• Kérozène

    Adeline Dieudonne

    Une station-service le long de l'autoroute, une nuit d'été. Sous la lumière crue des néons, dans les odeurs d'essence et d'asphalte, quelques tables en plastique jaune délavé.
    23h12. Ils sont quinze à se croiser, si on compte le cheval et le cadavre planqué à l'arrière d'un gros Hummer noir. Une minute encore, et tout bascule...
    Adeline Dieudonné se joue des codes avec une irrésistible audace. Kerozene est drôle comme une comédie, tendu comme un thriller, mordant comme le réel.

  • La vraie vie

    Adeline Dieudonne

    Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle
    des parents. Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros
    gibier. Un prédateur en puissance. La mère est transparente,
    amibe craintive, soumise à ses humeurs.
    Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre.
    Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en
    attendant la petite musique qui annoncera l'arrivée du marchand
    de glaces. Mais un jour, un violent accident vient faire
    bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.
    La Vraie Vie est un roman initiatique détonant où le réel vacille.
    De la plume drôle, acide et sans concession d'Adeline
    Dieudonné jaillissent des fulgurances. Elle campe des personnages
    sauvages, entiers. Un univers à la fois sombre et sensuel
    dont on ne sort pas indemne.

  • Histoire d'une improbable rencontre entre un millionnaire et une migrante

    Dans les brumes de la mer du Nord, Renaud, quadragénaire dépressif, coule des jours malheureux dans son immense maison de maître, malgré l'attention d'amis tout aussi perdus que lui : François, vieux chômeur lunaire, et Brigitte, investie auprès des migrants. Renaud a placé loin de là ses deux vieux parents détestés. Ni les rencontres régulières et souvent dangereuses avec Tarik, son dealer, ni les voyages sporadiques chez son excentrique tante Clarisse en Angleterre, ne viennent guérir son dégoût de l'existence. À la mort de sa vieille gouvernante, il recrute Teodora, jeune Salvadorienne taciturne, sans connaître son passé trouble au sein d'un des gangs les plus violents d'Amérique latine... Dans la grande demeure remplie d'œuvres d'art et de courants d'air, entre ces deux écorchés s'installe un étrange climat de méfiance et d'attraction.

    À travers les figures de Renaud, de sa famille et de ses amis, Emmanuelle Pirotte brosse un portrait vitriolé de notre Occident épuisé. Et esquisse la possibilité d'une rédemption grâce aux êtres venus d'ailleurs, comme Teodora, forts de leur rage de survivre. Avec un humour mêlé de tendresse, ce roman à l'écriture précise et imagée raconte le destin de Renaud et Teodora, entre Ostende, Bruxelles ou Douvres. Ces personnages intenses mais fragiles savent que leur accès à la beauté du monde doit passer par une profonde nuit. Sauront-ils rompre leurs digues intérieures pour atteindre l'aube d'une nouvelle vie ?

  • " À la légèreté que nous opposions si souvent au tragique "
    Fin juin 1995. Aux côtés de ses parents dépassés par un frère cadet en souffrance, Kate, étudiante en première année de lettres, se sent prisonnière de la vie raisonnable qu'elle s'impose depuis toute petite. Et pourtant, elle porte en elle le désir vibrant de trouver enfin l'amour (Sam l'incarnera-t-il ?), l'envie irrépressible d'exister dans un monde d'adultes qui l'ignore, et le besoin impérieux de se libérer d'une cellule familiale chaotique où il va devenir urgent de faire entendre sa musique intérieure pour ne pas qu'elle s'éteigne.
    Avons-nous trop vite oublié la jeune femme que nous avons été ? Avec beaucoup de tendresse et d'humour, Véronique Gallo épouse les pas d'une jeune femme qui s'autorise enfin à dire "je". Roman d'apprentissage dans la lignée de
    L'Étudiante avec Sophie Marceau,
    L'Entropie des sentiments raconte ce qu'il y a de plus personnel et universel à la fois : l'éveil à la sexualité et l'éclosion d'une femme.

  • Sa dernière chance

    Armel Job

    " Armel Job excelle à révéler l'âme de ses personnages, transformant une histoire toute simple en tragédie grecque. " Femme actuelle.
    À trente-neuf ans, Élise, célibataire, vit dans la famille de sa soeur, gynécologue réputée, et de son beau-frère, agent immobilier. Elle tient la maison, s'occupe des quatre enfants du foyer, et son existence s'écoule ainsi, dans une espèce de rythme immuable : depuis toujours, Élise vit dans l'ombre de sa soeur. Aux yeux de l'extérieur, elle passe pour une femme fragile, d'une timidité maladive, incapable de se débrouiller seule.Tout à coup, elle se met en quête d'un homme sur Internet - et c'est le grain de sable qui va enrayer la mécanique parfaitement huilée de cette famille de notables. Mais quelle mouche a donc piqué Élise ? Personne ne comprend. Elle affirme qu'elle a envie de vivre, c'est tout. Et qu'aucune mise en garde, aucun chantage, aucune menace ne la fera renoncer au type charmant, un antiquaire, qu'elle vient de rencontrer.L'enfer, dit-on, est pavé de bonnes intentions. N'est-ce pas ce qui attend Élise sur le chemin de son émancipation, comme tous ceux qu'elle entraîne à sa suite dans cette rencontre qui n'aurait jamais dû avoir lieu ?

  • Lettre à tous ceux qui veulent changer de vie.
    En novembre 2019, Pedro Correa sort de l'anonymat en prononçant un discours à l'École polytechnique de l'Université de Louvain (Belgique). Ces mots sont immédiatement plébiscités dans le monde entier par des millions de personnes sur les réseaux sociaux et dans la presse.
    Pourquoi un tel succès ? Pedro Correa, comme de nombreux contemporains, s'interroge sur le sens de sa vie. Tout semblait parfait, avec une existence professionnelle et familiale " réussie " selon les codes habituels. Pourtant le bonheur n'était pas au rendez-vous. Ce jour-là, il a raconté comment il a pris soudain conscience de son mal-être et le chemin qu'il lui a fallu parcourir pour se libérer de la tyrannie des diktats. Pour lui, la clef du bonheur n'est pas dans la compétitivité mais plutôt dans la recherche d'une vie en accord avec soi-même. Il revient sur les raisons qui emprisonnent toute vie, les fantômes du passé, les multiples injonctions auxquelles on pense devoir obéir, et les différentes étapes pour s'émanciper des peurs et trouver un chemin de renaissance.

  • "J'ai lu votre texte ou plutôt je l'ai traversé de part en part, comme on traverse un pays étranger, sans jamais s'y sentir en exil." Christian Bobin
    Franck, chauffeur de taxi, est triste parce que son chat est mort, que sa vie est monotone et qu'il est seul. Un jour, il reçoit un appel de Louise, qui souhaite se rendre à Enghien. Quand il arrive, une vieille dame l'attend, avec une petite valise à ses côtés, devant la porte de sa maison qu'elle a décidé de laisser grande ouverte : " comme ça, tout le monde pourra venir se servir... " Elle n'a pas l'intention de revenir mais souhaite retrouver enfin le grand amour de sa vie.
    Franck et Louise vont alors se lancer dans une aventure pleine de surprises et devenir l'un pour l'autre des souffleurs de nuages. Car il n'y a pas d'âge pour poursuivre ses rêves et
    les rencontres inattendues peuvent parfois ramener un peu de soleil dans la vie...

  • Une rencontre improbable... Décembre 1944. C'est la contre-offensive allemande dans les Ardennes belges. Pris de panique, un curé confie Renée, une petite fille juive de 7 ans, à deux soldats américains. Ce sont en fait des SS infiltrés, chargés de désorganiser les troupes alliées. Les deux nazis décident d'exécuter la fillette. Au moment de tirer, Mathias, troublé par le regard de l'enfant, tue l'autre soldat. Commence dès lors une cavale, où ils verront le pire, et parfois le meilleur, d'une humanité soumise à l'instinct de survie. Aucun personnage de ce roman palpitant n'est blanc ou noir. La guerre s'écrit en gris taché de sang. Une écriture efficace et limpide. Today we live est lauréat du Prix Edmée de La Rochefoucauld 2016. Finaliste Meilleur Premier Roman Lire 2015

  • Dans un monde à la dérive, une femme en fuite, une fillette murée dans le silence, et une ancienne demeure habitée d'un secret. Bruxelles, dans un avenir proche. Ebola III a plongé l'Europe dans le chaos : hôpitaux débordés, électricité rationnée, fanatismes exacerbés. Roxanne survit grâce au trafic de médicaments et pense à suivre le mouvement général : s'ôter joyeusement la vie. Mais son ex-mari succombe au virus, lui laissant Stella, une fillette étrange dont elle ne s'est jamais occupée. Quand une bande de pillards assassine sa voisine, Roxanne part pour un hameau oublié, où l'attend une ancienne maison de famille. La mère et la fille pourront-elles s'adapter à ce mode de vie ancestral et à cette existence de recluses ? Entre dystopie et conte fantastique, De profundis est un roman hors normes. Une plongée en enfer, doublée d'une fabuleuse histoire d'amour. Lauréate du prix Edmée de La Rochefoucauld 2016.

  • " Le meilleur livre qui ait jamais été écrit sur un tournage de film qui se passe mal. " Frédéric Taddeï, Europe 1
    Dans Main basse sur le film, Frédéric Sojcher raconte comment il a été progressivement écarté de son premier long métrage par l'acteur principal et quelques techniciens, comment il a trouvé en lui les ressorts de faire face et de rebondir. Une leçon de vie. Longtemps épuisé, ce livre, enrichi de nouvelles révélations, est réédité dans la collection Les Poches BELGES. Il constitue un extraordinaire cas d'école pour les apprentis cinéastes, mais intéressera aussi sûrement les amateurs de thrillers psychologiques. "ÂÂ Ce que vous allez lire n'est pas le récit d'un tournage, c'est l'histoire d'un hold-up, d'un casse. Il ne s'agit pas de l'attaque d'une banque(...) mais de la mainmise, du rapt sur un film, sur le sujet du film et sur sa mise en scène. (...) Elle passionnera aussi tous ceux qui s'intéressent aux conflits que provoque la prise d'un quelconque pouvoir, les amateurs de complots, de coups d'État, de situations tordues, formidables révélateurs des turpitudes humaines.ÂÂ " Bertrand Tavernier

  • Mal de père
    Sur le point de rentrer chez elle, Marie sent ce poids qui lui pèse sur la poitrine depuis quelques temps. Derrière la porte, sa mère, régente dépassée, ignore Léna, la petite dernière, qui s'époumone à l'étage tandis que les deux aînés, Jean et Tom, ont transformé le salon en cabane et son père en Davy Crockett résigné. Et son mari qui est encore aux abonnés absents... Marie rêverait de tout envoyer valser, là, d'un coup.
    Mais le lendemain, le père de Marie se suicide. Sans un mot. La brutalité de la mort pulvérise la dernière digue. Si elle ne veut pas sombrer et tout perdre, Marie doit plonger aux racines de l'inexplicable.
    Avec pudeur et délicatesse, Véronique Gallo cisèle le portrait tout en nuances d'une femme à bout de souffle qui, pour concilier sa vie de mère, d'épouse et de femme, va devoir se confronter aux ravages du silence et de la honte.

  • La tournée du sosie du King, Elvis Cadillac, dans une province belge tourne à l'épopée tragicomique ! Elvis est seul sur la route, au volant de sa Cadillac, avec sa chienne Priscilla à ses côtés. Il a décidé de prendre quelques jours de vacances dans le Chimay et doit prochainement se produire devant un parterre de vieux dans la maison de retraite " Le rossignol guilleret ". Tout va bien... et soudain bang ! Il percute quelque chose ! Il s'arrête et constate qu'il vient de renverser un homme. Face contre terre, le corps ne bouge plus. Elvis le retourne et s'aperçoit avec stupéfaction que c'est une vedette de cinéma très connue. Ni une ni deux, il charge le type dans le coffre de sa voiture. Commence alors pour Elvis une série de folles pérégrinations à travers le Chimay pour, d'abord, se débarrasser de cet encombrant et trop célèbre cadavre, expliquer ensuite à sa conquête de la veille - une touriste belge et majorette en vacances au camping d'à côté, et qui semble vouloir s'incruster chez lui - la présence dudit cadavre dans sa voiture. Et assurer comme un King digne de ce nom à son concert au Rossignol guilleret, face à des retraités farouches qui ne vont pas se laisser séduire comme ça. Heureusement, un ange gardien descendu du ciel (sur un vélo un peu fatigué certes...) va venir lui apporter son aide bienveillante - quoiqu'un peu maladroite. Pas sûr que cela suffise à le tirer d'affaire...

  • Loin des mosquées

    Armel Job

    Derya a servi le café. Ma mère a porté la tasse à ses lèvres et, après la première gorgée, elle a blêmi. Ses ongles s'enfonçaient dans mon bras.
    " Derya, tu n'as rien oublié ?
    -; Non, ma tante.
    -; Tu es sûre ?
    -; Tout à fait sûre.
    -; Mais le sucre...?
    -; Il n'y a pas de sucre. " Sa voix était très basse, mais très ferme. Ma mère s'est tournée vers ma tante.
    " Qu'est-ce que ça veut dire, Selma ?
    -; Tu sais fort bien ce que ça veut dire quand on demande une fille en mariage et qu'elle verse du café sans sucre. " Evren achève de brillantes études à Cologne. Hébergé chez un oncle turc, ce garçon timide a le coup de foudre pour sa cousine, la belle et sensuelle Derya. Rentré chez lui, en Belgique, Evren annonce aux siens la bonne nouvelle : il va épouser Derya. Une délégation familiale se rend donc en Allemagne pour demander officiellement la main de la jeune fille. Mais les choses ne vont pas tourner comme prévu.
    Déroutant jusqu'à la dernière ligne, tour à tour drôle et profond, Loin des mosquées ravira les admirateurs - toujours plus nombreux - de l'oeuvre d'Armel Job.

  • En son absence

    Armel Job

    Mars 2005. Il fait très beau ce matin-là dans le petit village de Montange, au coeur des Ardennes belges. Comme un air de printemps en avance. Bénédicte, quinze ans, revient même sur ses pas pour changer sa doudoune d'hiver contre une veste légère. Un jour plus froid, sans doute aurait-elle marché plus vite pour aller attraper le bus qui, chaque matin, la conduit au lycée dans la ville voisine. Là, non, elle s'attarde, prend le chemin des écoliers... Bénédicte ne montera jamais dans le bus. Où est-elle passée ? Que lui est-il arrivé ? Commencent quatre jours d'une insupportable angoisse. En son absence, le paisible univers du village s'eff ondre. Les parents s'accablent de reproches, les soupçons volent de maison en maison, on ment, on dissimule. Depuis si longtemps, il ne se passait rien à Montange. Le malheur attise les passions les plus nobles, mais aussi les plus basses. Un thriller psychologique à la mécanique implacable où se dévoilent tour à tour les pensées les plus intimes - et les plus inavouables - de chacun des protagonistes : Armel Job est décidément un grand romancier de l'âme humaine.

  • Boule de Juif

    Foulek Ringelheim

    Dans les quartiers pauvres du Liège d'après-guerre, un gamin découvre la littérature, fait les quatre cents coups et tente de percer les mystères de la féminité.
    " Entre ma quatrième et ma septième année, j'avais séjourné comme passager clandestin dans un orphelinat catholique, confit dans l'adoration plus ou moins feinte de la Sainte Vierge et du sublime fruit de ses saintes entrailles. Après la guerre, ma mère, ayant échappé de justesse à la déportation, m'avait récupéré et replongé illico dans un judaïsme viscéral, linguistique, culinaire et occasionnellement liturgique. Né juif, converti au catholicisme par nécessité, reconverti d'autorité à mon état premier. Deux fois renégat, j'étais prêt à une troisième abjuration. " Foulek Ringelheim raconte avec un humour mordant - qui n'est pas sans rappeler Philip Roth - l'histoire émouvante d'un petit garçon tourmenté par sa judéité. Dans les quartiers pauvres du Liège d'après-guerre, il découvre la littérature, fait les quatre cents coups avec les gamins du voisinage et tente de percer les mystères de la féminité. " Un portait inoubliable d'une mère juive qui ne parle que le yiddish et de son fils débordé par son amour. Une épopée tendre et burlesque. L'histoire d'une libération. " Jacques Sojcher

  • Le bon coupable

    Armel Job

    « On est tous coupables, d´une façon ou d´une autre. Chacun doit se débrouiller avec ses propres fautes. »Un beau dimanche d´été. Un village désert à l´heure de la messe. Une fillette de dix ans en chemin pour rejoindre son père à son atelier. Un homme en état d´ébriété qui traverse le village au volant de sa jeep avant de finir sa course dans un étang, à quelques encablures de là. Un second véhicule, une Jaguar rutilante, qui emprunte à vive allure le même trajet. Le choc, un accident sans témoin. Une fillette de dix ans tuée sur le coup. Un coupable tout désigné. Un suspect potentiel - au-dessus de tout soupçon.

    Volage et noceur, Carlo Mazure est un marchand de bestiaux qui mène une vie de patachon assez misérable. L´exact opposé de Régis Lagerman, procureur de son état et, à ce titre, incarnation supposée de l´intégrité et de la droiture. Deux hommes et deux destins que tout oppose : l´un, la soixantaine débonnaire et philosophe, qui sait que sa vie est derrière lui ; l´autre, jeune et brillant fonctionnaire, promis à un bel avenir et que les scrupules n´étouffent pas au moment d´éviter les obstacles, de quelque nature soient-ils, qui se dressent sur sa route. Qu´adviendrait-il si leurs routes venaient à se croiser ?

    Le Bon Coupable porte le sceau inimitable de ces contes philosophiques aussi légers que profonds dont Armel Job s´est fait une spécialité. Le récit - scandé par un dilemme moral : un représentant de la loi peut-il se dérober à la justice ? - obéit à une mécanique précise et implacable. Inspiré par la parabole évangélique du pharisien et du publicain (Luc 18, 9-14), qui invite en substance à ne pas juger selon les apparences, Le Bon Coupable scrute le coeur et sonde les reins des hommes avec une rare intelligence.

  • Hiver 2011. Deux petites filles se noient dans la Meuse. La plus jeune est tombée à l'eau et sa soeur, qui pourtant ne savait pas nager, a tenté de la sauver. Quelques jours plus tard, un pompier de Liège perd la vie en cherchant les corps.Liège, le 25 janvier 2012, 11 heures du soir. En pleine tempête de neige, Jordan Nowak, loueur de pianos, aborde le pont-barrage de l'île Monsin. Dans ses phares, soudain, une silhouette penchée sur le parapet. Jordan découvre une jeune femme hagarde qu'il emmène à son hôtel. Là, Éva lui confie qu'elle allait se jeter à l'eau. Le lendemain matin, elle s'est volatilisée.Que s'est-il passé ? Quel est le lien entre le fait divers terrible de l'hiver 2011 et cette disparition mystérieuse ?Chargé de l'enquête, le jeune inspecteur Lipsky y voit l'occasion rêvée de faire avancer sa carrière. Mais sa précipitation et son inexpérience vont entraîner toutes les personnes impliquées dans un tourbillon dévastateur révélant, comme toujours chez Armel Job, la vérité de l'âme derrière ce que chacun croit être et donne à voir.Impossible de lâcher ce thriller psychologique haletant qui nous emmène jusqu'à une question essentielle : qu'est-ce qui donne du sens à une vie ?

  • Le troisième roman d'un écrivain belge d'exception.0300Agrégé de philologie classique, Armel Job parle et écrit le latin comme Cicéron et le grec comme Thucydide. Directeur du lycée de Bastogne, dans l´Ardenne belge, Armel Job est l´un de ces hommes de haute culture dont la Wallonie n´est pas avare (tel Alexis Curvers, l´auteur de «Tempo di Roma»). De sa connaissance approfondie de la langue française lui est venue «l´idée extravagante» d´écrire des romans. D´où, en 2000, «La Femme manquée» (prix Emmanuel-Roblès et prix René-Fallet) et, en 2001, «Baigneuse nue sur un rocher»: originalité du sujet, perfection de l´écriture, humour subtil. Et celui-ci, «Helena Vannek», dans un tout autre registre: dramatique. Dans une famille de notables terriens, le père est marchand de chevaux, la mère est morte, deux grandes filles: Helena l´exaltée et Mieke l´espiègle. Le père engage un apprenti, Guido, qui arrive précédé d´une réputation sulfureuse. Lorsqu´il fuit, Helena le suit: elle l´aime et croit qu´il l´aime. Quand il se refuse, elle pense découvrir la vérité: il est son demi-frère. Le destin les sépare.Dans une seconde partie du roman, c´est alors le fils d´Helena qui prend la parole. Il vient de mettre la main sur le journal de sa mère: les mystères se dévoilent. Et l´on prend conscience que le récit d´Helena est, pour une large part, le produit de son imagination. Elle a voulu faire des événements de sa jeunesse une tragédie, de sa vie un destin. Étrange et troublante histoire où, par-devers la parfaite limpidité du récit, la réalité des êtres se révèle sous un jour inattendu.0400Alors Guido est arrivé. Un soir, j´étais occupée à préparer le souper, papa est rentré avec un garçon, un grand échalas mal fagoté. Tobie traînait ses devoirs au bout de la table. Papa a accroché son chapeau au portemanteau vissé derrière la porte et il s´est assis sur le tabouret où il avait l´habitude de se débotter. Le garçon restait planté comme une borne près de lui, sur le seuil, les bras embarrassés. De temps à autre, il levait un oeil morne sur nous. Un pantalon de golf en gros velours râpé lui descendait sous les genoux, à partir de quoi ses chaussettes avaient tirebouchonné sur ses mollets bruns. Papa l´a poussé sur le banc à côté de Tobie, puis il a attaqué son souper. La dernière bouchée congédiée, il a écarté son assiette et il nous a lancé son ordinaire regard de rassasié qui se souvenait tout à coup de notre existence. «Lui, c´est Guido.»Guido a déposé sa fourchette. Il a redressé la tête et rejeté de la main la mèche qui pendait comme un rideau sur son nez. «Guido Noodlot. Il est de Scherpenwal. À partir de maintenant, il va rester avec nous. J´ai besoin de quelqu´un pour m´aider dans les chevaux. Bon! Tobie et Guido, vous dormirez ensemble. Vous irez chercher mon lit de camp au grenier. On arrangera mieux plus tard. Lena, après la vaisselle, vous couperez les cheveux à Guido, qu´il ait l´air un peu civilisé.»Là-dessus, il est parti lire «L´Altdorper Krant» dans la salle. Nous avons continué à manger. J´adressai quelques sourires à Guido qui les observa comme si j´avais été affublée d´un tic. Tobie s´est levé à son tour. Il a ramassé ses livres et ses cahiers et il a rejoint papa avec qui pourtant il avait horreur de se trouver seul. «C´est loin, Scherpenwal?? Assez. Sur l´Oostvliet.? Ah? Tu cherchais du travail? ? Non, c´est votre père qui a proposé. ? Tu as des frères, des soeurs? ? Je n´ai personne. ? Tes parents, qu´est-ce qu´ils font? ? Meuniers. ? Ils n´ont pas besoin de toi? ? Je vous l´ai dit: c´est votre père qui voulait.? Tu peux dire "tu". Je m´appelle Helena, mais tout le monde dit "Lena".»Il a levé un oeil sur moi, comme un chien aplati qui a reçu une caresse à la place d´une taloche. Quand j´ai posé le baquet d´eau chaude sur la table, aussitôt, il a attrapé le torchon à vaisselle. Après ça, je l´ai fait mettre à califourchon sur une chaise. Depuis la mort de maman, c´est moi qui coupais les cheveux de papa et de Tobie. À condition de tailler court, ce n´est pas très difficile. On entre le peigne dans l´épaisseur et on c

  • Qu'est-ce qu'elle peut bien y comprendre, Annette, à ces rendez-vous du mercredi après-midi, à l'abri des regards indiscrets, chaperonnée par des bonnes soeurs au regard doux et préoccupé ? Peut-être que si elle ne s'appelait pas en réalité Hanna, peut-être que si elle n'était pas juive, la fillette pourrait voir ses parents autrement qu'en catimini...
    Le peuple de Liège a beau renâcler devant la rigueur des lois antijuives, les rues de la ville, hérissées de chausse-trapes, n'en demeurent pas moins dangereuses. Un homme, en particulier, informateur zélé de l'occupant allemand hantant les bas-fonds de la cité, exilerait volontiers les parents d'Hanna vers des cieux moins cléments. Mais la trahison ne vient pas toujours du camp que l'on croit.
    Comment réagissent des gens ordinaires confrontés à une situation extraordinaire ? Quelle est la frontière entre le bien et le mal, entre un héros et un salaud ? Inspiré de faits réels, Dans la gueule de la bête saisit toutes les nuances de l'âme humaine, tour à tour sombre et généreuse, et invite chaque lecteur à se demander : " Et moi, qu'aurais-je fait pendant la guerre ? "

  • " Chez moi, Elvis est partout. Everywhere ! Dans la salle de bains, sur mon verre à dents, y a la photo de la tombe d'Elvis, et mon bidet a la forme de sa guitare. "
    Avec sa chienne Priscilla affublée d'une banane rose, Elvis sillonne les routes au volant de sa Cadillac ornée de cornes de vache pour aller donner des concerts. Abandonné à l'âge de 5 ans près des toilettes d'un restoroute, il a été recueilli par un couple d'épiciers fans de Georgette Plana, et est devenu Ze sosie officiel du King ! Invité à chanter pour l'anniversaire d'une vieille châtelaine, sur l'air de "Blue Moon", il va se retrouver au coeur d'un crime bien étrange, avec en prime une panoplie de pétés du couvercle, dont le chat Houellebecq qui a des mycoses aux pattes. Yeah !

  • Une intrigue digne des meilleurs films d'Alfred Hitchcock0300Nous sommes en 1962, à la frontière belgo-allemande. Rentrant au milieu de la nuit d´une visite galante, Roger Müller, bourgmestre de Niederfeld, tombe sur Stembert, le docteur de la commune, qui vient d´être victime d´un accident de voiture. Effondré, l´homme avoue qu´il vient de quitter sa femme Mathilda et qu´il part rejoindre sa maîtresse en Allemagne de l´Est. Furieux, Müller, qui a toujours été amoureux de Mathilda, oblige le docteur à rejoindre le domicile conjugal. Le lendemain matin, Roger Müller a la surprise de voir débarquer dans sa mairie Mathilda Stembert venue déclarer le décès de son époux, mort, dit-elle, au cours d´un voyage en Allemagne. Immédiatement, Müller est convaincu que Mathilda l´a assassiné quand elle a appris son infidélité et il décide de tout faire pour que la jeune femme échappe à son juste châtiment. Malgré les allusions assez transparentes de Müller, malgré les preuves évidentes de son mensonge, Mathilda continue à prétendre que son mari est mort. Et Müller de s´enferrer dans une situation de plus en plus dangereuse sans que l´attitude de la jeune femme change à son égard...Orfèvre des mots et des sentiments, Armel Job nous entraîne dans les subtils méandres d´une comédie dramatique insolite.0400Moi, je n´aurais jamais cru ça, qu´il me fasse ça, à moi, sa femme, son unique, son aimée. Même mon nom ? Mathilda ?, il ne le disait jamais. Il ne m´appelait qu´avec des diminutifs caressants: « Thilda, mon amour, mon trésor, mein Schatz. » Toujours si prévenant, à me servir à table, à s´inquiéter si j´avais froid, si je n´avais pas mes idées noires. Ah, le salaud!Comment ne me suis-je pas aperçue qu´il ne m´aimait plus? Et depuis quand? Il a rencontré cette femme, il y a six mois, au congrès de médecine d´Erfurt. Le 27 mars. C´était le troisième jour du congrès. Il a dit le 27. Une précision d´anniversaire, déjà.« Je ne peux plus vivre sans elle.? C´est pas possible! Qu´est-ce qu´elle t´a fait, André?? Rien, je t´assure, elle n´y est pour rien. C´est moi seul qui...»Il était là, en face de moi, à table. Il avait attendu la fin de la semaine, la fin des consultations, la fin du souper. J´allais me lever pour lui servir son cognac qu´il prendrait dans son club devant le poêle à charbon. Le samedi soir, c´est ce qu´il aime: regarder les braises rougeoyer à travers la vitre et, de temps en temps, fourgonner avec les pincettes. Il a posé sa grande main blanche de docteur sur mon bras pour me retenir.«Reste un peu là. Il faut qu´on se parle.»Il était pâle. Il avait à peine touché au repas. Depuis plusieurs jours, il était sombre. Je savais qu´il se passait quelque chose. Me lever, de toute façon, je n´aurais pas pu. Tout d´un coup, j´avais les jambes en flanelle.«Mathilda, je vais te quitter.? Ah oui...» C´est ce que j´ai dit: «Ah oui...» J´aurais dû m´indigner: «Me quitter? Comment? Qu´est-ce que c´est que cette histoire?», mais je savais que ces interrogations ne serviraient à rien, qu´à retarder la vérité, à la rendre plus vulgaire.Alors, il a tout déballé: le congrès, cette femme ? docteur, elle aussi ? avec qui il voulait vivre. «Vivre enfin», pour reprendre ses termes. Avec moi, sans doute, il n´avait pas vécu.«Je deviens quoi, de mon côté?? Tu n´auras pas à te faire de souci. Je te laisse tout: la maison, les sapins, le compte en banque. J´ai fait le nécessaire. Je ne veux rien garder. Sauf l´Opel. J´en ai besoin pour partir.»Il avait vidé son sac. Affaire réglée. À mon tour, maintenant. J´allais certainement dire quelque chose pour le retenir. Il me regardait, les yeux navrés, la figure penchée, se demandant lequel de ses arguments tout prêts déjà il m´opposerait. Par quoi commencer? Je n´avais que l´embarras du choix. Seize années ensemble.Ces derniers temps? On était heureux tout de même. Si «heureux» n´est pas le mot, disons «contents», «sereins», «tranquilles». Ce n´était plus la passion des débuts, bien sûr. On ne peut pas jouer avec le feu toute la vie. Avec cette femme, est-ce que...? Évidemment. À chaque fois qu´il s´est ren

  • Le hasard sème parfois un peu de poudre d'étoiles pour aller au bout de nos rêves.
    Quand le destin s'est acharné sur lui, le Facteur Cheval aurait pu sombrer dans la douleur et le désespoir. Il a plutôt choisi de se lancer dans un pari insensé : construire de ses propres mains son Palais Idéal. Mais une étrange rencontre lors de ses tournées va donner un tout autre sens à son rêve.
    Parce que la passion est la seule chose qui peut nous sauver.
    En s'inspirant librement de la vie du Facteur Cheval, Nadine Monfils nous offre un roman émouvant comme un hymne à la liberté, la poésie, l'art, et la foi en ce qui nous dépasse.

  • Rocafrème est un village de l'Ardenne liégeoise semblable aux autres : un curé, un charcutier, des artisans, etc. Mais il abrite aussi un artiste peintre, José Cohen, venu s'y réfugier sous l'Occupation. Et une très jolie personne, la fille du charcutier. Le peintre a décidé la belle Thérèse à poser nue au bord de la rivière. Le tableau, confié à un marchand de Liège, devait demeurer ignoré des villageois. Mais un jour d'octobre 1957, le journal local, «La Gazette de l'Ourthe», publie un article sur cette «Baigneuse nue», photo à l'appui. Le village s'enflamme. Et José Cohen est retrouvé mort.Cette affaire plonge ses racines dans un passé trouble qui éclate soudain au grand jour. Pendant la Résistance, les personnages du roman ont tous été impliqués dans de sérieux conflits? La Baigneuse n'est pas la seule à se dénuder dans cette histoire. Il y a aussi les coeurs des hommes et des femmes du village.Écrivain singulier, Armel Job construit ici une intrigue subtile, au suspense tout britannique. On y retrouve tout l'humour et le langage coloré de son premier roman, «La Femme manquée».

  • Le champ de bataille

    Jérôme Colin

    • Allary
    • 1 Mars 2018

    Le problème avec les enfants, c'est qu'ils grandissent. Un jour, sans prévenir, ils claquent les portes, rapportent de mauvaises notes et ne s'expriment que par onomatopées. Voici l'histoire d'un couple sur le point de craquer face aux assauts répétés de leur fils de 15 ans. L'école les lâche, le père part en vrille, la mère essaie d'éteindre l'incendie...
    C'est un roman sur l'amour familial où les sentiments sont à vif, comme sur un champ de bataille.
    Le problème avec les enfants, c'est qu'ils grandissent. Un jour, sans prévenir, ils claquent les portes, rapportent de mauvaises notes et ne s'expriment que par onomatopées. Surtout, ils cessent de vous considérer comme un dieu sur terre. Et ça, il faut l'encaisser.
    /> La science explique qu'ils n'y sont pour rien. C'est leur cerveau en formation qui les rend feignants, impulsifs et incapables de ramasser leurs chaussettes. N'empêche. On n'a jamais rien créé de pire que les adolescents du virtuolithique.
    Voici l'histoire d'un couple sur le point de craquer face aux assauts répétés de leur fils de 15 ans. Qu'ont-ils mal fait ? Rien. Mais la guerre est déclarée. Et ils ne sont pas préparés. L'école les lâche, le père part en vrille, la mère essaie d'éteindre l'incendie.
    C'est un roman sur l'amour familial où les sentiments sont à vif, comme sur un champ de bataille.

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