Architecture / Urbanisme

  • Voici le portrait de celui qui deviendra le plus grand architecte du XXe siècle : Charles-Édouard Jeanneret, dit Le Corbusier. La première partie du livre, Corbeau, relate ses débuts : de sa naissance en 1887 à La Chaux-de-Fonds à ses tentatives de devenir l'architecte du régime de Vichy. Cet artiste radical et magnifique fut-il fasciste ? Le livre entreprend avec nuances de répondre à cette question. Il deviendra en tout cas la figure emblématique de la Reconstruction et des années de l'après-guerre : une immense figure d'architecte. La seconde partie du livre, Fada, retrace cet autre versant de sa carrière, avec l'examen du destin tumultueux de la Cité radieuse de Marseille et de ses trois répliques. On est plongé dans les polémiques que suscita cette « machine à habiter » que son créateur présentait comme l'une des grandes oeuvres de l'histoire. Ce livre est la chronique de la construction d'un personnage et celle de la fabrication d'un mythe.

  • A l'occasion de la célébration des 150 ans de la naissance de l'architecte Tony Garnier, Les Éditions deux-cent-cinq et Archipel Centre de culture urbaine rééditent Une Cité industrielle, projet global de ville utopique imaginé par l'architecte lyonnais dans les premières années du XXe siècle, ouvrage introuvable depuis de nombreuses années. Le fac-similé, daté de 1917, conservé aux archives municipales de Lyon, fait l'objet d'une édition inédite dans une version intégrale et fidèle à l'échelle pensée par Tony Garnier.
    Les planches récemment restaurées et numérisées sont reproduites sur un ensemble de cahiers non reliés permettant au lecteur de recomposer les plans dans leur présentation d'origine. Cet ouvrage souhaite faire connaître à un large public une référence de l'histoire de l'architecture, projet fondateur de l'urbanisme moderne, pourtant souvent méconnu. L'édition quadrilingue (français, italien, anglais, allemand) encourage une diffusion à l'échelle internationale qui répond à la portée universelle de l'oeuvre de l'architecte.
    Les plans, les dessins en perspective, les lavis ou aquarelles offrent une vision novatrice et contemporaine de la ville à toutes ses échelles. À l'heure de penser la ville de demain, cette cité idéale nous invite à imaginer, à notre tour, des utopies susceptibles de répondre aux enjeux de nos sociétés contemporaines.

  • « C'est un portrait mais aussi une promenade, à certains égards une promenade sentimentale, et l'évocation du paysage mental d'un homme d'un autre siècle. (.) Une promenade en deux moments historiques que sépare la Seconde Guerre mondiale. » Ainsi François Chaslin qualifie-t-il son livre consacré à Charles-Édouard Jeanneret, dit Le Corbusier.
    La première partie du livre (« Corbeau ») envisage les débuts de celui qui deviendra l'architecte le plus célèbre du vingtième siècle : de sa naissance suisse en 1887 à La Chaux-de-Fonds, à quelques rues et quelques jours de Frédéric Sauser, futur Blaise Cendrars, à ses tentatives avortées de devenir l'architecte du régime de Vichy. « Le Corbusier était-il fasciste ? » Le livre entreprend, avec une minutie extrême, une information historique impeccable, examinant une grande abondance de documents, de répondre à cette question explosive. Fasciste, sans doute pas, mais homme d'ordre assurément, et lié à tout ce que la France d'avant-guerre compte de cénacles d'extrême droite. On peut gager que ces conclusions, pour nuancées qu'elles soient, feront débat.
    Le Corbusier deviendra pourtant, paradoxalement, la figure emblématique de la Reconstruction. C'est cet autre versant de sa carrière que s'attache à retracer la seconde partie du livre (« Fada »), avec l'examen systématique de l'histoire de la Cité radieuse de Marseille (dite par ses détracteurs « Maison du fada ») et de ses trois répliques (Rezé-les-Nantes, Firminy, Briey). On est replongé dans les polémiques furieuses que suscita cette « machine à habiter » que son créateur, qui ne pêcha jamais par excès de modestie, présentait comme « une des grandes oeuvres de l'histoire ».

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  • Dans le paysage architectural français d'après-guerre, André Bruyère (1912-1998), disciple d'Emile Aillaud, s'illustre par des projets et des textes inspirés, toujours engagés, à l'écart de toute doctrine. Contestataire, il revendique son rejet de la dictature moderniste rationaliste et fonctionnelle de l'après-guerre. Au début des années 1960, il construit plusieurs hôtels et complexes pour la Société des bains de mer de Monaco, caractérisés par des formes libres et dynamiques, ainsi que de nombreux logements, individuels ou collectifs, dominés par la courbe.
    Ses réalisations les plus emblématiques - le centre de postcure de la fédération nationale des déportés de Fleury-Mérogis, l'hôtel La Caravelle en Guadeloupe ou le pavillon l'Orbe à Ivry - témoignent toutes d'une interprétation originale et d'une expression sensuelle, très personnelle. Il propose notamment un gratte-ciel en forme d'oeuf pour le concours du Centre Georges Pompidou, projet qui sera ensuite proposé à New York et à Marseille.
    Il compte parmi les architectes français importants mais mal connus, et parmi les plus singuliers.

  • Le projet d'une Maison de la Culture du Japon à Paris est né d'une initiative conjointe des gouvernements japonais et français.

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