• A la fin d´une chasse, pendant la curée, les chiens dévorent les entrailles de la bête tuée. Pour le jeune Zola, qui déteste son époque, c´est le coeur de Paris, entaillé par les larges avenues de Napoléon III, que des spéculateurs véreux s´arrachent. Ce deuxième volume des Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d´une famille sous le Second Empire, est l´un des plus violents. Zola ne pardonne pas ces fortunes rapides qui inondent les allées du Bois d´attelages élégants, de toilettes de Worms et de bijoux éclatants. Aristide Saccard a réussi. Mais tout s´est dénaturé autour de lui : son épouse, Renée, la femme qui se conduit en homme, si belle et désoeuvrée ; son fils, Maxime, l´amant efféminé de sa belle-mère. On accusa Zola d´obscénité. Il répliqua : « Une société n´est forte que lorsqu´elle met la vérité sous la grande lumière du soleil. » Edition de Philippe Bonnefis. 

  • De l'Affaire Dreyfus, à l'affaire Faurisson, de la condamnation de Wilde pour "grave immoralité" au raz de marée de #BalanceTonPorc, de la police des moeurs aux meurtres par tweets, l'un des plus grands avocats français refait l'histoire de la diffamation et interroge le nouvel empire des fake news.
    La diffamation -; " le fait d'imputer à quelqu'un un fait contraire à l'honneur ou à la considération " -; n'est pas l'apanage de notre époque, ou n'importe qui peut être mis à mort par les réseaux sociaux. L'art de la calomnie a toujours existé, de même que les moyens de s'en prévenir. C'est ce que démontre avec brio maître Lehman dans ces dix chroniques judiciaires où il commente les minutes des procès les plus célèbres. D'Oscar Wilde accusé d'être " sodomite " à Charlie Hebdo attaqué pour " injures religieuses ", d'Émile Zola visé pour avoir diffamé l'armée française, à Denis Baupin qui attaque les femmes qui l'ont attaqué, on redécouvre ici les arcanes de procès passionnants, pleinement ancrés dans la réalité de l'époque, et qui sont finalement le miroir des grands débats politiques ou sociétaux. C'est là l'intérêt de ces sombres affaires racontées par Hervé Lehman, qui mettent chaque fois en cause l'honneur d'un être humain accablé par ses contemporains, et balloté par l'Histoire.

  • Comment on se marie regroupe quatre courts récits d'Emile Zola, qui relèvent de l'étude de moeurs.
    Quatre mariages, quatre milieux sociaux différents et un seul regard. Si, chez les bourgeois, le mariage est une transaction financière, chez d'autres l'amour est possible. L'auteur montre les différences de modes de vie pour mieux laisser apprécier l'absolue similarité des rapports conjugaux, et l'inexorable défaite du mariage tel que le XIXe siècle l'imposait aux hommes et aux femmes.

  • Effrayant, beau, apocalyptique, obsédant, le cosmos a inspiré, depuis l'Antiquité, quelques-unes des plus belles pages de la littérature. Nicolas Grenier a glané d'étonnantes représentations de l'univers.
    Ouvrage préfacé par Jean-François Clervoy
    Les textes choisis racontent notre conception du monde et les croyances ou fantasmes qu'a fait naître le néant. Ils rappellent que l'être humain a voulu explorer le lointain, l'apprivoiser puis l'inclure dans sa propre histoire.
    Auguste Blanqui, Platon, Ray Bradbury, George Sand, Maurice Leblanc, Edgar Allan Poe se sont emparés de ce vaste et mystérieux sujet, et en sélectionnant des extraits de leurs oeuvres et de bien d'autres plumes, cette anthologie nous fait redécouvrir le ciel à travers le regard ému, sarcastique ou savant de philosophes, romanciers et scientifiques.

  • Skagboys

    Irvine Welsh

    Les mésaventures sombres et hilarantes des héros de Trainspotting, frappés en pleine jeunesse par la fracture sociale des années Thatcher.

  • Un ouvrier pris dans la tourmente de la Commune, déporté au bagne de Nouméa, s'évade et retrouve sa femme mariée à un autre... Mis à la retraite prématurément, un fonctionnaire se montre incapable de vivre en dehors du cadre étroit de l'administration... Sur son lit de mort, un riche paysan révèle sa double vie à son fils et lui demande de prendre soin de sa maîtresse...
    Voici des histoires insolites contées par trois maîtres du naturalisme.

  • Ce volume propose un panorama aussi complet que possible du rapport de Barthes au XIXe siècle : à sa littérature principalement, à sa musique aussi, à sa philosophie (Nietzsche) parfois à son histoire et à ses historiens, à commencer par Michelet. Si, dans le titre, le pluriel s'est imposé, c'est parce que ces rapports furent multiples. Tout au long de sa carrière de critique, Roland Barthes a pu changer d'interprétation globale sur le XIXe siècle. Siècle amical pour lui lors de l'adolescence, plutôt mal vu au temps de la « nouvelle critique » structuraliste, il rentre en grâce à partir de S/Z et des Fragments du discours amoureux, et plus encore dans les derniers séminaires sous les auspices du romantisme allemand.

    José Luiz Diaz est professeur de littérature française. Maître de conférences à l'UFR sciences des textes et documents de l'Université Denis Diderot-Paris VII. Secrétaire général et responsable des colloques de la Société des études romantiques et dix-neuviémistes.

    Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure et de l'Institut d'études politiques de Paris, Mathilde Labbé est Docteure en littérature française. Elle est Maîtresse de conférences à l'université de Nantes.

  • Acculé par la misère et brûlant d'ambition, un jeune homme accepte le pacte que lui propose une entremetteuse : qu'il épouse Flavie Danvilliers, reconnaisse l'enfant illégitime qu'elle porte, et l'argent de cette fille de baron est à lui ! Pour prix de s

  • Irrévérentes, provocatrices, les idées libertaires suscitent une fascination et ne laissent pas d'interroger les sociétés occidentales. Trop vite réduites à des enfantillages ou réprimées par les pouvoirs en place, elles offrent pourtant l'image, aujourd'hui plus cruciale que jamais, d'un ordre social débarrassé des systèmes de pouvoir et d'oppression.Bakounine, Lafargue, Rousseau, Zola, Nietzsche : cette anthologie réunit tenants de l'anarchisme, penseurs de l'égalitarisme et contradicteurs des totalitaristes. Écrits par des romanciers, des philosophes, des personnalités politiques : vingt-deux textes fondamentaux de la pensée anarchiste, à découvrir ou à redécouvrir.

  • À peine marié, un homme découvre la véritable nature de la femme qu'il a épousée : pingre, étouffante, acariâtre, elle n'est qu'un monstre de froideur.
    Sous la forme d'un mémoire adressé à l'avocat qui devra défendre sa demande de divorce, il confesse son enfer conjugal.
    Un texte surprenant dans lequel Mirbeau s'attaque aux conventions bourgeoises et dresse un portrait de femme aussi habile que misogyne. Les adolescents apprécieront la parole intime qui se délie et triomphe dans la critique sociale.

  • Aventuriers, hommes politiques, enseignants, entrepreneurs ou meneurs d'hommes, ils s'adressent aux jeunes, souvent à des moments de crise. De conseils bienveillants en anecdotes, ils se remémorent leur propre jeunesse pour en tirer des exhortations à « jouer le jeu », « chercher la joie la plus haute », « subordonner l'intelligence au coeur », « être fidèle à ses rêves », et rester exigeant.

    Vigoureuses, leurs paroles sont un vibrant appel à vivre passionnément.

    Couverture : Thierry Fétiveau - Chapeau © Neyro - Fotolia.com © E.J.L., 2014 pour la présente anthologie

  • À Montsou, dix mille mineurs gémissent sous le poids d'une exploitation toujours plus forte ; parmi eux, Étienne Lantier, qui voudrait voir triompher ses idéaux socialistes. Quand la grève éclate, il en devient le chef, guidant les revendications des ouvriers, les incitant à la fermeté. Bientôt le coron est à court de pain, et la rébellion se durcit...
    Germinal, animé par un souffle épique, est le grand roman du peuple et de la révolte. Ainsi que l'écrivait Jules Lemaitre en 1885 : «M. Zola a magnifiquement rendu ce qu'il y a de fatal, d'aveugle, d'impersonnel, d'irrésistible dans un drame de cette sorte, la contagion des colères rassemblées, l'âme collective des foules, violente et aisément furieuse...» © Flammarion, Paris, 2000, pour cette édition Édition mise à jour en 2008.
    Couverture : Virginie Berthemet © Flammarion

  • Desde su muerte, hace 100 años, Cézanne se ha convertido en el pintor más famoso del siglo XIX. Nació en Aix-en-Provence en 1839 y el periodo más feliz de su vida fue su primera juventud en Provenza, en compañía de Emile Zolá. Siguiendo el ejemplo de Zolá, al cumplir los veintiún años, Cézanne se marchó a París. Durante la guerra franco-prusiana desertó de la milicia, y dividió su tiempo entre pintar al aire libre y estudiar. Al comerciante de arte Vollard le dijo: "Sólo soy un pintor. El ingenio parisino me fastidia. Lo único que quiero es pintar desnudos en las orillas del Arc [un río cercano a Aix]". Animado por Renoir, uno de los primeros en apreciarlo, exhibió con los impresionistas en 1874 y en 1877. Su obra fue recibida con desdén, lo que lo hirió profundamente. La ambición de Cézanne en sus propias palabras, era "hacer del impresionismo algo tan sólido y durable como las pinturas de los museos". Su objetivo era lograr algo monumental en un lenguaje moderno de tonos brillantes y vibrantes. Cézanne quería retener el color natural de un objeto y armonizarlo con las diversas influencias de luz y sombra que intentaban destruirlo; buscaba una escala de tonos que expresara la masa y el carácter de la forma. A Cézanne le gustaba pintar frutas porque se trataba de modelos pacientes y él trabajaba lentamente. No pretendía sólo copiar una manzana. Mantenía el color dominante y el carácter de la fruta, pero subrayaba el atractivo emocional de la forma con un conjunto de tonos ricos y concordantes. En sus pinturas de naturalezas muertas era un maestro. Sus composiciones de vegetales y frutas son verdaderamente dramáticas; tienen peso, nobleza, el estilo de las formas inmortales. Ningún otro pintor logró darle a una manzana roja una convicción tan cálida, una simpatía tan genuinamente espiritual o una observación tan prolongada. Ningún otro pintor de habilidad comparable reservó sus más fuertes impulsos para las naturalezas muertas. Cézanne devolvió a la pintura la preeminencia del conocimiento, la calidad más esencial de todo esfuerzo creativo. La muerte de su padre, en 1886, lo convirtió en un hombre rico, pero no por eso cambió su estilo de vida austero. Poco después, Cézanne se retiró de forma permanente a su propiedad en Provenza. Probablemente se trató del más solitario de los pintores de su época. Por momentos le atacaba una peculiar melancolía, una oscura desesperanza. Se volvió irascible y exigente, destruía los lienzos y los arrojaba fuera de su estudio, hacia los árboles, los abandonaba en los campos, se los daba a su hijo para que los cortara e hiciera con ellos rompecabezas o se los regalaba a la gente de Aix. A principios de siglo, cuando Vollard llegó a Provenza con intenciones de adquirir todo lo que pudiera del material de Cézanne, los campesinos, que se enteraron de que un loco de París estaba pagando por aquellos viejos lienzos, sacaron de los graneros una considerable cantidad de naturalezas muertas y paisajes. El viejo maestro de Aix se sintió abrumado por la alegría, pero el reconocimiento le llegó demasiado tarde. Murió en 1906 de una fiebre que contrajo mientras pintaba en la lluvia.

  • Comment un romancier fictionnalise-t-il une philosophie au sein d´une oeuvre littéraire? Sébastien Roldan analyse La joie de vivre d´Émile Zola en regard de la philosophie de Schopenhauer et révèle la pyramide des souffrances (la hiérarchie des douleurs subies par les personnages) qui structure le roman tout entier.

  • « Ce qui émerge partout, c´est la montée en puissance d´un discours de l´obscène, mixte mais surinvesti par les femmes », à l´image de La Pianiste d´Elfriede Jelinek, des films de Catherine Breillat, ou des romans de Michel Houellebecq. Une série d´articles traitant de Zola, Huysmans, Green ou de l´art plastique sur cette thématique duale.

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