Livres en VO

  • Un filou, qui se dit avocat, ne gagne plus rien.
    Il lui faut de l'étoffe pour remplacer ses habits usés jusqu'à la corde. il se fait fort d'en rapporter sans rien débourser. la farce de maître pathelin, écrite au xve siècle, met en place une belle mécanique comique dont le succès depuis cinq siècles ne s'est pas démenti. le rire se déploie au rythme d'un ballet de ruses sans cesse renouvelées : flatterie éhontée, délire verbal, jeu de langage, invention de stratagèmes toujours plus ingénieux...
    Chacun cherche à tromper l'autre. qui l'emportera ? maître pathelin le beau parleur ? guillaume le marchand benêt ? le naïf thibaut l'agnelet, berger de son état ?

  • Écrit au tournant des XIVe-XVe siècles par un auteur dont l'identité demeure incertaine, Les Quinze Joies du mariage - qui se lisent comme un seul récit ou quinze histoires courtes - forment une savoureuse satire de la guerre des sexes. À la première place : la femme. C'est elle qui mène la danse, faisant de cette comédie de moeurs un témoignage exceptionnel sur la vie de couple, le désir féminin et la société du Moyen Âge.
    Dans ce recueil de nouvelles - l'un des premiers en langue française -, la parole prime. Dialogues piquants, mots à double-entente, commentaires satiriques : l'ironie et l'ambiguïté du propos font des Quinze Joies du mariage une oeuvre singulière, dont on ne peut dégager aucune morale ni aucun sens univoque. La traduction, présentée en regard du texte original, restitue la saveur du lexique, la subtilité de la polysémie, la force de la syntaxe. Rendant vive la langue médiévale, elle permet de saisir l'incroyable modernité de ce texte jubilatoire.

  • Édition bilingue

  • Ils étaient deux " enfants " qui s'aimaient tant.
    Aucassin, le fils du comte de beaucaire, est amoureux fou de nicolette, une jeune prisonnière d'origine sarrasine. mais cette idylle n'a d'abord rien d'une partie de plaisir dans un monde féodal insensible au miracle de l'amour. et puis quels mystères cache donc nicolette ? de cette initiation poétique et juvénile à l'amour naît au xiiie siècle la première et unique chantefable de la littérature médiévale qui fait dialoguer prose et vers, musique et récit, réalité et fantaisie, féminité et féerie.

  • Ces brefs récits - deux anonymes, un troisième attribué à chrétien de troyes - témoignent de la fascination exercée par les métamorphoses sur l'imaginaire médiéval.

    Chacun noue différemment le lien entre l'amour et la mort. une tragique méprise mène à un double suicide les très jeunes amoureux du conte pyrame et thisbé. du moins pourront-ils, avant de mourir sous les fruits du mûrier que leur sang teint en noir, échanger un ultime dialogue d'amour. narcisse meurt au bord de la fontaine pour n'avoir pu étreindre son reflet ; dané, l'amante repoussée, ne peut sauver le bel indifférent qui a compris trop tard que l'amour n'est pas pur désir de soi.
    Viol, mutilation, inceste, festin barbare oú le père consomme son fils : les crimes atroces qui tissent l'intrigue de philomena seraient-ils le moyen d'exorciser, en les refoulant dans un monde païen disparu, l'effroi de l'homme médiéval confronté aux perversités du désir ?.

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