• 'Avec l'arrivée de Neal a commencé cette partie de ma vie qu'on pourrait appeler ma vie sur la route. [...] Neal, c'est le type idéal, pour la route, parce que lui, il y est né, sur la route...
    Neal Cassady, chauffard génial, prophète gigolo à la bisexualité triomphale, pique-assiette inspiré et vagabond mystique, est assurément la plus grande rencontre de Jack Kerouac, avec Allen Ginsberg et William Burroughs, autres compagnons d'équipées qui apparaissent ici sous leurs vrais noms.
    La virée, dans sa bande originale : un long ruban de papier, analogue à celui de la route, sur lequel l'auteur a crépité son texte sans s'arrêter, page unique, paragraphe unique.
    Aujourd'hui, voici qu'on peut lire ces chants de l'innocence et de l'expérience à la fois, dans leurs accents libertaires et leur lyrisme vibrant ; aujourd'hui on peut entendre dans ses pulsations d'origine, le verbe de Kerouac, avec ses syncopes et ses envolées, long comme une phrase de sax ténor dans le noir.
    Telle est la route, fête mobile, traversées incessantes de la nuit américaine, célébration de l'éphémère.

    Quand tout le monde sera mort, a écrit Ginsberg, le roman sera publié dans toute sa folie.
    Dont acte.' Josée Kamoun

  • Être Barbarella, c'est être femme libre et indépendante, émancipée et aventurière, séduisante et fascinante, pleinement inscrite au coeur des sixties. Dessinée par Jean-Claude Forest dès 1962 à partir de la plastique de Brigitte Bardot, incarnée par Jane Fonda pour la caméra de Roger Vadim en 1968, Barbarella brise les tabous comme les images stéréotypées de la pin-up. Fille de l'espace, elle est aussi une fille de son temps, qui traverse les problématiques contemporaines : l'éthique et l'érotique, l'antispécisme et le transhumanisme, l'urgence écologique et la critique des modes de gouvernance. Ambassadrice de la paix, Barbarella fait l'amour plutôt que la guerre ; sa conquête spatiale est celle du plaisir, son odyssée, sauvage et impromptue, ouvre le champ de tous nos possibles.

    Philosophe intrépide, Véronique Bergen est l'auteur de nombreux essais philosophiques interrogeant les esthétiques et les métaphysiques contemporaines (L'Ontologie de Gilles Deleuze ; Le Corps glorieux de la top-modèle ; Luchino Visconti, les promesses du crépuscule ; Patti Smith, Horses ... ) ainsi que de plusieurs romans qui s'intéressent aux voix des oubliés et aux voies des oppressions (Kaspar Hauser ou la phrase préférée du vent ; Tous doivent être sauvés ou aucun).

  • Bye bye bird

    François Garcia

    Au milieu des années soixante, Paco et ses camarades débarquent à Bristol pour un séjour linguistique. Très vite, un malaise s'installe au contact des familles anglaises traditionnalistes. Mais une jeunesse middle class est en train de s'inventer une façon de vivre à travers les Rolling Stones, les Animals, le Bye bye bird des Moody Blues ou les codes vestimentaires décalés. Un désir de liberté sexuelle s'affirme en même temps que se fait jour une prise de conscience politique. L'adolescent va alors faire l'apprentissage d'un monde nouveau. Au rythme d'une écriture emportée par l'impatience du jeune âge, le narrateur voyage dans ses souvenirs et la mémoire d'une époque qu'il fait résonner avec finesse, sur une tonalité complice et railleuse, comme un présent restitué.

  • Le critère départageant le licite de l'illicite serait le consentement des individus. Mais suffit-il à lui seul pour légitimer un acte ou une conduite ? Quels liens existent entre autonomie, liberté et dignité de la personne ? Cette question et bien d'autres se posent et nécessitent une analyse approfondie des différents aspects de cette notion. Peut-on aujourd'hui prôner une morale du consentement en refusant tout interférence de la réalité ? Le but de cet ouvrage est de mettre en évidence les enjeux des débats contemporains autour du consentement et de l'autonomie.

  • True Blood n´est pas une énième fiction de vampires. Le sujet de la série d´Alan Ball (déjà à l´origine de Six feet under), c´est le sang. Il se trouve ré-enchanté par l´invasion du surnaturel dans le quotidien misérable du « Sud profond » qui lui sert de décor, multiplié par les créatures qui se différencient selon la puissance respective de leur sang : sang de vampire, sang de fée, sang honoré et consommé dans les rituels magiques ou dionysiaques. En sérialisant le sang, la série procède à une déconstruction acharnée de l´identité. Il n´y est plus en effet le signifiant distinctif d´une race ; la pureté du sang est sans cesse corrompue par le sexe, c´est-à-dire par les aventures et les plaisirs transgressifs entre les êtres hétérogènes qui se croisent. Hypnotiques et inassimilables, les vampires de True Blood deviennent ainsi l´emblème ultime d´une politique de la différence. Ce ne sont plus des aristocrates retirés de la société ou des prédateurs clandestins. Ils symbolisent les minorités sexuelles « invisibles » qui, par leur coming-out, problématisent le pouvoir normalisateur de la démocratie en Amérique. Derrière la mascarade de leur intégration civique, ils érotisent les rapports sociaux et jettent le trouble dans le genre.

  • À partir d'une lecture désacralisée de la sexualité (c'est-à-dire émancipée des traditions, des doctrines ou des idéologies données et non problématisées) et d'une conception modeste du droit, l'étude proposée dans cet ouvrage est divisée en deux parties : une partie générale consacrée aux questions relatives à la liberté sexuelle (évolution du fondement des interdits sexuels, marge d'appréciation de l'État en matière sexuelle, intervention du droit pour limiter la volonté individuelle, tension entre liberté, égalité et dignité humaine, entre autres), à l'égalité des sexes (hommes-femmes) et des sexualités (homosexualité-hétérosexualité), et à la criminalité sexuelle. Et une seconde partie au sein de laquelle se décline un certain nombre d'exemples concrets de régulation des sexualités (prostitution, pornographie, pédophilie, harcèlement sexuel, etc.) en fonction de la summa divisio classique : sexualité consentie versus sexualité subie. Enfin, les principales conventions internationales relatives aux droits sexuels et reproductifs font l'objet d'une analyse spécifique tout comme le droit d'asile pour les minorités sexuelles, la lutte contre le tourisme sexuel et la traite d'êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle. Sans prétendre à l'exhaustivité, l'étude critique proposée dans l'ouvrage donne aussi bien au spécialiste qu'au profane les principaux éléments juridiques pour connaître et mieux comprendre les règles qui gouvernent le sexe et la sexualité.

  • Cendrillon

    Madame Solange

    Chaussée de ses Louboutin , elle s´accorde un jour de liberté sexuelle tous les lundis de Pentecôte...








    JE PORTE UNE JUPE courte, des collants résilles. Un chemisier ouvert. Je suis maquillée. Je joue un rôle.


    Je suis une autre pour vingt-quatre heures, je suis elle, celle que je me suis inventée dans le train. J'ai acheté ces fringues pour l'occasion. Juste pour cette journée.


    Aujourd'hui je vais m´appeler : Ava, Cindy, Gabrielle...


    Il s'approche. Il semble intéressé.








    Madame Solange se dissimule pour nous narrer ses turpitudes et son amour des chaussures aux semelles rouges. Une fois par an, c´est peu direz-vous, pour faire exulter sa libido. Glissez-vous dans sa peau, accompagnez-la dans ce one-shot qui la protège de l´attristante monotonie quotidienne.

  • Libres échanges

    Esther Valier

    • Ska
    • 1 Septembre 2016

    Quand l'offre et la demande s'accordent pour pimenter la vie sexuelle d'un couple... POUR PUBLIC AVERTI. Cette fille sait ce qu'elle fait, car elle éveille en moi des sensations insoupçonnées qui m'affolent à tous les sens du terme. Je ne pensais pas pouvoir prendre un jour du plaisir avec une femme, ça ne fait pas partie de mes... orientations, disons. C'est pourtant le cas si j'en juge par les réactions de mon corps, dont les muscles se tendent un peu plus sous les assauts de la langue experte, suave, qui glisse sur mes lèvres... L'échangisme demeure un fantasme répandu, Esther Valier nous décrit un passage à l'acte en le troussant d'une belle manière évocatrice. Découvrez l'univers libertin et pimenté de cette nouvelle érotique ! EXTRAIT Carole-Anne est là, attachée sur le plan de travail, jupe remontée et culotte absente, un bâillon sur la bouche. Un homme, grand et viril s'approche d'elle, et je me fais violence cette fois pour ne pas crier. Hugo ! Je fais un pas en arrière puis m'immobilise. La maîtresse de maison m'a vue et, des yeux, m'encourage à rester. J'aimerais partir, mais mes jambes refusent de m'obéir. Je suis pétrifiée, hypnotisée par le tableau esthétique qu'ils forment tous les deux. Il m'a vue aussi et sourit d'un air énigmatique, sûr de lui ! À PROPOS DE L'AUTEUR Un beau jour, Esther Valier s'est retrouvée dans la peau d'une vamp entamant une carrière de femme fatale. Mais parfois lassée de tomber les hommes aussi facilement que des quilles au bowling, elle s'adonne à la rédaction de sa vie hyper sexuée sur des nappes de bistrot entre deux gorgées de Beaujolais. Sa dernière lubie ? Ayant sympathisé avec Dizzy, un orang-outang du Jardin des plantes, elle envisage de retrouver ses cousins primates sur l'île de Bornéo. "Dizzy est un amour !" proclame-t-elle.

  • Ce livre développe une nouvelle approche des travaux de Malinowski, l'une des principales autorités fondatrices des sciences sociales modernes. Les observations ethnographiques réalisées par Malinowski en Mélanésie ne semblent pas susceptibles de remettre fondamentalement en cause la portée universelle des découvertes de Freud. C'est le premier ouvrage de synthèse portant sur le débat Malinowski / Freud.
    Entre 1915 et 1918, Malinowski a mené une enquête aux îles Trobriand en Mélanésie. Cette enquête de terrain est considérée comme l'un des moments fondateurs de l'anthropologie moderne.
    A son retour, Malinowski s'est lancé dans un débat critique avec la psychanalyse à partir de trois affirmations : il existerait dans ces îles une grande liberté sexuelle et le développement des individus ne serait pas semblable aux thèses de Freud -- les Trobriandais seraient dans l'ignorance des mécanismes de la paternité physiologique -- il existerait un complexe spécifique : les désirs sensuels du garçon porteraient sur sa soeur et ses impulsions hostiles seraient dirigées contre son oncle maternel.
    Malinowski voulait ainsi montrer que les thèses de Freud ne tenaient pas compte de la diversité des configurations sociales. Certains psychanalystes ont réagi, tel Ernest Jones, entraînant un vaste débat toujours d'actualité.

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