprimés dans une langue riche, libre, profonde comme les eaux du fleuve et qui nous réconcilient avec la véritable harmonie du monde.
En Poitou, les lumas ou cagouilles, comme les anguilles, les écrevisses, font partie du patrimoine gastronomique, tout comme certains autres mets aux saveurs délicates plus précisément cités dans ce livre. Bien sûr, il ne se veut pas exhaustif. Les recettes, cuisinées souvent de différentes manières pour un plat identique. Nous avons voulu des recettes simples à Âréaliser, en donnant à ce petit livre un aspect ludique, rappelant avec quelques photos les atouts de cette belle région qu'est le Poitou avec ses marais si réputés, site classé Parc Ânaturel régional avec ses balades en barque Âincontournables.
Cette photo de 1891 est exactement le Saint-Tropez que découvre Paul Signac lorsqu'il fait ses premiers pas sur le petit port méditerranéen.
Il s'y installe et y séjournera plusieurs années en lui consacrant une grande partie de son oeuvre. Tropézien d'adoption depuis la fin des années 50, le grand photographe Jacques Héripret lui rend hommage dans ce livre par de très belles photographies en empruntant le style pointilliste cher à Signac.
Particulièrement présente dans la mémoire collective de notre pays, la guerre 14-18 a donné lieu à une intense profusion de témoignages de toutes formes, dont des dessins ponctuant souvent leurs carnets de notes personnelles. Ainsi, les poilus ont croqué sur le vif ou a posteriori les souvenirs de leur engagement au combat et de leur sou rance sur le front. Parmi ceux-ci, le légionnaire Marcel Durieux nous livre une rare série de dessins d'une réelle qualité graphique et d'une précision émouvante qui rend hommage à ses camarades.