• La vie d'une trans : un an de leur vie équivaut à sept années « normales ». Tante Encarna a 178 ans et porte tout son poids sur ses talons aiguilles au cours des nuits de la zone rouge du Parc Sarmiento, à Córdoba, en Argentine. La Tante - gourou, mère collective avec des seins gonflés d'huile de moteur d'avion - protège et partage sa vie avec d'autres membres de la communauté trans, sa sororité d'orphelines, résistant aux bottes des flics et des clients, entre échanges sur les dernières télénovelas brésiliennes, les rêves inavouables, amour, humour, tendresse, et aussi des souvenirs qui rentrent tous dans un petit sac à main en plastique bon marché. Une nuit, entre branches sèches et roseaux épineux, elles trouveront un bébé abandonné qu'elles adopteront clandestinement. Elles l'appelleront Éclat des Yeux.

    Premier roman fulgurant, sans misérabilisme, sans autocompassion, Les Vilaines est un geste esthétique et politique qui raconte la fureur et la fête d'être trans. Avec un langage luxuriant, ce livre est un conte de fées et de terreur, un portrait de groupe, une relecture de la littérature fantastique, un manifeste explosif qui nous fait ressentir la douleur et la force de survie d'un groupe de femmes qui auraient voulu devenir reines mais ont souvent fini dans un fossé. Un texte qu'on souhaite faire lire au monde entier.

  • «J'allais mal ; tout va mal ; j'attendais la fin. Quand j'ai rencontré Victorien Salagnon, il ne pouvait être pire, il l'avait faite la guerre de vingt ans qui nous obsède, qui n'arrive pas à finir, il avait parcouru le monde avec sa bande armée, il devait avoir du sang jusqu'aux coudes. Mais il m'a appris à peindre. Il devait être le seul peintre de toute l'armée coloniale, mais là-bas on ne faisait pas attention à ces détails.
    Il m'apprit à peindre, et en échange je lui écrivis son histoire. Il dit, et je pus montrer, et je vis le fleuve de sang qui traverse ma ville si paisible, je vis l'art français de la guerre qui ne change pas, et je vis l'émeute qui vient toujours pour les mêmes raisons, des raisons françaises qui ne changent pas. Victorien Salagnon me rendit le temps tout entier, à travers la guerre qui hante notre langue.» Alexis Jenni.

    1 autre édition :

  • La danse de Martha

    Tom Saller

    Début des années 1920. La jeune Martha, issue d'une famille de musiciens excentriques, quitte sa petite ville de Pologne de l'est et son enfance paysanne. Elle veut s'inscrire au Bauhaus, l'école d'art récemment créée à Weimar, centre foisonnant de la création et de la modernité. Désir osé car les hommes dominent l'Institution. Malgré cela, l'énigmatique fondateur de l'école, Walter Gropius lui propose d'intégrer sa troupe de danseurs. Mais, quand les nazis arrivent au pouvoir, l'école ferme ses portes. Martha rentre chez elle avec dans les bras son journal et sa fille. Lors des derniers jours de la guerre, mère et fille sont séparées. Personne ne sait ce que Martha est devenue...2001, New York. Un jeune homme arrive aux États-Unis pour suivre les enchères du journal de sa grand-mère chez Sotheby's. Le journal contient des esquisses d'artistes du célèbre mouvement Bauhaus, tels que Lyonel Feininger, Paul Klee ou encore Wassily Kandinsky. Une saga renversante au coeur du Bauhaus. Une femme courageuse et fascinante confrontée à un siècle d'hommes, de guerre et de crimes. « Un roman magnifique qui nous approche de l'esprit libertaire du Bauhaus - en forte opposition avec le nazisme montant. » Westdeutsche Allgemeine Zeitung

  • La femme de hasard

    Jonathan Coe

    Maria, une jeune fille de milieu modeste, vit aux environs de Birmingham. Indifférente par choix, indécise par nature, elle trouve que l'on fait beaucoup de bruit pour peu de chose. Que valent les succès aux examens et les déclarations de Ronny qui l'aime désespérément, que penser des amis de classe avec leurs vacheries et leurs cancans... Seul le chat, un exemple d'indifférence satisfaite, lui donne à penser qu'une forme de bonheur est possible. Mais comment être heureux lorsque votre vie est une succession d'accidents, de hasards...
    Premier roman de Jonathan Coe, La Femme de hasard décrit une sinistre histoire, celle de Maria et ses désillusions. Toujours soucieux de lucidité et de démystification, Jonathan Coe se livre à une descente en flammes de toutes les institutions prisées dans la société et des formes couramment admises de bonheur, et fait de ce premier roman une oeuvre exemplaire.

  • Après l'amour

    Agnès Vannouvong

    «Héloïse m'appelle "ma belle surprise". Elle a ses petits trucs, les balades à moto, un parfum addictif, des pièges à filles. Les cloches de l'église Saint-Eustache ponctuent toutes les heures nos étreintes. J'aime caresser la peau, son dos, ses bras durs, le sexe doux sous la langue, les soupirs, les sourires entre les baisers, les rires. Je l'adore et honore son sexe. Un souffle, une parole, un geste provoquent le rapprochement des corps. J'aime notre intimité. Je veux essayer toutes les positions, tous les rythmes. Après les orgasmes, elle se serre très fort contre moi, je suis perdue. M'abandonner serait une aventure, alors je glisse, indéterminée, ouverte à tous les possibles.» Lorsque la narratrice se sépare de sa compagne Paola, sa vie bascule. Collectionnant les amantes, elle part à la recherche effrénée du plaisir. La rencontre avec Héloïse amorcerait-elle un tournant?

    Mêlant brillamment romantisme et crudité, douceur et violence, Après l'amour est un roman sensuel et sexuel qui explore la fulgurance du désir féminin.

    1 autre édition :

  • Rosa

    Marcel Sel

    Sur commande

    1 autre édition :

  • Bonne élève est le portrait d'une jeune femme de Buenos Aires qui a fait de brillantes études en histoire de l'art dans une université du nord de l'Angleterre.

    De retour en Argentine, elle ne trouve pas de travail, et repart en Angleterre quelques années plus tard. Sa mère lui a donné un an pour se bâtir une nouvelle vie, l'entretenant grâce à l'héritage du père. Mais le pays est en crise lui aussi.
    Déclassée, elle loue des chambres de plus en plus minables, travaille dans une bibliothèque universitaire en attendant un mieux qui ne vient pas, rattrapée par la précarité.

    On ne peut lâcher ce premier roman optimiste et désespéré de Paula Porroni qui a créé une antihéroïne, naufragée volontaire qui ne cherche pas à se faire aimer, comme à des années-lumière de sa propre vie.

    Sur commande
  • Parce que le toujours jeune Lord Ickenham a porté son haut de forme de travers, Sir Raymond Barnstable, grand avocat aux ambitions politiques, écrit, pour fustiger la jeunesse, un roman sardonique et audacieux intitulé Cocktail Time. Mais, prudemment, il le publie sous un pseudonyme. Il fait cadeau de ses droits d'auteur et de l'honneur d'avoir écrit le livre à son neveu Cosmo sans savoir que ce dernier est sous la coupe d'un escroc nommé Oily qui le fait chanter en menaçant de révéler à ses électeurs qui est l'auteur de ce livre à scandale.

  • La famille Sabas vit dans la banlieue d'Amman, la capitale jordanienne. Elle connaît enfin l'aisance matérielle grâce à l'acquisition judicieuse d'une truie. Hussein Sabas fait fortune lorsqu'il commence à vendre du porc aux chrétiens de la ville, sans cesser de fournir en agneau et en boeuf la population musulmane.
    Cependant, l'extrémisme religieux qui gangrène les pays voisins envahit peu à peu la ville et le boucher se sent menacé. De leur côté, les femmes de la famille résistent vaillamment à la pression ambiante. Fadhma veille au bien-être de chaque membre de la famille. Laila continue à enseigner. Samira rejoint un groupe d'activistes syriennes réfugiées en Jordanie. Muna, fraîchement arrivée d'Amérique, découvre ce pays qui est aussi le sien.

    1 autre édition :

  • Léonard Baudry traîne son cafard. À 24 ans, il a perdu sa mère et coupé les ponts avec son père. Il vit seul avec un poisson rouge, cadeau à la con reçu pour un pot de départ, qu'il menace de faire disparaître d'un coup de chasse d'eau. Sans en avoir le cran.
    Il perd son job. Puis son appartement. Il trouve un banc. Il perd sa dignité. La cherche dans les regards fuyants des passants. Se focalise sur une musicienne flambant rousse. Tombe amoureux. Perd la tête. Et ainsi de suite...
    On s'attache à ce dur à cuire très fleur bleue qui perd tout ce qu'il aime, et même ce qu'il n'aime pas. Lucide et critique, avec un sens de l'humour évident, il nous entraîne dans ses sensations exacerbées et ses révoltes cyniques.
    Sonia Guillemet a 23 ans et vit à Bordeaux. Requiem pour un cafard est son premier roman.

empty