• La fabrication des villes s'est toujours organisée à partir de la constitution d'un centre. Lieu des échanges, des pouvoirs et du sens (religieux, politique, identitaire), le centre rassemblait une multiplicité de fonctions et quelque chose de plus : l'innovation, l'imprévu, l'ouverture sur le monde et l'altérité, l'effervescence sociale et, dans les démocraties, le débat public. Le centre de la ville était aussi celui de la société. Aujourd'hui ces caractéristiques sont plus que jamais d'actualité et pourtant le centre s'est décomposé en une multitude de centralités.
    Dans une lecture urbanistique et socio-économique, ce livre s'interroge : à quoi sert le centre aujourd'hui, en particulier dans la production de différents types de valeurs ?

  • Les villes organisaient l'espace, un ordre juridique, politique et social, un système économique. Tout cela disparaît peu à peu. À l'âge du GPS, l'espace change radicalement, dans l'usage que nous en faisons et dans son rôle fondamental d'organisateur de notre rapport au monde. Métapolis opère un basculement de la ville matérielle dans le monde virtuel. La société « hypertexte » qui la caractérise se fait et se défait sans cesse et pratique l'ubiquité, comme le montre le flux permanent de photographies qui circule sur les smartphones. Plus que de définir un objet (Métapolis), ce livre tente de mettre en évidence un ensemble d'enjeux et interroge les méthodes et les savoirs actuels de la production urbaine, publique ou privée : sont-ils en mesure d'y répondre ?

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  • « La ville vit de la consommation d'énergie et contribue fortement aux émissions de gaz à effets de serre. Elle se trouve donc nécessairement au centre des mesures prévues par le Grenelle de l'environnement.

    L'idée de développement durable, lorsqu'on ne la réduit pas à l'environnementalisme, ou plus étroitement encore, aux économies d'énergie, exige une bonne définition, ou plutôt un « bon usage ». C'est de ce bon usage que parle ce livre, en montrant comment un développement durable conçu non comme protection, mais comme production d'un monde nouveau, peut servir de référence à l'élaboration de stratégies urbaines. »

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  • l'individualisation radicale et la mobilité généralisée dominent les métropoles contemporaines.
    les exigences environnementales entraîneront de grandes mutations, mais " l'automobilité " survivra à l'automobile et la mobilité restera une composante majeure du fonctionnement social et de la culture urbaine.
    les grands équipements, par exemple le train à grande vitesse en espagne, réorganisent les villes matériellement et socialement. la mobilité est une manière d'être, dont on saisit les caractéristiques dans des lieux " extrêmes " comme times square à new york ou plan de campagne à côté de marseille, ou encore dans les grands pôles d'échange.
    ce livre analyse le nouveau rapport entre les habitants et la ville, notamment à travers deux exemples : tokyo et amsterdam.
    ii propose les outils intellectuels permettant de répondre au défi de faire cette ville des flux, celle de la nouvelle écologie urbaine.

  • Dubaï collectionnait les records : le plus grand hôtel du monde, la plus grande tour, la plus grande concentration de grues... Or, fin 2009, Dubaï et son fleuron, la société publique Dubaï World, échappent difficilement à la faillite : dette estimée à 59 milliards de dollars ! Cette chute symbolise la fin d'un cycle dans le développement urbain - et dans la manière de faire la ville - dans l'urbanisme. Tel est le propos de cet essai qui veut, à la fois, saisir les changements profonds dans la manière de " faire la ville " qui se sont opérés depuis trente ans sous la pression de l'urbanisme libéral, les conséquences des bouleversements actuels, et dessiner des pistes possibles pour l'urbanisme d'après crise qui est pour l'instant encore balbutiant. Un petit texte dynamique, à lire d'urgence.

  • La consommation est devenue un mode de rapport au monde qui implique la différenciation généralisée, le choix, la mobilité permanente et la reconstruction ininterrompue du sens. Ce rapport au monde qui se cristallise dans un ensemble de lieux typiques de la métropole comporte une face obscure que manifestent l'obsession de l'insécurité et la domination de la catégorie de risque, aussi bien dans les perceptions individuelles que dans l'action publique.
    La métropole est un système d'offres, de produits, d'idées, de relations, de comportements, là où la grande ville manifestait un ordre. L'individu organise la réponse à ces offres alors que les critères et les choix imposés par diverses contraintes tendent à se brouiller. Réussir dans ce contexte est gratifiant, mais exige la mobilisation de compétences toujours plus importantes. Faute de les posséder, les habitants connaissent la précarité, la frustration ou l'incompréhension. Ainsi, les évolutions actuelles de l'espace des grandes villes s'inscrivent dans la dynamique de la civilisation des individus. Plus que la construction de villes privées ou de résidences sécurisées, le dispositif de mise en site ? qui s'applique autant aux centres d'échanges, aux lieux de loisirs, aux parcs d'activités... qu'à l'espace résidentiel ? constitue le paradigme des formes urbaines de la métropole.

    L'individu n'est pas une idée nouvelle, mais nous vivons dans une civilisation qui tend à faire de lui l'enjeu et la valeur suprême de toute construction sociale. La civilisation des individus s'élabore et s'exprime de la manière la plus éclatante dans un contexte spécifique : celui des métropoles. L'expérience de leurs habitants est celle d'une matérialité, d'un milieu, d'une organisation en même temps que celle de relations et d'activités : l'analyser permet de comprendre la civilisation des individus. Tel est l'objectif que se donne ce livre.

  • Définir des "entités" locales aux périmètres clairss et durables, justifiées par la nature, les traits culturels ou une légitimité historique, est de plus en plus difficile. Mobilité, diversité et polymorphisme des territoires et des liens sociaux, mise en réseau des économies et créolisation des cultures font en revanche émerger de nouvelles figures dont celles d'un "local pluriel". L'auteur se propose ici de privilégier l'analyse des processus par lesquels ss'opère la relation entre l'action et le lieu. Cette analyse permettrait de cerner les enjeux contemporains de la "localisation" dont les implications politiques et sociales sont considérables.


    Table des matières Introduction I -- L'objet local II -- Mondialisation et localité III -- Les nouvelles figures de la localité IV -- Gouverner la localité V -- La localisation VI -- Les enjeux du local sur-moderne Conclusion -- Références bibliographiques

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  • Que veulent les habitants ? Qu'attendent-ils de leur quartier, de leur ville ? Comment connaître les préférences d'habitants encore absents ? Ces questions s'imposent aux promoteurs quand ils deviennent "opérateurs urbains", pilotant de grandes opérations de longue durée, sous le regard des collectivités locales. L'enquête sociologique dont on fait ici le récit tente d'y répondre. Elle s'est focalisée sur les métropoles et couvre le "milieu" de la société française, hors les plus riches et les plus pauvres.

  • Cet ouvrage analyse les grandes évolutions de l'action publique urbaine depuis un demi-siècle à la lumière des grandes transformations sociétales :
    Individualisation des sociétés, montée en puissance de la société du risque, montée en puissance de la société de la connaissance, transformation des modes de régulations sociales, etc. Il s'agit de rendre compte de ce qui change l'action publique et non ce qui change dans l'action publique. Pour ce faire, les auteurs croisent des analyses quant aux transformations sociétales et des analyses portant sur l'action publique urbaine.

  • Depuis la Révolution française, c'est dans la vie parlementaire que s'est exprimée l'exigence de vertu publique. Comment concevoir et encadrer les actes d'un citoyen au service du Souverain ? Pour garantir sa vertu, faut-il limiter ses pouvoirs, le nombre ou la durée de ses mandats ? Jusqu'où la parole et le geste du député sont-ils libres, couverts par l'« inviolabilité » décrétée dès 1789 ? Quelques cas de députés corrompus peuvent-ils suffire à jeter le discrédit sur leurs collègues et à faire naître en France les premiers germes d'un antiparlementarisme ?

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  • La proximité fait l'objet de toutes les attentions : gestion de proximité, démocratie de proximité, exaltation des "élus de proximité". Mais que signifie la notion de proximité, comme concept sociologique, comme catégorie de l'expérience, comme instrument de l'action et de la représentation politiques, ou comme échelle spatiale ? Comment la construit-on, par des pratiques quotidiennes, par l'attachement à des lieux, par le développement de projets publics... ? Le quartier est-il un espace social ou un territoire d'intervention ? Un ensemble de contributions franco-québécoises.

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  • L'opposition entre la France riche des métropoles et celle, délaissée, de la campagne profonde, ne correspond pas à la réalité, mais le succès de cette image illustre des ignorances, qui concernent en particulier les territoires urbains.

    C'est la raison pour laquelle le programme POPSU a choisi de s'intéresser aux fragilités métropolitaines à partir des exemples de trois villes : Marseille, Toulon, Toulouse et ce, au-delà du seul domaine des « politiques de la ville ».

    Comment analyser la fragilité et la définir ? Cet ouvrage tente de répondre à cette question à travers une revue critique des différents outils statistiques existants et, plus qualitativement, à travers une réflexion sur l'importance de l'inconfort urbain. Il présente d'abord les trois agglomérations étudiées pour situer les caractéristiques du contexte, l'histoire politique récente et développer des éléments de problématiques spécifiques à chaque ville : récurrence de la pauvreté à Marseille, métropolisation rapide à Toulouse, développement tardif de l'intercommunalité à Toulon.

    Le livre s'attache ensuite à l'énonciation (en particulier dans des études ou documents d'urbanisme) et à la perception de la fragilité par les acteurs locaux et par la population concernée.

    Il interroge enfin l'action publique qui peut elle-même produire des fragilités et peine à l'opérationnaliser dans les savoirs et les pratiques de l'urbanisme.

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  • La circulation des modèles et des références en urbanisme se mondialise. La starchitecture s'impose dans les villes de tous les continents, les labels internationaux triomphent et les responsables des villes demandent toujours plus de benchmarking pour trouver de « bonnes pratiques ». Ainsi, même si les modèles urbains ont toujours existé, ils changent aujourd'hui de statut pour structurer de nouvelles manières de faire la ville.

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