Editions De L'olivier

  • Depuis qu'il a décide de jouer aux dés chacune de ses décisions, le dr rhinehart, un psychiatre new-yorkais, a transformé sa vie en un immense jeu de hasard.
    Très vite, le " syndrome du dé " se répand. expérimentateur en chambre, pionnier du chaos, le dr rhinehart a peut-être inventé sans le savoir le moyen d'en finir une fois pour toutes avec la civilisation. mais le fbi veille...
    Publié aux usa au début des années 70, l'homme-dé circule sur les campus et devient l'un des premiers livres cultes de la décennie. en pleine libération sexuelle, tandis que l'opposition à la guerre du viêt-nam bat son plein, que s'amplifie le soutien aux black panthers et à la légalisation de la marijuana, l'homme-dé apparaît comme un manifeste subversif, affirmant le droit à l'expression de tous les fantasmes.

  • Nedra est belle, assurée, et sait donner aux gestes quotidiens une sorte d'élégance. Viri est architecte. Il rêve d'accomplir une oeuvre qui lui survivra, et dévore les biographies des hommes illustres. Ils habitent une vieille demeure non loin de New York, ils s'aiment. Peut-être sont-ils moins heureux qu'ils ne le disent.
    "Les héros de Salter font partie de ces heureux damnés dont parle Fitzgerald. Ils ont la beauté, la jeunesse, la richesse, ils s'aiment - et subissent un sort mystérieux, qui les fait s'exiler à jamais du bonheur. De Fitzgerald, Salter a aussi la grâce détachée, la politesse aristocratique du désespoir. Il n'est pas de ceux qui poussent des cris ; il peint des vies brisées, certes, mais dans l'harmonie. L'élégance feutrée est sa marque de fabrique." Christophe Mercier, Le Point.

  • « Cette superbe histoire séduira les fous de montagne et les autres lecteurs parce que les exploits de ses héros dépassent le cadre de l'alpinisme. " C'est le même thème que dans mes autres livres : comment devenir un homme. " En se surpassant, en risquant sa vie, en faisant la guerre, en poussant ses limites jusqu'à l'extrême ? Chacun trouvera sa propre réponse. Rand, le héros, est américain. Mais les pics de ses rêves se trouvent à Chamonix. Il grimpe comme un fou, réussit des ascensions impossibles, devient une star des sommets. Le retour sur terre n'en est que plus difficile. James Salter possède un talent particulier pour créer des atmosphères et nous faire partager la passion de ses personnages. » Pascale Frey, Lire

  • James Salter fait figure de légende. A cet ancien pilote de l'US Air Force, romancier et scénariste à Hollywood, on prêtait un amour excessif du danger, le goût des femmes et une passion pour la France. Et l'on n'avait pas tort, à en juger par son autobiographie. Même si Salter s' y montre moins soucieux d'entretenir la légende que de dire la vérité. Et Salter raconte : son enfance à New York dans les années 20, l'influence de son père qui le conduit à West Point, la prestigieuse académie militaire où - fait rarissime pour un Juif - il fait toutes ses études avant d'entrer dans l'armée de l'air, la Corée et ses missions de pilote de chasse sur les premiers jets supersoniques. Il démissionne de l'armée pour se consacrer à l'écriture, devient romancier ("Un sport et un passe-temps", "Un bonheur parfait") et scénariste. Dans le récit qu'il en fait, Salter trace des portraits, de Kerouac à Irvin Shaw, de Robert Redfort à Joe Fox.

  • « Vu de loin on ne voit rien », disait souvent Nathan. Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là « si parfaite ». Le coeur en cavale, elle s'enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises.

    Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d'un certain Natsume. En revisitant les lieux d'élection de ce frère disparu, Sarah a l'espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c'est sa propre histoire qu'elle va redécouvrir, à ses risques et périls.


    Grâce à une écriture qui fait toute la place à la sensation, à l'impression, au paysage aussi bien intérieur qu'extérieur, Olivier Adam décrit les plus infimes mouvements du coeur et pose les grandes questions qui dérangent.

  • " J'allumai une cigarette et regardai dehors.
    Mon regard fut attiré par un mouvement très rapide et j'aperçus un colibri dans un buisson, juste au-dessous de la fenêtre. Ses ailes remuaient si vite qu'elles n'étaient plus qu'une tache indistincte et il plongeait le bec dans une fleur à petits coups répétés. - Regarde, Nancy ! m'exclamai-je. Un colibri ! À cet instant précis le colibri s'envola. Nancy regarda dehors et dit : - Où ça ? Je ne vois rien.
    - Il était là il y a une seconde, dis-je. Regarde, le voilà. Non, ce n'est pas lui. C'est un colibri, mais ce n'est pas le même. " Dépouillées à l'extrême, les cinq histoires de ce recueil sont autant de variations subtiles, d'une discrétion déchirante, sur les grands thèmes carvériens : la séparation, la dépendance, le mensonge... Ces nouvelles " diffèrent de celles que Ray a publiées de son vivant, mais elles les complètent et les éclairent à leur façon.
    Quand on aime un écrivain, on ne se lasse jamais de le lire, on veut s'imprégner de tout ce qu'il a produit, en savourer toutes les facettes - la transcendante, l'inattendue et même l'inachevée. " (Tess Gallagher, extrait de la postface.)

  • En 1954, dans une petite ville de géorgie, éclate un drame racial d'une extrême violence.
    Parce qu'il ne parvient pas à se faire rembourser, paris trjout, un usurier, s'en prend à une famille noire qui lui doit de l'argent. poursuivi par la justice pour l'assassinat d'un adolescence, paris trout s'obstine à nier l'évidence : il n'a fait, selon lui, qu'user de son droit à la légitime défense.
    Chronique d'une communauté déchirée entre son passé raciste et ses aspirations à la modernité, ce livre est aussi le portrait d'un homme ambigu, jà l'esprit retors, dont chaque geste est une menace.

  • Yeux bleus, cheveux clairs et peau blanche, white folks est un noir.
    Grâce à son physique et son talent pour l'entourloupe, il se fait respecter là oú les plus forts survivent. avec son partenaire, old blue, ils forment la paire d'arnaqueurs la plus efficace de chicago. jusqu'au jour oú ils s'attaquent involontairement à la mafia. " trick baby est un roman total. les péripéties entraînent le lecteur dans leur rythme trépidant, mais ce sont les ravages de l'exclusion et de la xénophobie qui enracinent le récit, au-delà de la seule différence de couleur de la peau.
    Le polar, quand il atteint l'ampleur de trick baby, rejoint la famille des grands romans d'aventures qu'on ne se lasse jamais de relire parce qu'ils apaisent notre voyeurisme, le désir d'être un autre. " hugo marsan, le monde.

  • Outre le légendaire last exit to brooklyn, paru aux u.
    S. a. en 1964 après dix ans de censure, hubert selby jr. a publié trois romans et un recueil de nouvelles, chanson de la neige silencieuse. pratiquement inconnu en france, cet ouvrage est une révélation. l'auteur y excelle tout à tour dans le comique, l'action ou l'abomination, et puise dans la langue des rues et des bars new-yorkais l'obscénité poétique qui l'a rendu inoubliable.
    " bien sûr que je suis contenu dans mon oeuvre, mais je n'ai pas le droit de m'interposer entre elle et le lecteur.
    L'ego doit s'effacer ; ce qui veut dire que vous êtes très très vulnérable. (. ) une oeuvre d'art doit, par définition et par nécessité, changer votre vie - la vie de l'artiste et la vie de ceux qui s'intéressent à son oeuvre -, quelle que soit la forme utilisée. ".

  • En 1956, un jeune garçon de quatorze ans doit quitter son archipel natal, Saint-Pierre-et-Miquelon, territoire d'outre-mer de 242 km2, au large du Canada.
    Des années plus tard, ce grand départ s'est transformé en exil et le pousse à entreprendre un projet ambitieux traverser mentalement l'Atlantique, suivre les méandres de sa mémoire pour raconter ce pays de naufrages, de neige et de brouillard, et trouver dans l'écriture les reliefs oubliés de son univers. Foisonnant de personnages aux curieux destins, drôles ou pathétiques son récit est la perpétuelle " représentation " de ce microcosme sur la scène des îles et de son emblématique théâtre paroissial, L'OEuvre-des-Mers.
    Roman de la mémoire collective et individuelle, L'OEuvre des mers réconcilie deux traditions littéraires : la prise en charge du monde et l'invention de soi.

  • Un détective privé mordu par un de ses clients, un boxeur incapable de se défendre, un mur à gages malchanceux, un mafioso inoffensif : victimes de leur sens du devoir et de leur incompétence, ils sont les héros de ces histoires tour à tour féroces, hilarantes et dérisoires auxquelles les films des frères coen nous ont habitués.

    La vraie surprise est ailleurs, dans les récits autobiographiques que nous livre aujourd'hui ethan coen. ce sont des contes magnifiques oú l'humiliation, la peur et la solitude jouent un grand rôle. on y découvre un monde inconnu, avec des juifs perdus dans une middle america recouverte par la neige, l'hiver, quand l'autocar jaune ramène les enfants du talmud torah et que la nuit tombe, menaçante. et l'on comprend alors que cet univers macabre et enchanté est celui d'un écrivain qui n'a jamais oublié les visions de sa jeunesse.

  • Les fêtes de fin d'année approchent.
    Bruce Robertson, brigadier de police à Edimbourg, pense à la semaine - stupre et stupéfiants - qu'il s'est organisée à Amsterdam. Un programme de rêve que viennent contrarier quelques imprévus : le départ de son épouse et de leur fille, une pénible accoutumance à la cocaïne, une dégradation spectaculaire de son état général, une cascade de liaisons extra-conjugales de plus en plus prenantes... Tout en s'enfonçant dans l'ignominie, ce flic obstiné doit faire face à un adversaire - la voix de la vérité et de la conscience éthique -, surgi de l'endroit le plus inattendu qui soit : son propre organisme.
    Macho, raciste, corrompu, cynique, pervers, le brigadier atteint dans son genre une quasi-perfection.
    /> Irvine Welsh transforme cette fable pessimiste en une farce implacable sur le pouvoir et l'abjection.
    Après Trainspotting et Ecstasy, livres-culte des années quatre-vingt-dix, Irvine Welsh continue à attenter aux bonnes moeurs littéraires, et s'attaque systématiquement à toutes les valeurs en cours de l'autre côté de la Manche.

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