Rocher

  • Autumn

    Philippe Delerm

    "Livre-feu, livre-fou, conçu de main de maître, Autumn nous brûle les mains dès les premières pages, en nous entraînant dans le périple insensé des peintres préraphaélites. L'aventure de Dante Gabriel Rossetti avec la belle Elizabeth Siddal ne serait pas ce qu'elle est sans le style de Philippe Delerm. Un style romanesque, cela va sans dire. Mais un style tout de même. A l'envoûtement du lecteur s'ahoute la magie des mots. Des mots somptueux, issus de l'ultime clarté de ces jours d'automne. Autumn est un vrai roman, avec des personnages qui se déchirent, des visages connus, comme ceux de Swinburne ou de Lewis Carroll. Le déploiement des couleurs s'efface derrière les ténèbres d'un destin en clair-obscur. On se demande, alors, si le faste n'est pas le comble de la misère, et si le recours aux paradis artificiels ne masque pas d'autres détresses. Philippe Delerm est un voleur de vie, mais comme c'est beau et bien dit !"

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  • "Je suis heureux.
    Est-ce que ça va durer ? Voilà le sujet de ce livre. Ce sera un thriller, le plus authentique du siècle. Je suis cerné de toutes parts, et jusqu'au fond de mon terrier. Sur chaque page va planer une menace de mort ou de cancer, d'accident de voiture, de mal de vivre, simplement. Mais je suis fort, j'ai plein de munitions, je vous en parlerai. Si la menace se précise, vous la vivrez au coeur de mon sang, de mon encre.
    Si j'en réchappe, nous partagerons le butin. Peut-être..."

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  • « Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire.» La librairie où François travaille ferme ses portes ; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau ?

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  • "Un jour tu t'es laissée glisser vers un ailleurs qui te guettait de sa force tranquille et blanche...
    Pour une raison inexpliquée la 2 CV... a quitté... et percuté... est décédée dans la soirée... je n'ai pas lu sur un journal ces mots qui ont dû y figurer, qui sont si secs et rassurants pour parler d'une mort bien propre à effacer.
    Tu ne liras jamais ces pages que j'écris dans une école sage au vent mouillé d'automne." La Cinquième Saison, publié pour la première fois en 1983, marque l'entrée en littérature de Philippe Delerm.
    Son talent pour la peinture pudique des sentiments et des sensations fugaces a été souligné dès la sortie de l'ouvrage.

    "La Cinquième Saison tourne très sensiblement, très subtilement autour de la mort et de la mémoire." Jérôme Garcin.
    "Un réel talent qui permet de faire vivre personnes et choses sans avoir recours au drame, par simples impressions-pulsations." J.-M. G. Le Clézio.
    "Philippe Delerm pourrait être l'enfant de Gérard de Nerval et de Berthe Morisot." Jean Chalon.
    "Des pages limpides, merveilleuses, à l'odeur de mare, de pommiers et de menthe à l'eau." Dominique Bona.

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  • On peut trouver amusant qu'un petit garçon de sept ans, en rencontrant Jules Romains dans une gare de chemin de fer, se dise secrètement : " Je veux être comme lui ! Je veux être écrivain ! " Mais il est fou, parfois exaltant, parfois douloureux, de se lancer à soi-même ce même défi dans sa vingtième année.
    C'est ce qu'a fait Maurice Pons qui, loin de se donner en exemple, se penche aujourd'hui avec émotion et humour sur une vie tout entière consacrée à l'écriture, avec son cortège de joies et de peines, d'espoirs et de déceptions, de succès et d'échecs. En une série de courts récits, écrits comme autant de nouvelles, il retrace ce qu'on pourrait appeler la naissance et le choix d'une vocation, ses débuts et ses angoisses de jeune écrivain.
    Il évoque ses premiers textes, écrits comme en cachette, il relate ses premières rencontres avec René Julliard, il raconte sa joie et sa fierté d'être édité, d'être reconnu comme un écrivain par les écrivains qu'il admire, ses rencontres et ses amitiés dans le monde littéraire au Moulin d'André, avec Aniouta Pitoëff, François Truffaut, Georges Perec, Simone Signoret et bien d'autres... Son livre nous permet surtout de suivre l'élaboration obstinée d'une oeuvre littéraire importante, reflet de ses expériences, de sa vie privée, de ses lectures, dé ses rêves et de ses angoisses, de ses options politiques, de ses choix artistiques.

  • Un voisin homme-grenouille.
    Des cow-boys qui font leurs courses au supermarché. Un candidat aux élections et son jumeau. Un ninja et des piments. Une femme frigide sous la neige. Une journaliste qui parle à son chat. Un chasseur de Japonaises. Un écrivain et la Coupe du monde de football. David Vincent et les Bee Gees... La vie est étrange, parfois.

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  • Daté du 28 juin 1838, ce manuscrit récemment redécouvert au Brontë Parsonage Museum et inédit en France offre un exemple fascinant des premiers textes de Charlotte Brontë, alors âgée de vingt-deux ans, une dizaine d'années avant la publication de son chef-d'oeuvre, Jane Eyre.
    Cette novella, composée de plusieurs scènes d'une grande fraîcheur, se déroule dans un pays imaginaire, inventé collectivement par Charlotte, son frère et ses sueurs, pour leur propre distraction. Charlotte y laisse libre cours à son imagination en décrivant avec ironie les exploits et les intrigues des personnages décadents du royaume d'Angria, au centre duquel se détache la figure très byronienne du duc de Zamorna.
    Texte étonnant par ses licences - on y voit décrit avec beaucoup de réalisme les effets dévastateurs de l'opium - et sa modernité formelle, L'Hôtel Stancliffe permet de redécouvrir une dimension méconnue de l'oeuvre d'une des plus grandes romancières anglaises.

  • " Tout à coup, on frappa à la porte.
    Qui cela pouvait-il bien être par un temps pareil ? L'homme qui entra lorsque j'ouvris la porte, je ne peux pas dire que je le connaissais mais je l'avais souvent vu auparavant. Il habitait le quartier, c'était certain. Un homme distingué, comme beaucoup d'ailleurs, mais pas seulement ça, celui-ci avait l'air particulièrement respectable - son regard, l'expression de son visage, tout l'indiquait. Malgré son imperméable, il était trempé comme une soupe.
    Il portait des lunettes à monture dorée, dont même les verres étaient mouillés, ce qui donnait à son regard une expression confuse, brouillée, qui n'était peut-être pas la sienne, après tout. A peine fut-il entré qu'il dit : Un de mes proches est mort aujourd'hui - un être très cher, peut-on même dire. "

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  • C'est à la Saint-Louis, à l'ombre des vieux marronniers et dans l'odeur de pâtisserie chaude et d'absinthe de la fête foraine, que Daniel Bailleul et son ami Jeanneret virent Agnès pour la première fois.
    Brune, de beaux yeux, une robe légère, elle tenait le stand de tir... Deux garçons, une fille - une fille de forains qui promène son coeur sur les routes - et c'est le début d'une aventure légère et grave, comme peut l'être la découverte de l'amour quand on n'a pas vingt ans et que l'on ne songe qu'au bonheur de vivre. Belle histoire de la jeunesse, ce récit d'une amitié d'adolescents que vient soudain troubler le passage d'une fille désirable : apprentissage de la jalousie, premiers tourments des coeurs et des sens, exaltation de l'être où se confondent la souffrance et la joie.
    Un roman sensible, tendre, merveilleusement jeune, un livre dont le charme ne saurait s'oublier. Charme secret, mystérieux, prenant, auquel les bords de la Loire, ce fleuve qui hante toute l'oeuvre de Maurice Genevoix, apportent leur lumière et leur transparence heureuse. Car ici, comme toujours chez ce grand romancier, la nature est présente et vivante, inséparable de nos destins.

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  • L'odeur est dans la pièce. La fée Mandarine est tout près de moi. Il faudrait que je la convainque. Le temps qui passe l'indiffère; il m'étouffe: chaque seconde est une souffrance. Elle m'exaucera un jour. On ne parlera plus de moi. Je ne sentirai plus ce parfum de fruit exotique qu'elle continuera à porter à d'autres que moi. Je n'existerai plus. On dira Il est mort. J'entrerai dans la lumière, ou le parcours s'arrêtera là. J'espère au moins que si l'Eternité existe, elle n'a pas les fadeurs et l'ennui de celle que les hommes m'infligent depuis je ne sais combien de jours, de semaines, ou de mois qu'en sais-je ? Depuis le jour de mon anniversaire. Et l'accident. Le plafond sous mon ventre, contre toutes les lois de la pesanteur..

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  • " Silence, nous exigeons du silence, et seulement du silence " : telle semble être l'obsession du narrateur et de son ami suisse Markus Berger (chanteur devenu ingénieur, Naufragé sauvé des eaux lyriques) au cours de leurs impitoyables et hilarants dîners musicaux, pendant lesquels sont évoqués les périlleux tourne-disques des années soixante, le music-hall d'autrefois, la Tétralogie à Lyon, les récitals de lieder, le vacarme planétaire des musiques dominantes de boîtes de nuit et quelques autres sujets musicaux d'importance.
    Ce monologue à deux voix théâtralise, à la manière du Neveu de Rameau, l'état du monde à travers la musique ; mais cet allegro vivace, aussi exaspéré que drôle, est en même temps une sorte d'hymne au chant, représenté tout au long du texte par le baryton Hermann Prey, figure émouvante du chanteur tel que le rêve le narrateur.

  • J'aime chez Matzneff ce qui irrite les sots : le panache du titi parisien qui joue banco sur le quatorze, la morgue, un penchant pour le drame et la grandeur déchue, l'élégance du poète fauché qui se contentera pour dîner d'une cuillérée de caviar.J'aime l'auteur rigoureux qui rédige à la diable - dit-il - romans, essais, articles, puis s'envole. Matzneff se veut insaisissable. Toujours en fuite. Païen imprégné d'orthodoxie, végétarien qui aime la viande, pédéraste qui aime les femmes - ou l'inverse, Gabriel Matzneff est aiguillonné par le sexe, passionné par le Christ, la Russie, l'écriture, l'antiquité gréco-romaine. Difficile de trouver écrivain plus original.

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  • Le portique

    Philippe Delerm

    " Ça peut venir n'importe quand.
    On se croit fort, serein dans sa tête et dans son corps, et puis voilà. Un vertige, un malaise sourd, et tout de suite on sent que ça ne passera pas comme ça. Tout devient difficile. Faire la queue chez le boulanger, attendre au guichet de la Poste, échanger quelques phrases debout sur le trottoir. Des moments creux, sans enjeu apparent, mais qui deviennent des montagnes. On se sent vaciller, on croit mourir et c'est idiot.
    " Avec ce roman, Philippe Delerm décide de tracer, non sans une certaine distanciation humoristique, le portrait d'un professeur de lettres entre deux âges avec ses fêlures, ses questions, et ses tentatives pour échapper au mal-être qui l'assaille.
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  • " Ainsi me semble le bonheur, un état dépourvu d'attente, chargé d'une qualité de présence insoutenable, instant auquel l'avenir ne peut plus rien retirer ni ajouter, instant parfaitement achevé, quoique le plus souvent fait d'un rien, ténu, mais capable de propager, comme par résonance, ses ondes sur toute une vie.
    " Dans ce livre de mémoire, Hélène, la compagne du poète René Guy Cadou disparu à trente et un ans, reprend le chemin poursuivi par-delà le temps. Elle livre un récit qui se nourrit d'impressions, d'odeurs, de saveurs plus que d'événements, dans une période de guerre et d'oppression où la poésie est la respiration même du langage.
    Au centre du recueil une demeure, dans un pays austère, d'où tout provient, où tout revient, les amitiés, le quotidien, l'écriture, la maladie, la mort.
    René Guy Cadou, " poète de partout et de toujours ", poète de " la vie entière ".

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  • Ce livre est le dernier recueil de nouvelles qu'Unamuno ait publié et sa dernière oeuvre majeure, considérée depuis longtemps en Espagne comme un " classique ".
    Saint Manuel Bueno, martyr ; Le Roman de Don Sandalio, joueur d'échecs ; Un pauvre homme riche ou le Sentiment comique de la vie, enfin Une passion d'amour : la réunion de ces nouvelles ne doit rien au hasard. Chacune d'entre elles passe au crible l'intimité de ses personnages - authentiques " bourreaux d'eux-mêmes " - sous quatre angles complémentaires : tragique, absurde, comique et réaliste. En passant des rires aux larmes, de l'introspection à l'extase, ces histoires inquiétantes sont à même de provoquer chez le lecteur, s'il s'y prête, une véritable " commotion intérieure ".

  • Ces entretiens avec Salvador Dali ont été publiés pour la première fois il y a trente ans. Ils reproduisent une série de conversations tenues dans un même lieu : un hôtel de luxe parisien, comme il les aimait et où il jouait beaucoup plus au pitre, au matamore, au génie philosophique, qu'au peintre proprement dit. Il se plaisait alors dans une atmosphère qu'on peut qualifier d'agoraphile.Il nous a dit, vers 1975 : «Je veux qu'il y ait un faux Dali avec une vraie signature de Dali dans chaque épicerie des cinq continents, depuis Santiago du Chili jusqu'à Katmandou.» Cette flagellation ne peut rien, aujourd'hui, contre les trente ou quarante - pas plus - toiles qu'il a laissées, où l'art s'allie si bien avec le défi sans cesse renouvelé. Salvador Dali n'est-il pas une sorte de Sigmund Freud allongé sur le dos d'une girafe en feu ?A. B.

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  • "Je me promenais au côté d'un amour invisible.
    Difficile de dire ce qu'est un amour invisible. Le vent brusquement changé en caresse sur son front. Une pluie fine et soudaine sur un trottoir brûlant. Un éblouissement qui dure quelques secondes. Impossible d'expliquer ce quelque chose en soi qui s'est installé plus fort, plus haut que le chagrin. Un sentiment maintes fois frôlé dans sa vie et qu'on fuyait. Par peur. Une véritable peur de se retrouver autre, arrachée à la glaise, volant vers les cimes.
    Légère. Poreuse. Beaucoup trop". Volupté de se rendormir après une nuit d'insomnie, Suspendre le linge dehors, Garder au chaud un enfant très peu malade... Dans ce recueil de treize textes, aux titres puisés dans le quotidien, Françoise Lefèvre confirme son art d'évoquer les émotions les plus subtiles et les plus graves, avec un regard et un style inimitables.

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