Littérature générale

  • Le deuxième roman de la série. Peut-être le meilleur : le charme Belle-Epoque, Etretat, les manoirs, une énigme historico-géographique, des masques et déguisements délicieusement prévisibles, une fin mythique...

  • Cet ouvrage de vulgarisation géographique, rédigé en 1875-1876, soit six ans après Histoire d'un ruisseau, s'adresse au public jeune et au public populaire.
    Comme dans son précédent ouvrage Histoire d'un ruisseau, Elisée Reclus mêle ici l'étude scientifique, climat, géologie, flore, faune, à une réflexion morale et politique sur le progrès et le bonheur. L'exploration de la montagne se fait en compagnie d'un berger. Un classique. Originalité du sujet, charme de l'écriture : au rayon géographie, un moment de poésie au prix poche.

  • Nam, Gaw et Naoh à la recherche du feu salvateur.
    Le prototype du roman préhistorique, mille fois adapté et réédité, continue de faire rêver. Grands espaces, vie sauvage, aventures héroïques, on ne résiste pas au bonheur de vivre quelques heures dans un monde qui est l'antithèse exacte du nôtre.

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  • Elisée Reclus (1830-1905) est l'une des figures éminentes de la géographie au 19e siècle. Son oeuvre immense, entre autres sa Géographie universelle en 19 volumes, englobe la totalité du savoir de son époque. Reclus n'est pas seulement un scientifique. Comme Michelet en histoire, il donne à sa discipline une dimension poétique à travers des ouvrages de dimensions plus modestes, comme cette " Histoire d'un ruisseau ", rééditée naguère par Actes Sud et aujourd'hui épuisée.
    " L'histoire d'un ruisseau, même de celui qui naît et se perd dans la mousse, est l'histoire de l'infini. " Cette phrase, qui ouvre le livre, en fournit la clef : la description du microcosme qui vit et respire autour d'un cours d'eau, de sa naissance à sa dissolution dans les eaux du fleuve, est un moyen de mieux pénétrer et de mieux comprendre le macrocosme humain et social. Cette " histoire " nous offre l'une des premières visions authentiquement écologiques du monde.

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  • Le Suisse, plus précisément le Bernois Friedrich Dürrenmatt (1921-1990) retient de ses connaissances de l'Antiquité, de la Bible et de la Deuxième Guerre mondiale les cruautés dont l'être humain est capable. Tandis que sa peinture illustre ces tortures, son écriture dénonce les idéologies, les ambitions de pouvoir politique ou financier et les appétits de grandeur. Il relativise toutefois la portée de l'action humaine face à l'immensité de l'Univers qu'il étudie avec son télescope. Doué d'une imagination débordante et d'un humour décapant, il est tour à tour adulé et hué pour ses pièces de théâtre dont la Visite de la Vieille dame figure au panthéon de l'art dramatique. Féru de philosophie, il se consacre vers la fin de sa vie à la recherche de la liberté individuelle dans le grouillement d'un monde de plus en plus réglementé.

  • La littérature française n'est pas faite que de livres trash ou de témoignages coup de poing, non moins que d'autofictions complaisantes. Et Paris n'est pas peuplé que de Parisiens grognons ou de touristes hagards. À l'abri de la plupart des regards, tout un monde enchanté y fourmille, malicieux et sage.
    Au détour d'une rue ou d'un couloir de métro, des Buttes-Chaumont aux Tuileries, de la place des Vosges à l'avenue de Choisy, il arrive qu'on y croise un magicien, un elfe ou une naïade... et que cette créature fantasque fasse faire à votre vie des zigzags imprévus.
    Vingt-six contes, vingt-six rencontres, qui montrent qu'un zeste de magie et une pointe d'humour peuvent adoucir les peines de coeur, alléger le poids des jours, et donner aux mélancoliques le goût du bonheur.

  • Célèbre comme écrivain du voyage, Nicolas Bouvier (1929-1998) a eu pendant la plus grande partie de sa vie pour activité principale celle d'iconographe, courant moins les routes lointaines que les bibliothèques, les musées et les archives pour y dénicher des images. Du début des années 1960 à l'orée d'Internet, il prend une part active à l'essor et à la reconnaissance d'un métier qui pendant un demi-siècle aura constitué un maillon essentiel de la fabrique de l'édition illustrée.
    Le présent ouvrage rappelle l'importance de ce travail pour l'écrivain, dont les services de documentaliste vont bientôt nourrir des projets éditoriaux personnels et une activité d'historien des images populaires. Le récit de son parcours remet en lumière le rôle majeur joué par les bibliothèques dans la conservation et la diffusion des images, l'inventivité visuelle des clubs de livres et des grandes encyclopédies illustrées des années 1960, ainsi que la vivacité d'un milieu genevois particulièrement intéressé alors par les potentiels de l'image reproductible, autour de Bouvier, John Berger, Jean Mohr ou Jean Starobinski. Documenté par un fonds de 40 000 pièces conservé au Centre d'iconographie de la Bibliothèque de Genève, son itinéraire permet de faire revivre ce que signifiait la recherche des images avant l'arrivée d'Internet et de rappeler ce que ce geste désormais si quotidien a pu porter en lui de richesses, jusqu'à devenir, dans son cas, un véritable projet esthétique, historique et intellectuel.

    Ce livre répond à deux questions qui sont les deux pôles des illustrations de livres : comment la documentation iconographique inspire un auteur et pourquoi les bibliothèques sont essentielles pour la sauvegarde des images.

  • Paysages avec figures absentes est l'ouvrage que Philippe Jaccottet a le plus vendu. Un demi-siècle après sa mise au point définitive, l'étude de Laure Himy-Piéri, écrite il y a douze ans et ici réactualisée, nous replonge dans ses pages pour le sonder à nouveau. En le questionnant, elle offre à ses nombreux lecteurs un nouvel accompagnement qui leur sera précieux, que Laura Laborie a mis à jour en tenant compte des dernières publications du poète.
    La violence de l'histoire inquiète ; les personnes que nous aimons meurent. Néanmoins Jaccottet marche, oublieux de lui-même, à travers des paysages dont il goûte la beauté. Un rapport apaisé au monde est possible, et un émerveillement, à condition de se détourner du moi singulier.
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    Dans la tradition des poètes marcheurs, dont la pensée reste toujours arrimée au concret de la nature, Jaccottet se livre à des réflexions et s'étonne avec nous de l'émotion éprouvée devant la beauté.

  • Le monde est bouleversé. L'épidémie dégénère en pandémie. Le président du conseil d'administration d'une honorable firme helvétique est assassiné d'étrange manière. Un tranquille père de famille devient tueur professionnel. Des scientifiques cherchent à mettre au point un vaccin dans une concurrence acharnée. Que se passe-t-il?
    Ceux qui mènent l'enquête tentent de se rassurer, se raccrochent à ce qu'ils savent et découvrent ce qui ne devrait pas exister. Un grand projet liant les pharmas, la haute finance, l'OMS, le Haut Commissariat aux Réfugiés, des politiques d'ici et d'ailleurs, un monde prêt à tout pour imposer sa loi.
    Frank, le narrateur, raconte ce qu'il a vu, veut avertir l'humanité du danger qui la menace. Ils le laissent faire, convaincus que, de toute façon, personne n'y croira.

  • Tout le monde croit connaître le plus célèbre des Vaudois. Mais qu'est-ce qui constitue le coeur du projet littéraire de C. F. Ramuz (1878-1947)? La passion de l'absolu, qui anime chez lui le besoin ardent de découvrir, en l'Homme, ce qui demeure, sous ce qui passe. Derrière le dandy distant et sûr de lui, toisant ses lecteurs, se cache un homme fébrile qui ne songe qu'à l'élémentaire, l'universel, la beauté, la grandeur, la plénitude, la permanence, autres noms de l'être et d'un absolu dont il éprouve une nostalgie sans fin. Si Ramuz a passé sa vie à bâtir un univers clos sur lui-même, n'est-ce pas parce qu'il y voyait le seul substitut à sa portée d'une unité irrémédiablement perdue? «Asseoir l'objet passager dans l'éternité», note-t-il dans son Journal en 1943. Ramuz, ou l'écriture en quête d'immortalité...

  • Rares sont les philosophes sur le «front urbain», alors même que l'urbanisation planétaire transforme tous les territoires et les modes de vie, et multiplie les brèches qui ne cessent de grandir entre les inclus et les exclus...
    C'est à une philosophie de l'urbain qu'invite Thierry Paquot en s'attaquant à des questions trop souvent minimisées?: les portes et les murs, l'architecture de verre, les rythmes urbains, la place de ceux qui n'en ont pas (les SDF), ce qu'habiter veut dire, la rupture avec l'urbanisme, ce moment occidental de l'urbanisation productiviste...
    Pour traiter ces thèmes qui concernent chacun d'entre nous, Thierry Paquot opte pour l'écologie comme démarche qui croise les processus, la transversalité et l'interrelation.

    Deuxième édition mise à jour et augmentée.

  • Marguerite Burnat-Provins a su chanter l'amour pour son amant avec des accents très sensibles et de manière tout à fait affranchie. Le 24 juin 1906, elle rencontre à Savièse l'ingénieur sédunois Paul de Kalbermatten. Coup de foudre. En 1907, elle publie Le Livre pour toi, cent poèmes d'amour à Paul, retiré de la vente, puis édité à Paris. Qui sera suivi, en 1910, par Cantique d'été. Dans une langue ardente, elle se révèle une amoureuse passionnée. Cette relation avec Paul et les voyages qu'elle entreprend à ses côtés lui permettront un peu de dépasser les aléas de la vie, les problèmes de santé, ainsi que les difficultés à faire reconnaître son travail artistique. Après son divorce avec Adolphe Burnat, elle épousera Paul à Londres en 1910, et le couple passera deux ans en Égypte avant de s'installer à Bayonne à la veille de la Première Guerre mondiale.

  • Georges Simenon a écrit 192 romans et près de 200 romans populaires écrits d'abord sous divers pseudonymes! Tous ces romans se réfèrent à des lieux que l'écrivain a connus, de Liège à Paris et sa banlieue, en passant par le midi de la France, la Vendée, l'Afrique noire, l'Europe centrale et les États-Unis. Ce livre propose un parcours chronologique de cette oeuvre immense, constitué d'arrêts sur des romans - «Maigret» ou «romans durs» - se déroulant dans les lieux habités ou visités successivement par l'écrivain. Chaque roman choisi fait l'objet d'une présentation qui en renouvelle l'approche. Ainsi ce livre présente à la fois les grandes étapes de la vie hors du commun de Simenon en même temps que quelques-unes de ses oeuvres les plus représentatives de sa vision du monde et de son art.

  • Publié chez Grasset en 1926, La Grande Peur dans la montagne est un des premiers textes de Ramuz que le grand public français a découvert. Cette célèbre chronique montagnarde est un étonnant roman de l'angoisse face au mal, un récit qui s'empare d'une situation réaliste - un village de montagne, un pâturage délaissé en raison d'un prétendu mauvais sort, la vie à l'alpage, une maladie qui décime le troupeau - pour le colorer de fantastique et de légendaire. Superbe illustration de la fragilité de l'homme, de la force de l'amour et de la puissance de l'écriture.

  • TM

    Alexandre Friederich

    Un balayeur se raconte. Il vit pauvrement dans un squat genevois, mais son regard s'aiguise à observer ses contemporains. Après des voyages, à Mexico ou en Arles, de retour à Genève et au contact d'une coloc, il va changer. Il se met en mode active, hyperactive. Il change de monde. Mais pour quoi faire? pour devenir qui? Avec Friederich, on enjambe gaiement le récit picaresque, la réflexion philosophique et la considération sociologique. Une manière décalée, et donc féconde, de reposer frontalement les questions de la consommation et de la décroissance.
    Que signifie vivre à la marge dans un pays du trop-plein? Que signifie la pauvreté dans un pays de surabondance? Que signifie la liberté dans un pays de la surréglementation? La littérature peut dire quelque chose du réel. Sans grande théorie et sans jugement de valeur. Juste poser de bonnes questions. À vous de tenter d'y répondre.

  • Médecin, Philosophe, pédagogue, Ignaz Paul Vital Troxler (1780-1866), né dans le canton de Lucerne, est un acteur majeur mais méconnu de la Suisse du XIXe siècle. Défenseur ardent de la liberté et de la démocratie, il s'engage contre les autorités réactionnaires de son canton, puis accompagne le mouvement libéral et radical en tant que penseur de l'État fédéral en devenir. En 1848, c'est sous son influence que l'on adopte le principe d'une chambre des cantons dotée des mêmes pouvoirs que la chambre du peuple, comme aux États-Unis. Figure centrale de la construction institutionnelle de la Suisse, il est aussi un philosophe inspiré par le romantisme dont il s'est laissé pénétrer durant ses études en Allemagne. Il cherchera toujours à réconcilier l'esprit et la matière, un objectif qui guidera son activité pédagogique et médicale, qu'il prolongera par des travaux pionniers sur le crétinisme.

  • Quelle satisfaction que de marcher dans Paris pour rien d'autre que le plaisir d'observer le spectacle sans cesse renouvelé de ses rues?? Le promeneur, le badaud et le flâneur constituent un bon public?! Rien n'échappe à leur perspicacité, le flâneur paraît insatiable, il monte et descend les boulevards, pénètre dans les passages, s'attarde sur les quais, se repose un instant dans un square ou un jardin public, avant de poursuivre sa quête d'aventures, d'imprévus, de surprises... Revient-il bredouille de ses expéditions urbaines?? Non, il a toujours une anecdote à relater, un bon mot entendu ici à répéter, il sait que la flânerie, comme la définit si justement Balzac, est «?la gastronomie de l'oeil?». Bon appétit?!

    Avec des textes de Louis-Sébastien Mercier, Honoré de Balzac, Louis Huart, Paul de Kock, Auguste de Lacroix, Charles Baudelaire et George Sand.

    Choix de textes par Thierry Paquot, philosophe de l'urbain (qui signe aussi l'introduction) et Frédéric Rossi, archéologue et historien.

  • Charles-Albert Cingria a la réputation d'un auteur génial mais trop dispersé pour être lisible. Ami de Ramuz, collaborateur de la NRF, maître à penser de nombreux écrivains contemporains, il a pourtant développé, au-delà de l'apparence éclatée de sa production, une poétique d'une très forte cohérence, mélange résolument «antimoderne» (donc «moderne en liberté» comme dit Antoine Compagnon) de passion pour les troubadours, d'amour de la musique et de goût immodéré «tout simplement pour ce qui existe». On retrace ici son parcours, de son enfance dorée à sa vie vagabonde de semi-clochard parisien, en insistant sur le destin d'une oeuvre qui, quel que soit l'angle sous lequel on la prend, est une source constante d'émerveillement.

  • Jacques, le narrateur de ce roman, nous raconte sa vie à travers de multiples tableaux et d'étonnantes rencontres. Mais c'est un narrateur qui s'efface et nous présente d'abord des histoires qui l'ont structuré. Ce sont celles qui nous constituent. Dans ce roman en forme de conte, inspiré par les récits de la quête du Saint Graal et que l'on pourrait qualifier d'«initiatique», s'entrecroisent, par fragments, la vie de ce narrateur en quête de disparition, celle aussi d'une famille, d'effacement en effacement, et celle encore d'une mystérieuse confrérie, qui rassemble des personnalités disparates - piliers de bar, religieuse... - mais unies par la quête commune d'une simplicité absolue. Une simplicité où se réconcilieraient, pour s'éteindre, toutes ces histoires déchirées.

    Ce roman de mémoire, ces mémoires pour le roman d'une vie, c'est un puzzle qui s'agence dans l'amour des mots, qui sont les briques primordiales de notre construction. Au-delà du grand plaisir de lecture que ce livre procure, ce récit laisse une empreinte forte par les réflexions qu'il suscite et les questions qu'il nous pose.

  • Le premier roman de Vallotton pourrait être intitulé "Scènes de la vie parisienne". Il y raconte les ambitions et les déceptions de dynasties bourgeoises oscillant entre affaires, administration et bohème, aspirant au succès mais ne cessant de retomber dans la médiocrité. Dans la peinture de ses personnages et de leurs destins croisés, Vallotton réussit le tour de force de marier empathie et distance ironique.

    Félix Vallotton, né à Lausanne le 28 décembre 1865 et mort à Paris le 29 décembre 1925, était peintre et graveur sur bois. Proche des Nabis, il a connu très tôt le succès. Exposé dans le monde entier, il fait partie des classiques du tournant du XXe siècle. Collaborateur de la Revue blanche des frères Natanson, il a écrit deux autres romans, La vie meurtrière (1907) et Corbehaut (1918).

  • Après un quart de siècle de silence littéraire, Louis-Paul Guigues nous était revenu avec force, en 1984, grâce à deux livres: Mes agonies (Infolio, 2017) et Le Château bégayant (Infolio, 2018). Parues après ces deux récits qui marquaient un tournant dans la production littéraire de Louis-Paul Guigues, les trois nouvelles réunies dans Les Chemins des apocalypses: «Baralipton», «Le Maître du Jeu» et «Hilde», repoussent toujours plus loin les lisières du fantastique, avec ces extraordinaires personnages toujours tiraillés entre aspirations célestes et réalités terrestres. Une constante chez Guigues: la croisée des mondes.

  • De son voyage en Extrême-Orient, Pourtalès ne rapporte par seulement un récit pour Excelsior et Flammarion, mais aussi un journal, resté inédit jusqu'à aujourd'hui. Si les lieux et les événements sont identiques, le ton de ce journal intime diffère considérablement du texte paru, précisément parce qu'il n'était pas destiné à la publication. Le regard est plus direct, et le propos volontiers cru, moins «politiquement correct», dirait-on aujourd'hui. Et puis, on y découvre l'une des motivations premières du voyage: revoir à l'escale de Ceylan une femme dont l'écrivain était épris. Le séjour du couple sur l'île, leur séparation et les suites de celle-ci sont relatés à travers les yeux de l'amour déçu. Dès lors, la suite du périple en Indochine s'apparente plus à une errance qu'à un reportage.

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