Archipel

  • Plus de trente fois, il a frôlé la mort. Toujours il lui a échappé.

    Les obus et les balles de l'ennemi, le poignard des assassins, les machines infernales des comploteurs, la noyade, la chute dans les précipices, la chasse à l'homme, le poison qu'il s'est lui-même versé, les duels de sa jeunesse... À se demander ce qui l'a sauvé. À moins que la Providence s'en soit mêlée... mais l'Empereur croyait-il en Dieu ? ou à sa bonne étoile ?

    À l'évidence, Napoléon fut un chevalier sans peur. Mais combien de millions d'hommes a-t-il envoyés au trépas, sans plus de haine que de remords ? Que ressentait-il quand il arpentait le champ de bataille, entendant le cri des mourants : « Vive l'Empereur ! » Et comment expliquer qu'après avoir vainement cherché la mort à Arcis-sur-Aube, à Montereau, à Fontainebleau, à Waterloo, il n'ait pas cherché à la devancer à Sainte-Hélène ?

  • Deux grandes figures de notre temps Ils auront été l'un des couples les plus emblématiques de la Ve République. Robert, l'ancien ministre, et Élisabeth, la philosophe, auront été deux grands agitateurs d'idées, depuis l'année de leurs noces : 1966. Lui, ancien Garde des Sceaux et président du Conseil constitutionnel, dont l'histoire retient l'implication dans l'abolition de la peine de mort, la dépénalisation des relations homosexuelles des mineurs de plus de 15 ans, ainsi que l'intransigeance morale. Elle, pour ses prises de position féministes et laïques, au moment du procès de Charlie Hebdo notamment.
    Pourtant, ces proches de Mitterrand, en dépit de leurs interventions dans la vie politique et intellectuelle de la France, se sont toujours soigneusement tenus à l'écart de l'exposition médiatique. Rares sont ceux qui ont été admis dans leur appartement de la rue Guynemer, face au jardin du Luxembourg.
    Alain Frèrejean raconte l'histoire de ce couple intrigant, passionnant et secret. Et nous invite à redécouvrir une histoire moderne de la France au prisme de leur incroyable destin.

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  • Il y a un sie`cle et demi, Paris a connu deux sie`ges, les plus longs de son histoire. D'abord par l'arme´e prussienne (du 19 septembre 1870 au 28 janvier 1871), puis par la Re´publique elle-me^me, replie´e a` Versailles et re´solue a` annihiler l'insurrection de la Commune de Paris (18 mars-31 mai 1871). Aux bombardements aura succe´de´ la destruction par les flammes de l'Ho^tel de Ville, contenant les archives de l'e´tat civil, et des Tuileries, symbole du pouvoir impe´rial. Pendant des mois, les Parisiens ont souffert de la faim et du froid, ils ont mange´ des chiens, des rats. Ils se sont aussi de´nonce´s les uns les autres: pre`s de quatre cent mille lettres anonymes! Paris a sombre´ dans la guerre civile et connu les combats de rue. Du fort d'Issy au mur des Fe´de´re´s, une violence inoui¨e a souffle´ sur la capitale. Avant la terrible re´pression: dix-sept mille hommes, femmes et enfants fusille´s pendant la «Semaine sanglante», et plus de quatre mille de´portations en Nouvelle-Cale´donie. De nombreux te´moins ont ve´cu et raconte´ ce sie`ge: Victor Hugo revenu d'exil, Sarah Bernhardt, ambulancie`re au the´a^tre de l'Ode´on, mais aussi les fre`res Goncourt, E´mile Zola, Alphonse Daudet... Sans oublier tous ceux - officiers, me´decins, pre^tres, bourgeois, simples sol- dats ou diplomates - qui notaient chaque soir leurs impressions pour les envoyer a` leur famille par pigeon-voyageur. Ils sont les narrateurs de ce re´cit qui se referme en 1880 avec l'amnistie des communards.

  • Ils ont libéré la France !

    La Libération de la France n'a pas été la remontée d'un long fleuve tranquille. Pas moins de onze mois se sont écoulés entre l'entrée des Américains dans Bayeux, début juin 1944, et la libération de Colmar, en janvier, puis de Dunkerque et des poches de l'Atlantique en mai 1945.
    Onze mois d'attente sous d'effroyables bombardements et d'interminables combats dans les haies du bocage normand, les champs de mines et les forêts enneigées des Vosges, onze mois de piétinements entrecoupés de rebonds et de percées fulgurantes. On oublie trop souvent qu'une dizaine de villes ont été reprises par l'ennemi, que Strasbourg a failli connaître le même sort et que Paris ou Bordeaux n'ont échappé à la destruction que par un concours extraordinaire de circonstances.
    La libération de la France fut l'oeuvre de milliers d'acteurs : elle constitue un puzzle de situations diverses. Un mélange parfois explosif d'individus aux motivations différentes et de chefs d'exception, tels de Gaulle, Leclerc, de Lattre, Eisenhower, Parodi, Guingouin ou Rol- Tanguy, qui ont su aplanir leurs divergences et forger l'unité.
    Alain Frèrejean et Claire L'Hoër ne racontent pas seulement cette histoire mouvementée ; ils donnent la parole aux dizaines de témoins et acteurs de cette aventure, en reproduisant leurs écrits et témoignages.

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