Seuil

  • Alors que le monde agricole se débat dans la crise et que des milliers d'agriculteurs abandonnent chaque année leur métier, des jeunes et moins jeunes gens venus de la ville, sans ancrage familial dans la paysannerie, choisissent de travailler la terre et s'installent ici et là, aux quatre coins de la France, en maraîchage, élevage, culture. Succès, échecs, difficultés, bonheurs : peu à peu, ils renouvellent l'activité et apparaissent comme le ferment d'une agriculture en mouvement, écologique et pleine d'espoir. Gaspard d'Allens et Lucile Leclair ont passé un an à sillonner le pays pour découvrir les néo-paysans. Prenant le temps de séjourner dans ces nouvelles fermes, participant au travail des champs, revenant pour approfondir l'échange, ils rapportent de leur enquête une série de portraits vifs et denses. Les premiers, ils décrivent et analysent ce mouvement souterrain et puissant qui témoigne d'un changement majeur dans le regard que la société du XXIe siècle porte sur la terre et l'activité de production alimentaire. Gaspard d'Allens, 25 ans, est titulaire d'un master Affaires Publiques à Sciences Po Paris. Proche des mouvements écologistes, il navigue entre les sphères politiques et associatives, quand il n'est pas à l'autre bout de l'Europe avec son vélo. Lucile Leclair, 25 ans, a voyagé en Amérique latine avant d'achever un master Politiques de l'environnement à Sciences Po Paris. Elle a travaillé dans un syndicat agricole puis à la Fédération nationale d'agriculture biologique. Tous deux ont publié plusieurs reportages dans Reporterre. Ce livre est édité en partenariat avec Reporterre, le quotidien de l'écologie sur Internet. www.reporterre.net : les solutions et les combats pour protéger l'environnement.

  • La grande affaire du XXIe siècle sera l'écologie : comment, face à une dégradation de la biosphère jamais observée dans l'histoire, allons-nous empêcher le désastre et refaire une société juste et pacifiée ? Ceux qui tiennent aujourd'hui les manettes de la société n'ont pas la réponse à cette question cruciale. Mais une nouvelle génération arrive aux commandes et donne le ton de ce que seront les décennies à venir.
    L'équipe de Reporterre est allée interroger ses plus vaillants représentants : Claire Nouvian, Pablo Servigne, François Ruffin, Corinne Morel Darleux, Jon Palais, Jade Lindgaard, Alessandro Pignocchi, Angélique Huguin, Matthieu Amiech, Fatima Ouassak, Pierre Rigaux, Juliette Rousseau... Ces femmes et ces hommes ont tous moins de 45 ans. Nous leur avons demandé comment elles et ils étaient arrivés à l'écologie, quelle était leur vision du monde et comment, au quotidien, changer la vie. Ensemble, ils dessinent un nouveau monde, où la nature, la justice sociale, le bien commun, la sobriété, la technique retrouvent leur juste place.
    Dans ces entretiens revigorants, elles et ils transmettent le goût de l'espoir et l'envie de lutter. Un livre programme, présenté par Hervé Kempf.

  • Le pain est en France le symbole du produit simple et naturel. Qui songerait à demander à son boulanger de justifier la provenance de la farine ou la nature de la levure ?
    Pourtant, la plupart des pains que nous mangeons sont le résultat d'une standardisation dangereuse pour le goût et notre santé. Depuis une dizaine d'années, l'industrialisation s'accélère sous la pression des grands moulins et des nouvelles chaînes de boulangeries.
    Par une série de reportages vivants, Marie Astier explore les coulisses d'un univers méconnu, racontant les acteurs d'une longue chaîne allant du produit fini aux semences de blé. Pour la première fois, elle dresse le panorama des modes anciens et nouveaux de fabrication du pain : manipulations des farines, teneur et dosage du gluten, additifs et mélanges prêts à l'emploi qu'utilisent les boulangers, mais aussi modes de production alternatifs. Avec des surprises, car le mauvais pain n'est pas toujours celui qu'on croit.
    Cette enquête inattendue nous fait découvrir les secrets d'un aliment aussi négligé qu'essentiel. Elle ouvre de croustillante façon le débat sur les nouvelles voies du bien-manger.
    Marie Astier, née en 1987, est l' un des piliers du quotidien en ligne Reporterre. Passionnée par les questions d'alimentation, elle met son métier au service de ses engagements.
    Ce livre est édité en partenariat avec Reporterre, le quotidien de l'écologie sur Internet.
    www.reporterre.net: les solutions et les combats pour protéger l'environnement.

  • L'élevage industriel est devenu une source majeure des pandémies. Sous son règne, toute nouvelle souche virulente trouve maintenant des conditions écologiques optimales pour se répandre à travers la planète. Mais au lieu d'attaquer le problème à sa source en réduisant l'industrie de l'élevage, les États ajoutent du grain au moulin à microbes : la « biosécurité » ne met ni les animaux ni les humains hors de danger, mais accroît au contraire les menaces en renforçant encore l'industrialisation de l'élevage. Les criminels sont récompensés ! Le système sert les intérêts des multinationales au détriment des petits producteurs et paysans - et de notre santé.

    Cette enquête rigoureuse et riche d'informations nouvelles révèle les dangers sanitaires que fait peser sur la société la viande industrielle. Elle montre aussi que des solutions existent, qui supposent une politique agricole différente, et une modification de nos habitudes alimentaires.

  • C'est un mot interdit, un mot tabou, un mot qui fait peur même à ceux qui s'y reconnaissent : "anarchisme" ! Et pourtant, cette vision du monde, bien loin des images de violence que les dominants répandent pour la discréditer, promeut la coopération, l'émancipation, le respect des êtres et du vivant. C'est ce que vous racontera ce livre, qui n'est pas un essai, mais une histoire : celle d'une femme " normale ", qui n'aurait jamais pensé qu'elle était anarchiste, mais qui, au fur à mesure de son parcours intellectuel et politique, a découvert cette doctrine libératrice. Par son refus de l'autoritarisme et son souci de l'écologie, l'anarchisme se répand discrètement à travers la société et s'articule de plus en plus souvent, dans les idées et sur le terrain, avec l'écologie. Il était temps que l'on puisse de nouveau afficher sereinement ce mot. Et si, vous aussi, vous étiez anarchiste sans le savoir ?
    Isabelle Attard, docteure en archéozoologie et directrice de musée, a longtemps vécu en Suède. Revenue en France, elle a été députée écologiste entre 2012 et 2017. L'occasion de prendre des positions fortes, notamment contre l'état d'urgence. Chemin faisant, Isabelle Attard a découvert l'anarchisme, un idéal politique dans lequel elle s'est pleinement reconnue.

  • Les forêts deviennent une industrie ! Parée du discours trompeur de l'énergie verte et des vertus de la biomasse, une entreprise massive et silencieuse de transformation de la sylve en matière se déploie en France. Nous pensons la forêt comme le refuge de la liberté, nous la parcourons pour respirer le parfum de la nature, nous nous y réfugions des trépidations urbaines. Mais les abatteuses, les voies forestières démesurées, les centrales à biomasse sont en train de l'avaler, de la quadriller, de la standardiser.
    Cette dramatique industrialisation de la forêt, on ne l'avait pas encore racontée. Pendant des mois, des Landes au Morvan, de l'Auvergne aux Vosges, Gaspard d'Allens a couru les bois pour décrire et raconter le désastre en cours. Car la forêt subit maintenant la logique productiviste qui a ravagé l'agriculture, détruisant les emplois, dispersant les produits chimiques, gaspillant l'énergie, réduisant la biodiversité.
    Mais il est encore possible d'inverser le cours de la destruction. Des bûcherons réinventent leur métier, des forestiers promeuvent un usage doux de la forêt, des Zad luttent contre les machines. L'espoir est là, l'alternative est vivante, les humains et les arbres peuvent se réconcilier.
    Né en 1990, Gaspard d'Allens est journaliste engagé, auteur de plusieurs enquêtes au long cours sur le monde agricole et l'écologie. Ses deux précédents livres, Les Néo-Paysans (coécrit avec Lucile Leclair, 2016) et Bure, la bataille du nucléaire (avec Andrea Fuori, 2017) ont tous deux été publiés dans la collection " Reporterre ".

  • Le jardin sans pétrole est le chemin d'une transformation. Ce qui n'était au départ qu'un simple besoin de trouver une respiration face au stress de la grande ville s'est mué, pour l'auteure, en connaissance du milieu et en philosophie de la vie, inspirée de l'observation des cycles naturels de l'eau, du sol, des plantes, des insectes, du ciel... Tous les week-ends, elle grimpe avec son vélo dans le RER pour aller prendre soin de quelques centaines de mètres carrés de légumes et de fruits, avec l'ambition de les cultiver de la manière la plus écologique possible.
    Le livre expose sa démarche, que les apprentis jardiniers apprécieront avec bonheur. Ce n'est pourtant pas un énième livre de jardinage et de recettes, mais une expérience de résilience. Car " cultiver son jardin libère de la société de l'argent, du prêt à consommer et à jeter ". On y découvrira au fil des pages ce qu'est un écosystème nourricier et les multiples interactions inattendues qui s'y déroulent, et aussi comment cette expérience renouée avec la nature a transformé celle qui s'y est engagée.
    Christine Laurent a été journaliste à Reporterre, Actuel, VSD. Elle est aujourd'hui chargée de mission au service des Espaces verts de la Ville de Paris et a déjà publié L'Herbier Vilmorin (Belin, 2015). Depuis 2014, elle anime sur le site Reporterre la " Chronique du jardin sans pétrole ".

  • Un sarcophage gigantesque censé tenir des dizaines de milliers d'années ! C'est au nom de ce projet fou, qui serait le plus grand chantier d'Europe, que Bure, entre Meuse et Haute-Marne, se transforme en zone grillagée et quadrillée de gendarmes. Pour l'industrie nucléaire, ce territoire relégué serait l'exutoire ultime des déchets radioactifs qui s'accumulent et dont elle ne sait que faire.
    Sur place, les habitants sont de plus en plus nombreux à s'insurger contre la transformation de leur région en " poubelle atomique". Depuis deux ans, des dizaines de personnes s'installent sur place, occupent une forêt, bloquent les travaux. La nouvelle bataille du nucléaire est lancée, pour empêcher de croire que cette industrie peut continuer sans risque, réinventer des manières de vivre et lutter, imaginer d'autres possibles pour ce pays.
    Dans cette enquête où l'engagement vécu se mêle au regard journalistique, Gaspard d'Allens et Andrea Fuori n'écrivent pas un livre de plus sur le nucléaire, mais l'histoire en train de se vivre d'une rébellion déterminée contre la violence du monde industriel. Ils révèlent aussi les méthodes manipulatrices des nucléaristes, et la façon dont l'Etat achète les consciences pour imposer le silence. Le combat vaut d'être mené : ce récit impétueux et pourtant réfléchi convainc qu'il est possible de faire reculer les puissants.Plutôt que la contamination radioactive, parier sur la contagion joyeuse d'une force de résistance.
    Gaspard d'Allens est journaliste. Il a déjà publié Les Néo-paysans (Seuil-Reporterre), avec Lucile Leclair, un livre qui a révélé l'importance d'une passionnante mutation agricole, et qui connaît un grand succès.
    Andrea Fuori s'est installé à Bure il y a plus d'un an, complètement bouleversé par ce qui s'y jouait. Il écrit occasionnellement pour Reporterre et des médias autonomes.

  • C'est une guerre ignorée qui se livre sur toute la planète, entre des entreprises prêtes à tout et des populations qui aspirent à vivre libres et sur leurs terres. Car mines, barrages, tourisme et agriculture intensive se multiplient sans répit, détruisant la nature, épuisant les réserves en eau, polluant l'air et les sols. Face à la puissance des multinationales, des bulldozers et des milices, femmes et hommes défendent à mains nues ces ressources essentielles pour tous les Terriens.
    C'est cette guerre silencieuse, jamais racontée en France, que relate cet ouvrage. Il s'ouvre sur le sacrifice de Berta Caceres, assassinée en 2016 au Honduras, qui a mobilisé son peuple, les Lenca, pour défendre la rivière Gualcarque. Après l'évocation d'autres héros et héroïnes mythiques, comme Chico Mendès qui se battait pour la forêt tropicale au Brésil, Dian Fossey, protectrice des gorilles, ou Ken SaroWiwa qui dénonçait les exactions de Shell dans le golfe du Niger, le livre se tourne vers ceux qui continuent aujourd'hui la bataille au péril de leur vie.
    Comme le souligne le directeur de l'agence de l'ONU pour l'environnement, Erik Solheim : " Ceux qui luttent pour protéger la planète et les gens devraient être célébrés comme des héros, mais la triste réalité est que beaucoup paient un lourd tribut pour leur sécurité et parfois le paient de leur vie ".
    Elisabeth Schneiter a créé et dirigé un magazine sur la langue française, Qui-vive !, et un autre sur l'actualité culturelle et scientifique, Rendez-vous en France. Comme journaliste indépendante, elle a écrit pour Le Monde, Les Échos, le Figaro... et collabore depuis quatre ans avec Reporterre, pour qui elle suit les atteintes aux libertés dans le monde et l'actualité internationale.

  • Devenues un symbole de " la transition énergétique ", les éoliennes sont aujourd'hui partout : sur les crêtes du sud du Massif central, dans les plaines du Centre, du Nord et de la Champagne, des monts du Morvan aux littoraux occitans, et bientôt au large de la Bretagne et de la Normandie. Comme on l'imagine, ceux qui voient l'éolien comme une technologie fiable et très compétitive estiment qu'il faudrait le développer sans attendre, dans un calendrier que la crise climatique impose comme une évidence. Mais d'autres, plus nombreux qu'on le pense, s'opposent à ce développement aveugle et dénoncent l'" industrialisation de la campagne ".
    Ces conflits révèlent en réalité la fracture entre deux visions de l'écologie : développement durable et acceptation du capitalisme versus sobriété et désir d'émancipation. Les uns raisonnent en entrepreneurs, les autres critiquent les effets politiques et sociaux sur une communauté de vie. Les uns se veulent spécialistes de l'énergie, les autres parlent de paysages et de protection de la nature. Alors, " pari gagnant " ou " grande arnaque " ? Une enquête à lire d'urgence.
    Journaliste indépendant, Grégoire Souchay a déjà publié dans la même collection Sivens. Le barrage de trop. Il a co-écrit, pour Reporterre, une enquête déterminante sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse. Ni " pro " ni " anti " éolien, il tente ici d'éclaircir cet imbroglio de notre modernité.

  • Autour d'un projet d'aéroport au nord de Nantes se joue la plus grande bataille écologique française des années 2010. Par quelle alchimie une lutte ancienne dans le bocage breton est-elle devenue l'emblème d'une contestation globale du « développement économique » et le théâtre d'une nouvelle façon de vivre et de faire la politique ? C'est ce qu'explique ce récit captivant, nourri de reportages et d'une profonde empathie avec les acteurs de cette aventure passionnante.Ce livre propose aussi le dossier précis de l'histoire du projet, montrant que le soulèvement de Notre-Dame-des-Landes esquisse les contours d'une politique revenue à la démocratie, qui replace au premier plan la question agricole, la lutte contre l'effet de serre et une vision libertaire de la vie commune.Hervé Kempf est l'auteur d'essais stimulants, et bien accueillis par le public - récemment, fin de l'Occident, naissance du monde (Seuil, 2013). Comme journaliste, il a sorti plusieurs « scoops » sur Notre-Dame-des-Landes. Pour lui, la condition essentielle d'une information au service de la démocratie porte un nom simple et beau : la liberté.

  • Le changement climatique, à qui la faute ? Vous, moi, les Etats, les riches, les pauvres ? Oui, mais pas seulement. Derrière les émissions de gaz à effet de serre, des multinationales et des banques s'obstinent au nom du profit à maintenir le vieux monde, fondé sur le charbon, le pétrole ou le gaz. Elles financent les climato-sceptiques et influencent les gouvernements par un lobbying d'autant plus intense qu'il est caché. Elles soutiennent une agriculture industrielle désastreuse et une déforestation dramatique. Elles brandissent l'éco-blanchiment pour détourner les regards.Dans cette enquête fourmillant d'informations méconnues, Nicolas de La Casinière démonte les ressorts de la mécanique qui empêche une lutte résolue pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Une mécanique où de grandes groupes français, comme Total, Société générale ou Michelin, jouent un rôle notable. Pour enrayer le changement climatique, il faut empêcher de nuire les saboteurs du climat. En commençant par bien les connaître.Nicolas de la Casinière est journaliste, écrivain et illustrateur. Il est le correspondant à Nantes de Reporterre et de Libération.______________________________Ce livre est édité en partenariat avec Reporterre, le quotidien de l'écologie sur Internet.www.reporterre.net: les solutions et les combats pour protéger l'environnement.

  • Si, la France va bien ! Partout, aux quatre coins du pays, des femmes et des hommes inventent, innovent, expérimentent, réussissent. Quoi ? De nouvelles façons de vivre, de travailler ensemble, de coopérer, de s'émanciper. C'est une mutation tranquille qui est à l'oeuvre, ignorée par les grands médias : elle n'en est pas moins réelle et vigoureuse.Armé de son sac à dos et de son carnet de notes, le jeune journaliste Emmanuel Daniel a été à la rencontre de ces aventuriers et aventurières d'un nouveau monde. Nul besoin d'aller en Papousie ou au Kamtchaka pour explorer une contrée méconnue : la ré-invention du quotidien. Ce voyage au pays des alternatives conduit à des entreprises sans patron, des démocraties villageoises, des monnaies indépendantes, des écoles émancipatrices, des habitats participatifs...Au fil des histoires alertes que l'auteur nous raconte ici, l'optimisme renaît. Car le plus extraordinaire dans son récit, c'est qu'on découvre que chacun peut aussi participer à transformer l'état des choses.Dans les médias aussi, l'alternative se développe. Reporterre, le quotidien de l'écologie, grandit à l'écart du système dominant. Tous les jours, il raconte sur internet (www.reporterre.net) les solutions et les combats pour protéger l'environnement.Ce livre est publié en partenariat entre les Éditions du Seuil et La Pile, l'association qui édite Reporterre.

  • Un mort, une grenade, un gendarme. Comment a-t-on pu en arriver à ce que, dans une forêt du sud de la France, un jeune écologiste soit tué par les forces de l'ordre ? Pourquoi un tel déchaînement de violence, quand l'objet du conflit était la transformation de quelques hectares de zone humide en un barrage destiné à l'irrigation ? Si, à Sivens, dans le Tarn, une lutte écologiste a conduit à la mort du jeune Rémi Fraisse, c'est parce que tout un système agricole et économique est mis en cause par la contestation de ce barrage de trop. Pour comprendre, il faut lire le récit de Grégoire Souchay, qui a vécu la lutte sur le terrain depuis novembre 2013. Il raconte avec précision et vivacité le projet, les dossiers,l'opposition, l'installation d'une ZAD, et le drame dans une nuit obscure.Il faut lire aussi la mise en perspective de l'événement, qui s'inscrit dans l'évolution calamiteuse de notre système agricole au regard du changement climatique et de l'épuisement des ressources. C'est ce que décortique clairement Marc Laimé, expert en politique de l'eau. Ce livre vivant, limpide et parfaitement documenté révèle aussi, à travers cette histoire singulière, la dégradation des procédures démocratiques. Préface d'Hervé Kempf

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