• Les cendres d'Angela

    Frank Mccourt

    Il y a tout juste vingt ans, la France tombait sous le charme des Cendres d'Angela, mémoires d'une enfance irlandaise drôles, tendres et sans rancune, portés par une langue et un souffle romanesque remarquables.
    Véritable phénomène littéraire mondial, lauréat du prix Pulitzer 1997, un récit sur l'immigration, la pauvreté et la conquête des possibles, une oeuvre devenue culte, à (re)découvrir.
    Difficile de croire que Les Cendres d'Angela aient déjà vingt ans, pourtant le livre de Frank McCourt a mieux vieilli que la plupart de ceux de la même époque, du fait notamment qu'il n'a rien perdu de sa justesse. Il est peut-être plus pertinent que jamais. L'autobiographie de McCourt a touché la France au coeur, réussi à faire rire ses lecteurs même en ce qu'elle recèle de plus sombre. Aujourd'hui, en 2017, elle est capable d'apporter un éclairage particulier sur notre situation, guère plus réjouissante. C'est, à la base, l'histoire d'un immigré, confronté à la pauvreté, à la solitude, à l'oppression, mais également le récit d'une lutte contre le pouvoir, d'une conquête des possibles, qui passe en revue les thèmes de la foi, de l'adhésion à une communauté, de l'isolement. Deux décennies plus tard, tout est encore là : la violence, l'exil, la privation, le besoin. Imaginez que vous apportiez un exemplaire du livre dans les tours de Saint-Denis, que vous le lisiez sur les quais de Marseille, que vous en discutiez dans la jungle de Calais avec les réfugiés. Leur propre histoire commence de la même façon. Nous ignorons seulement si elle connaîtra un dénouement analogue.

    Extrait de la préface de Colum McCann

  • De nos jours en Irlande, la folle épopée littéraire et éthylique d'un écrivain mexicain frustré, d'un poète irlandais alcoolique et d'un couple de millionnaires difformes sur les traces d'Antonin Artaud. Azimutée, foisonnante, poétique, une gourmandise romanesque par l'auteur de La Fête de l'ours.


    En 1937, pendant une de ses phases de folie les plus violentes, après avoir goûté le peyotl au Mexique et divagué pendant des mois dans les cafés parisiens, le poète français Antonin Artaud se rend en Irlande avec pour mission de rendre l'authentique bâton de Saint-Patrick qu'il croit tenir d'un sorcier cubain.
    Plus d'un demi-siècle plus tard, à Dublin, un diplomate passionné de la poésie d'Artaud, un homosexuel indécis, un poète irlandais aux moeurs dissolues et un vieux millionnaire qui a consacré toute sa vie à collectionner les reliques du poète français décident après moult verres de whisky et quelques champignons hallucinogènes d'embarquer pour un voyage délirant. L'objet de leur quête : le bâton de Saint-Patrick, qui selon la légende aurait été ramené par Artaud et se trouverait quelque part en Irlande du Nord...

empty