• Du Chicago des années 1980 au Paris d'aujourd'hui, une épopée puissante sur le pouvoir de l'amitié face à la tragédie.
    À Chicago, dans les années 1980, au coeur du quartier de Boystown, Yale Tishman et sa bande d'amis - artistes, activistes, journalistes ou professeurs... - vivent la vie libre qu'ils s'étaienttoujours imaginée. Lorsque l'épidémie du sida frappe leur communauté, les rapports changent, les liens se brouillent et se transforment. Peu à peu, tout s'effondre autour de Yale, et il ne lui reste plus que Fiona, la petite soeur de son meilleur ami Nico.Révélant un immense talent, Rebecca Makkai brosse le sublime portrait de personnages brisés qui, au milieu du chaos, n'auront pourtant de cesse de trouver la beauté et l'espoir.Lauréat de la Andrew Carnegie Medal et finaliste du National Book Award et du prix Pulitzer, Les Optimistes a déjà conquis des dizaines de milliers de lecteurs aux États-Unis et ailleurs." Rebecca Makkai met en lumière cette tragédie de l'Amérique moderne que beaucoupcherchent à oublier. Un roman habile, puissant et d'une grande beauté. " Chicago Review of Books" Un voyage saisissant... Rebecca Makkai livre une réflexion inoubliable, non sur la mort, mais sur le pouvoir de la vie. " Publishers Weekly
    Lauréat de la Andrew Carnegie Medal for Excellence in Fiction 2018
    Finaliste du National Book Award 2018
    10 Best Books of 2018 du New York Times

  • « J'adore Fairyland. C'est une histoire d'amour à la fois unique et merveilleuse entre un père et sa fille qui ont grandi côte à côte dans le San Francisco des années 1970. Je pense que ce livre fera un film aussi touchant qu'engagé. » Sofia Coppola 1974. Après la mort de sa femme, Steve Abbott, écrivain et militant homosexuel, déménage à San Francisco. Avec sa fille de deux ans, Alysia, il s'installe dans le quartier de Haight-Ashbury, le centre névralgique de la culture hippie.
    Là où Joan Baez a pris le micro dix ans plus tôt pour appeler à lutter contre la censure et en faveur de la liberté d'expression. Là où les représentants officiels de la Beat Generation - William Burroughs, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Lawrence Ferlinghetti, Neal Cassidy... - annoncèrent l'avènement de la révolution psychédélique. Steve Abbott découvre une ville en pleine effervescence dans laquelle la communauté gay se bat pour ses droits, il rejoint la scène littéraire de l'époque et fréquente cette génération de jeunes gens bien décidés à tout vivre, tout expérimenter. Commence pour le duo père-fille une vie de bohème, ponctuée de déménagements, de fêtes et de lectures de poésie à l'arrière des librairies.
    Alysia Abbott raconte son enfance alors que le virus du sida ronge peu à peu la ville.

  • La Covid-19, à l'origine d'une crise sanitaire mondiale sans précédent, a eu des précédents : SRAS, sida, vache folle, grippe aviaire, rage, Ebola, chikungunya... Ces maladies émergentes ou réémergentes sont-elles une fatalité contre lesquelles seules sont possibles des réponses radicales, ou sont-elles révélatrices des rapports contestables (et de plus en plus contestés) que nous entretenons avec le monde vivant ? François Moutou n'a pas attendu le confinement pour relire l'histoire des maladies et des épidémies à la lumière des relations que nous entretenons avec les autres composantes de la biodiversité. Un regard pas banal sur la cohabitation du monde des humains avec les mondes animaux, sans oublier son cortège de micro-organismes, qui aide à mieux appréhender la vie et à mieux nous situer : au milieu des autres espèces et non au-dessus... Un regard qui, en somme, dédramatise et nous responsabilise, et qu'il était bon de proposer dans une nouvelle édition mise à jour.  

  • Fille à pédés

    Miesseroff/Hazera

    Lola Miesseroff n'avait que 18 ans en 1966 lorsqu'elle s'entendit asséner ce qui devint une évidence: elle aimait vraiment beaucoup se lier d'amitié avec les hommes qui préfèrent les hommes et ceux-ci le lui rendaient bien. Une enfance dégenrée, une éducation naturiste et libertaire, un milieu familial socialement en marge l'avaient sans doute bien préparée à ce destin un peu particulier. Des années 1950 à nos jours en passant par Mai 68, de Marseille à Paris via San Francisco, des boîtes de nuit au mariage homogenré en passant par le Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR), c'est son aventure picaresque et bigarrée qu'elle conte dans ce récit de vie où l'on rencontre des femmes et des hommes singuliers, homo, hétéro et bisexuels, folles et garçonnes, travestis et transgenres.

    Lola Miesseroff, née en 1947, est l'autrice de Voyage en outre-gauche (Libertalia, 2018).

  • Jérôme Alleyrat avait seize ans quand son père prit l'habitude de coucher avec lui, et lui avec son père. La mère a décidé de s'enfuir. Quand il arrive à Paris, un matin de septembre?1991, il a vingt ans. À cette date, l'épidémie de sida bat son plein. Peu concerné par cet événement, tout entier concentré sur la quête d'un plaisir qui frôle l'anéantissement de soi, Jérôme est arrêté au beau milieu de son accomplissement par l'irruption sous son toit de la maladie, en l'espèce?: son voisin de palier qu'il recueillera, soignera, accompagnera jusqu'à la fin. De cet épisode fondateur découlera l'orientation de sa vie tout entière. Sa trajectoire remet au centre de notre attention ce qui désormais a disparu derrière le rideau de fumée de la réification triomphante?: le goût du sexe, l'élan vers l'autre, la tentation du bien...

  • Sous les rayons du soleil couchant, la plaine du Henan est rouge, rouge comme le sang que vendent les habitants du Village des Ding pour connaître une vie meilleure. Mais, quelques années plus tard, atteints de « la fièvre », ils se flétrissent et quittent ce monde. Seul le fils du vieux Ding continue de s'enrichir en vendant des cercueils et en organisant des « mariages dans l'au-delà » pour unir ceux que la mort a séparés. Le Rêve du Village des Ding est un roman bouleversant. Bouleversant par la tragédie qu'il raconte, bouleversant parce qu'il n'est que la fiction d'une réalité plus terrible encore. C'est l'histoire de centaines de milliers de paysans du Henan contaminés par le sida que l'auteur évoque dans ce roman d'une émotion poignante.

  • Cette phrase - "T'as pas le sida j'espère?!" - est le point de départ de ce livre témoignage. Parce que certains mots font plus mal que des coups.
    Je m'appelle Fred, j'ai 39 ans et je suis séropositif.
    Mon histoire n'est ni banale ni extraordinaire. C'est l'histoire d'un jeune gay qui a fui une petite ville à la mentalité étriquée pour vivre son homosexualité de façon plus libérée à Paris. Un garçon qui a connu de grands moments de bonheur et aussi de grands moments de peine. Qui a contracté le VIH à une période de sa vie où il était particulièrement seul et vulnérable. Et qui a transformé cette épreuve en force, en combat et en fierté.

  • Au département de la Santé et de l'Hygiène d'Édimbourg, où il inspecte les meilleures tables de la ville, Danny Skinner, fêtard et coureur notoire, est pris au piège de ses pulsions autodestructrices. L'arrivée de Brian Kibby, innocent amateur de modèles réduits, déclenche chez lui une haine d'une puissance inattendue. Et quand Kibby est atteint par un mystérieux virus, Skinner comprend qu'un lien surnaturel les unit. Sous ce ressort de fable gothique, Welsh poursuit son exploration ironique des âmes urbaines et nous livre un extraordinaire Portrait de Dorian Gray du vingt-et-unième siècle.

  • La petite ville d'Oakpine, au coeur des magnifiques paysages du Wyoming, offre une vie paisible à ses habitants. Et c'est à cela qu'aspire Jimmy, 50 ans, atteint du sida. Devenu un écrivain renommé à New York, il souhaite désormais retrouver sa ville natale pour y passer les derniers mois de sa vie, et renouer avec ses parents. Il découvre que le destin vient de réunir à Oakpine ses trois meilleurs amis d'enfance : Craig, Frank et Mason. Chacun a fait son chemin, construit une vie, mais tous se trouvent aujourd'hui à un tournant de leur existence. Petit à petit, au gré de ces retrouvailles, les quatre hommes vont se rendre compte que leur amitié est la meilleure arme pour effacer les fantômes du passé et affronter les obstacles du présent. Avec pour décor des images lumineuses et émouvantes de l'Ouest américain, Ron Carlson dépeint toute l'humanité de ses personnages et offre un portrait bouleversant de l'amitié, dans un nouveau roman qui confirme son infini talent à sonder les âmes.

  • Fondée en 1989 sur un modèle américain, l'association Act Up Paris a choisi de faire du sida un enjeu de lutte politique en même temps que l'objet d'une mobilisation homosexuelle. Malgré de nombreuses réactions sceptiques ou hostiles, jugeant cette importation inopportune dans le contexte français, Act Up va progressivement se révéler un acteur central tant du mouvement associatif de lutte contre le sida que du mouvement gay et lesbien, pour devenir l'un des groupes contestataires les plus remarqués en France des années 1990.
    Partir de nombreux témoignages et d'un travail de terrain ethnographique inédit, cet ouvrage rend compte des conditions et des conséquences de ce succès, en retraçant l'histoire d''Act Up. Il éclaire l'engagement spécifique de l'association, seule en France à se réclamer d'un "point de vue homosexuel" sur le sida.
    L'auteur révèle la logique des "actions publiques" d''Act Up, de la violence qui leur est souvent imputée, du lien intime qui les unit à la question de la mort. Il analyse les changements induits par l''apparition de nouveaux traitements de l''infection au VIH.
    Il montre aussi que les positions controversées adoptées par l'association sur les comportements sexuels des gays traduisent les tensions générées par la normalisation en cours de l''homosexualité et sa contestation.

  • Il a 30 ans. Il aime des garçons ; Samy, à moitié voyou ; Jamel, fils de l'Islam et de Coca-Cola. Et les corps anonymes qui s'emparent de lui dans les rites pervers des nuits fauves. Il aime des filles de passage. Et Laura. Il veut tout. Ou peut-être rien.Il est séropositif. Lâcheté ou panique, il ne l'a pas dit à Laura, la première fois qu'ils ont fait l'amour. Il l'a peut-être contaminée. Elle a 17 ans. Elle l'aime, sans mesure, jusqu'à la folie, usant de tout pour ne pas le perdre : prières, violences, mensonges, chantages.Ils se prennent et se déprennent dans un rythme serré de clip où les rues basculent devant les motos, où la caméra vidéo filme les ombres et les lumières de la ville, où le répondeur téléphonique hache les mots de la passion. Avec, soudain, de lentes plages de mémoire - celles de l'adolescence, du sang arabe, de lieux solaires.Alors un nouvel ordre s'établit : menacé de mort, il naît au monde qui l'entoure, à l'amour fou de ce qui est. Il est vivant.Le film Les nuits fauves, dont Cyril Collard a assumé l'adaptation, la réalisation et la musique, où il joue le rôle vedette aux côtés de la jeune Romane Bohringer, est devenu un « film-culte ».

  • Clubs libertins ou SM, saunas gays, cabarets à strip-tease, bars à hôtesses... Véronique Willemin a enquêté deux ans dans les coulisses très privées des hauts-lieux de la nuit parisienne.
    Guidée par Didier Vivo, un ancien policier de la Brigade mondaine,

  • Ce livre est un hommage aux images à la fois tendres et violentes de la photographe Nan Goldin.
    Goldin est une guerrière, une gardienne de la mémoire. Elle lutte pour qu'on n'oublie pas la vie des femmes, des sidéens, des bannis. Depuis la mort brutale de sa soeur aînée adorée, elle se bat pour le souvenir de ceux qu'elle a perdus.
    Goldin est une gorgone dont le regard sidère. Elle demande de poser les yeux sur ce qui est étranger, elle exige que les secrets soient dénudés.
    Martine Delvaux met ici ses pas dans les pas de Goldin, et avance avec elle dans la colère, la rébellion et l'amour fou.
    L'écrivaine trouve chez la photographe une oeuvre-soeur, un écho de sa propre esthétique et de son engagement à dire, coûte que coûte, ce qu'elle sait et ce qu'elle voit.

  • Ce livre permet de comprendre autrement la société chinoise, dans une perspective nettement non normative et sur des sujets peu abordés jusqu'ici. Il ne s'agit pas de mesurer l'évolution de la Chine vers l'économie de marché, l'état de droit ou la démocratie, bref de saisir la Chine par sa transition mais au contraire d'analyser comment les normes sociales se construisent. L'objectif est de montrer que la compréhension de la société chinoise ne passe pas par une opposition entre pensée occidentale et pensée chinoise mais par l'utilisation des outils des sciences sociales.
    Document sur la sociologie chinoise destiné montrer comment les chercheurs travaillent aujourd'hui, ce livre rassemble dix analyses au coeur des réalités chinoises : les migrations ville-campagne, la classe moyenne, la drogue et le sida, la recherche... et s'appuient sur des travaux de terrain de premire main.
    Il s'agit enfin d'une collaboration exemplaire, menée au sein des Ateliers franco-chinois en sciences sociales de Pékin, fruit d'un dialogue nourri entre ces sociologues chinois venus d'horizons divers et une équipe de jeunes sinologues chargés des traductions.
    Ont contribué à cet ouvrage : Chen Yingfang, Jing Jun, Li Chunling, Li Qiang, Shen Yuan, Tong Xin, Zhang Letian, Zhou Xiaohong.
    Cet ouvrage est publié avec le concours des Ateliers franco-chinois en sciences sociales de Pékin.

  • Exercice d'admiration, ce livre pose un regard sur l'oeuvre pétrifiante de Diamanda Galás, la chanteuse aux trois octaves.
    Loin de se laisser méduser par Galás et sa voix, Catherine Mavrikakis prend à bras-le-corps l'oeuvre de l'artiste et y donne à lire son propre idéal esthétique.
    De la Grèce ancienne aux États-Unis banlieusards, du génocide arménien à l'épidémie du sida des années 80 et 90, Galás renoue partout, sans cesse, avec un tragique trop vite relégué aux oubliettes de l'Histoire.
    Qui peut écouter Galás ? Qui sait regarder la Gorgone sans désirer la tuer ? Qui croit encore à la nécessité de la tragédie de nos jours ? Quel culte peut-on porter aux artistes prophètes du contemporain ?
    Mavrikakis se lance ici avec affection, ferveur et enthousiasme sur les traces de sa grande soeur Diamanda Galás.

  • Les grandes pandémies de l'Histoire Nouv.

    Confinement, quarantaine, distanciation sociale, fermeture des frontières, recherche de remèdes... et de boucs émissaires. Sous des formes diverses, ces notions caractérisent toutes les grandes pandémies depuis la peste de Justinien, au VIe siècle, qui fi t 25 millions de morts : dix fois plus que la Covid-19.
    Apparu au XVIIIe siècle, le terme " pandémie " désigne la propagation mondiale d'une maladie infectieuse. Fléaux de Dieu ou calamités naturelles, les causes réelles n'en seront découvertes que deux siècles plus tard par Koch et Pasteur. Mais il faudra attendre 1938 pour observer un virus au microscope...
    Peste noire (1347-1351) et peste de Marseille (1720), ravages de la variole dans le Nouveau Monde et de la syphilis dans l'Ancien (XVIe siècle), choléra, lèpre, rougeole, paludisme, vagues meurtrières de tuberculose et de grippe espagnole, rémanence du sida...
    Jean Vitaux scrute leurs origines et leurs causes, leurs modes de diff usion, les peurs qu'elles suscitent, leurs conséquences économiques et sociales, les mesures prises pour les endiguer... et les négligences qui les ont favorisées, telle l'importation du choléra en Haïti par les forces de l'Onu en 2010. Sans omettre d'alerter sur la résurgence de maux que l'on croyait jugulés et l'émergence de pathologies telles que le MERS ou le virus Zika.

  • La fin de vie et litinérance sont les terrains denquête de lauteure qui tente de mieux cerner les recompositions de lintervention sociale par rapport à lindividualisation et à la singularisation de la société. Elle présente ainsi deux dispositifs daccompagnement, lun sadressant à des hommes sans-abri et lautre à des personnes aux prises avec le VIH.

  • Quoi qu'on dise Quoi qu'on fasse J'ai vu toute la peine que se donne une femme pour avoir un mari J'ai surtout prié à la place de son homme Pour qu'il soit en soit toujours ainsi; mais il n'en était pas ainsi Car J'ai vu la souffrance de l'homme après le mariage Puis j'ai demandé à la femme, femme qu'as-tu fait là La femme m'a répondu qu'il y a un temps pour tout Un temps pour faire les cadeaux et les dons médiatisés Et Un temps pour consommer les fruits de la colonisation Chacun aime à sa manière même si c'est par intérêt

  • GUIDE MARIAGE POUR TOUS 1

    Katia Coen

    • Bookelis
    • 9 Février 2017

    Parler encore une fois de plus du mariage pour tous ? Une mise au point des auteurs qui expliquent dans ce livre et les suivants, comment, pendant des siècles, la communauté homosexuelle a dû affronter au quotidien des injustices, des actes homophobes, des inquisitions religieuses, des déportations et participer à des luttes pour arriver aujourd'hui à une reconnaissance légale de leurs droits à vivre dans notre société de manière presque égalitaire. Nous abordons dans ces cinq volets Mariage pour tous, à travers plus de 1000 pages des sujets importants tels que le mariage, le pacs, les droits lgbt, la Pma, la Gpa, l'adoption, l'homophobie, l'homosexualité des jeunes, le don du sang, le sida, la préparation d'un mariage homosexuel, le coming out, les citations, les films, les chansons, les célébrités homosexuelles, les people, les icônes, les pays dans lesquels le mariage homosexuel a gagné ses droits, la Gay Pride, les gay Games, lgbt à travers le monde, la bisexualité, la transsexualité, l'hétérosexualité, et bien d'autres sujets encore.

  • Que c'est-il passé en France et à l'étranger ? Quels sont les pays qui ont dit oui au Mariage pour tous ? Comment ont il obtenu leurs droits au mariage homosexuel ? Luttes, décrets, lois, abrogation, constitution, manifestations, opposition, sondages, batailles juridiques, droits de l'homme, injustices et discrimination sont des mots qui reviennent sans cesse pour ceux qui se sont battus chaque jour pour obtenir des droits pour leur communauté homosexuelle. Dans chaque pays, une autre histoire, un contexte culturel et religieux différent, des pouvoirs politiques toujours peu déterminés, un public souvent mitigé, mais pour les communautés homosexuelles, gays, lesbiennes, transgenres, la même volonté de réussir à obtenir des droits équitables pour tous. Katia Coen et Didier Denis K présentent ici un portrait des pays où rien n'a été facile pour réussir à obtenir une égalité juridique dans leurs droits.


  • Ce livre décrit l'évolution des lois suisses qui ont traité de l'homosexualité. Il présente surtout, enrichie d'interviews, une histoire des associations qui ont réuni, dans une faible proportion il est vrai, les hommes qui se trouvaient concernés

  • Cette édition des poèmes de Rino Morin Rossignol, rassemblés sous le titre Le temps des signes, repose sur celles des recueils Les boas ne touchent pas aux lettres d'amour et La rupture des gestes, parus aux Éditions Perce-Neige (1988) et aux Éditions d'Acadie (1994).

    Morin Rossignol fut le témoin de la répression policière contre les gais dans l'Ouest de Montréal, puis de leur migration vers l'Est, dans ce qui allait devenir le Village. Sa poésie emprunte une route parsemée d'écueils - la misère sexuelle, l'abandon, la solitude - dont les plus terrifiants furent l'apparition du sida et l'hécatombe qui s'ensuivit.

    Avec courage et dignité, malgré l'adversité, le poète a sublimé les tensions de cet état d'être-gai dans un monde hétérosexué à la fois menaçant et fascinant. Ses poèmes sont la manifestation littéraire de la résilience dans ce qu'elle a de plus surprenant et de merveilleux.

  • Face au sida, l"injonction de prévention en France, "le préservatif à tout prix", est si générale qu'elle ne s'adresse finalement à personne. La volonté louable de ne pas stigmatiser des "groupes à risques" a malheureusement constitué un obstacle majeur à la mise en place d'une prévention ciblée, bien adaptée aux diverses situations à risques.

    Ainsi, victimes d`une logique d'exclusion qui conduit inévitablement à des inégalités d"accès à la prévention, les malades mentaux, les personnes handicapées mentales, refoulés aux marges de la cité, auraient pu être les derniers à bénéficier d"une attention spécifique. Toutes les conditions étaient en effet réunies pour que les institutions spécialisées deviennent des lieux à haut risque de transmission de l'épidémie 1 rupture sociale, univers clos, défenses amoindries, déresponsabilité totale, désinvestissement corporel...

    Pour parer à cette logique d"exclusion, des professionnels de santé se sont mobilisés au sein des institutions spécialisées afin de favoriser la prise en charge psychologique et psychiatrique des personnes handicapées ou malades mentales touchées par le VIH et d"impulser une dynamique de prévention de l'épidémie. Des comités sida d'établissement se sont mis en place, créant les conditions d'une fonnation du personnel et d'une information des patients.

    ESPAS est une unité interhospitalière de psychiatrie publique qui s'est constituée en 1994 pour potentialiser les initiatives de quatre hôpitaux parisiens dans ce domaine. C'est dans cet esprit qu'ESPAS a réuni ici praticiens, décideurs, responsables d"associations (dont l'UNAPE1, AIDES, CEDEP). Tous s'accordent sur la nécessité d'une ouverture des institutions spécialisées sur un travail en réseau et d"une véritable reconnaissance des patients comme acteurs de leur propre prévention.

  • La mise au point des nouveaux traitements contre le VIH/sida a profondément modifié les stratégies de lutte et transformé les représentations de l'épidémie et le rapport à la maladie. Pour certains, ils ont contribué à une amélioration de la santé, mais ils ont eu aussi des répercussions médicales, sociales et psychologiques qui ont affecté les différentes sphères de la vie des personnes vivant avec le VIH. S'appuyant sur des perspectives complémentaires issues des sciences sociales (anthropologie, psychologie sociale, sociologie), cet ouvrage présente un portrait des principaux enjeux associés à ces traitements auprès de différentes populations provenant d'horizons socioculturels divers.

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