• Mapuche

    Caryl Férey

    Rubén, fils du célèbre poète Calderón assassiné dans les geôles de la dictature argentine, est un rescapé de l'enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla. Quand sa route croise celle de Jana, une jeune sculptrice mapuche qui lui demande d'enquêter sur le meurtre de son amie Luz, la douleur et la colère les réunissent. Mais en Argentine, hier comme aujourd'hui, il n'est jamais bon de poser trop de questions, les bourreaux et la mort rôdent toujours...

    1 autre édition :

  • La vie d'une trans : un an de leur vie équivaut à sept années « normales ». Tante Encarna a 178 ans et porte tout son poids sur ses talons aiguilles au cours des nuits de la zone rouge du Parc Sarmiento, à Córdoba, en Argentine. La Tante - gourou, mère collective avec des seins gonflés d'huile de moteur d'avion - protège et partage sa vie avec d'autres membres de la communauté trans, sa sororité d'orphelines, résistant aux bottes des flics et des clients, entre échanges sur les dernières télénovelas brésiliennes, les rêves inavouables, amour, humour, tendresse, et aussi des souvenirs qui rentrent tous dans un petit sac à main en plastique bon marché. Une nuit, entre branches sèches et roseaux épineux, elles trouveront un bébé abandonné qu'elles adopteront clandestinement. Elles l'appelleront Éclat des Yeux.

    Premier roman fulgurant, sans misérabilisme, sans autocompassion, Les Vilaines est un geste esthétique et politique qui raconte la fureur et la fête d'être trans. Avec un langage luxuriant, ce livre est un conte de fées et de terreur, un portrait de groupe, une relecture de la littérature fantastique, un manifeste explosif qui nous fait ressentir la douleur et la force de survie d'un groupe de femmes qui auraient voulu devenir reines mais ont souvent fini dans un fossé. Un texte qu'on souhaite faire lire au monde entier.

  • Argent brûlé

    Ricardo Piglia

    Buenos Aires, mercredi 27 septembre 1965, 15 h 11. Une voiture lancée à toute allure bloque un convoi de fonds. Beretta au poing, Bébé Brignone et le Gaucho Dorda mitraillent le fourgon, s'emparent du magot et laissent trois flics à terre. La cavale commence, de planque en planque... jusque dans la souricière tendue à Montevideo par l'inspecteur Silva. Assiégée mais décidée à résister jusqu'au bout, l'improbable bande de forcenés défie en une nuit tous les jeux de pouvoir - et ses propres démons.
    Argent brûlé élève le « casse du siècle » argentin au rang de mythe. Un roman halluciné, sur fond d'agitation péroniste et de corruption, aussi étourdissant qu'inoubliable.

    1 autre édition :

  • Le 22 octobre 1958, Elena, jeune fille de la bonne société de Buenos Aires, sent que la vie de son père et la sienne sont en danger. Elle coud une lettre d'appel au secours dans une robe, et tente de la confier à une amie couturière. Quarante ans plus tard, Inès achète la robe et trouve la lettre, jamais parvenue à sa destinataire. Intriguée, elle fait quelques recherches et découvre qu'Elena se serait suicidée peu après avoir écrit la missive. Inès n'y croit pas et décide de se lancer sur les traces d'Elena en se faisant passer pour une apprentie journaliste. Elle rencontre alors Amparito, ancienne femme de ménage chez Elena. Ensemble elles vont mener l'enquête, car si le terrible destin d'Elena a été scellé il y a quarante ans, les assassins, eux, sont toujours en vie.

  • Le bal des folles

    Copi

    C'est l'histoire d'un écrivain argentin qui aime à écrire dans des chambres d'hôtel sordides à Paris. D'un beau Romain qui souhaite devenir une belle Parisienne, d'un sosie de Marilyn Monroe tyran - nique et envahissant, d'un éditeur qui aimerait que son auteur cesse de le prendre pour un micheton. D'une boulangère qui pratique la voyance, d'un hippie neurasthénique qui élève ses triplés à Ibiza de façon peu orthodoxe, d'une véritable amie - qui à défaut d'avoir l'heure a toujours une bonne bouteille et une astuce pour échapper à la police.
    D'un Paris interlope à une Rome fervente, en passant par le New York branché et l'Ibiza baba-cool, Copi nous immerge dans les années 1970 et leurs folles libertés. Amours pures, sexe débridé, crimes odieux : en fantasmant sa vie, Copi nous donne à lire un roman aussi drôle qu'épouvantable.

  • Luz ou le temps sauvage

    Elsa Osorio

    Après vingt ans d'ignorance puis de quête, Luz a enfin démêlé les fils de son existence. Elle n'est pas la petite-fille d'un général tortionnaire en charge de la répression sous la dictature argentine ; elle est l'enfant d'une de ses victimes. C'est face à son père biologique, Carlos, retrouvé en Espagne, qu'elle lève le voile sur sa propre histoire et celle de son pays.

    1 autre édition :

  • Cinq bébés enlevés. Un projet expérimental diabolique consigné dans un journal intime. Un journaliste qui enquête sur ces disparitions vingt-cinq ans après. 1910, Buenos Aires. Une jeune femme réapparaît au domicile de ses parents des années après avoir disparue une nuit, alors qu'elle dormait dans son berceau. Une jeune femme sans aucun souvenir, un homme qui se comporte comme un chien, les images hallucinées d'une session d'hypnose, sont les pistes qui conduiront Alejandro à remonter le fil de cette sombre histoire jusqu'à un dénouement aussi terrifiant qu'inattendu.

    1 autre édition :

  • Buenos Aires, 1987. Lisandra Puig est retrouvée morte défenestrée, au pied de son immeuble. La police aussitôt suspecte son mari, le docteur Vittorio Puig. Il est psychanalyste. Dans son cabinet s'allongent sur le divan bourreaux et victimes de la dictature argentine. Eva Maria est l'une d'entre elles. Persuadée de l'innocence de Vittorio, elle décide de mener l'enquête. Pour elle, c'est certain : le meurtrier se trouve parmi les patients. Mais lequel? Et pourquoi?

    Après Le confident, traduit dans plus de trente langues, Hélène Grémillon nous offre un nouveau roman ensorcelant : jalousie, aveuglement, une danse étourdissante des sentiments pour un livre à suspense, impossible à lâcher.

    2 Autres éditions :

  • Au Sans Souci, je demande la soeur, Alma, qui aime le monde du silence et plonger dans la rade de Brest. Je demande la meilleure amie, Apolline, aux mille looks excentriques et presque autant de petits copains. Je demande le beau gosse, Félix, avec son oeil bleu et son oeil vert et ses airs de David Bowie. Je demande le père, qui a quitté l'Argentine et ouvert ce café tout proche de la mer. Je demande les clients habitués, et Rodin le voisin SDF, qui ont tous une bonne raison de se trouver là. Je demande la mère, qui rêvait de danser la milonga et s'inquiète pour ses enfants. Et enfin je demande le petit frère, Angelo, à qui on veut imposer de porter des implants et d'abandonner la langue des signes. Famille !

  • Prins

    César Aira

    Un célèbre auteur de romans gothiques décide qu'il n'écrira plus. Lassé de se plier aux exigences du genre et aux lois du marché éditorial, frustré d'y avoir sacrifié ses ambitions littéraires, il amorce un virage radical : sa vie, désormais, sera consacrée à l'opium. Encore faut-il en trouver.
    Pour cela, il traverse Buenos Aires à bord du bus 126, dans lequel il croise l'énigmatique Alicia, une femme au foyer qui pourrait bien être son amour de jeunesse, rencontrée jadis sur les bancs de la faculté d'ingénierie. Le bus le conduit jusqu'à L'Antiquité : tel est le nom de la boutique dans laquelle il est reçu par un étrange dealer, dit L'Huissier, qui lui ouvre les portes d'une nouvelle réalité.
    Comme dans un hiéroglyphe, tout est mystérieux dans le roman de César Aira, à commencer par son titre. Et le lecteur va de surprise en surprise chaque fois qu'une porte s'ouvre sur un nouveau labyrinthe, un escalier secret, une pièce interdite, une tour inachevée. Hallucination, rêve ou cauchemar, Prins est le récit d'une folie qui ne semble étonner personne et où l'humour n'est jamais loin, un voyage au coeur de la littérature auquel nous convie l'un des plus grands auteurs argentins.

  • Tango

    Elsa Osorio

    • Points
    • 27 Mars 2008

    Au latina, un café parisien, luis invite ana à danser un tango.
    Passionnés parla danse argentine, ces deux inconnus découvrent qu'ils ont en commun une histoire. leurs aïeux croisaient déjà leurs pas au rythme du tango, dans le buenos aires du début du xxe siècle, avant les dictatures, quand l'argentine était encore la terre promise d'innombrables immigrants

    1 autre édition :

  • Buenos Aires, 1933. L'Argentine est ravagée par la crise, et seul le football semble capable d'enthousiasmer une population à genoux. Soudain, le pays tout entier retient son souffle : Bernabé Ferreyra, la star du ballon de l'époque, a disparu. Andrés Rivarola, dit Petit, un travailleur à la petite semaine - accessoirement ami du dealer de Ferreyra -, se lance à sa poursuite. Mais un assassinat dans un quartier du nord de la ville menace de faire basculer l'affaire en scandale national...

    D'une fluidité admirable, ce thriller historique aux coups de théâtre fait revivre le Buenos Aires des années 1930 - une ville de littérateurs, de fins gourmets, de voyous où Petit finira même par croiser le grand Borges ! Tout en retraçant l'enfance des deux passions argentines : le football et le tango.

  • Un garage au milieu de nulle part, province du Chaco, nord de l'Argentine. La chaleur est étouffante, les carcasses de voiture rôtissent au soleil, les chiens tournent en rond. Le Révérend Pearson et sa fille Leni, seize ans, sont tombés en panne ; ils sont bloqués là, le temps que la voiture soit réparée. El Gringo Brauer s'échine sur le moteur tandis que son jeune protégé Tapioca le ravitaille en bières fraîches et maté, et regarde avec curiosité ces gens si différents qui lui parlent de Dieu. Dans ce huis clos en plein air, le temps est suspendu, entre-deux, l'instant est crucial : les personnages se rencontrent, se toisent, s'affrontent. C'est peut-être toute leur vie qui se joue là, sur cette route poussiéreuse, dans ce paysage hostile et désolé, alors que l'orage approche. Selva Almada signe ici un premier roman époustouflant de maîtrise, avec une prose sobre, cinématographique, éminemment poétique.

    1 autre édition :

  • Miguel Dorey est atteint d'un défaut d'audition qui l'amène à mettre en doute la réalité de ce qu'il entend. Il est obsédé par les langages secrets des civilisations oubliées tout autant que par les codes de l'espionnage. Avec ses camarades du cours du professeur Colina Ross, il fonde un Cercle des cryptographes qui gagne une petite réputation internationale.
    L'agitation étudiante de 1968 va permettre à Miguel de rencontrer Eleonora, une jeune fille pleine de secrets. Mais l'instauration de la dictature dans les années 70 et l'irruption de Victor Crámer, un vieil ennemi du professeur, transforment le paisible Cercle en une organisation proche de la lutte armée qui finira par tomber aux mains des militaires.
    Emprisonnés, isolés du monde, les étudiants sont chargés de déchiffrer tous les écrits confisqués par l'armée, et Miguel découvre des secrets qu'il doit cacher.
    Pour la première fois Pablo de Santis crée un monde ancré dans une époque historique, bien réelle, où son héros lunaire finit par agir sur la vraie vie. Une trame solide et dense nous raconte de façon magistrale le climat sombre, les amours complexes de Miguel et Eleonora, la rivalité, le soupçon et la délation.

  • Ma retraite cathodique était un échec. La télé ne rend pas seulement con, elle rend surtout malheureux. J'en suis venu à penser que les derniers hommes étaient ceux qui se passaient de télévision. Je suis monté au premier étage de la tour Eiffel et j'ai balancé mon Philips coin carré. Le monde est vaste et accessible. J'ai vendu mon sofa et j'ai acheté un billet d'avion. J. B.-G.
    Lassé d'être un légume cynique observant négligemment le chaos contemporain, la narrateur part vérifier qu'un autre monde est possible. Sur les routes de l'Amérique latine et des États-Unis, il croise des travellers égarés, des rebelles zapatistes, des stars d'Hollywood, des chamanes foireux, pas mal de cinglés et un peu d'amour... Comment prendre ce monde au sérieux ? Y a-t-il un ordre caché dans le bordel ambiant ?

    1 autre édition :

  • Le guide Ulysse Escale à Buenos Aires est l'outil idéal pour tirer le maximum d'un court séjour ou d'un week-end à Buenos Aires, capitale et plus grande ville de l'Argentine. À découvrir dans la métropole argentine : le Centro Cívico, le vieux centre, le Microcentro, Puerto Madero, le Barrio Norte, Palermo et les parcs.
    Pratique de par son format et l'organisation de son contenu où l'on trouve l'essentiel en un coup d'oeil, le guide de voyage Escale à Buenos Aires vous révélera tous les secrets et les bonnes adresses de Buenos Aires. Le guide Escale à Buenos Aires est ultra-pratique grâce à sa structure facile à comprendre en un clin d'oeil et à utiliser sur place.
    La première section intitulée «Le meilleur de Buenos Aires» met en lumière ce que la ville a de mieux à offrir et facilite l'organisation générale de votre escapade à Buenos Aires. La section «Explorer Buenos Aires» propose ensuite une dizaine d'itinéraires clés en main pour ne rien manquer des différents quartiers de la ville. Pour chaque itinéraire, un plan double-page clair et précis indique le tracé du circuit, en plus de localiser attraits, cafés, restaurants, bars, boîtes de nuit, salles de spectacle, boutiques et hôtels. Impossible de louper quoi que ce soit! Qui plus est, un système d'étoiles et de labels coup de coeur guide le lecteur vers les adresses qui se démarquent.
    Le chapitre «Buenos Aires pratique», bourré de renseignements livrés de manière succincte et aisément repérable, complète l'ouvrage et vous donne de l'information utile sur les vols, la température, les accès et bien d'autres.
    À tout cela s'ajoutent des cartes additionnelles - vue générale de la ville, zoom sur le centre-ville, plan du métro.

  • César est écrivain. Il vit essentiellement de ses traductions mais mène également une vie secrète de savant un peu fou. Le livre s'ouvre sur l'énigme séculaire du " Fil de Macuto ", que César résout avec succès. Il se rend ensuite au Venezuela, où il est invité à participer à un congrès de littérature dans la petite ville de Merida. Sous des abords inoffensif, il dévoile en réalité le plan démoniaque qu'il a en tête pour dominer le monde : cloner l'ADN de l'écrivain mexicain Carlos Fuentes dans le but de créer une armée de sujets soumis et belliqueux.
    On ne sait comment il comptait s'y prendre précisément. Dans les faits, il va cloner une cellule, non pas de Fuentes, mais de sa cravate en soie. Des milliers d'asticots de soie bleu électrique se répandent ainsi dans la ville de Merida... Dans un monde onirique, peuplé d'images et de métaphores, le lecteur évolue à la lisière du réel, jusqu'à l'apothéose psychédélique du dernier chapitre. Cette belle parabole de la création littéraire offre une échappée flamboyante dont ses idées sur l'écriture et la traduction ne sortiront pas exemptes.
    Contrairement à ce que l'on pourrait penser, Le Congrès de littérature n'a rien d'un texte théorique. César Aira met en abyme ses réflexions sur la création littéraire dans un récit ironique, baroque. Plus qu'un roman-manifeste, il s'agit d'un précieux témoignage de ce que l'imagination littéraire représente aux yeux de César Aira. On y retrouve les composantes les plus attachantes de son oeuvre : son art de la scène croquée sur le vif et de l'embardée digressive, l'impression d'aller dans une " fuite en avant " sans que jamais ne se rompe le fil de la continuité narrative, tendu avec virtuosité.

  • En vidant l'appartement de sa mère qui vient de mourir, Christina, journaliste berlinoise, trouve une vieille carte postale en noir et blanc coincée derrière un tiroir. Dessus, des joueurs de tango du Buenos Aires des années 1930. Derrière, un mystérieux message.
    Intriguée, Christina décide de fouiller le passé de sa mère et apprend que celle-ci n'était pas celle qu'elle croyait. Elle remonte le sillage de son arrière-grand-mère, Emma : jeune femme audacieuse, elle a quitté son Allemagne natale dans les années 1920 pour trouver le bonheur auprès d'un Argentin épousé dans la précipitation. Mais la jeune mariée est troublée par Eduardo, un joueur de bandonéon... Une passion soigneusement enfouie, qui bouleversera son existence, mais aussi celle de ses descendants.

    /> « Quel superbe roman ! Quelle histoire passionnante ! » Gérard Collard

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  • « Pendant des années, je me suis senti défié par le sujet, la mémoire et la réalité du football, et j'ai eu l'intention d'écrire quelque chose qui fût digne de cette grande messe païenne, qui est capable de parler tant de langages différents et qui peut déchaîner tant de passions universelles. C'est de ce défi et de ce besoin d'expiation qu'est né ce livre. Hommage au football, célébration de ses lumières, dénonciation de ses ombres. Je ne sais pas s'il est tel qu'il voulait être, mais je sais qu'il a grandi en moi et qu'il est arrivé à sa dernière page, et que, maintenant qu'il est né, il s'offre à vous. Et je garde l'irrémédiable mélancolie que nous ressentons tous après l'amour et à la fin de la partie. » E. GALEANO

  • La promesse

    Silvina Ocampo

    Au cours d'une traversée transatlantique sur un paquebot une femme tombe accidentellement à la mer. Tandis qu'elle flotte à la dérive elle s'en remet à sainte Rita, avocate des causes désespérées, et lui fait une promesse. Si elle réchappe à la noyade, elle écrira l'histoire de sa vie. Au milieu d'un océan tour à tour prodigieux et menaçant, des personnes, des lieux commencent alors à affluer erratiquement dans la mémoire de la naufragée. Peu à peu, l'imagination et la poésie prennent le pas et le récit, composé comme un « dictionnaire de souvenirs», s'émancipe de la vraisemblance.

    J'ai nagé ou fait la planche durant huit heures, en espérant que le bateau revienne me chercher. Je me demande parfois comment j'ai pu nourrir cet espoir. Je l'ignore vraiment. Au début j'avais tellement peur que j'étais incapable de penser, puis je me suis mise à penser de façon désordonnée : pêle-mêle me venaient à l'esprit des images d'institutrices, de tagliatelles, des films, des prix, des pièces de théâtre, des noms d'écrivains, des titres de livres, des immeubles, des jardins, un chat, un amour malheureux, une chaise, une fleur dont je ne me rappelais pas le nom, un parfum, un dentifrice, etc. Ô mémoire, combien tu m'as fait souffrir ! J'ai cru que j'étais sur le point de mourir ou déjà morte, victime du chaos de ma mémoire. Puis j'ai compris, en ressentant une vive brûlure dans mes yeux due à l'eau salée, que j'étais vivante et loin de l'agonie.

    La Promesse a été publié en Argentine, en 2011, à titre posthume grâce au travail méticuleux d'Ernesto Montequin sur les manuscrits laissés par l'auteure.

    1 autre édition :

  • Bonne élève est le portrait d'une jeune femme de Buenos Aires qui a fait de brillantes études en histoire de l'art dans une université du nord de l'Angleterre.

    De retour en Argentine, elle ne trouve pas de travail, et repart en Angleterre quelques années plus tard. Sa mère lui a donné un an pour se bâtir une nouvelle vie, l'entretenant grâce à l'héritage du père. Mais le pays est en crise lui aussi.
    Déclassée, elle loue des chambres de plus en plus minables, travaille dans une bibliothèque universitaire en attendant un mieux qui ne vient pas, rattrapée par la précarité.

    On ne peut lâcher ce premier roman optimiste et désespéré de Paula Porroni qui a créé une antihéroïne, naufragée volontaire qui ne cherche pas à se faire aimer, comme à des années-lumière de sa propre vie.

    Sur commande
  • Les trois courts romans qui composent l'intégralité de l'oeuvre de Ricardo Colautti, Sebastián Dun, La Conspiration des concierges et Imagineta ont été travaillés pendant plus de 25 ans avec une lenteur maniaque, comme si, au lieu d'écrire, Colautti avait manipulé une charge explosive que n'importe quelle inconséquence pouvait faire exploser. Au cours de ces récits, qui s'inscrivent indubitablement dans une tradition kafkaïenne, nous suivons la fugue picaresque de Sebastián Dun, antihéros se débattant dans un monde marginal, étouffant, aux lisières de la loi, peuplé de magouilleurs, de profiteurs et de tire-au-flanc. Le réalisme étrange de sa langue à la fois dense et très accessible qui jette le lecteur dans un univers dense et jubilatoire, plein de délire, de violence et d'imagination.

  • Une ville fantôme de la côte argentine. Un endroit dévasté où les phoques viennent mourir et où l'on découvre aussi d'autres cadavres près de l'eau, avec une pièce de monnaie sous la langue. Ironie du destin, c'est aux invités d'un congrès sur la traduction qu'il revient de déchiffrer l'interprétation de ces signes.
    Miguel De Blast, traducteur de quarante ans, marié, détective et suspect, va suivre les pistes. Surtout celle d'Ana dont il a partagé l'amour avec l'un des suspects, le flamboyant Naum, auquel tout réussit et qu'il hait.

    1 autre édition :

  • Jérôme Deneubourg fait le récit d'un avortement clandestin qui a eu lieu en 2016, en Argentine - un pays où aujourd'hui l'avortement condamnent les femmes à la prison ou à la mort. De son propre aveu, jamais il n'aurait eu l'idée, sans la lecture de L'événement d'Annie Ernaux, de venir en aide à son ex-petite amie.
    À l'heure où l'avortement est remis en cause en France, on apprend comment les avortements clandestins continuent d'être pratiqués dans ce pays démocratique et cultivé, pourvoyeur de prix Nobel de littérature et du pape François. Dans Qui a peur d'Annie Ernaux ?, tout est vrai. Ce livre est en quelque sorte un contre-don indirect - ou comment un texte peut pousser à agir.
    /> Jérôme Deneubourg a conçu son livre comme une lettre d'amour, que Victoria ne lira jamais.

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