• La poésie d'Alain Freixe interroge encore une fois le chemin que prend notre Humanité. Les titres des quatre parties centrales de ce recueil peuvent se lire comme une seule phrase qui exposerait la dramaturgie de l'ensemble : «derrière les étangs», «derrière les cols», «derrière les jours», «l'imprenable toujours».
    Cette phrase témoignerait d'un échec, que semble pourtant démentir le titre de la dernière et sixième partie : Comme on tombe amoureux, qui redonne au poème, malgré tout, son pouvoir et sa légitimité à affirmer du sens. Mais quel sens ? Relancer la parole, lui donner sa chance d'être fidèle à la vie, de témoigner de ces moments de grâce où le monde a signifié sa présence, et donc, tresser un lien qui tienne debout le poème et le dresse «contre» les forces négatives, le temps que s'accomplissent les menaces d'un désert où grandissent froids et dangers. Contre le désert, un combat entre le dedans et le dehors.

  • Vers les riveraines est un livre dont la composition fait alterner textes en prose et textes en vers, donc des rythmes et des phrasés différents. Il poursuit la marche entamée par ses précédents recueils depuis Comme des pas qui s'éloignent publié en 1999.
    Les abords, les passages, les lisières de territoires secrets s'ouvrent à l'écriture d'Alain Freixe, creusent le souvenir, éveillent l'imagination. Vers. l'idée est toujours celle d'un mouvement.
    Depuis Les échappées réfractaires qui ouvrent l'ouvrage pour dire la résistance aux très hautes / fortes lumières, celles aveuglantes qui portent / trouent le monde vers ces Jours noirs qui le terminent sans le fermer, spirale de parfum et de musique, couleur noire de l'inattendu. Ainsi les riveraines sont-elles un des noms possibles pour ces choses qui ne se donnent pas à voir et se voient pourtant.
    Lueurs à entendre dans le tremblé des rives comme un chant profond qui émerge du silence.

  • Dans les ramas

    Alain Freixe

    Dans les ramas repose sur un aller-retour incessant entre exposition et retrait, entre repaires montagnards et bascules des villes, solitude et histoire. Là où tout est muet - le plus souvent en bordure d'un monde mouvant, imprévisible et dangereux comme le nôtre - établir le silence est affaire de ce bleu d'éclipse qui tel un défroissé d'âme qui passe traverse cette fine terre du poème feuilletée d'air et de lumière, parole qui se risque à dire son mot sur les horreurs, outrances, zones d'ombre où se noie toute réalité. Parole qui entend prendre le silence sous sa sauvegarde, celui qui crée un écart qui garde suspendu à sa source l'élan du sens, « voix de demain. Et qui déjà appelle à la relève ».`
    Dans les ramas mêle à ces compositions bloc de prose sur bloc de prose que l'on trouvait dans les deux livres précédents, des poèmes/poèmes quand ce n'est pas à l'intérieur d'un même texte que jouent ces écritures. Importe le lien rythmique qui fait tenir en un ensemble ouvert et mobile les pièces ici rassemblées.
    On a risqué le mot « ramas » pour aller contre le sens péjoratif qui s'attache aujourd'hui à l'idée de « ramassis », amas informe, tas et pour valoriser au contraire l'idée d'ajustement qui préside à cet art de confectionner ces fagots de bois tombé à partir des brisées abandonnées au sol par les bêtes de la nuit en leurs passées et qu'on laisse en forêt au pied de quelques arbres. Ce sont ces ramas qui permettent de démarrer tous les feux. Ceux tournant des livres aussi.
    On a risqué le mot « ramas » pour faire signe vers ce bois partageable qui attend en nos forêts et sur lequel aucun pouvoir n'a de prise.
    Ici donc cinq ramas, passeurs de feu, de silence, de sens. Qu'un vent tisonnier avive.


  • Gaston puel

    Alain Freixe

    Ce cahier d'hommage Etudes d'André F. Jeanjean, Alain Freixe et Eric Dazzan est suivi d'un entretien entre Alain Freixe et d'une anthologie de poèmes composée par Eric Dazzan entend redonner visage et voix à un poète plus reconnu que connu. À un homme du livre. Notamment quand il s'efforçait à dresser le poème sur la page et à le faire dialoguer avec les propositions plastiques. Sa Fenêtre ardente fut une belle aventure éditoriale.
    À un poète, ami de Bousquet, Breton, Char, Frénaud qui s'est voulu à l'écart des modes et de la cacophonie des néons littéraires. Un insurgé chaleureux qui sait encore recevoir l'aube comme un baquet d'eau fraîche.

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  • Avant la nuit

    Alain Freixe

    Avant la nuit croise des textes aux adresses précises :
    amis peintres et poètes de l'auteur. Tous à attendre à partir de pratiques différentes ce miracle, qu'est, dans l'art ou dans la passion, l'aspiration la plus
    profonde de la vie et dont Georges Bataille disait qu'elle concernait ce désir d'être émerveillé, désir propre à l'homme. Désir de présence, claire, brûlante
    et renversante.
    Entre présence et déroute, entre les reprises, les tombées, les relances, les pertes. Entre quelque chose venu du fond et qui remonte jusqu'à nous et
    quelque chose qui s'en va, rapide sur le plissé de l'air. Avant la nuit, quelque chose qui n'est pas fait pour le regard, nous traverse pourtant. Passe derrière nos yeux et se perd dans le loin du corps.
    Quelque chose qui nous pousse à écrire. Encore.
    Avant la nuit.

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  • Comme des Pas qui s'éloignent. Ou alors ce serait dans leur entre-deux. Voilà, des pas de langue.
    À pas de loup dans la langue.
    Comme quand les loups grattent le sol, le déchaussent jusqu'à pouvoir y gîter. Un temps, du moins. Et que leurs pas sont, terre et herbes mêlées, cette croûte qu'ils rejettent. C'est peut-être de là que vient ce sentiment d'être moins face à des souvenirs qu'à quelque chose qui se construirait ; quelque chose qui serait de l'ordre d'un récit au ralenti, aux références narratives englouties ;
    Quelque chose comme une impossible histoire.

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  • Voix du basilic

    Alain Freixe

    Alain Freixe cultive un art certain de l'entretien. Ses questions, nourries d'une très bonne connaissance des textes de ses interwievés, sont toujours d'une grande justesse. Elles décalent légèrement les auteurs de leur pratique d'écriture, pour une distance réfléchissant leurs liens avec la littérature, avec la vie et le monde.
    Prend forme ici un capital de réflexions sur la littérature en train de se faire... et en montre la vivacité créative. Cette somme recueillie témoigne d'une richesse et de références susceptibles d'ouvrir des perspectives pour une approche de la littérature contemporaine qui nous semble important de faire rayonner.
    Livre illustré par les portraits des auteurs ainsi que des reproductions d'oeuvres d'artistes.

    28 entretiens avec : Olympia Alberti, Marcel Alocco, Marie Claire Bancquart, Jean-Marie Barnaud, Daniel Biga, Serge Bonnery, Michel Butor, Michel Cosem, Daniel De Bruycker, Charles Dobzynski et Colette Deblé, Sylvie Fabre G., Claudine Galea, Michaël Glück, Bernadette Griot, Werner Lambersy, Henri Maccheroni, Jean Mailland et Anna Prucnal, Marcel Migozzi, Martin Miguel, Raphaël Monticelli, Bernard Noël, Florence Pazzottu, René Pons, Leonardo Rosa, Paolo Ruffilli et Fabio Scotto, Michel Séonnet, Yves Ughes, Martin Winckler.

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  • Rovini

    Alain Freixe

    On risquait d'oublier Robert Rovini. Ce premier Cahier relève du devoir de mémoire à l'égard de ce niçois, défenseur acharné de la poésie. De ce germaniste, premier traducteur en France de Hölderlin.
    Pour peu que nous prêtions l'oreille aux poèmes de Robert Rovini, nous verrons la lumière de cette voix sans mots, nous sentirons sa fraîcheur d'avant le jour dans le silence des commencements, sous entendrons son murmure. Le nôtre, quand, invitée par tous les sens, l'âme naît à elle-même, dans la fête.

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  • Dans l'ardeur des ronces

    Alain Freixe

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  • 27 mai 1918 : à Vailly-sur-Aisne, sur le plateau de Brenelle, Joë Bousquet est atteint par une balle en pleine poitrine qui pince sa moelle épinière et provoque la paralysie immédiate et définitive des membres inférieurs. 3 septembre 1939 : au moment où Joë Bousquet voit ses amis rappelés au combat, sa moelle épinière saigne à nouveau. « J'ai failli être la première victime de la guerre », écrira-t-il à son ami Jean Ballard, directeur des Cahiers du Sud. 1918-1939 : deux blessures qui, par un effet de retournement, deviennent deux naissances. Les plaies ouvertes et sans cesse rouvertes dans les textes de Joë Bousquet laissent affleurer à leurs lèvres le souffle du possible. Elles sont les messagères de vie de l'une des oeuvres les plus singulières de la littérature du XXe siècle.
    Alain Freixe et Serge Bonnery, les deux auteurs, s'attachent à montrer comment la blessure survenue en 1918 et sa résurgence qui en septembre 1939 faillit l'emporter irriguent l'oeuvre du poète et écrivain français né à Narbonne et mort à Carcassonne.

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  • En 2002 paraissait à L'Amourier, des mêmes auteurs, Pas une semaine sans Madame.
    À deux mains, se dessinait, tout au long du texte, le visage féminin et inaccessible, et sans doute inaccessible parce que féminin, d'une présence évidente, à la poursuite de laquelle deux poètes se lancent : femme, altérité, origine, monde, poésie, poésie enfin, qui ne cessent de s'offrir à la dérobée. Pendant 9 ans, s'est poursuivi leur dialogue dont est né ce nouveau recueil de courtes proses.

    On n'en aura jamais fini, chacun le sait, avec cette traque-là.
    Or ce qui me touche, dans ce nouveau livre, Madame des villes, des champs et des forêts, c'est de voir comment il accomplit la nature de l'échange inauguré il y a neuf ans, où chacun, interrogeant ou écoutant l'autre, questionnait en même temps sa propre différence. Le vrai dialogue, c'est : plus je serai moi-même, plus je serai à toi. Et plus alors, unis dans notre différence, nous pourrons être à notre faim commune, poursuivant ce qui nous inspire et qui nous manque, que nous manquons aussi, par belle nécessité, dans le geste qui nous porte vers son altérité. (extraits de la préface de Jean-Marie Barnaud)

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  • Les Madame(s), nées du regard de Raphaël Monticelli sur l'oeuvre du peintre Jean-Jacques Laurent qui illustre ce livre, sont devenues au fil des publications de bibliophilie, une sorte de micro genre littéraire : écrire des Madame(s). Le présent ouvrage est le premier recueil de Madame(s) en livre courant. Il comporte 52 Madame(s) d'Alain Freixe (une par semaine) auxquelles répliquent 52 Madame(s) de Raphaël Monticelli, le tout ponctué par 12 dessins (un par mois) de Jean-Jacques Laurent.

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  • Édition originale limitée à 11 exemplaires sur Velin Fabriano, signés et numérotés, comprenant deux poèmes manuscrits, l'un en bleu, l'autre en sépia, s'entrecroisant autour d'une oeuvre originale peinte,
    de Leonardo Rosa.
    Format 28 x 37 cm.
    Présentée dans un étui toilé gris-bleu.

  • Édition originale limitée à 40 exemplaires sur papier Velin Fabriano, signés et numérotés, comportant chacun deux oeuvres originales accolées.
    Impression typographique d'un texte, méditation sur la venue au poème des premiers mots : appels, ajustements, recouvrements.
    Format 28 x 37 cm.
    Édition présentée dans un étui toilé noir.

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