• Un soir de printemps, après avoir quitté le diner dont il est propriétaire, Driss Guerraoui, un Américain d'origine marocaine, est brutalement renversé par une voiture et meurt sur le coup. Le chauffeur du véhicule, lui, prend la fuite.
    La nouvelle de sa disparition est un choc pour sa famille, et ravive des blessures et des questionnements que tous auraient préféré laisser derrière eux. Cette mort est-elle un tragique accident de la route, ou faut-il y voir la marque d'un crime raciste ? Car si les Guerraoui sont l'exemple type d'une immigration réussie, la société américaine n'en a peut-être pas fini avec le rejet de l'autre. Nora, la fille cadette de Driss, en est persuadée.
    Sur fond d'enquête, plusieurs personnages prennent la parole à tour de rôle pour raconter leur histoire. Ces voix s'unissent et se contredisent pour relater leur quotidien dans l'Amérique d'aujourd'hui, et font de la petite ville de Californie où se déroule ce roman le théâtre de ses tensions identitaires les plus enfouies.

  • Ceux d'ici

    Jonathan Dee

    Jonathan Dee, " l'un des meilleurs décrypteurs de l'Amérique contemporaine ", livre un roman magistral sur la middle class et ses désillusions. Captivant et terriblement actuel.
    Howland, petite ville du Massachusetts, attire de nombreux riches vacanciers venus de New York. Mark, lui, fait partie des locaux. Entrepreneur en bâtiment, il peine à joindre les deux bouts depuis un placement hasardeux. Lorsque Philip Hadi, un richissime gestionnaire de fonds d'investissement, s'installe dans la maison d'à côté, cela ne se fait pas sans heurt. Le quotidien de Mark et de sa famille se transforme lentement...
    Quand Hadi se lance en politique et devient maire de Howland, modelant par petites touches la ville à son image, le fossé se creuse encore un peu entre le New-Yorkais et les habitants de la petite ville.
    Réussissant à capter un moment d'histoire, Ceux d'ici met en lumière les défis auxquels sont confrontés les États-Unis aujourd'hui : les inégalités toujours plus fortes, la paupérisation des classes moyennes et la montée d'un nouvel autoritarisme. Surtout, c'est la fin du rêve américain que Jonathan Dee analyse et met en scène de main de maître. Un roman social non seulement brillant, mais aussi inquiétant de réalisme.
    " Jonathan Dee livre un roman social non seulement brillant, mais aussi inquiétant de réalisme. Un texte tellement actuel et pertinent qu'on en vient même à se demander comment Dee a pu l'écrire avant les dernières élections. "
    Booklist

    " Passionnant. Les personnages de la middle-class, tous à la poursuite du rêve américain, sont brillamment développés et leurs préoccupations sont terriblement actuelles. Dee mène l'intrigue d'une main de maître et fait monter la tension jusqu'à la parfaite note finale. "
    Publishers Weekly

    " Un nouveau roman magnifique... Dee s'est surpassé avec Ceux d'ici. Cet ouvrage examine la psyché américaine mise à mal entre les deux années charnières que sont 2001 et 2008. "
    Boston Globe

  • Un témoignage nécessaire qui nous incite à regarder au-delà du statut de victime. Clemantine Wamariya livre une histoire poignante et inspirante qui signale l'importance de chaque existence et la puissance du récit.
    Rwanda, 1994. Clemantine a six ans lorsqu'elle doit fuir les massacres avec sa grande soeur Claire. Sans nouvelles de leur famille, déplacées de camps de réfugiés en camps de réfugiés, elles affrontent la faim, la soif, la misère et la cruauté pendant six ans avant d'arriver aux États-Unis.
    À Chicago, Clemantine est recueillie par un couple aisé et découvre soudain une toute autre réalité. Projetée dans un véritable rêve américain, l'adolescente est pourtant plus perdue que jamais. Une question s'impose alors : comment se reconstruire et donner un sens à son histoire après avoir vécu l'enfer ?
    Sincère, urgent et bouleversant,
    La Fille au sourire de perles examine la question de l'identité et de l'appartenance, des cicatrices laissées par un traumatisme, mais aussi du rapport à l'autre quand celui-ci ne voit en vous qu'une victime.
    Un témoignage actuel et plus que jamais nécessaire.

  • Toute l'épopée de la house music racontée en bande dessinée ! Et non seulement relatée en images mais enseignée : ce genre inclassable n'aura plus de secret pour vous. Vous saurez comment est né le maxi disco, vous pourrez répéter partout ce que le break doit au uprock, on ne vous la fera plus jamais avec le bass drum. Kool Herc mixait sans casque ? Bien sûr ! New Order serait le chaînon manquant entre la pop et la dance ? Évidemment ! Depuis les seventies'nuits musicales du Loft à New York avec le dj David Mancuso et le Gallery de Nicky Siano jusqu'au Palace à Paris en passant par tous les dance-floors, une véritable fresque musicale se déplie sous nos yeux, en vignettes, en chansons, au son d'une disco enfiévrée, à coups de synthétiseur et de rythmes érotico-endiablés. Personnages dégingandés de cette scène époustouflante, tous les grands acteurs à l'origine des musiques électroniques défilent comme autant de stars ou de héros oubliés, se déchaînent sur les pistes les plus pailletées, inventent un genre nouveau et une manière inédite de diffuser la musique ! Le rythme haletant des vignettes retrace à grandes enjambées les influences, les inspirations et les destinées sans que le dessin ne perde en précision. Le lecteur se faufile dans les clubs new-yorkais et s'invite comme par effraction au Palace.

  • Abe, Noir américain du début du XXe siècle, n'aura connu qu'une brève vie d'injustice lorsqu'il meurt à 27 ans. Expédié en Enfer (zone USA), il constate stupéfait que les Noirs y sont privilégiés sur les Blancs pour mieux les faire souffrir. Abe profite de cet éternel séjour pour s'instruire et comprendre les racines des problèmes de son pays.
    Sympathisant avec un Blanc, Dave, ex-éclaireur de la conquête de l'Ouest scalpé par les Indiens au XIXe siècle, Abe convainc le Diable de les renvoyer tous deux dans l'Amérique de 1938. Séparés, mais promettant de se retrouver, les deux amis vont alors suivre des chemins très différents.
    Satire sociale féroce sous la forme d'une farce burlesque, Un Américain en enfer attaque frontalement et de manière originale l'essence même du « rêve américain ».

    Cinéaste, acteur, musicien et écrivain, Melvin Van Peebles est né en 1932 à Chicago. À Paris au début des années 1960, il rencontre Chester Himes, puis Cavanna et collabore à la revue Hara-Kiri, où il prépublie Le Chinois du XIVe illustré par Topor (Wombat, 2015). De retour aux États-Unis, il continue d'écrire et réalise plusieurs longs-métrages, dont Sweet Sweetback's Baadasssss Song (1971), le film fondateur du cinéma de « Blaxploitation ». Âgé de 87 ans, Melvin vit aujourd'hui à New York.

  • Le "rêve" de Madoff ou comment entrer dans la peau d'un personnage voué à la vindicte populaire. Voilà un "je" qui dérange. Issu d'une famille modeste, Madoff incarne l'American Dream. Fondateur de sa propre société d'investissements en 1960, il flirte volontiers avec l'illégalité pour exaucer son rêve : devenir riche et influent. Appâté par le gain facile, il multiplie les risques. Mais bientôt, la crise des subprimes survient. Jugé coupable, Madoff écope de 150 années de prison. A la fois vainqueur et victime ? L'auteur montre que l'époque ne pouvait que favoriser ce type d'escroquerie. Sous la présidence de Reagan, le capitalisme financier triomphe. Reclus en prison, Madoff déroule sous forme de flash-back sa vie, qu'il aura voulu être celle d'un aventurier.

  • Les signaux d'alarme se multiplient et, pourtant, l'humanité continue de faire l'autruche: épuisement des ressources naturelles, pic pétrolier, changements climatiques, crises économiques, conflits endémiques... Devant les nombreux indices de l'effondrement de la civilisation industrielle, Carolyn Baker nous invite à nous préparer psychologiquement et spirituellement aux profonds bouleversements qui nous affecteront tôt ou tard.

    Pour surmonter la confusion et le désespoir que peut susciter cet effondrement, l'auteure, psychothérapeute de formation, nous propose de réfléchir tant avec notre corps qu'avec notre tête afin de nous libérer du système de valeurs au fondement de la civilisation industrielle (progrès, technicisme...). Loin d'être appréhendé comme une catastrophe, ce renversement de paradigme nous permettra de refonder nos sociétés sur des bases plus conviviales et plus respectueuses des limites écologiques de la planète.

    L'effondrement est un petit guide de survie psychologique en temps de crise. Une sorte de baume pour mieux affronter les turpitudes de notre époque et trouver la force de construire notre avenir.

  • Cinquième génération d'agriculteurs des grandes plaines du Kansas côté paternel, et énième génération de mères-adolescentes côté maternel, la journaliste Sarah Smarsh fait le récit de son enfance passée, pendant les années 1980 et 1990, dans une ferme à des dizaines de kilomètres de la ville la plus proche, Wichita. Par la description méticuleuse de sa vie quotidienne, les portraits qu'elle brosse des membres de sa famille et la manière dont elle envisage plus généralement la situation de son pays, l'auteur livre un regard d'une lucidité rare sur la vie des travailleurs pauvres de cette Amérique, ce coeur du pays fait de plaines infinies que les Américains appellent Heartland.
    Avec clarté, précision, compassion, Sarah Smarsh nous emmène au plus près de la classe ouvrière pauvre, une classe constituée d'hommes et de femmes que l'Amérique a appris à considérer comme valant moins parce que gagnant moins, une classe à laquelle son pays a inculqué la honte d'elle-même.

  • Ce premier roman étranger paraît simultanément aux Etats-Unis (Interlink Publishing) sous le titre Dune Song.

    « Je suis venue au Sahara pour y être enterrée. »
    Ainsi commence l'histoire de Jeehan Nathaar.
    Jeehan choisit de quitter New York, où elle a vécu la plus grande partie de son existence, après avoir assisté à l'effondrement des tours du World Trade Center.
    Avec elles, son rêve américain s'écroule : dans le regard des autres elle est devenue une étrangère, comme nombre d'Arabo-musulmans depuis le 11 septembre 2001.
    En quête d'identité, elle retourne à sa terre natale où elle se trouve impliquée dans une autre tragédie, celle des migrants qui traversent le Sahara à la recherche d'une nouvelle vie.
    Cartographie du clivage entre Occident et Orient, le roman oscille entre les débris de Manhattan dans les jours qui suivent le 11 septembre et les sables de Lalla el Aliah, la plus haute dune du désert marocain. C'est pour renaître à elle-même que Jeehan s'y laisse ensevelir.

    Traduit de l'américain par Laurence W. Ø. Larsen

  • « Tu me demandes comment c'était... » Hanté par les lettres de Pline sur l'éruption du Vésuve qui détruisit Pompéi, Manhattan Volcano est un récit du 11-Septembre tel que l'a vécu un jeune Français parti à la conquête de la ville de ses rêves et soudain confronté, en même temps qu'au prodige des espaces américains, au brouillard des cendres et de la terreur.
    Errant dans les rues et les ruines de New York, depuis le vif de l'évènement jusqu'à aujourd'hui même, Pierre Demarty tente de raconter l'irracontable et, ce faisant, interroge la valeur de la mémoire, sa véracité, ses méandres, ses impasses.
    Album de choses vues, chronique d'une mythologie intime et de son deuil impossible, ce témoignage, loin de tout requiem, est une ode à la plus volcanique des cités de notre temps.

  • La balade de celestin Nouv.

    Dans ce roman, nous accompagnons Célestin Bosman de son enfance en Algérie jusqu'à l'âge adulte où on le retrouve au Portugal.
    Rien ne destine cet enfant pied-noir issu d'une famille de français moyens à un parcours si tourmenté.
    De par son déracinement dans une France métropolitaine fermée, du rejet et du harcèlement subis à l'adolescence, Célestin va développer une personnalité trouble allant du garçon dit « normal » et sociable à un écorché vif intériorisé et tourmenté, difficilement contrôlable.
    Durant ces vingt ans, il survole en spectateur un monde chaotique en mouvement :  guerre d'Algérie, Mai 68, guerre du Vietnam, contestation sociale américaine, dictature sanguinaire, révolution des OEillets au Portugal.
    Son monde à lui : ce sont ses tendres souvenirs d'une enfance pied-noire avortée, ses combats en Alsace pour surmonter les brimades et les coups infligés par les adolescents de son âge, son rêve américain qu'il vit pleinement en tant qu'étudiant, sa réussite professionnelle dans une dictature masquée.
    Lorsque les problèmes s'accumulent, que le doute s'installe et qu'il se renferme sur lui-même, il se raccroche à l'amour et à la bienveillance de ses parents. De plus, il est convaincu qu'Ilona, son amoureuse, tel un ange gardien, veille de loin sur lui.
    Parfois, ses garde-fous ne suffisent pas, et Célestin, en rebelle, conforté dans sa légitimité et son droit, rend la justice à sa manière, impitoyable et sans concession...

  • Quand une idée simple vous amène plus loin que vous n'auriez pu l'espérer.

    En co-édition avec Amérikmédia En 2006, Kyle McDonald, un montréalais de 26 ans, fait le pari d'échanger un simple trombone rouge contre une maison sur Internet. À l'époque, les aventures de ce jeune canadien avait fait la Une de tous les grands quotidiens du monde. Kyle a réussi son pari incroyable. Ce n'est pas tant la conclusion de cette histoire qui donne toute la force à ce récit mais plutôt la chronologie de tous les événements qui se sont enchaînés dès lors que Kyle a décidé de tout faire pour échanger son trombone rouge contre une maison. L'auteur, avec sa verve, unique, raconte les 14 échanges qui l'ont mené à la réalisation de son rêve.
    Avant de déboucher sur une maison de Kipling, en Saskatchewan, Kyle a notamment échangé avec l'humoriste Michel Barrette un baril de bière contre une motoneige puis, avec le producteur hollywoodien Corbin Bernsen, une boule à neige contre un rôle parlant dans un film. Au fil des échanges plus inusités les uns que les autres, il a compris qu'un objet n'avait qu'une valeur relative. Une simple idée, cependant, l'a mené plus loin qu'il n'aurait pu l'espérer.
    Son récit est captivant, son enthousiasme contagieux, ses réflexions pleine d'humour et de bon sens.

  • Sur le fil

    Hannah Kohler

    Quand le bouleversement de l'Histoire répond aux bouleversements intimes : un éclairage poignant sur l'envers du rêve américain. 22 novembre 1963. La mère de Kip, 14 ans, et de Jeannie, 19 ans, trouve la mort dans un accident tragique. Quelques heures plus tard, le président Kennedy est assassiné. Pris dans la rencontre fortuite de leur drame familial et de l'Histoire, les deux adolescents sont laissés sans repères ... Jeannie, qui devient serveuse un peu par hasard, tombe enceinte d'un jeune médecin de bonne famille. Pour préserver les conventions, elle se marie mais peine à trouver sa place dans ce monde qui lui est étranger : celui de la bourgeoisie et des traditions. Jusqu'à sa rencontre avec Lee, une jeune femme qui affirme sa liberté ... Kip, lui, sombre peu à peu dans la petite délinquance. Il croit néanmoins trouver une forme de salut en s'engageant dans l'armée. Mais, dans la frénésie du front vietnamien, il commet l'impardonnable et ouvre une plaie difficile à cicatriser. Jeannie et Kip sont comme deux symboles vivant d'une Amérique sur le fil du rasoir.

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