• Après la première guerre mondiale, Paris devient la ville où tous les plaisirs sont à portée de main.
    Place à la fête ! Les autorités ferment les yeux, encourageant la natalité qui doit repartir au secours du pays affaibli. De nombreux artistes des quatre coins du globe tentent l'aventure de la libéralisation des moeurs et deviennent les rois de Montparnasse.
    Les Années folles, « décade de l'illusion », vont donner lieu à dix ans de fêtes, d'orgies, de créations et d'inventions. L'autonomie féminine qui s'est révélée pendant l'absence des hommes mobilisés entre 1914 et 1918 a irrémédiablement perturbé les relations entre les sexes. Émancipation féminine, homosexualités qui s'affichent, banalisation du divorce, prostitution... C'est à cette époque que l'image du nu entre dans les moeurs. Photographes professionnels ou amateurs s'adonnent à l'érotisme.
    Plus que jamais Paris est la capitale de l'amour, du vice et des plaisirs.

  • Publiée en 1998 dans une édition grand format par les éditions de la musardine avec un succès immédiat, et maintenant épuisée, voici que réparait en édition de poche l'excellente anthologie de la fessée et de la flagellation d'alexandre dupouy.
    Florilège judicieusement établi, choix mûrement réfléchi et pesé, mêlant le meilleur de quelques chefs-d'oeuvre à de surprenants extraits de livres souvent inconnus, ce remarquable ouvrage compose au final un très attractif cocktail de lectures, dans l'un des domaines certes un peu réservés, mais qui compte parmi les plus courus de l'univers amoureux. si, comme nous l'espérons, ce recueil rencontre la faveur de nos lecteurs, alexandre dupouy lui donnera sans doute une suite, car ce n'est assurément pas - quoique souvent des plus rares - la matière qui manque.

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  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Joyeux enfer

    Alexandre Dupouy

    À l'heure où la pornographie envahit nos écrans, si nous allions voir comment nos aïeux excitaient leurs pupilles ?...

    Dès le milieu du XIXe siècle apparaissent les premiers daguerréotypes obscènes qui vont inspirer Gustave Courbet et son Origine du monde. Au fil des décennies, ce type d'images ardemment convoitées, mais coûteuses et proposées « sous le manteau », va se populariser. Dans le même temps, les modèles académiques craintifs et soumis des premiers clichés disparaissent au profit de femmes affranchies, dont le regard audacieux et provocateur n'hésite pas à saisir l'oeil du photographe et du voyeur. C'est cette épopée, s'étalant de 1850 à 1930, qu'Alexandre Dupouy propose de nous conter en révélant, suivant un classement thématique, une sélection pointue et rigoureuse de plus de 300 photographies vouées à dévoiler le talent injustement méconnu de ces artistes anonymes et de leurs modèles complices dans l'authentique expression de leur sexualité arrogante et libertine.

    Le livre est accompagné d'un DVD intitulé « Porno Folies », comprenant 9 films pornographiques clandestins du début du siècle, pour une durée totale de 60 minutes : « Strip-tease forain » ; « La Nouvelle Secrétaire » ; « Le peintre » ; « Clownerie » ; « Photo nuptiale » ; « Avec ses pieds » ; « École de danse » ; « Étape en forêt » ; « Dernières cartouches ».

  • Peintre bulgare installé à Paris et actif au début du XXe siècle, Pascin est encore aujourd'hui considéré comme un bad boy. En représentant courtisanes et prostituées aussi bien vêtues que nues, Pascin nous dévoile le Paris de la Belle-Époque. Artiste brillant, Pascin fut vite oublié au profit d'artistes contemporains comme Picasso ou encore Modigliani.

  • L'action est connue. Elle a inspiré un classique du cinéma dont tous les français se souviennent.
    Le 9 janvier 1902, le fiacre 8907 est attaqué en plein Paris. On a d'abord fantasmé sur un crime de rôdeurs, sur la violence des Apaches, ces voyous des barrières. Puis on apprend qu'il s'agit d'une rixe, façon Hélène de Troie. Depuis plusieurs jours, deux jeunes hommes d'une vingtaine d'années, François Leca et Joseph Manda, se livrent un combat à mort pour la possession d'une jeune prostituée : Amélie Élie. Son surnom de « ruban » ? Casquette. Pas très vendeur. On l'appellera donc Casque d'or : la légende est née. La presse s'empare de l'affaire pendant toute l'année 1902. Tous les protagonistes sont arrêtés. La justice rend un verdict à la mesure du succès médiatique. Les deux prétendants finissent au bagne d'où ils ne reviendront pas. Pendant son séjour en prison d'avril à octobre 1902, de son arrestation à son départ pour le bagne, François Leca, le souteneur victime de l'attaque du fiacre reçoit près d'une centaine de lettres provenant de Casque d'or, de Louise van Maele, sa rivale, de la famille, de l'avocat ou encore de Henri Frémont journaliste et auteur des Mémoires de Casque d'or.
    Après la découverte de cette correspondance, Alexandre Dupouy se passionne pour l'affaire qui a tant fait couler d'encre et décide d'en retracer la véritable histoire. Il en résulte une enquête passionnante, minutieusement documentée, illustrée d'une iconographie d'une grande richesse, mêlant photographies, croquis, coupures de presse et dessins, qui révèle la réalité d'un Paris victime de « hausmannisation », offrant par là même une radiographie de la société de l'époque : le rejet des classes laborieuses en périphérie, la prostitution, les gangs des apaches, le pouvoir de la presse.

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  • Dans Souvenirs sur Apollinaire (1945), Louise Faure-Favier intitule le dix-huitième chapitre de son ouvrage « Apollinaire et les femmes ou le chapitre impossible », en soulignant qu'il est encore bien trop tôt pour démêler l'écheveau des amours de son ami poète.
    Depuis, de nombreuses études et biographies sur Apollinaire sont parues, mais aucune sur la place essentielle qu'occupent la sexualité et les femmes dans la vie et l'oeuvre de l'écrivain.
    Qu'elles se soient appelées Mareye, Linda, Annie, Marie, Lou ou Madeleine, les femmes du « Mal-Aimé » n'ont jamais semblé pouvoir assouvir les désirs du poète. Il y faut davantage : des centaines de lettres et de poèmes où l'obscène le dispute à la splendeur du verbe, une oeuvre érotique parmi les meilleures du siècle, une activité d'éditeur bravache pour faire découvrir Sade ou Nerciat au profane. Mais qu'est-ce qui fait courir Apollinaire, quel est donc ce feu sacré qui couve, ce désir qu'il s'agit de brûler ?
    Cet ouvrage révèle la face cachée du grand poète, monument de la littérature française, éternel jouisseur dont la hardiesse bucolico-pornographique éclate : « Si tu savais comme j'ai envie de faire l'amour, c'est inimaginable. C'est à chaque instant la tentation de saint Antoine, tes totos chéris, ton cul splendide, tes poils, ton trou de balle, l'intérieur si animé, si doux et si serré de ta petite soeur, je passe mon temps à penser à ça, à ta bouche, à tes narines. C'est un véritable supplice. C'est extraordinaire, ce que je peux te désirer. [.] Mon Lou je me souviens de notre 69 épatant à Grasse. Quand on se reverra on recommencera. » (Lettre de Guillaume à Lou, 13 janvier 1915.)

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  • Depuis les débuts de la photographie, des amateurs se consacrèrent à la pornographie. Véritable musée des frasques libertines de notre société, la collection constituée d'abord par Pierre Louÿs fut enrichie par l'acteur Michel Simon qui ne faisait pas mystère de ses goûts et de ses appétits en la matière. Deux ans après la mort de cette légende du cinéma français, ce ne sont pas moins de treize mille pièces ayant appartenues à l'acteur qui sont dispersées par ses héritiers. Photos mais aussi éditions originales de Sade, godemichés fameux, automates «entreprenants» composent ce qui constitua la plus importante collection au monde sur le sujet.
    Ne se contentant pas de collecter, Michel Simon tenait à enrichir son patrimoine des souvenirs de sa sexualité hors norme. Cet album présente pour la première fois au public les photos personnelles de l'illustre pornocrate.
    Complexe, parfois effrayant, souvent attachant, l'exceptionnel Michel Simon fut tout autant un monstre sacré qu'un sacré monstre...

  • De 1854 à 1953, cent mille hommes partent pour les bagnes coloniaux de Guyane et de Nouvelle Calédonie. Le témoignage découvert en 2013 de Léon Collin, médecin militaire aux bagnes entre 1907 et 1914, vient briser les innombrables stéréotypes et autres images d'Epinal. Il ne quittait jamais son appareil photographique, relevait tout ce qu'il voyait et tout ce qu'il ressentait. Et, parmi ces réprouvés sociaux venus s'échouer à jamais audelà des océans à des milliers de kilomètres de la métropole, le médecin militaire faisait ressortir du néant l'existence de huit hommes punis. Ils ont tous défrayé la chronique judiciaire d'une époque qui ne fut pas si « belle » que cela. Ces réprouvés sociaux ont tous payé le prix fort et expié leur crime : Ullmo le traître, Law l'anarchiste, Manda l'apache, Brière l'infanticide, Goold l'assassin, Lespes et Sanary les poètes, Bérézowsky le régicide... C'est leur histoire que nous retraçons ici.

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  • Paris a de tous temps été considérée comme la capitale du plaisir et de la joie de vivre. Les « petites femmes de Paris » furent élevées au rang de mythe, tandis que la « vie parisienne » était une forme probable du paradis sur terre. La ville a été le décor de milliers d'aventures galantes : les histoires d'amour les plus extraordinaires, les spectacles les plus émouvants, les débauches les plus extravagantes.
    Des rois et des reines aux moeurs très libres, des écrivains et des artistes sachant décrire avec fougue et verdeur les plaisirs de l'amour, quelques femmes extraordinaires et libres, un décor si propice aux intrigues, tout était en place pour cela. Nous allons visiter le Paris de l'amour. Au fil des pages nous rencontrerons les grisettes et les premières strip-teaseuses, les grandes courtisanes et les modèles des peintres de Montparnasse, Louis XV, le Régent, Casanova, Colette, Mistinguett, les lesbiennes chic américaines, les homosexuels de la Cour et ceux des ruelles, les comédiennes de la Comédie-Française, les habitués du Palais-Royal, les inventeurs de la photographie érotique, la police des moeurs, les hommes et les femmes nus statufiés sur les places publiques, et mille autres personnages de la grande comédie érotique parisienne. Cet ouvrage est illustré d'une centaine de photographies et de documents, pour la plupart inédits, provenant de la collection privée de l'un des plus grands spécialistes parisiens de l'histoire de l'érotisme.

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