• Au début des 70's, suite aux turbulences sociales et politiques de la décennie précédente, le rock se fragmente et resurgit en Californie sous une forme légère, soignée et harmonieuse, enracinée dans la country et le folk: le soft rock, représenté par des locomotives comme America, Bread, James Taylor ou Crosby, Stills & Nash. À partir du mitan des 70's, cette musique devient plus sophistiquée au contact des musiques noires (funk, jazz fusion, soul), et d'un travail en studio très calibré. À la fois cool et chic, elle est aussi agréable à écouter qu'elle est complexe à produire. Ce qu'on appelle aussi le rock FM, connaît son âge d'or avec le succès des Eagles, Doobie Brothers, Fleetwood Mac, Toto, Christopher Cross... et derrière eux, une multitude de jeunes artistes talentueux.

    Né à Paris en 1968, Arnaud Choutet a vécu quelques années aux États-Unis dans les années 1990. Depuis son retour, il rend compte de ses différentes découvertes et passions musicales dans différentes revues, et plusieurs livres aux éditions Le mot et le reste : Country rock (2014), Bretagne (2015), Malicorne (2016) et Rock Sudiste (2019). Il vit désormais en Bretagne.

  • « J'adore Fairyland. C'est une histoire d'amour à la fois unique et merveilleuse entre un père et sa fille qui ont grandi côte à côte dans le San Francisco des années 1970. Je pense que ce livre fera un film aussi touchant qu'engagé. » Sofia Coppola 1974. Après la mort de sa femme, Steve Abbott, écrivain et militant homosexuel, déménage à San Francisco. Avec sa fille de deux ans, Alysia, il s'installe dans le quartier de Haight-Ashbury, le centre névralgique de la culture hippie.
    Là où Joan Baez a pris le micro dix ans plus tôt pour appeler à lutter contre la censure et en faveur de la liberté d'expression. Là où les représentants officiels de la Beat Generation - William Burroughs, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Lawrence Ferlinghetti, Neal Cassidy... - annoncèrent l'avènement de la révolution psychédélique. Steve Abbott découvre une ville en pleine effervescence dans laquelle la communauté gay se bat pour ses droits, il rejoint la scène littéraire de l'époque et fréquente cette génération de jeunes gens bien décidés à tout vivre, tout expérimenter. Commence pour le duo père-fille une vie de bohème, ponctuée de déménagements, de fêtes et de lectures de poésie à l'arrière des librairies.
    Alysia Abbott raconte son enfance alors que le virus du sida ronge peu à peu la ville.

  • Ami des stars (dont Johnny Hallyday !), Sam Bernett nous raconte 50 ans d'une vie consacrée à la musique. Témoin essentiel des sixties et seventies, l'ancien animateur radio confie nombre d'anecdotes, de la rencontre entre Yves Montand et Marilyn Monroe à la mort, toujours non élucidée, de Jim Morrison.
    Sam Bernett, c'est d'abord une voix. L'une des plus célèbres de la radio des années 60 à 90. Ses émissions dédiées à la chanson et au rock sont restées dans les mémoires. Notamment le " Super Club RTL", ou il a recu en public, pendant quinze ans, des dizaines d'artistes ses amis.
    Depuis le Golf Drouot où débutent Johnny, Eddy et Dutronc, il n'a cessé de côtoyer les grands noms de la scène francaise et internationale. Il est à l'Alhambra pour le premier passage à Paris du groupe Cream avec Eric Clapton. Sur la route avec Johnny, du pénitencier de Bochuz jusqu'à Santa Fe. À Prague en pleine inva- sion soviétique. Au Mans pour décrocher une interview exclusive de Steve McQueen. Au Meurice dans la suite de Salvador Dali.
    Animateur des nuits parisiennes, du Rock 'n' Roll Circus au Martine's et à l'Élysée-Matignon, il est auprès de Jim Morrison, qui vient de mourir d'une overdose. En goguette avec Gainsbourg, en cheville avec Gene Vincent, en tête-à-tête avec Zappa et Keith Richards, en voiture avec un Michael Jackson prêt à s'offrir le château de Fontainebleau...
    De Paris à Cuba, en passant par Londres, Los Angeles et New York, Sam Bernett a vu en soixante ans le monde changer de bande son. C'est ce road trip jalonné de rencontres et d'anecdotes rock... ambolesques qu'il livre dans ce livre bourré à craquer de musique et de souvenirs.

  • Alors que Jimi Hendrix figure parmi les musiciens les plus importants du xxe siècle, sa musique est trop souvent occultée par son image de performer qui joue avec les dents, derrière la tête ou qui immole son instrument au festival de Monterey. D'une densité remarquable, son oeuvre ne se limite nullement au fait d'avoir révolutionné la guitare électrique. Ses qualités de chanteur, compositeur, poète et de pionnier des techniques d'enregistrement ne doivent pas être éclipsées par l'improvisateur de génie. Si les disques publiés du vivant de Jimi Hendrix sont incontournables dans l'analyse de sa musique, ils en offrent néanmoins une vision parcellaire. En plus de son ultime album inachevé, le guitariste laisse derrière lui des centaines d'heures d'enregistrement, en studio ou en concert, qui fournissent aujourd'hui encore la matière de disques entièrement inconnus du grand public. C'est le cas du récent Valleys Of Neptune. Son oeuvre est malheureusement desservie par une discographie post mortem illisible se répartissant sur plus d'une centaine d'albums où titres majeurs et morceaux purement anecdotiques se côtoient sans le moindre souci de cohérence. Au coeur d'enjeux financiers considérables, ces enregistrements ont parfois été complètement dénaturés par des producteurs sans scrupules qui n'ont hésité ni à créer de toutes pièces des hybrides hasardeux à partir d'ébauches incomplètes, ni à remonter en studio entièrement certains de ses concerts. Fruit de plusieurs années de recherches, cet ouvrage a pour but d'offrir au lecteur un examen critique des enregistrements majeurs de Jimi Hendrix tout en les replaçant dans leur véritable perspective.

    Né en 1971 à Cholet, Régis Canselier est l'administrateur du forum Jimi Hendrix, le site Internet francophone de référence consacré à l'oeuvre du musicien. Il est également guitariste du duo Circus Mind et de Pangaea, un collectif à géométrie variable dédié à l'improvisation sans exclusive.
    Aux éditions Le mot et le reste, il est également l'auteur de The Rolling Stones, 1962-1967.

  • Chez Dylan, pas de logique temporelle. Ni dans chaque partie de l'oeuvre, ni dans son évolution générale. Mais si la qualité d'un artiste tient à sa capacité à créer des mondes différents de celui dans lequel on vit - et ce même si sa création n'existe et ne vaut que par rapport à ce monde-là - alors Dylan est le plus grand.
    Des phrases, des notes, des intonations dylaniennes peuvent déconstruire le temps tel qu'on le perçoit_: avec elles, grâce à elles, la fuite en avant est entrecoupée de retours en arrière et d'incursions dans des univers parallèles. Elles procurent ainsi les émotions les plus profondes et surtout, la plus grande source d'apaisement des peurs existentielles. Avec elles, on est armé pour défier le temps. L'issue du combat ne laisse pas de place au doute, mais elle n'est plus ressentie comme une injustice. Dès lors qu'il est entendu qu'aucun argument n'est sérieux ou valide face à la vanité de l'existence, les règles du jeu sont posées, et ne sont plus contestables ni contestées. Et on peut enfin jouer. Vivre.

    Né en 1983, Nicolas Rainaud a collaboré à la revue Esprit, à l'écriture et la mise en scène d'une pièce de théâtre ainsi qu'à un projet musical intitulé Mercury Sound. Il est diplômé de l'Institut d'Études Politiques et vit à Paris.

  • Dans le contexte de l'explosion psychédélique et contestataire de la fin des années 60, en Allemagne de l'Ouest, l'heure est aux expérimentations en tous genres : libération des moeurs, vie communautaire, drogues, découverte des cultures du monde. Pour de nombreux musiciens allemands le moment est venu de se libérer des modèles anglais et américains. Ils piochent allègrement dans tous les courants préexistants, du rock psychédélique au Free Jazz, en passant par les musiques du monde et la musique contemporaine. Certains mettent en avant l'improvisation collective, d'autres se focalisent sur leur pratique instrumentale, y injectant une forte dose d'électricité. Les techniques d'enregistrement se retrouvent elles-mêmes au coeur du processus créatif. Dans les années 1970, ces groupes allemands poussent le rock dans ses derniers retranchements. Sa rythmique binaire est transformée en une cadence hypnotique. Ou, à l'inverse, cette rythmique fondamentale est totalement expurgée de leurs digressions cosmiques. Can, Kraftwerk, Tangerine Dream, Amon Düül, Ash Ra Temple, Faust, et bien d'autres, emmènent leur musique au-delà du rock. Leurs expériences pionnières vont servir de bases à d'autres explorateurs que l'on qualifiera de New Wave, Techno, électronica, ou encore Post-Rock. Au-delà du rock offre une plongée dans cette phase historique d'expérimentation. L'ouvrage relate le parcours de ces groupes allemands, repérant leurs influences et leur descendance. Il retrace l'itinéraire de quelques personnages clés (producteurs, ingénieurs du son, enseignants). Il présente une vue transversale des principaux labels discographiques qui ont diffusé ces productions hors normes.

    Né en 1973, Eric Deshayes découvre à un rythme très soutenu le rock progressif de Canterbury, le free jazz, le krautrock, la scène underground française des années 70. Puis, il développe le site Internet Néosphères, « les sphères de la nouvelle musique » et devient rédacteur régulier pour le fanzine Traverses « les musiques autrement progressives ». Aux édition Le mot et le reste, il est l'auteur de Kraftwerk, Can et L'Underground musical en France (co-écrit avec Dominique Grimaud).

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