Points

  • « Bagarre : En Bretagne, jadis, il y avait des bagarres de bistrot assez marrantes. C'était du rugby sans arbitre.
    Oisiveté : J'adore. J'ai des rendez-vous avec moi. Je peux faire des kilomètres (des miles) pour aller retrouver une lumière, seulement une lumière, rien qu'une lumière. » Tour à tour poète, critique, humoriste, moraliste, Olivier de Kersauson se dévoile à travers ce dictionnaire très personnel, posant un regard sans détour sur notre époque, sur son enfance, ses désirs et ses rêves, en essayiste et en conteur. Ses écrits évoquent un monde complètement disparu et dessinent la philosophie d'un aventurier, libre dans tous les sens du terme.

  • Stéphane De Groodt se livre à une série de traits d'esprit métaphoriques, sous forme de dédicaces et de pensées fugaces. En parfait jongleur de mots, il s'adonne avec un plaisir non dissimulé à des jeux de mots aussi facétieux que poétiques. On y retrouve tout l'esprit et la verve des chroniques télévisées qui l'ont rendu célèbre.

  • FRAGMENTS.
    « La vraie vie est absente. » Mot d'ordre politique, cette phrase de Rimbaud a été citée, chantée, taguée, reproduite et traduite dans toutes les langues.
    Pour approcher Rimbaud, auteur complexe et parfois sibyllin, ce petit livre se propose de réunir les « fragments » essentiels de l'oeuvre - formules, aphorismes ou « phrases ».
    Rimbaud lui-même semble avoir consenti à cette lecture fragmentaire. Il évoque ses « fraguemants » en prose et Verlaine mentionne également sa « série de superbes fragments ».
    Grâce à ces « jeux de cartes », Rimbaud devient plus accessible, plus « pop », sans perdre en complexité. On se met à le lire comme les Fables de La Fontaine, succession de textes sans ordre, ou dans le désordre, comme les Pensées de Pascal.
    Ce Rimbaud « liquide » et « fluide » gagne en éclat. Le plus grand poète français retrouve sa liberté grâce à cette lecture en morceaux.

    LE « RAINBOW ».
    Dissimulé au revers de ce petit livre, le « Rainbow » est un dictionnaire homo-érotique hardi. Ce lexique inédit contient « quelques ressources dangereuses ». Véritable « enfer » - au sens où on employait le terme dans les réserves, interdites au public, de la Bibliothèque nationale -, il réunit de nombreux mots et codes « homosexuels » qui figurent dans l'oeuvre de Rimbaud.
    Un tel glossaire, jugé obscène, eût été interdit par les Académies il y a quelques décennies ; trop incorrect, il serait encore sanctionné par l'Université aujourd'hui, si on laissait les « assis » et les « bureaux » seuls juges de la littérature. Longtemps, ce Rimbaud-là a été mis à l'index. Il est grand temps de le libérer.
    Rimbaud nous avait prévenu en dissimulant son beau secret : « J'ai seul la clef de cette parade sauvage. » Un code décrypté ici pour la première fois.

  • « Fumi : Les fumis sont les bougies que les groupes de supporters allument chaque fois que c'est leur anniversaire, mais ils comptent mal, parce qu'il y en a toujours beaucoup plus que d'années d'existence. » Journaliste à L'Équipe, spécialiste des stades et amoureux du ballon rond, Vincent Duluc nous ouvre le monde du football à travers le vocabulaire qui en fait la sève. Il commente sur un ton léger et malicieux les savoureuses expressions qui y circulent, de Zone mixte à Bien en place, avec toute la pertinence du fin connaisseur et du passionné.

  • « Et vous n'entendez pas les trains ? » demande-t-on à ce couple qui vient d'emménager près de la gare.
    « J'dis ça, j'dis rien. » conclut-on quand on n'en pense pas moins.
    Perfides, les petites phrases que Philippe Delerm est allé glaner le sont assurément. Mais souvent aussi mélancoliques, comme lorsqu'on coupe un moment émouvant par un pudique : « Tais-toi, tu vas dire des bêtises... ».
    Spectateur de la comédie humaine, à la ville comme au village, Delerm laisse éclater son talent et sa drôlerie dans ce livre qui compte certainement parmi ses meilleurs.

  • « Comme tous les gamins, j'adorais percevoir par bribes un sentiment d'infinitude, que je n'ai jamais retrouvé depuis. Vers trois-quatre ans, je me laissais aller à imaginer ce que les mots toujours et partout pouvaient représenter, et parfois je sentais quelque chose... Puis j'ai perdu l'habitude, et à cinq ans, je suis devenue terre à terre ».

    D'ouvrier à sorcière en passant par sexy ou bon bien, Jeanne Cherhal célèbre les mots qui traversent sa vie dans un glossaire très personnel et plein d'humour. Comme autant d'autoportraits, ses quarante mots convoquent le sel de l'enfance et révèlent l'audace, la tendresse et le féminisme profond d'une artiste en liberté.

  • Faut-il sabler le champagne... ou le sabrer ? Pourquoi un Belge en tutu n'est-il pas un flamant rose ? C'est quoi, un odonyme ? D'où vient la mouche du coche ? Doit-on rougir d'avoir lâché un zeugme ?
    La langue n'a pas fini de nous surprendre. Il y a celle qui s'agite dans notre bouche, qui nous permet à la fois de parler et de déguster, et celle que nous appelons notre langue maternelle, le français, avec ses conjugaisons tarabiscotées, ses liaisons dangereuses et ses étymologies surprenantes.
    Autant de bonbons emballés dans ce livre pour la gourmandise des amis des mots.

  • « C'est un assoupissement, une langueur, un abandon. Poire : on biberonne la consonne initiale, comme le fumeur de pipe ranime son foyer à petits pops. Déjà on descend vers le moelleux grave d'un intermède vocalique chaud et souple, vers un r en sommeil, un e de confort sourd. Poire. C'est la fin de l'été, le début de l'automne. Il y a dans la lumière une mollesse blonde, une sensualité penchée ».

    Les mots sont truculents. Les mots sont savoureux. Les mots sont mélancoliques, surprenants, drôles ou érotiques. Entre humour et poésie, Philippe Delerm dresse la liste de ses préférés et raconte leur histoire.
    Il y a ceux qu'on susurre, et ceux qu'on garde en bouche pour le plaisir. Il y a les timides à qui on fait la courte échelle parce qu'ils sont trop discrets. Et les fanfarons qui roulent des mécaniques.
    Tous ces mots sont notre famille, notre patrimoine. Ils racontent comme personne notre vie, nos mille instants vécus.

    Édition augmentée : 7 nouveaux textes.

  • « Envers l'accord du participe passé, notre société mêle révérence résignée, enseignement par routine, usage incompris, désinvolture mal assumée. Croyants, mais peu pratiquants, nous célébrons une énigme. Comment en est-on arrivé là ? C'est ce que nous allons voir. » Le linguiste Bernard Cerquiglini nous plonge dans l'histoire de l'accord du participe passé ; elle tient du roman. Il montre que ce fragment de syntaxe est, depuis des siècles, une question primordiale de la grammaire française, une source de controverses, l'emblème de la norme.

    Une lecture passionnante qui, déconstruisant le mythe d'une prétendue difficulté insurmontable, donne les clés de cet accord et du plaisir qu'on peut y prendre.

  • Pourquoi les Bourbons prennent-ils un « s » quand les Macron n'y ont pas droit ? Pourquoi le nom de Charles de Gaulle est-il un aptonyme ?

    Amis des mots, vous le savez, le français est une langue compliquée mais elle est aussi savoureuse, acidulée, colorée, sucrée... comme un bonbon ! Toutes ses bizarreries, ses règles alambiquées et ses exceptions sans fin sont autant de friandises.

    Au fil de ce livre, je vous raconte ces erreurs qui sont entrées dans le dictionnaire et lève le voile sur des accords qui causent bien des désaccords. Vous apprendrez aussi à résoudre le casse-tête des prépositions et percerez le secret des calembours.

    Régalez-vous, la boîte de bonbons est ouverte !
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  • Muriel Gilbert dévoile avec une drôlerie rafraîchissante et enlevée le quotidien de son métier de correctrice.

    « Avec ce livre, j'ai voulu vous ouvrir la porte du bureau des correcteurs, lieu mystérieux où l'on tutoie les dictionnaires et où l'on s'interroge sur la couleur des vaches, la différence entre une mitraillette et une mitrailleuse, les noms des fromages et les accords du participe passé. Mais je partage aussi mes trucs et astuces pour déceler les fautes en un clin d'oeil et vous verrez qu'à l'heure des logiciels de correction rien ne remplace un bon vieux stylo rouge... »

  • Maudits mots ou l'inventaire raisonne´ des mots irraisonnables, les insultes xénophobes ou racistes. Des plus insignifiantes aux plus outrageantes. Citations a` l'appui, puise´es dans les textes anciens ou contemporains, elles sont re´ve´latrices de la manière dont notre société pense la différence.
    Dans quelles circonstances historiques ces de´signations injurieuses ont-elles e´te´ imaginées et perpétuées ? Si, en la matie`re, l'imagination ne fait de´faut a` personne, les motivations, elles, sont essentielles. On observe depuis peu une « libe´ration de la parole raciste », Maudits mots met en perspective cette logorrhe´e malsaine.

  • Le duc de Saint Simon Usain Bolt.
    Mondanités lucides Il nous bat.

    La princesse Stéphanie L'inspecteur Columbo.
    Hantée par les piscines Sombre plouc inculte ?

    Anagramme, le jeu consiste à mélanger les lettres d'un mot, d'une expression, en vue de former un nouveau mot, une nouvelle expression. Le talent de Jacques Perry-Salkow fait de ce jeu un art drôle et poétique.

  • 80 grilles de mots croisés et ses solutions tirées du journal Le Monde (format 10 lignes sur 12 colonnes).

    Auteur des mots croisés du Monde depuis une vingtaine d'années, Philippe Dupuis a aussi publié de nombreux cahiers de jeux ainsi que des albums d'initiation à l'art pour les enfants.

  • Voici la chronique haute en couleur de l'irruption des femmes dans l'univers des fonctions officielles et de leur désignation. Guerre des sexes ? Des anciens et des modernes ? Avancée de l'égalité homme-femme ou combat d'arrière-garde ? Avec le talent qu'on lui connaît, Bernard Cerquiglini allie humour et savoir grammatical pour raconter cette histoire savoureuse à laquelle il a pris part, les arguments des protagonistes, la haute idée de la langue qui souvent les anime, sans pour autant négliger les petitesses...

  • Wagabon : voiture récalcitrante, qui se détache du train et décide de vivre hors des rails.

    Livresse : étourdissement, visage hagard, démarche titubante des jours où l'on a trop lu.

    Armoure : ensemble des défenses qui protègent l'individu contre la douleur d'aimer.

    Eauverdose : torpeur hallucinée de celui qui a séjourné trop longtemps dans le bassin d'une piscine.

    Les dictionnaires ne manquent pas. L'ennui, c'est qu'ils contiennent presque tous les mêmes mots... Pourquoi ne pas en imaginer de nouveaux et faire des enfants à la langue française ? Voici donc un petit recueil de mots-valises indispensable, drôle et poétique, qui provoque notre imagination.

  • Un jour, madame Littré ouvre par hasard la porte d'une chambre et découvre son mari couché avec la bonne :

    - Oh ! Comme je suis surprise ! s'écrie-t-elle.

    - Erreur, madame ! Vous êtes étonnée, c'est nous qui sommes surpris !

    Ce qui prouve qu'on peut tromper sa femme sans faire pour autant d'infidélité au vocabulaire !

    Dans cette compilation qui oscille entre humour et érudition, les mots sont légers, malins et mutins. Claude Gagnière sait dégoter comme personne les perles parmi les barbarismes, les contrepèteries et autres jeux de mots.

  • Contrepets « de salon » : Ce sont des contrepèteries convenables où ne se cache aucun mot « tabou ». On peut donc sans crainte les traduire dans les salons. Il est même nécessaire de les traduire car l'auditeur n'est plus guidé par ces véritables mots-phares que sont les contrepétogènes. Sans phare, sans délation, sans bouilles et sans cabas, l'infortuné qui vogue sur la vague des mots a besoin qu'on lui dévoile l'énigme sémantique.

    Dans ce véritable dictionnaire de la contrepèterie, Joël Martin dresse la liste des mots hautement contrepétogènes qui titillent quotidiennement nos oreilles : acculer, balcon, biaiser, délation, nouille, etc. Entre les noms communs et les noms propres, retrouvez des pages de jeux et des contrepèteries à thèmes.

  • 10 règles de français pour faire 99% de fautes en moins À travers dix règles à connaître scrupuleusement pour en finir avec les fautes d'orthographe et les constructions chaotiques de grammaire, Jean-Joseph Julaud propose une méthode décomplexée qui met le plaisir au coeur du savoir :

    . La règle de l'accord des nombres.
    . La règle de l'accord du participe passé.
    . La règle de l'accord du participe passé avec les verbes pronominaux.
    . La règle de l'accord des adjectifs de couleur.
    . La règle de l'accord des noms communs.
    . La règle de l'accord de l'adjectif qualificatif.
    . La règle pour reconnaître les homonymes.
    . La règle pour bien conjuguer.
    . Les règles d'emploi des majuscules.
    . La règle pour connaître la nature et la fonction des mots.

  • Offrir un cadeau avec le prix resté dessus, répondre au dentiste quand il a ses doigts dans votre bouche, sortir souriant mais effondré de chez le coiffeur...
    Tous ces tracas sont universels et pourtant il n'existe pas de mots pour les nommer. Ce dictionnaire propose 454 néologismes pour enfin rire de ces soucis.

  • Qui sait que l'arabe vient en troisième position après l'anglais et l'italien pour la quantité de termes intégrés au français ?

    De la tasse de café à l'orangeade, de la jupe de coton au gilet de satin, de l'algèbre à la chimie ou aux amalgames, à propos de la faune, de la flore, des arts, des parfums, des bijoux, de l'habitat, des transports ou de la guerre, nous employons chaque jour des mots empruntés à l'arabe.

    Jean Pruvost se livre à une exploration réjouissante de cette langue véhiculée par les croisades, les conquêtes arabes, les échanges commerciaux en Méditerranée, et plus près de nous par l'exil des pieds noirs ou encore le rap.

  • Comment parlerions-nous français aujourd'hui si nous n'étions un tantinet polyglottes ? Si nous n'avions emprunté du vocabulaire à nos cousins européens - italiens, espagnols, allemands, néerlandais, anglais... Si nous devions nous passer de ces mots du bout du monde - persans, amérindiens, asiatiques...Ces milliers de mots débarqués dans notre langue, mâchés de bouche en bouche, nous les avons fait nôtres. Marie Treps nous en rapporte la patiente migration et l'histoire mouvementée.

  • Après le succès des Brèves de comptoir, Jean-Marie Gourio a repris son tour de France des bistrots, rouvrant quelques dizaines de bars dans sa mémoire et nous présentant ces clients qui l'ont marqué et qu'il a aimés. Quarante textes courts, quarante cafés comme autant de petits théâtres d'atmosphère différente, dont l'auteur pénètre l'humanité universelle. Une belle invitation à venir s'accouder au comptoir et à observer les personnages qui s'y croisent. Au détour des conversations, les petites phrases surgissent, attrapées au vol avant qu'elles ne s'effilochent dans l'air du bar.

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