• Job, ou le problème du mal

    Alain Houziaux

    • Cerf
    • 16 Janvier 2020

    L'épisode de Job se lamentant sur son tas de fumier est célèbre. Mais si de nombreux théologiens ont lu ce texte, rares sont ceux qui ont osé affronter les questions qu'il pose.
    Alain Houziaux met les pieds dans le plat : pourquoi Job voit-il Dieu comme l'auteur du mal ? Quel sens donner au très énigmatique discours par lequel Dieu lui répond ? Et pourquoi Dieu fait-il l'éloge de créatures monstrueuses qui incarnent le tohu-bohu à l'oeuvre dans le monde ?
    C'est à une lecture neuve et originale du célèbre texte biblique que nous sommes invités. On découvre ainsi que le Dieu du livre de Job n'est en rien celui du judaïsme classique ; plutôt un Dieu incompréhensible et déroutant qui ignore le bien et le mal. Un Dieu que Spinoza, Nietzsche et Simone Weil pourraient reconnaître.
    Un Dieu finalement réjouissant, fortifiant et convaincant. Un Dieu pour aujourd'hui.

  • « Dogmatisme », voilà un mot que l'on n'aime pas. Et pourtant, aujourd'hui, le christianisme qui a le vent en poupe, celui des églises évangéliques, des fondamentalistes et des intégristes, est bien un christianisme dogmatique.
    Pourquoi les chrétiens confessent-ils un credo si déconcertant ? Comment s'articule ce qu'ils croient intimement avec ce qu'ils confessent collectivement et rituellement ? Quelle vérité peut-on encore reconnaître aux dogmes du christianisme ? Faut-il les voir comme une expression symbolique de notre croyance en « Dieu » ou plutôt comme un « jeu de langage » culturel qui s'est imposé par la coutume ?
    Cet ouvrage prend de front des questions que l'on voudrait taire. Pourquoi aimons-nous croire l'incroyable ? Les articles de foi que propose le christianisme auraient-ils valeur de fétiches rassurants ou de slogans communautaires ? Y aurait-il en nous un goût pour les illusions volontaires, voire les idéologies totalitaires ? Et si oui, pourquoi ?
    L'auteur répond à ces questions avec les outils de l'anthropologie, de la sociologie et de la psychanalyse. Il rédige ainsi un essai décapant, tonique et limpide.
    Cet ouvrage est préfacé par Sophie Mijolla-Mellor, psychanalyste et professeur honoraire aux Universités.
    Alain Houziaux est essayiste, philosophe et théologien. Il a publié, entre autres, Les grandes énigmes du Credo, commentaire du Symbole des Apôtres (DDB 2003) et Dix questions simples sur Dieu et la religion (Albin Michel 2007).

  • Paraboles au quotidien

    Alain Houziaux

    • Cerf
    • 8 Novembre 2007

    Alain Houziaux s'est converti à seize ans à la foi chrétienne. En écrivant ces billets, il a constamment pensé à ses parents agnostiques, à ses filles adolescentes, pour tenter de proposer des miettes autour de la question : Dieu est-il encore crédible Certains textes pourraient être des récits hassidiques, d'autres des « prières de toutes les heures » dans la ligne du Père Charles, d'autres s'appuient plus directement sur un texte biblique, d'autres sont des textes liturgiques pour l'office dominical.

    Ce qui frappe, c'est la variété de ton, de style et d'inspiration. Pourtant, peu à peu, il se dégage un fil conducteur, un « fil rouge » : la célébration du jour par les hommes de la nuit, la découverte de la perle par les enfants du sable, la confiance que tous les hommes ont leur visage éclairé par une autre lumière, l'espérance en un Dieu des choses impossibles pour les hommes à la dérive. Bref, l'expression d'une foi qui est « la ferme assurance des choses que l'on espère et la certitude de celles que l'on ne voit pas ».

  • La religion est-elle une illusion ? La psychanalyse est-elle un défi pour la foi ? Les guérisons dites miraculeuses le sont-elles vraiment ou au contraire sont-elles explicables ? Et sur Jésus-Christ, de quoi est-on sûr ? A-t-on gommé certains aspects de sa vie ? Aurait-il eu Marie-Madeleine pour compagne ? Et sur la Vierge Marie, quelles certitudes a-t-on ? Pourquoi son culte ne s'est-il développé que plusieurs siècles après Jésus-Christ ? Dans cet ouvrage, l'auteur répond à ces questions.
    Peuvent-elles faire perdre la foi ? Ou, au contraire, l'épurer de tout dogmatisme inutile ? Avec une grande liberté de ton, Alain Houziaux propose ici une réflexion accessible à tous et ouvre à une approche plus large et authentique de la foi.

  • Christianisme et politique, un couple qui ne semble pas toujours faire bon ménage ? on connaît la distinction de jésus : " rendre à césar ce qui est à césar et à dieu ce qui est à dieu ", qui fonde la séparation du spirituel et du temporel.
    Mais ici le propos de l'auteur est davantage de secouer une certaine torpeur, le manque d'engagement des chrétiens dans le domaine politique et économique. pour lui, le christianisme implique une conviction politique qui prend au sérieux la radicalité du message biblique. à partir de trente questions impertinentes, alain houziaux s'attaque aux problèmes les plus actuels : le droit de s'enrichir, jusqu'oú ? l'aide au tiers monde, à qui profite t elle ? faire la guerre, à quoi ça sert ? la croissance est elle une nécessité perverse ?
    Un livre courageux, lucide et bien documenté.

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  • "C'est si bon que c'en est presque un péché", dit-on. Mais pourquoi plaisir et péché sont-ils associés dans notre esprit? Qu'est ce qui fascine dans la gourmandise, la paresse et la luxure? La passion de la jouissance ou la transgression des tabous? Et que dire de l'emprise de la colère, de l'avarice, de l'envie ou de l'orgueil? Simples troubles de l'humeur ou manifestations de la "part maudite" qui nous habite?
    L'auteur analyse la racine psychologique de chacun des sept péchés capitaux.
    Ni fautes, ni maladies, ils s'apparentent davantage à des passions qui donnent de l'intensité à la vie. Mais ils peuvent aussi devenir des obsessions, entre pulsion de vie et pulsion de mort.
    A la croisée de la psychologie, de la philosophie éthique et de l'analyse biblique, Alain Houziaux s'interroge enfin sur l'utilité du péché. De fait, bien des convertis n'ont-ils pas été d'abord de grands pécheurs?

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  • Hugo, Dostoïevski, Péguy, Saint-Exupéry, Simone Weil, Camus, Christian Bobin...
    Pour chacun de ces écrivains la question de Dieu occupe une place centrale. Centrale et pourtant chaque fois différente. Qu'ils soient croyants ou agnostiques, en quête de spiritualité ou en rupture avec les dogmes et les Églises... cet ouvrage nous révèle les questionnements, les convictions et les doutes de ces grands écrivains face à Dieu. De Victor Hugo, croyant et inlassable chercheur de Dieu, mais farouchement indépendant à l'égard de tout dogme, à Camus tiraillé entre refus de Dieu et refus de l'athéisme ; de la " soif de Dieu " inapaisée de Saint-Exupéry à la quête mystique de l'absolue pureté chez Simone Weil, ou encore à la recherche spirituelle de Christian Bobin à travers la poésie...
    Cet ouvrage nous invite à un itinéraire littéraire aux multiples facettes. En analysant la vie et l'oeuvre de ces grands écrivains à travers le prisme de leur rapport à Dieu, ce livre permet de les redécouvrir sous un autre jour.

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  • Lors des premiers siècles du christianisme, la confession de foi de l'Eglise s'est élaborée très progressivement pour aboutir peu à peu à trois formules fixes : le Symbole des Apôtres, le Symbole de Nicée et le Symbole de Nicée-Constantinople. C'est le premier qu'Alain Houziaux choisit de commenter ici, ce texte que les chrétiens des différentes confessions récitent au cours de la liturgie pour proclamer leur foi. Car ce Credo que l'on croit connaître est plein d'énigmes, de questions. Que signifie le mot symbole ? Pourquoi parler de la toute-puissance de Dieu ? Et la Création ? Comment expliquer la présence du Mal ? Pourquoi la virginité de Marie ? Autant d'interrogations qui nous poursuivent jusqu'à aujourd'hui. A partir de ce libre commentaire soucieux de pédagogie, Alain Houziaux propose un véritable parcours sur les grandes questions de la foi chrétienne dont les formulations s'affrontent souvent aux mentalités contemporaines. Comme il l'écrit : " Je reçois le texte du Credo avec une sorte de curiosité, mais aussi avec une forme d'étonnement. Ce qui m'intéresse, c'est le fait qu'aujourd'hui encore, en ce début de XXIe siècle, le texte du Credo soit objet de débats, et c'est aussi le fait qu'aujourd'hui encore il est donné comme la confession de foi de l'Eglise aujourd'hui. C'est en tant que tel que le Credo m'intéresse. C'est la manière dont, aujourd'hui encore, on peut le dire et se l'approprier. " Une approche libre et décomplexée d'un texte fondateur de la foi chrétienne

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  • L'indifférence, une fuite ? Est-elle une façon d'éviter la rencontre de l'autre, une forme de cynisme où personne ne compte à part soi ? Est-elle au contraire un détachement à l'égard des sollicitations du monde qui permet d'aimer vraiment ? Odon Vallet rappelle que, contrairement à ce que l'on pense, les religions orientales ne prônent pas l'indifférence, mais plutôt le détachement et la sérénité.
    Pour Alain Houziaux, l'indifférence, qui n'est pas ignorance de l'autre, peut permettre de se libérer de la volonté de puissance. Bertrand Vergely précise, quant à lui, que pour n'être indifférent à rien, on manifeste parfois une sensibilité à tout qui peut mener à l'indifférenciation : on confond alors désir et amour - voire culpabilité et innocence. L'indifférence ne se confond pas avec la sérénité, avance Sophie Mijolla-Mellor.
    Il est vain de penser un monde sans angoisse et sans espoir. En revanche, éprouver la jouissance d'un retour au calme après la tempête a du sens.

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