Religion & Esotérisme

  • Depuis les attentats du 11 septembre 2001 et ceux de Charlie Hebdo et du Bataclan, l'islam a été planétairement mis à l'index, et les musulmans ont été tenus de justifier de leur bonne foi. En Occident, cette religion inspire parfois la suspicion voire l'incompréhension, et les débats qui l'abordent sont légion.

    Malek Chebel aborde ici avec la plus grande liberté l'ensemble des questions, même difficiles, qui ont trait à l'islam, comme le réformisme musulman, la répudiation des femmes, le voile ou la sexualité. Mais cet authentique vagabondage amoureux est aussi un livre d'histoires et un recueil de plaisirs dont les entrées sont autant d'invitations au voyage : désert, littérature, peinture, Alhambra... Lettre après lettre, il décline les mille et un raffinements qui fascinent tant.

    Anthropologue des religions et spécialiste du monde arabe, Malek Chebel a illustré et défendu à travers ses divers ouvrages, qui sont tous des références, une conception de l'islam compatible avec la modernité.

  • " J'ai appris à devenir curieux - c'est-à-dire, en fait, amoureux du judaïsme, de son histoire, de sa façon de penser, de ce qu'il dit du monde, de ce qu'il permet aussi de penser, de comprendre, d'imaginer, J'aime aussi la façon dont il accueille toutes les critiques et dont il doute sans cesse de lui-même. J'aime la façon dont il me fait réfléchir, comme beaucoup d'autres grandes cosmogonies, aux grands invariants du monde ; j'aime encore les histoires de tant de personnages de la Bible et de l'histoire, fidèles à leur foi jusqu'à la quitter ou paraître le faire ; j'aime enfin ces petites histoires qu'on appelle juives, éclairantes autodérisions. Enfin, et peut-être surtout, j'apprécie dans le judaïsme qu'il ne soit pas jaloux, mais tolère bien d'autres amours. "

  • L'histoire de la papauté comme on ne l'avait jamais racontée ! Explorant depuis plus de dix ans les « secrets » du Vatican, le journaliste Bernard Lecomte nous entraîne dans une incroyable promenade au coeur de la plus grande et la plus ancienne institution du monde, l'Eglise catholique, qu'ont dirigée, en deux mille ans, quelque 266 papes. De Saint Pierre au pape François, ces personnages tous différents - des saints, des martyrs, des héros, des chefs de guerre, des génies, des lâches, des tyrans, des jouisseurs - ont incarné l'Evangile, transmis la Révélation, combattu des hérésies, conquis des territoires, lancé des croisades, couronné des empereurs, inspiré les artistes, lutté contre le progrès, sauvegardé la paix, nourri des polémiques, etc.

  • « Dans l'esprit de la collection des Dictionnaires amoureux, je suis parti à la rencontre de Jésus de Nazareth. Etre « amoureux » de lui est un sentiment intime qui engage l'être entier, mobilise ses émotions les plus profondes, où le mot prend, me semble-t-il, sa pleine dimension, puisqu'il se mesure à la transcendance. Cela dépasse l'amour d'un paysage, d'une musique ou d'un héros, mort depuis longtemps. Pour le chrétien que je suis, Jésus est une personne vivante, le Dieu fait chair venu apporter le Salut au monde. Parler de lui, c'est évoquer en historien le singulier rabbi juif du premier siècle de notre ère, qui parcourait les routes de Galilée en compagnie de ses disciples, appelant à l'amour du prochain et annonçant la venue du Royaume, mais aussi, en croyant, le Christ ressuscité, que l'on ne rencontre vraiment que dans une dimension de foi. Croire, c'est être relié, au coeur même de son être, à une mystérieuse source d'eau vive. C'est une chance, une grâce. » J.-C. Petitfils

  • La Bible de mes dix ans se résumait à un mince petit ouvrage cartonné, L'Histoire sainte, qui racontait les relations agitées de quelques héros de temps très anciens et d'un Dieu interventionniste qui se disait lui-même jaloux et prompt à la colère. Des décennies plus tard, ma Bible d'homme parle du (et au) monde entier. Amoureuse et nomade, elle m'a entraîné en Terre sainte, chez les imprimeurs du ghetto de Venise, à Doura Europos, dans les champs de coton de la Bible beit, à Babylone, sur les pentes du mont Ararat, chez les Amish, dans les grottes de Qumran, sur les traces des chasseurs d'Éden qui traquent sans relâche le Paradis perdu d'Adam et Eve, etc. Mes étoiles pour ce grand voyage dans le temps et dans l'espace ont été toutes ces Bibles dont la vie m'a permis de tourner les pages: la Bible des pauvres, la Bible du Diable, la Bible paysanne, la Bible de Voltaire, la Bible d'argent, la Bible de Marcel Carné, la Bible du dernier des Mohicans, la Bible low cost, la Bible de l'Homme noir qui assure que, de Moïse à Jésus, tous les personnages bibliques étaient noirs, sans oublier la Bible des Gédéons et enfin la bouleversante Bible-vitrail que Chagall fit en mémoire d'une jeune fille noyée.

  • Le catholicisme romain a enfanté puis mis en forme toutes les figures de l'imaginaire occidental. On lui doit notre éthique. notre métaphysique, notre esthétique, notre rapport à la féminité, nos aspirations idéales. Le cloître, le vitrail. Don Rodrigue et lion Quichotte, l'an depuis le roman jusqu'au baroque, le monachisme, les mystiques d'Avilit et les docteurs des grandes universités, les semaines saintes i Séville, les anges, le grégorien, les utopies politiques : le patrimoine spirituel et culturel du catholicisme est d'une variété et d'une fécondité extraordinaires. Au-delà des apparences d'une institution aux péripéties historiques fabuleuses, son universalisme continue de rayonner. Cet abécédaire effeuille avec tendresse. humour et gratitude les aspects les plus insolites et les visages les plus émouvants de la religion catholique.

  • Après plusieurs millénaires d'esprits malfaisants, de démons tourmenteurs, le christianisme a inventé le Diable, héritier du Serpent et des Satans de la Bible.
    Le diable a droit à notre reconnaissance, car il prend à sa charge le Mal dans la vie et dans l'histoire, qui est l'oeuvre de la diabolique espèce humaine.
    Les démons et le diable n'ont pas cessé de nous hanter. On y croit ou pas, mais ce rusé se sert même de l'incroyance, affirmant, avec Dostoïevsky et Baudelaire, qu'il est plus fort encore s'il n'existe pas.
    Entre superstition, religion et réalité, il joue tous les rôles: bourreau, victime fantasme, tentation, péché, plaisir, malheur. On le décrit, on l'évoque, on le représente, on le fait parler et chanter. Ecrivains, poètes, peintres, musiciens, si l'on doute de lui, le font exister.. Avec Dieu pour complice, l'Enfer pour royaume, il se manifeste dans la vie, dans l'Histoire, dans la culture. On le traque et on le célèbre à la fois en chassant les sorcières et en diabolisant ce que l'on craint ; d'autres l'adorent.
    Aujourd'hui,on le combat, on l'exorcise ou on l'adore. Des catholiques les plus conservateurs aux satanistes, on y croit dur comme fer, et lorsqu'on doute, les maléfices humains appellent sa vraisemblance. De A jusqu'à Z, ce sont des univers culturels fascinants que l'Esprit du Mal anime.

  • Confrérie de notables, club de pensée, école de réflexion, ersatz laïque de la religion... que n'a-t-on écrit sur la Franc-maçonnerie ? En fait, l'originalité de la Franc-maçonnerie tient à sa nature même de société initiatique et à ses méthodes. Elle n'est ni une secte car elle n'a pas de doctrine à imposer aux autres hommes, ni un parti car elle ne cherche pas à conquérir le pouvoir, ni une église car si elle se veut universelle, son prosélytisme est limité et surtout n'exclut aucune croyance. D'Abd El-Kader à Jean Zay, le choix des entrées consacrées à l'histoire, aux mots, à la symbolique mais aussi aux figures emblématiques de la Franc-maçonnerie est significatif de l'écriture de ce Dictionnaire Amoureux. Il est tout à la fois didactique et personnel.

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