Points

  • Avant sa mort, Leonard Cohen a passé de longs mois à reparcourir ses carnets, nombreux et étalés sur des décennies, pour opérer une sélection de poèmes, chansons, pages de journal intime et dessins, la plupart encore inédits. Un dernier geste créatif en forme de testament littéraire, empreint d'une mélancolie toujours teintée d'humour, où il est question d'amour et de sexualité, de peur de l'abandon, de flamme jamais éteinte, du temps qui passe et laisse ses traces, mais aussi de religion et d'aspiration à la sagesse.

  • « Masque noir masque rouge, vous masques blanc-et-noir Masques aux quatre points d'où souffle l'Esprit Je vous salue dans le silence ! ».

    Souvent symboliste, toujours musicale, la poésie de Léopold Sédar Senghor s'inspire des chants incantatoires dont les mots et les rythmes se lient à la pensée et au corps. Dans ce volume, est réunie l'intégralité de son oeuvre : Chants d'ombre, Hosties noires, Éthiopiques, Nocturnes, Lettres d'hivernage, Élégies majeures, Poèmes perdus, ainsi que Dialogue sur la poésie francophone et un ensemble de poèmes divers.

  • Ferrements et autres poèmes Nouv.

    Ce volume se compose du recueil Ferrements (1960) et d'un ensemble parcourant un demi-siècle de poésie. On y retrouve toute la force de la « parole essentielle » de Césaire : une poésie où le lyrisme vient conjurer l'informe, où l'imaginaire des Antilles, la sensualité des images, la flambée des mots rebelles éclairent les rêves et les angoisses d'un nouveau monde à forger.

    1 autre édition :

  • Voyage parmi les morts, tableau politique de l'Italie, de l'Antiquité au XIVe siècle, manuel de théologie, réquisitoire contre la corruption des puissants et la décadence des papes, La Divine Comédie est aussi un fabuleux roman d'aventures, qui, par ses visions d'horreur et d'extase, a marqué peintres, poètes, romanciers et cinéastes jusqu'à nos jours. Pour en permettre une lisibilité rapide, cette nouvelle version en octosyllabes tente de retrouver la légèreté vivante et vibrante d'un style éternellement moderne, où s'entremêlent noblesse savante et insolence populaire.

  • Cadastre ; moi, laminaire... Nouv.

    Ce volume est constitué de la version définitive de Soleil cou coupé et de Corps perdu, réunis sous le titre général de Cadastre, auquel s'ajoute le dernier recueil d'Aimé Césaire, Moi, laminaire...

  • L'écriture des Élégies de Duino, débutée entre Venise et Trieste en 1912, fut achevée dix ans plus tard en Suisse, en même temps que la rédaction des Sonnets à Orphée. Dans ces poèmes, la mort n'est plus seulement le « fruit qui mûrit à l'intérieur de la vie », mais « la face cachée de l'existence - l'autre côté de la nature... ».

    Chant nostalgique, célébration de l'enfance, méditation sur l'amour et la mort, ces deux recueils constituent le chef-d'oeuvre poétique de Rilke.

    Traduit de l'allemand par Lorand Gaspar et Armel Guerne.

  • « Nous serions vite loin de la rose et du lys et de la turbulence des flammes, Si nous n'étions que de blancs oiseaux, mon amour, portés sur l'écume de la mer ! ».

    William Butler Yeats est considéré comme le plus grand poète irlandais du XXe siècle. Les poèmes qui constituent cette anthologie illustrent la prodigieuse capacité de renouvellement de son oeuvre : depuis les premiers vers de jeunesse, proches du romantisme et imprégnés du folklore irlandais, jusqu'à ceux de l'âge mûr résolument tournés vers la modernité.

  • Comme tant de grands poèmes mallarméens, le présent recueil décrit un combat, la « lutte d'un génie et de la mort ». Ces « éclats » poétiques, que Stéphane Mallarmé rassembla après la mort de son fils Anatole, âgé de huit ans, apparaissent aujourd'hui d'une modernité saisissante. Aucune oeuvre du poète ne possède la qualité brûlante, immédiate, la puissance crue d'émotion que l'on trouve dans ces pages.
    L'importante introduction de Jean-Pierre Richard souligne la profondeur, la rigueur de Mallarmé, et met en lumière la subtile cohérence de cette méditation douloureuse.

  • Formulaires

    Mohammed Dib

    Ton oeil bleui devient l'étoile.
    Qui éclaire l'accalmie.

    Soleil derrière. Soleil devant. Des soleils. Soleils émergeant sans cesse du bleu de l'être. Ils réchauffent, ils brûlent, ils aveuglent. Et reviennent sans cesse à seule fin de cacher une ombre, de la ravir à la vue. Elle ne peut pourtant m'apparaître que si je fixe pour l'immobiliser, toute cette lumière qui se refuse d'être autour de moi, traçant un cercle de peur, d'ombre, de silence. La présence est là dans ce présent approché avec soin, car le sang peut jaillir comme les souvenirs. Une vie d'homme est en jeu.

  • Ô vous qui empruntez le chemin de l'amour, Observez s'il existe un mal au mien pareil.
    Je vous prie de souffrir de m'écouter me plaindre.
    Ne suis-je pas de tous les tourments le relais ?

    Dante Alighieri (1265-1321) a moins de trente ans quand il écrit ce récit autobiographique, entrecoupé de sonnets, de chansons, de ballades et de commentaires. Il y raconte son amour pour Beatrice Portinari qui, dans La Divine Comédie, apparaît comme l'intermédiaire privilégiée entre le voyageur céleste et Dieu. Si La Vita Nuova a revêtu une telle importance dans l'histoire de la littérature, ce n'est pas seulement parce qu'il contient des poèmes d'amour rivalisant avec ceux de Pétrarque, mais parce que ce texte, de passion, puis de deuil, ne cesse de poser la question de la vérité, de la transparence, de l'allégorie. Comme dans la plupart des éditions italiennes, sont adjointes les autres poésies circonstancielles et retrouvées de Dante, du moins celles qui passent pour authentiques. La traduction inédite ici proposée est en alexandrins, hexasyllabes et le plus souvent, sur le modèle des Amours de Ronsard et des quelques vers écrits par Dante directement en français, en décasyllabes.

  • C'est de la « mauvaise herbe », un copain de Brel et Ferré ; c'est un portraitiste d'exception aux mélodies décalée ; un poète, qui chante Ronsard et Villon ; un timide aussi, qui fredonne « sous un coin de parapluie ». Plus de deux cents chansons scandent cette ballade du temps jadis, menée par le parolier génial qu'était Brassens, l'éternel « polisson de la chanson ».

  • L'intégrale des haïkus

    Bashô

    Seigneur ermite, poète voyageur, Basho est le maître incontesté du haïku classique. Des premiers haïkus, riches en jeux littéraires, aux derniers, plus personnels et dépouillés, il a défini l'esprit du haïku. Entre fascination et mélancolie, Basho évoque la solitude, la lune, les fleurs de cerisiers, les roseaux ou ses obligations mondaines. Avec légèreté, humour et simplicité, il porte une grande attention à la nature et réunit l'immuable et l'éphémère : l'essence de la poésie japonaise.

    1 autre édition :

  • « C'était mon Nord, mon Sud, mon Est et Ouest, / Mon travail, mon repos, / Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant ; / Je pensais que l'amour durait pour toujours : j'avais tort ».

    Se trouvent ici réunis quelques-uns des plus beaux poèmes d'amour de Wystan Hugh Auden. Ils sont suivis de cinquante aphorismes qui s'enchaînent en une réflexion sur le sens exact et véritable des mots « Je t'aime », et sur la résistance qu'opposent au langage les sentiments les plus intenses.

  • En 1956, Richard Brautigan a 21 ans, il s'apprête à quitter Eugene, dans l'Oregon, pour tenter sa chance à San Francisco. Avant son départ, il confie une liasse de feuilles à Edna Webster, la mère de sa première petite amie et dit : « Quand je serai riche et célèbre, ce sera ta sécurité sociale. » Un alchimiste du verbe est né, un génie précoce qui fait ses gammes avec ce qu'il faut de confiance en soi et d'ingénuité. Le tout explosera comme un feu d'artifice à l'aube. Trente-six ans plus tard, en 1992, soit huit ans après la mort de l'auteur, Edna Webster nous permettra de découvrir ces poèmes fulgurants qu'il appelait lui-même des « fleurs de papier avec de l'amour et de la mort ».

  • Le meilleur, le plus lyrique, le plus poignant de ses recueils de poèmes, voire de ses livres. C'est ce que nombre d'amateurs de Bukowski pensent de ce recueil de 90 poèmes. Hantés par la figure de Jane Conney Baker, sa première compagne décédée en 1962, ces poèmes se penchent aussi dans un style poignant et incisif sur le sort des laissés-pour-compte de la société - loosers, marginaux, clochards, prisonniers.

  • Poésie

    Raymond Carver

    « Je souhaite que sur ma tombe on grave les mots «Poète, nouvelliste, essayiste», dans cet ordre précis », a dit Raymond Carver. C'est dire la place qu'occupe la poésie dans son oeuvre. Ces poèmes-là, il les a écrits dans les trois dernières années de sa vie, alors qu'il était déjà reconnu et célébré par tous. Ils sont comme sa prose, justes et clairs, sans artifices : « Me suis réveillé ce matin avec/Un besoin terrible de passer la journée au plumard/à lire. Y ai résisté une minute. /Puis j'ai regardé par la fenêtre la pluie. /Et abandonné. Me suis entièrement confié à la garde de ce matin pluvieux. » Pas des poèmes pour des critiques, mais des poèmes pour des lecteurs : « Peur de voir l'écriture de mes enfants sur les enveloppes. /Peur qu'ils meurent avant moi, et de me sentir coupable. /Peur de devoir vivre avec ma mère quand elle sera vieille, et que je serai vieux. Peur de la mort. Peur de vivre trop longtemps. /Peur de la mort. /Ça, je l'ai déjà dit. »

  • « Quand la frénésie de l'or draina au marché la dernière goutte de sang indien / De sorte qu'il ne resta plus un seul Indien aux alentours des mines d'or / On se tourna vers le fleuve musculaire de l'Afrique / Pour assurer la relève du désespoir ».

    La langue de René Depestre est à nulle autre pareille : sensuelle, vaudoue, impertinente, fougueuse et combattante. Celle d'un poète combattant, exilé à Cuba aux côtés de Castro et Guevara avant de dénoncer les dérives du régime. Sa soif de liberté et de justice résonne à chaque vers, dans chaque image, dans chaque trouvaille, dans chaque illumination. Il faut lire René Depestre. On en ressort vivifié.

  • Ce recueil rassemble Journal japonais, composés de haïkus insolites et virtuoses, et Il pleut en amour, une anthologie des plus beaux poèmes d'amour de Richard Brautigan. Il fut un poète vagabond qui récoltait tous les indices qui prouveraient combien notre monde était absurde, drôle et beau à la fois. Poète du bric-à-brac et de l'enchantement, il parle comme nul autre de l'amour, du Japon, de la pluie et de ces « petits bouts de réel qui sont aussi minuscules que la pincée de sel qu'on ajoute à un plat si compliqué qu'il faut deux jours, parfois même plus, pour le faire cuire ».

  • Ce volume rassemble un choix de poèmes tirés des recueils I à X de Poésie verticale, l'oeuvre unique de Roberto Juarroz. C'est une poésie qui dérange nos certitudes et trouble par ses interrogations répétées. Une poésie dont Julio Cortázar a écrit : « Il y a longtemps que je n'avais pas lu de poèmes qui m'exténuent et m'exaltent comme ceux-ci », et Philippe Jaccottet : « Dès les premiers vers, on entend une voix autre, décidée, tranchante et rigoureuse. »

  • Ce volume réunit plus de cent cinquante poèmes de L'une des plus grandes poétesses du XIXe siècle. Hantée par le néant, Emily Dickinson n'a eu de cesse de questionner La nature, la folie, la foi, l'amour et la mort. Sa poésie, habitée de fulgurances mystiques, joue autant de la gravité que de l'ironie, de l'émerveillement que de la dérision, mêlant sentiments intimes et thèmes universels avec une audace stylistique et rythmique d'une modernité saisissante.

  • Les cantos pisans

    Ezra Pound

    Les Cantos, ce sont comme leur nom l'indique des chants, car ce livre relève au moins autant de la musique que de la poésie, tant la recherche de l'harmonie y est exigeante et tangible. On y ressent à chaque page la langue en action comme un courant symphonique incessant, une polyphonie universelle orchestrée par la seule voix d'Ezra Pound. oeuvre totale qu'il forgea tout au long de sa vie, les Cantos sont le plus important poème épique du XXe siècle, un flot bouillonnant de références historiques et d'échappées magnifiques qui nous donne un accès direct au flux mental des images et des obsessions de Pound.Nous publions ici, en bilingue, les Cantos pisans traduits par Denis Roche, pièce majeure de l'oeuvre de Pound.

  • Homme inclassable, Pier Paolo Pasolini a choisi la poésie comme voix première. Réunissant des poèmes inédits en français, cette anthologie se veut le reflet vibrant de son inspiration de jeunesse, toujours ample et touchée par la grâce. Sensualité des paysages frioulans et engagement politique s'entrelacent, chant de l'intime et poésie de l'engagement s'enchevêtrent. Habité par la révolte et par le sens du sacré, il lutte contre l'hypocrisie et donne à ses visions toute leur dimension mystique.

  • « en avant des choses des mots un vaste silence remué du dedans vibre lent ».

    Ce volume réunit les poèmes d'Antoine Emaz parus entre 1990 et 1997. Sa poésie, parfois d'une extrême concision, tend vers le plus de justesse possible, au ras du réel. De courts textes en vers libres alternent avec des paragraphes brefs, justifiés, comme des blocs denses. Ici les mots sont des « grains de sable », édifices dérisoires qui sculptent le vide, le temps, le non-sens. Un auteur essentiel de la poésie française contemporaine.

  • Françoise Chandernagor nous convie à la lecture des textes de femmes poètes francophones de tous horizons et nous raconte leurs vies si souvent tumultueuses. De ces regards de femmes sur l'amour émerge peu à peu, au sein d'un patrimoine poétique jusqu'ici essentiellement masculin, un chant singulier.
    De la très sensuelle Béatriz de Die à la romantique Marceline Desbordes-Valmore, de la sulfureuse Renée Vivien à la pieuse Marie Noël, des « troubadouresses » aux « garçonnes », des plumes québécoises aux plumes libanaises, voici un panorama incomparable de l'amour à travers neuf siècles d'expression poétique.

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