• Et si tout souvenir de famille n'était que fiction ? Une femme découvre une fois devenue adulte qu'elle est née de père inconnu. Une double enquête commence, à la fois sur l'identité de son père mais aussi sur les raisons du mensonge de sa mère. Chaque parcelle de la vie de cette mère excessive et trouble, professeure de collège libertaire, cache une ombre lourde de sens.

    Un récit pudique et sobre, où la force des souvenirs d'enfance emporte le lecteur dans un rire noir omniprésent.

  • Après L'Arbre à pain et Frangipanier, Tiare vient clôturer la fresque animée de la famille Tehana et de sa vie de quartier aux abords de Papeete. Tiare, c'est aussi le prénom de la petite-fille de Materena et Pito qui s'invite de manière inattendue sous leur toit. Un événement impromptu, qui amène dans son sillage de manière tout aussi imprévisible, la rédemption de Pito. De mari macho et père absent, il se révèle un papy aux petits soins et revisite sa place auprès des siens. C'est à travers le regard de cet homme « tout neuf » que ce troisième tome achève de décrire une nouvelle tranche de vie de cette famille tahitienne et, avec elle, dessine une certaine Polynésie, croquée avec affection, verve et légèreté. Succès international, la trilogie est maintenant publiée dans près d'une vingtaine de pays. Dans le Pacifique, ce classique de la littérature populaire est étudié dans les classes et les amphithéâtres.

    C'est en anglais et depuis l'Australie, où elle est installée depuis plusieurs décennies, que Célestine Hitiura Vaite a composé les trois tomes de la plus célèbre des sagas polynésiennes. Polynésienne au grand coeur et à la plume délicate empreinte d'humanité et d'humour, Célestine Hitiura Vaite n'a pas son pareil pour dévoiler les ressorts et les émotions des relations humaines, rendant le quotidien de ses protagonistes passionnant, émouvant et drôle.

  • Lignes de vie

    Graham Joyce

    « Une histoire merveilleusement bien écrite, dans laquelle Graham Joyce conjugue drame familial et réalisme magique. » - Booklist
    « Un roman émouvant, délicieusement nostalgique, avec une subtile touche de fantastique. » - Publishers Weekly
    À Coventry, après la Seconde Guerre mondiale, chacun essaie de retrouver une vie normale. C'est le cas de Martha Vine, matriarche aussi charismatique qu'elle est tendre avec ses sept filles. Cassie, la plus jeune, n'a pas le courage de confier à des parents adoptifs le fils de père inconnu auquel elle vient de donner naissance. Le petit Frank sera donc élevé à tour de rôle par chacune des soeurs de cette famille singulière. Ainsi l'enfant sera-t-il le témoin privilégié de ces vies qui empruntent des chemins si différents, dans les drames et les illusions de l'après-guerre. Mais Frank est un enfant unique en son genre, doué d'intuitions étonnantes; tout comme sa grand-mère, qui a un don de prémonition...
    Extrait :
    « Les soeurs rappellent à Cassie pourquoi elle ne peut pas le garder. Il y a eu la fois où elle a disparu toute une semaine et, aujourd'hui encore, on ne sait ni où ni pourquoi. Et la fois où un policier l'a raccompagnée chez elle à trois heures du matin après l'avoir découverte en train d'errer dans les décombres d'Owen & Owen détruit par les bombes. Puis l'incident des GI, et regardez où ça l'avait menée. Et la fois où les pompiers avaient dû la faire descendre du toit. Celle où elle avait bu de ce whisky que le mari d'Olive avait fauché dans la cave de chez Watson. Sans parler de la terrible nuit du bombardement. Oui, sans parler de ça. Et ainsi de suite.
    Quel genre de mère est-ce que tu ferais, Cassie ?
    - Elle peut pas le garder, déclare Aida. Aida est l'aînée, la trentaine déjà bien avancée, ce qui lui donne la priorité pour tenir tête à Martha.
    - Ce ne serait pas juste pour le gamin. Et tu sais bien qu'aucune d'entre nous ne peut se permettre de l'élever. Et toi, tu es trop vieille, avec ta canne et tout ça.
    - Je sais bien qu'aucune de vous ne veut le garder, reconnaît Martha. On en a déjà parlé. Et je ne vois pas pourquoi l'une de vous devrait hériter du fardeau. Elle a eu tout le plaisir, faudra bien qu'elle goûte aussi un peu de l'amertume. Mais écoutez-moi bien. Toutes autant que vous êtes, vous avez mauvaise conscience depuis qu'on a donné l'autre. Toutes autant que vous êtes. Et moi aussi. Y a pas un jour où ça ne me traverse pas l'esprit. Alors peut-être qu'on peut réparer la faute à moitié.
    - Et comment qu'on va faire ? demande Aida. Et puis moi, avec mon asthme...
    - On va se le partager, dit Martha. Faire un roulement.
    - Se le partager? glapit Olive. On ne peut pas faire ça !
    - Mais si, et c'est ce qu'on va faire, déclare Martha.»

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