Arts et spectacles

  • Le drame qui a frappé Notre-Dame en avril 2019 a suscité un extraordinaire intérêt pour la cathédrale de Paris, par-delà même les croyants et les amoureux du patrimoine. Ce mouvement, pour sympathique qu'il soit, ne laisse pas d'interroger sur les raisons de cet attachement. L'édifice est en effet aussi ancien que complexe, et son histoire oscille entre ombres et lumière. Notre-Dame, chef-d'oeuvre médiéval?? Notre-Dame, chef-d'oeuvre de Viollet-le-Duc, qui l'a modifiée au XIXe siècle pour le meilleur et pour le pire?? Entre ces deux périodes, que raconte l'édifice?? Et depuis 1860, quel a été le rôle de la cathédrale dans notre histoire collective??
    Entre sous-entendus et malentendus, l'histoire de Notre-Dame de Paris peut être revisitée, en soulignant la richesse de la pensée qui a conduit à sa construction, à ses embellissements, puis à sa restauration et à sa transmission jusqu'à nos jours. Fondé sur les documents, dont le plus ancien remonte à la fin du XIIe siècle, ce livre donne donc à voir la cathédrale au cours des âges, en suivant une chronologie qui va de l'évêque bâtisseur Maurice de Sully au général de Gaulle, le dernier « souverain » français. Il n'est ni une histoire archéologique de l'édifice, ni une histoire religieuse de ses usages, non plus une histoire politique de sa symbolique, mais bien tout cela à la fois. Car à Notre-Dame, les pierres, les hommes et les idées sont intimement mêlés au service d'une ambition stupéfiante?: incarner la France.

  • Il fut un temps où les cartes étaient rares et précieuses, dessinées et peintes à la main avec un grand soin esthétique, et où leur capacité à montrer le monde tel qu'il paraît importait plus que les calculs d'échelle et d'orientation précises. À l'aube de la Renaissance, les artistes furent ainsi les professionnels privilégiés pour la confection de cartes locales et régionales. Ils y mirent leur savoir-faire et leur ingéniosité, inventant un genre de représentation de l'espace tout à fait particulier. Celui-ci répondait aussi à la demande de leurs contemporains, car les cartes étaient commanditées dans un but pratique?: résoudre des conflits judiciaires, tracer une frontière, analyser des fortifications, projeter des travaux, commémorer des événements historiques.

    Quand les artistes dessinaient les cartes. Vues et figures de l'espace français, Moyen Âge et Renaissance retrace l'histoire de cette aventure méconnue. La centaine de cartes, vues et « figures » qui y sont présentées témoigne de la puissance d'une cartographie fondée sur des procédés visuels plutôt que sur des applications mathématiques pourtant en cours de réapparition, et nous incite à reconsidérer nos hypothèses et nos attentes en matière de cartographie : que doit représenter une carte ? À quels enjeux répond-elle ? Y a-t-il une vérité cartographique ? Dans quelle mesure les cartes anciennes ont-elles posé les bases de la cartographie que nous utilisons aujourd'hui ?

    Sous la direction de Juliette Dumasy-Rabineau, Nadine Gastaldi et Camille Serchuk

  • Cette exposition présente la rencontre picturale entre un grand peintre et un grand écrivain à l'époque où l'Europe se passionne pour l'indépendance de la Grèce.
    En mai 1824, Eugène Delacroix lit un poème de Byron, Le Giaour, et écrit dans son journal : « Faire le Giaour. » Le poème raconte une histoire d'amour, de trahison et de vengeance meurtrière dans la Grèce sous domination turque. Delacroix en fera plusieurs tableaux et une lithographie, que l'exposition permet de confronter. Grâce aux dessins et objets présentés, elle permet de porter un nouveau regard sur le processus créatif du peintre.L'exposition montre également comment des artistes, comme Hector Berlioz, Ary Scheffer ou Alexandre Dumas, ont pu illustrer Le Giaour dans tous les domaines : peinture, théâtre, musique... jusqu'au XXe siècle.

  • Avec une approche interdisciplinaire originale, à la croisée de l'architecture, des techniques et du patrimoine, Le Chantier cathédral en Europe aborde les savoir-faire techniques, mais aussi les pratiques coutumières singulières des ateliers de cathédrales. La compréhension de ces grands édifices gothiques s'appuie aussi sur leur patrimoine culturel immatériel : des compétences artisanales et des savoirs, traditionnels ou nouvellement acquis, attachés à leur construction hier, à leur restauration aujourd'hui.
    Une trentaine de spécialistes européens, chercheurs en histoire de l'architecture et des techniques, architectes, ingénieurs et professionnels du patrimoine, replacent ainsi l'élaboration de la culture architecturale et technique des cathédrales européennes dans son contexte : la préservation des techniques artisanales traditionnelles et des fondamentaux de l'apprentissage ; les formes prises par la recréation du savoir, irrigué par des influences extérieures, et par la culture de l'innovation ; la formation aux métiers, la structuration et la conduite des chantiers de cathédrales ; la sensibilité aux pratiques de la restauration monumentale et l'adaptation à une déontologie évolutive ; l'usage des supports de la pensée technique ; le soin porté enfin à la création d'un lien privilégié avec la société civile, qui joue aussi de la force des imaginaires et des représentations.

    Sous la direction d'Isabelle Chave, Étienne Faisant et Dany Sandron.
    Contributions de Stefan Albrecht, Christophe Amsler, Silvia Beltramo, Klará Benešovskà, Sabine Bengel, Maïwenn Bourdic, Stefan Bürger, Pierre-Yves Caillault, François Calame, Arianna Carannante, Isabelle Chave, Petr Chotebor, Frédéric Degenève, Matthias Deml, Frédéric Didier, Philippe Dillmann, Albert Distelrath, Nicolas Eberhardt, Yves Gallet, Jessica Gritti, Jean-Marie Guillouët, Étienne Hamon, Rafaël-Florian Helfenstein, Bruno Klein, Mathilde Lavenu, Nicolas Lefort, Pascal Liévaux, Mathieu Lours, Aline Magnien, Jean-Michel Mathonière, Francesco Repishti, Dany Sandron, Lydwine Saulnier-Pernuit, Eva Maria Seng, Marco Silvestri, Marie José Ventas Sierra, Michaël Vottero, David Wendland, Franz Zehetner, Wolfgang Zehetne.

  • Que seraient devenus Duke Ellington, Louis Armstrong, Earl Hines ou King Oliver sans les gangsters qui les employaient ? Ces mobsters et ces racketeers, souvent juifs ou siciliens, n'étaient pas aveuglés par les préjugés racistes qui empêchaient l'establishment blanc d'apprécier et de soutenir les musiciens noirs. Dans les clubs qui proliférèrent pendant la Prohibition, ils assurèrent la sécurité de l'emploi nécessaire à la constitution d'orchestres stables et à la maturation d'un style. Et ce sont les politiciens conservateurs qui, en faisant de la Mafia leur bouc émissaire, ont mis fin à l'âge d'or du jazz.

    À l'appui de cette thèse étonnante, Le Jazz et les gangsters propose une enquête et une documentation exceptionnelles, une peinture réaliste de la vie des premiers musiciens de jazz et du milieu de la pègre à la Nouvelle-Orléans, à Chicago, New York et Kansas City. Ronald L. Morris lève ainsi le voile sur un pan méconnu de l'histoire de la culture populaire. Les gangsters, conclut-il, se sont comportés avec les jazzmen comme les grands mécènes de la Renaissance : « Il n'y eut peut-être jamais, dans toute l'histoire de l'art, d'association plus -heureuse. »

  • De la tiare du Louvre aux chaises de Versailles, depuis plus d'un siècle le monde de l'art a été ébranlé par de nombreuses affaires de faux qui ont mis en cause l'autorité des experts et des marchands, et ont parfois atteint les plus honorables institutions comme le Metropolitan Museum de New York et le British Museum, le musée du Louvre et le château de Versailles. La presse s'en est emparée, le public s'en est délecté.
    Des Gauguin, Otto Dix, Léonard et autres princesses amarniennes de Shaun Greenhalgh au millier de toiles de l'avant-garde russe saisies en Allemagne, des faux Cranach, Vélasquez, Frans Hals, Corrège réalisés en Italie aux expressionnistes abstraits concoctés dans le Queens et écoulés à Manhattan par la galerie Knoedler, aucun domaine de l'art n'a été épargné.
    Les différentes histoires évoquées ici cherchent à expliquer comment les faussaires s'y prennent pour trouver le point faible des collectionneurs et des spécialistes et leur fabriquer l'objet ou le tableau « trop beau pour être vrai » dont ils rêvaient. Mais il suffit parfois d'une analyse scientifique ou d'une enquête parallèle sur d'étranges mouvements d'argent pour que le rêve devienne cauchemar.

  • La Récolte N.3 ; revue des comités de lecture de théâtre Nouv.

    La récolte La revue annuelle dédiée aux écritures théâtrales d'aujourd'hui. Dans ce troisième numéro, découvrez l'édito de Penda Diouf, une tribune de Magali Mougel & Pauline Peyrade, ainsi que huit pièces inédites de Fabien Arca, Marcos Caramés-Blanco, Caroline Leurquin, Artur Palyga, Marion Pellissier, Olivier Sylvestre, Anne-Christine Tinel et Lucie Vérot. Huit cahiers pour penser le paysage théâtral avec la complicité des auteur.rices et le regard de praticien.nes, chercheur.euses, artistes.

  • La Récolte N.2

    Collectif

    La Récolte - revue des comités de lecture de théâtre s'adresse à un public curieux de découvrir les écritures d'aujourd'hui, par-delà les cercles de connaissance et d'expertise.
    Les extraits, les articles et l'appareil critique servent à donner des éclairages différents sur le texte, plutôt qu'à imposer une lecture unilatérale. Par là, nous rendons visible les mouvements qui traversent l'écriture d'aujourd'hui, ses enjeux propres, et permettons à chaque lecteur et lectrice de construire et d'élaborer son propre chemin de lecture.
    Dans le prolongement du travail de diffusion des textes qu'effectuent toute l'année chacun de ces comités, les textes défendus dans la revue La Récolte sont disponibles sur demande, dans leur intégralité, jusqu'à publication des textes.
    Le lancement du premier numéro de la revue a eu lieu le 17 juillet 2019 à la Maison Jean-Vilar, Avignon dans le cadre du Temps des Revues - Avignon In.
    Les comités qui composent ce deuxième numéro sont : Le Poche / GVE (Genève), À mots découverts (Paris), Jeunes textes en liberté (Paris et Nouvelle-Aquitaine), La Comédie de Caen, Texte en cours (Montpellier), le Théâtre de l'Éphémère (Le Mans), le Théâtre de la Tête Noire (Saran), Troisième Bureau (Grenoble).

  • Bienvenue à Orsay, une ancienne gare devenue un somptueux musée dans lequel Christos Markogiannakis vous convie à un voyage très particulier... un voyage à travers l'histoire et la mythologie au cours duquel vous croiserez meurtriers de masse, harceleurs, familles maudites, cannibales et tueuses en série. Dans ce lieu riche d'innombrables chefs-d'oeuvre, le meurtre s'affiche en effet à chaque étage, dans chaque recoin, comme une terrible forme d'art !
    En appliquant les principes de la criminologie et de l'histoire de l'art pour une analyse « criminartistique », Scènes de crime à Orsay se propose d'étudier et d'interpréter une trentaine d'oeuvres. Elles ont pour auteur des artistes aussi prestigieux que Moreau, Cézanne, Carpeaux ou encore Rodin, et elles ont toutes un point commun : elles représentent des meurtres.
    Chaque oeuvre sera traitée comme une scène de crime et donnera lieu à une enquête fouillée s'inspirant des principes des équipes judiciaires et médicolégales.
    De quelle typologie le meurtre relève-t-il ? Quels en sont les enjeux factuels et historiques ? Qui sont les victimes ? Et surtout, quel portrait peut-on tracer des coupables ? Quel est leur profil, leur background, leur mobile ? Des réponses apportées à ces questions dépendra la possibilité de faire éclater la vérité au grand jour.

    L'ouvrage contient plus de 80 illustrations.

  • Au sein de l'histoire longue du métier d'architecte, la période moderne occupe une place cruciale en Europe. Succédant aux « maîtres des oeuvres » du Moyen Âge et précédant les professionnels diplômés de l'époque contemporaine, l'architecte sort alors de la seule sphère de la construction et des arts pour s'imposer comme une figure de premier plan dans la société.Dans le prolongement du catalogue de l'exposition Dessiner pour bâtir, le métier d'architecte au XVIIe siècle (Archives nationales-Le Passage, Paris, 2017), huit historiens et historiens de l'art explorent ici différentes facettes de cette évolution : distinction croissante des responsabilités sur le chantier, passage de l'atelier à l'agence, nouvelles formes de production et de diffusion du dessin d'architecture, développement de la théorie et apparition de l'enseignement, enfin affirmation de l'image sociale de l'architecte.


    Sous la direction d'Alexandre Cojannot et d'Alexandre Gady.
    Auteurs : Basile Baudez (Princeton University), Robert Carvais (cnrs-université Paris-Nanterre), Alexandre Cojannot (Archives nationales), Étienne Faisant (labex ehne), Guillaume Fonkenell (musée national de la Renaissance), Alexandre Gady (Sorbonne Université), Claude Mignot (Sorbonne Université) et Martin Olin (Nationalmuseum, Stockholm).

  • Bienvenue au Louvre, un univers où, sur toile, dans le marbre ou l'argile, le meurtre est présent dans chaque recoin du musée...
    En appliquant les principes de la criminologie et de l'histoire de l'art pour une analyse « criminartistique », Scènes de crime au Louvre se propose d'étudier et d'interpréter un choix d'une trentaine d'oeuvres d'art. Toutes sont d'époques et de styles très différents, mais toutes, des amphores de la Grèce ancienne aux peintures françaises du XIXe siècle, des toiles de Rubens à celles de Delacroix, David ou Ingres, ont une chose en commun : représenter des meurtres, qu'ils soient mythologiques ou historiques, leurs protagonistes, leurs histoires.
    Chaque oeuvre sera traitée comme une scène de crime et donnera lieu à une enquête fouillée s'inspirant des principes des équipes judiciaires et médicolégales.
    De quelle typologie le meurtre relève-t-il ? Quels en sont les enjeux factuels et historiques ? Qui sont les victimes ? Et surtout, quel portrait peut-on tracer des coupables ? Quel est leur profil, leur background, leur alibi ? Des réponses apportées à ces questions dépendra la possibilité de faire éclater la vérité au grand jour.

  • Dans Rubens, des camées antiques à la galerie Médicis, Marianne Cojannot-Le Blanc, spécialiste de l'histoire de la peinture au xviie siècle et Évelyne Prioux, spécialiste des arts de l'Antiquité, ont choisi de réunir leurs compétences pour mettre en évidence un élément déterminant pour l'interprétation de l'oeuvre de Pierre Paul Rubens (1577-1640) : les camées antiques, ces gemmes gravées d'une extraordinaire finesse et qualité, ont constitué pour l'artiste, dont l'activité était placée pour l'essentiel sous le signe de la peinture d'histoire, un modèle de substitution face à la disparition presque complète de la peinture antique à son époque. Et ce modèle est la source implicite de l'un de ses cycles les plus fameux, la galerie Médicis, c'est-à-dire la suite spectaculaire de vingt-quatre tableaux peints pour la reine Marie de Médicis pour le palais du Luxembourg à Paris (tableaux aujourd'hui conservés au musée du Louvre).
    Pour le comprendre, il faut consentir à circuler non seulement entre l'Antiquité et le XVIIe siècle, mais encore entre la peinture et les pierres gravées, entre les très grands et très petits formats, entre l'univers de la création et celui de la collection d'objets précieux. Rubens en effet collectionna avec un discernement remarquable des pierres gravées antiques proposant une iconographie politique complexe au moment où il était lui-même confronté à un exercice nouveau : l'invention originale d'un cycle pictural à la gloire de Marie de Médicis. Car s'il existait des conventions en matière de célébration épique d'un roi (scènes de batailles, triomphes, etc.), celle d'une reine supposait l'invention d'une iconographie inédite. Tâche dont Rubens s'acquitta de manière saisissante.

  • Le thème de l'atelier de l'artiste, lieu de conception, espace secret où s'établit l'alchimie de la création, a inspiré bien des oeuvres littéraires, picturales et philosophiques. Au sein du dernier atelier et appartement d'Eugène Delacroix, ce sujet fructueux prend une résonance singulière. Que demeure-t-il de cet esprit de création dans l'espace du musée ? Comment rendre perceptible l'esprit d'invention qui a présidé à la conception de l'oeuvre ?

    Cet ouvrage propose de questionner l'espace de l'atelier et d'analyser le processus créatif d'Eugène Delacroix, peintre, dessinateur et écrivain, en associant des oeuvres achevées et leurs études préparatoires, en lien également avec les objets, plâtres, estampes ou photographies qui les ont nourries en entrant dans l'espace de l'atelier. Ces ensembles sont reproduits dans le présent ouvrage et mis en lumière par les textes d'auteurs confirmés, spécialistes de l'oeuvre de Delacroix et de l'analyse artistique.

    Une invitation a été lancée à trois jeunes artistes contemporains, dont l'admiration pour Delacroix et son oeuvre et l'intérêt pour l'espace de l'atelier nourrissent l'inspiration. Anne-Lise Broyer, Laurent Pernot et Jérôme Zonder portent ainsi leur regard original et actuel sur ce thème en insérant leurs oeuvres dans l'espace de l'exposition.

    Lieu de mémoire, le musée Delacroix devient également un lieu de vie et de transmission.



    Contributions de : Héloïse Bernard, Léa Bismuth, Dominique de Font-Réaulx, Xavier Greffe, Michèle Hannoosh, David O'Brien et Bertrand Tillier.

  • En octobre 1886, Nantes organise un grand salon d'art qui expose, cours Saint-André, près de 1 800 oeuvres : peintures, dessins, gravures, sculptures. Parmi les artistes, figurent des grands noms académiques de l'époque comme Delaunay, Gérôme ou Merson, mais aussi l'avant-garde qui marquera l'histoire de l'art : Renoir, Sisley, Seurat, Guillaumin, Stevens, Rodin, dont les oeuvres viennent d'être présentées à la dernière exposition impressionniste de Paris.
    L'ombre de Monet, qui séjournait alors à Belle-Île-en-Mer, plane sur le salon, et les impressionnistes, se plaisant à déclencher de véritables polémiques dans la presse locale, font scandale. Le public, choqué, accourt alors que les critiques saluent cet événement qui bouleverse les mentalités mais aussi le goût des collectionneurs.
    L'ouvrage, richement illustré, rassemble plusieurs essais originaux des meilleurs spécialistes de la période, ainsi que des notices détaillées des oeuvres les plus belles et les plus importantes présentées lors de ce salon qui fit date. Montrant de nouveaux chemins esthétiques, il incarne l'irruption tumultueuse de la modernité à Nantes, à partir de laquelle l'académisme laissera progressivement la place à d'autres formes plus audacieuses, comme l'impressionnisme ou le symbolisme.
    Nantes, 1886 : le scandale impressionniste est le catalogue de l'exposition qui se tiendra du 12 octobre 2018 au 13 janvier 2019 au Musée d'arts de Nantes.

    Direction éditoriale?: Cyrille Sciama. Textes de Dominique Lobstein, Catherine Méneux, Sylvie Patry, Béatrice Riou, Cyrille Sciama, Paolo Serafini, Elpida Vouitsis.
    Ouvrage publié en coédition avec le Musée d'arts de Nantes

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  • Voler La Joconde ? Et pourquoi pas la tour Eiffel ! Le 21 août 1911, le table au est dérobé au musée du Louvre. On croit d'abord à une farce. Puis l'évidence du vol criminel s'impose. C'est alors dans le monde entier un déferlement de stupeur et d'indignation. Et bientôt un immense éclat de rire. La police et la justice s'essoufflent, les pistes se multiplient à Paris, à Londres, à Bruxelles, à Berlin. On néglige au passage un indice capital, l'empreinte digitale laissée par le voleur sur la vitre du tableau... Tandis que l'extrême droite agite le spectre du « complot juif », Picasso est inquiété, Apollinaire jeté en prison. Et Monna Lisa devient une héroïne populaire. Quand, en 1913, on retrouve enfin le tableau à Florence, le voleur, un ouvrier italien, ne semble pas à la hauteur du crime.
    C'est le vol le plus audacieux de l'Histoire que raconte cet ouvrage, fondé sur une enquête dans les archives et la presse de l'époque. C'est aussi une énigme, à laquelle il propose enfin une solution. Qui était donc cet Allemand si assidu au Louvre avant le vol ? Un espion ? Un escroc ?...

  • Avec plus de 200 photographies originales et rarissimes, prises entre 1910 et 1939 à la naissance des studios à Paris, Berlin et Hollywood, Tournages nous plonge dans l'atmosphère fascinante et oubliée de l'époque du muet et des premiers pas du parlant, à la rencontre des grands maîtres du cinéma : David W. Griffith, Cecil B. DeMille, Friedrich W. Murnau, Fritz Lang, Erich von Stroheim, Ernst Lubitsch, Abel Gance, René Clair, Jean Renoir... Sur les plateaux de films légendaires tels Intolérance, Napoléon, Metropolis, Ben Hur, L'Aurore ou L'Ange bleu, l'occasion de retrouver les plus grands acteurs que furent Marlene Dietrich, Greta Garbo, Clark Gable, Ingrid Bergman, John Wayne, Cary Grant, Katharine Hepburn, Michel Simon, Maurice Chevalier... l'occasion aussi de redécouvrir à leur origine le métier d'opérateur, les conditions de tournage, les techniques de décors, ou encore les relations entre cinéastes, acteurs et techniciens sur le plateau. Ces vintages uniques proviennent de la collection de la Cinémathèque française et d'une collection privée : le fonds Isabelle Champion.

  • Cinéaste éclectique, passant sans difficulté d'un genre à l'autre, Steven Spielberg a trop souvent la réputation d'un réalisateur de grand talent mais aux idées simples, voire pauvres. Or, un examen un tant soit peu attentif de ses films révèle une véritable profondeur de pensée. Humaniste convaincu, Spielberg n'en reste pas moins obsédé par l'inhumain mais révèle un optimisme teinté de pessimisme, une lumière voilée par les ténèbres. L'étude d'un corpus circonscrit permet de mettre au jour une éthique et une métaphysique nuancées : loin de tout dogmatisme, l'humanisme spielbergien veut croire en l'homme, tout en étant lucide sur la difficulté d'une réconciliation de ce dernier avec lui-même et avec le monde.

    Sur commande
  • Delacroix. Objets dans la peinture, souvenir du Maroc présente les objets rapportés par Delacroix de son voyage en Afrique du Nord en 1832 au regard d'oeuvres - peintures, dessins et gravures - où il avait choisi de les représenter. L'ouvrage permet ainsi, en mettant en valeur cette part insigne de la collection permanente du musée Delacroix, d'étudier la part réaliste et fantasmagorique de l'oeuvre orientaliste de l'artiste.
    Dès avant son voyage au Maroc, Delacroix avait, comme bien des jeunes artistes de son époque, réalisé des oeuvres à l'inspiration orientale, pour lesquelles il avait acquis, sur le marché parisien, accessoires, objets et vêtements qui créèrent un premier ensemble, auquel vinrent s'ajouter les objets achetés au Maroc. Et si ce voyage fut, pour ce jeune homme ébloui, l'occasion de concevoir des centaines de croquis et d'aquarelles « sur le vif », il revint tout au long de sa carrière, jusqu'à sa mort en 1863, à ces sujets orientaux où, au souvenir du Maroc, se mêlait une vision imaginaire et sensible nourrie par la littérature et la musique de son temps. Aussi ces objets que l'artiste avait rassemblés dans son atelier doivent-ils être interrogés autant comme des souvenirs du Maroc que comme les signes de son attachement à un imaginaire oriental.

    Sous la direction de Dominique de Font-Réaulx, directrice du musée national Eugène Delacroix. Avec des textes de Dominique de Font-Réaulx, Stéphane Guégan, conservateur au musée d'Orsay, Emmanuel Hecre, Christine Peltre, Marie-Pierre Salé, conservateur en chef au département des Arts graphiques du musée du Louvre.

  • Le nom de François Mansart (1598-1666) est connu de tous parce qu'on lui attribue, indûment, l'invention des mansardes, mais son oeuvre est méconnue, et souvent confondue avec celle de son petit-neveu, Jules Hardouin-Mansart, l'architecte de Louis XIV, qu'on appelle aussi « Monsieur Mansart ».

    Aujourd'hui on commence à replacer François au premier plan, pour son invention graphique et sa recherche passionnée de la forme parfaite. Ses dessins, dont l'étourdissant dossier constitué à la demande de Colbert pour achever le Louvre, permettent d'entrer, en quelque sorte, dans son atelier, et de voir naître ses projets sophistiqués qui plaisent aux précieuses de son temps.

    À l'occasion de la commémoration du 350e anniversaire de sa mort, François Mansart, un architecte artiste au siècle de Louis XIII et de Louis XIV entend offrir au grand public la synthèse des connaissances renouvelées par les recherches récentes. Dans une enquête passionnée, Claude Mignot, l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire de l'architecture, suit les thèmes dominants de sa poétique spatiale et propose une lecture des édifices les plus célèbres de l'artiste : la ravissante chapelle « en rotonde » de la Visitation rue Saint-Antoine, le château neuf de Blois, le château de Maisons, son chef-d'oeuvre, l'hôtel de Guénégaud des Brosses avec son spectaculaire escalier à volées suspendues, ou encore le Val-de-Grâce, dont l'achèvement lui échappe.

    Un catalogue des oeuvres de François Mansart, établi par Joëlle Barreau et Étienne Faisant, docteurs en histoire de l'art, complète cette relecture de l'oeuvre de celui que ses contemporains considèrent comme le « plus galant et un des meilleurs de nos architectes ».

  • Encore un livre sur Versailles ? Non. Enfin un livre sur Versailles ! Edifice majeur de l'art français, monument identitaire du patrimoine national, icône du tourisme de masse. Versailles est tout cela à la fois. Mais peut-on encore regarder cet édifice trop célèbre, trop vu, trop visité ? Le revisiter ? Fuir les clichés - au sens propre comme au figuré ? C'est le pari de ce livre, qui renonce à la photographie couleur et à ses charmes trompeurs, pour s'adonner aux délices de l'image dessinée, gravée et peinte. Versailles vu par ceux-là mêmes qui l'ont représenté tout au long de son histoire.
    Suivant un parti chronologique, le plus efficace pour comprendre cette machine si complexe, l'ouvrage est solidement structuré par une série d'introductions qui mettent toujours l'édifice en perspective ; mais surtout, il donne à voir les plus belles images de Versailles, réalisées par les plus grands artistes, qui, d'Israël Silvestre ou Charles le Brun à Auguste Renoir, ont choisi de représenter ce lieu unique au monde. Chacune de ces images a besoin d'être lue et analysée, à la fois comme une source et comme une oeuvre d'art : apprendre à voir Versailles, tel est l'enjeu inédit de ce livre original.

  • Siècle du triomphe de l'industrie, du charbon et du chemin de fer, le XIXe siècle a cultivé tout comme nous la nostalgie de la Nature. Ce n'est pas le moindre paradoxe de la carrière de Delacroix, que l'auteur de l'icône absolue du combat révolutionnaire - La Liberté guidant le Peuple, 28 juillet 1830 - ait voulu présenter au Salon de 1849, au lendemain d'une nouvelle révolution, cinq tableaux de fleurs.
    Habitué du parc du château de Nohant où l'invitait George Sand, Delacroix acquit ensuite une petite maison dans le village de Champrosay pour s'y reposer seul, dans le calme de son jardin, et se promener en forêt de Sénart. C'est aussi la jouissance d'un jardin privé qui l'incita à s'installer dans l'appartement de la rue de Fürstenberg en 1857. À l'occasion de la rénovation de cet enclos secret, niché au coeur de l'îlot où le peintre bâtit son atelier, Des fleurs en hiver, Delacroix, Othoniel, Creten présente les principaux tableaux de fleurs de l'artiste et ses plus belles aquarelles, provenant de musées et de collections d'Europe et des Etats-Unis.
    Cette présentation exceptionnelle est accompagnée de celle d'oeuvres de deux artistes actuels de renom qui placent les fleurs au coeur de leur inspiration : Jean-Michel Othoniel, le créateur du Kiosque des noctambules à l'entrée du métro Palais-Royal et dont la rétrospective vient de remporter un immense succès au Centre Georges Pompidou, et Johan Creten, sculpteur dont les créations pour la manufacture de Sèvres comptent parmi les interventions les plus remarquées de ces dernières années dans le domaine de la céramique contemporaine.
    Le parallèle ne vise pas à être détonnant mais à illustrer la permanence de l'inspiration florale, au XIXe comme au XXIe siècle, chez des artistes aux parcours pleinement inscrits dans leur temps.
    Ouvrage publié en coédition avec Musée du Louvre éditions.

    Sur commande
  • Delacroix s'installa rue de Fürstenberg en 1857 ; il eut la possibilité de faire construire, dans le jardin dont il avait l'usage, un atelier de belles dimensions où il travailla à ses dernières créations. Pour son seul agrément, puisqu'elle donnait sur le jardin, il choisit d'orner la belle façade, rythmée à l'image de celles des demeures néoclassiques anglaises, de moulages d'ouvres antiques. Associant Athènes et Rome, les luttes menées par Thésée et l'harmonie offertes par les beaux-arts, l'instant du combat et l'éternité de la création artistique, cette façade du dernier atelier du peintre compose une sorte de programme intime, en hommage à l'Antiquité secrète de Delacroix. L'année de son installation fut aussi celle, enfin, après six échecs, de son élection à l'Académie des beaux-arts. Il commença, alors, la rédaction d'un Dictionnaire des beaux-arts, ouvrage à la grande ambition théorique, qu'il n'acheva pas.

    Conçu en lien avec l'exposition présentée au musée Delacroix, le présent ouvrage, richement illustré, réunit un ensemble de textes inédits des meilleurs spécialistes de l'antiquité grecque, de l'étude des représentations antiques - moulages et photographies -, de la littérature, de l'art de Delacroix - peintre, écrivain et théoricien -, autour d'un sujet encore rarement étudié dans l'ouvre de l'artiste, considéré souvent comme le maître du mouvement romantique. Leurs essais, enrichis de notices sur les ouvres présentées, proposent un regard renouvelé sur la création du peintre.

    Sous la direction de Dominique de Font-Réaulx, conservateur général, directrice du musée Eugène-Delacroix.

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