Nouvelle Marge

  • Ce recueil se décompose en deux parties qui s'affrontent plutôt qu'elles ne se suivent, poupées ennemies qui ne racontent qu'une seule et même chose : leur mémoire, contraire d'un amour fauché en deux, le coeur obèse tranché dans l'assiette, avec ses remugles et ses rayons de sang. Ses pompes de joie, aussi. Upír, voilà le profil sordide et profané de ce coeur et de celui qu'il croyait son jumeau, le rapt du récit intime par un escroc narratif, la lettre au vampire pour lui signifier son démasquage, cette longue traque où la haine renonce un jour à elle-même pour se shooter au pardon absolu. La Poétesse impubliable, c'est la figure du pardon lui-même, avec ses costumes en peau de fête et ses flonflons lyriques. Mais qui n'oublie pas de contenir son propre avertissement, pour mieux le relâcher quand viendra la fin. En somme, ce sont les deux pièces d'une même face.

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