• Nous vivons, depuis l'élection de Donald Trump, dans un univers de «faits alternatifs». Le mal a gagné la Grande-Bretagne qui a cédé au chant des sirènes du Brexit et qui, face à l'impasse, refuse d'admettre s'être trompée. Le mouvement #metoo secoue les milieux médiatiques et artistiques alors que le concept d'«appropriation culturelle» force l'annulation de deux spectacles de Robert Lepage. Justin Trudeau est empêtré dans les ratés du système Phénix et les conséquences d'un tweet où il ouvrait la porte aux demandeurs d'asile.

    Bado aborde tous ces enjeux, de même que des sujets moins sérieux, dans cette compilation de ses meilleures caricatures publiées récemment dans le journal Le Droit.

  • Par sa nature outrancière, la rhétorique trumpienne rompt avec les règles léguées par la longue tradition des théories argumentatives en Occident. Face aux prescriptions et aux dictats normatifs classiques, le 45e président américain détonne. De manière éclatante, il incarne tout l'opposé de ce que recommandent depuis toujours ceux qui ont fondé la rhétorique et qui ont réfléchi en la matière. Pourtant, chez un vaste auditoire qui compte des millions d'électeurs, ses injures fascinent et son style fait désormais école. Un peu partout en Occident, divers clones au talent varié prennent confiance en raison de la notoriété fulgurante du président américain.
    Ainsi commence cette histoire rocambolesque : si le 45e président américain a été élu, c'est précisément parce qu'il n'est pas présidentiable et que son argumentation est hors norme. Sa vulgarité, son arrogance pharaonique et son mépris pour le décorum sont bel et bien indissociables de sa gloire politique.

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