• Être Barbarella, c'est être femme libre et indépendante, émancipée et aventurière, séduisante et fascinante, pleinement inscrite au coeur des sixties. Dessinée par Jean-Claude Forest dès 1962 à partir de la plastique de Brigitte Bardot, incarnée par Jane Fonda pour la caméra de Roger Vadim en 1968, Barbarella brise les tabous comme les images stéréotypées de la pin-up. Fille de l'espace, elle est aussi une fille de son temps, qui traverse les problématiques contemporaines : l'éthique et l'érotique, l'antispécisme et le transhumanisme, l'urgence écologique et la critique des modes de gouvernance. Ambassadrice de la paix, Barbarella fait l'amour plutôt que la guerre ; sa conquête spatiale est celle du plaisir, son odyssée, sauvage et impromptue, ouvre le champ de tous nos possibles.

    Philosophe intrépide, Véronique Bergen est l'auteur de nombreux essais philosophiques interrogeant les esthétiques et les métaphysiques contemporaines (L'Ontologie de Gilles Deleuze ; Le Corps glorieux de la top-modèle ; Luchino Visconti, les promesses du crépuscule ; Patti Smith, Horses ... ) ainsi que de plusieurs romans qui s'intéressent aux voix des oubliés et aux voies des oppressions (Kaspar Hauser ou la phrase préférée du vent ; Tous doivent être sauvés ou aucun).

  • À partir des années 1960, le cinéma américain commence à sortir de sa « longue adolescence » : Elizabeth Taylor prononce des mots jusqu'alors interdits, Dustin Hoffman perd sa virginité dans les bras de Mrs. Robinson, Jon Voight fait le gigolo dans les rues de New York. À Hollywood, la sexualité fait enfin son apparition comme sujet et comme question de mise en scène. Comment représenter les rapports charnels ? Comment les intégrer à la narration et à la vie émotionnelle des personnages ? Quelle expérience le spectateur fait-il de telles scènes ? Dans l'art du dévoilement et de l'occultation, au coeur de la mise à l'écran du sexe, une véritable politique de la représentation des corps est en jeu. Films étrangers, cinéma d'exploitation ou d'avant-garde, films populaires ou d'auteur, cyberpornographie, Linda Williams explore de vastes territoires afin de comprendre la dynamique historique et culturelle par laquelle la sexualité, d'obscène, est devenue « en/scène ».
    Linda Williams est professeur d'études cinématographiques et de rhétorique à l'université de Berkeley, en Californie. Son ouvrage de référence, Hard Core: Power, Pleasure and the "Frenzy of the Visible" est le premier à avoir théorisé le cinéma pornographique. Elle est également l'auteur de Playing the Race Card: Melodramas of Black and White from Uncle Tom to O. J. Simpson, une histoire culturelle des rapports entre Blancs et Noirs aux États-Unis.

  • George Cukor est l'un des grands cinéastes de l'âge d'or d'Hollywood. Pourtant, malgré une influence toujours forte, chez Pedro Almodóvar ou François Ozon, il semble résister à la critique. Peut-être parce que sa filmographie est truffée d'oeuvres non créditées (Autant en emporte le vent, Le Magicien d'Oz), de projets inachevés ou de montages refusés (Une étoile et née). D'Indiscrétions à My Fair Lady, en passant par sa pléiade d'acteurs (Katharine Hepburn, Greta Garbo, Cary Grant, John Barrymore, Jane Fonda...), ce livre s'adresse aux lecteurs curieux du cinéma américain comme aux cinéphiles les plus exigeants grâce à l'écriture soignée et au style riche mais accessible de critiques, cinéastes et historiens français et étrangers. L'ouvrage s'enrichit d'une abondante iconographie en couleurs.Avec des textes de Jean Douchet, Carlo Chatrian, Gonzalo de Lucas, Jean-François Buiré, Pierre Eugène, Bill Krohn, Chris Fujiwara, David Ehrenstein, David Phelps, Stéfani De Loppinot, Lorenzo Esposito, Mark Rappaport, Rinaldo Censi, Pablo Garcia Lorca, Yola Le Caïnec, et un entretien inédit en français avec George Cukor.

  • Ce recueil rassemble des textes écrits par une cinquantaine d'écrivaines et écrivains américains, sous la direction d'Eve Ensler et Mollie Doyle, pour servir de base à l'organisation d'événements contre les violences faites aux femmes et aux filles. Les bénéfices de la vente de ce livre parlant seront versés à La Cité de la Joie, le centre révolutionnaire fondé par Eve Ensler et le Dr Denis Mukwege, prix Nobel de la Paix, où trouvent refuge et soutien les victimes de viols de guerre en République Démocratique du Congo.

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