• Une journée de juin 1872, au petit matin, j'ai tué mon père - cela m'a beaucoup marqué àˆ l'époque. C'était avant mon mariage, alors que j'habitais chez mes parents dans le Wisconsin...
    Ambrose Bierce a endossé presque tous les rôles : soldat pendant la guerre de Sécession, douanier en Alabama, chercheur d'or, journaliste à San Francisco, Londres ou Washington, enfin aventurier valétudinaire au Mexique. Il lui en resta une ironie glacée et un sens aigu du grotesque, dont son talent de nouvelliste sut tirer le meilleur parti.

  • Célèbre pour son savoureux Dictionnaire du Diable, Bierce fut aussi un nouvelliste prolixe, qui s'essaya au genre fantastique avec brio. Tel Edgar Allan Poe, il manie l'humour noir et le surnaturel dans ce recueil de contes, classique de la littérature. Sépultures profanées, revenants, histoires de fantômes, Bierce s'empare de toutes les thématiques liées à l'horreur ou au fantastique pour en proposer sa version, du comique grand-guignolesque à la sensibilité la plus pure, prouvant la largeur de sa palette et son incontestable génie.

  • Parues dans divers recueils américains dans la deuxième moitié du XIXe siècle, traduites dans divers volumes chez Grasset à partir de 1957, ces Histoires macabres et flegmatiques de la guerre de Sécession rassemblent treize nouvelles consacrées à l'atrocité de la guerre civile américaine. Ambrose Bierce, lui-même vétéran de ce conflit qui reste à ce jour le plus meurtrier de l'histoire des Etats-Unis (Deuxième Guerre mondiale y compris), aborde les horreurs et les hasards des combats, avec un sang-froid qui en décuple l'épouvante. Dans « Chickamauga », un enfant se retrouve par hasard au milieu d'un champ de bataille où il découvre des monceaux de corps parmi lesquels des agonisants qui l'observent. Dans « Une rude bagarre », c'est un soldat terrifié qui est obligé de dormir à côté d'un cadavre. La peur de monter au front, d'affronter la mitraille, d'avancer sur un champ de bataille où s'abattent les obus, mais aussi l'arrogante élégance des officiers qui semble un dernier défi à la mort, les si beaux paysages hachés par la mitraille, peu d'écrivains ont montré de manière aussi saisissante ce qu'est réellement une guerre.

  • Si ces épigrammes devaient être gravés sur la tombe d'un monument, ce serait un monument à la liberté... de pensée. Que l'on en juge : "Nous nous soumettons à la majorité parce que nous y sommes tenus. Mais nous ne sommes pas forcés de donner à notre attitude soumise une posture respectueuse." Ou encore : "Chez celui qui n'a jamais causé de tort à autrui, la vengeance est une vertu." C'est une collection d'aphorismes de cette trempe que renferme ce petit ouvrage, appelé à tenir dans la poche, sinon à occuper durablement sa table de nuit. Dans un style à la Flaubert dans son Dictionnaire des idées reçues, ces diatribes acerbes­ sonnent comme autant de piqûres de rappel. Celui qui est devenu l'un des maîtres du fantastique sait introduire ce qu'il faut de méchanceté ("Le premier homme que vous croiserez est un imbécile. Si vous pensez le contraire, interrogez-le et il vous le prouvera"). Ajoutez à cela une once d'anticléricalisme ("Chrétiens et chameaux accueillent leurs fardeaux à genoux"), une pointe de lucidité trempée dans l'ironie ("La mort n'est pas la fin ; il reste le litige sur l'héritage"), enfin une infime misogynie ("Pour étudier ce qu'il y a de bon et de mauvais chez la femme, il est inutile de faire appel à deux femmes"). Pour finir, laissez tonner et résonner la formule impeccable et de circonstance : "Un auteur populaire est quelqu'un qui écrit ce que pense le peuple. Le génie les invite à penser autre chose."

  • A jamais marqué par les massacres de la guerre de sécession qui inspirèrent ses plus beaux récits, possédé par le démon de l'aventure qui l'entraîna dans la conquête de l'ouest, la ruée vers l'or et la révolution mexicaine, grand pourfendeur de la bêtise et de l'hypocrisie dans ses chroniques journalistiques qui le rendirent célèbre aux etats-unis à la fin du xixe siècle, bierce l'amer - " bitter bierce " - reste dans l'histoire de la littérature américaine l'un des grands maîtres du macabre et de l'humour noir.

    Ce petit recueil inédit en français est de la veine des fables fantasques : bierce s'abandonne ici à un délire presque surréaliste, dont l'extravagance balance allègrement pardessus bord conventions littéraires, personnages, narrateur - et lecteurs.

  • "A l'aube d'une journée d'été, en l'an de grâce 1872, j'assassinai mon père, acte qui, à cette époque, produisit sur moi une profonde impression." Les dix-sept récits de ce recueil appartiennent au fantastique, au surnaturel: maisons hantées, forêts maléfiques, fantômes... Une écriture glacée, un humour noir proche des surréalistes.

  • Il se passe des choses étranges dans les forêts de virginie, au fond des canyons de la sierra nevada, dans les camps des chercheurs d'or, au sein de la meilleure société de san francisco et même dans la boutique la plus ordinaire d'une bourgade du massachussets.
    Si l'on en croit ambrose bierce, on ne peut même plus se fier à la mort pour faire se tenir tranquilles les gens, qu'on les ait assassinés ou non. et même chez les vivants, les inventeurs et les médecins vont au-delà des limites de la science, les jumeaux communiquent mystérieusement, les hypnotiseurs ont d'inquiétants pouvoirs.
    Vingt-quatre nouvelles fantastiques, drôles ou terrifiantes, inédites pour la plupart, pour poursuivre la découverte du plus acerbe des humoristes américains.

  • Bierce l'amer, le Diable hilare, le Tout-puissant Dieu Bierce, l'individu le plus méchant de San Francisco, telles sont quelques-unes des aimables qualifications dont fut gratifié Ambrose Bierce, cette imposante figure des Lettres américaines qui disparaîtrait à jamais en 1913 dans un Mexique en proie à la fièvre révolutionnaire. Le présent ouvrage rassemble un bouquet épineux de plus de 600 articles du Dictionnaire du diable, autant de définitions retrouvées bien après la disparition de leur auteur et non traduites en français jusqu'à ce jour. Jacques Sternberg tenait le plus caustique des lexicographes pour la "figure de proue de l'humour noir".

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  • Sa participation à la guerre civile américaine le convertit à une forme de scepticisme teinté de misanthropie qui ne fit que se renforcer au fil du temps. Plus tard, son métier de journaliste acheva de le débarrasser de ses dernières illusions. Une conscience aussi vive de l'hypocrisie et la bêtise humaines devait naturellement l'amener sur le terrain de l'humour, du grotesque et du macabre. Parodier les Fables d'Ésope, détourner le plus célèbre des esclaves phrygiens pour mieux défendre les principes stoïciens à la source de ses fables, permet à Bierce de joindre sa voix à celles des grands moralistes du passé. Qui aurait cru que la fable connaîtrait une seconde jeunesse au Far West ? Sans doute le temps est-il venu de redécouvrir ses oeuvres de jeunesse sinon pour leur virtuosité littéraire, du moins pour leur humour hyperbolique, leur caractère transgressif et leur merveilleuse liberté de ton.

  • Dans l'une des nouvelles du présent recueil, un lecteur demande à l'irascible auteur d'une histoire de fantômes dans quelles conditions il doit lire son oeuvre, et celui-ci lui répond :
    " seul, la nuit, à la lumière d'une chandelle.
    Certaines sortes d'émotions, pour un auteur, sont assez faciles à faire ressentir, telles que la compassion ou la gaieté. Je peux vous conduire aux larmes ou au sourire dans n'importe quelles circonstances. Mais pour que mon histoire de fantômes fonctionne réellement, vous devez être amené à ressentir la peur, ou au moins la présence du surnaturel, et c'est un objectif autrement difficile. J'ai le droit d'espérer que, si vous prenez la peine de me lire, vous me donnerez au moins une très bonne chance : c'est-à-dire que vous vous rendrez vous-même accessible aux émotions que j'essaie de vous transmettre.
    " Les histoires d'Ambrose Bierce sont plus souvent des histoires macabres que des histoires de fantômes, mais pour peu que vous y mettiez un peu du vôtre, elles vous feront dresser les cheveux sur la tête, grincer des dents et surtout sourire, mais. d'un drôle de rictus.

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  • Ce recueil forme la seconde partie d'un ouvrage composite, Toiles d'araignées d'un crâne vide, qui comprend aussi Les Fables de Zambri (Le Dilettante, 2013). Il s'agit des premières oeuvres de fiction d'Ambrose Bierce, publiées sous le pseudonyme de Dod Grile en 1874 en Angleterre. Ambrose Bierce a écrit Le Dictionnaire du diable, Les Fables fantastiques et plusieurs recueils de nouvelles alternant entre l'humour corrosif, l'horrifique, la fantaisie macabre et le réalisme noir. Il a disparu en décembre 1913 dans le sillage de l'armée de Pancho Villa au Mexique. Bierce s'est toujours senti plus proche des satiristes européens que des humoristes américains comme Mark Twain. L'écrivain est né dans le contexte de l'explosion de la presse sur la côte ouest américaine au début des années 1870 et l'humour hyperbolique et sanglant des pionniers a considérablement influencé ses débuts littéraires. Ces premiers contes nous permettent de plonger aux sources mêmes de son inspiration : l'histoire énorme américaine et la tradition classique européenne. Cette édition a donc le mérite d'offrir aux lecteurs un document précieux sur le parcours d'une des figures les plus légendaires et les plus énigmatiques des lettres américaines.
    Inédits en français, ces contes furent presque tous écrits en Angleterre. Ces parodies - premières oeuvres de fiction de Bierce - nous prouvent que, contrairement à une idée répandue, il ne fut pas seulement influencé par la culture de la frontière mais aussi par la tradition littéraire européenne (satiristes anglais, conteurs allemands, moralistes français). Par ailleurs, le caractère transgressif de son humour noir, ses envolées dans l'absurde et le macabre, l'imposent comme un véritable précurseur du comique moderne.

  • Épigrammes d'un cynique, un livre inédit d'Ambrose Bierce publié en 1911, soit deux ans avant sa disparition définitive au Mexique, un livre qui n'est pas sans parenté avec son fameux Dictionnaire du diable, où règne le même esprit sardonique et pourfendeur de celui qui fut si bien surnommé "Bitter Bierce", le "Tout-puissant Dieu Bierce" ou encore le "philosophe grincheux". De son vivant, la question "qui est Ambrose Bierce ?" faisait déjà couler beaucoup d'encre !

    Qu'est-ce donc qu'un cynique ? C'est pour l'acrimonieux lexicographe "une crapule à la vue défectueuse qui voit les choses comme elles sont et non pas comme elles devraient être". Autant dire un esprit fâché, voire chagrin, une tête lucide qui ne mâche pas ses mots et quelque peu portée sur la médisance, cette "pente secrète de l'âme à penser mal de tous les hommes" observait La Bruyère. Non seulement de tout homme, mais aussi de ses institutions comme de ses entreprises, de son risible théâtre comme de ses dieux...

    Ses acerbes aphorismes sont suivis des "Rêveries philosophiques et théologiques" extraites des Délices d'un monstre ainsi que de divers textes inédits en français, d'extraits de sa correspondance et d'une dizaine de ses Fables fantastiques, qui pour Jacques Sternberg "mettent régulièrement en pièces la morale traditionnelle". De cette noire figure si prolifique de la littérature américaine, il reste encore beaucoup à découvrir...

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  • {Morts violentes }reflète l'horreur de la guerre de Sécession. Bierce se livre à des variations sur les métamorphoses du corps mort ou agonisant. Pas de description de phénomènes paranormaux, mais l'exploration clinique de la réalité la plus crue.

  • Grand format N.C.
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  • A man stares into the deep river swirling beneath him - hands tied, noose around his neck - and waits for the order to end his life. Another is trapped for eternity in a room full of corpses. A cowering woman is strangled in the dead of night.

    Poche N.C.
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  • Scepticisme, dérision, causticité, lucidité, telles sont les vertus cardinales - ou les impardonnables travers - du père du dictionnaire du diable qui avait pour devise : "rien n'a d'importance".
    Redoutable et redouté journaliste, dictateur littéraire capable d'établir ou de torpiller une réputation, brillant satiriste - peut-être le meilleur depuis voltaire - mais aussi poète et nouvelliste, ambrose bierce (1842-1914) doit sa place dans la littérature américaine à un remarquable talent de conteur d'histoires aussi noires qu'hallucinées.

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  • Le Dictionnaire du Diable rassemble très exactement 998 définitions, qui s'accompagnent de plusieurs centaines de fausse « citations », signées d'éminents poètes, inventés par l'auteur.
    La présente traduction respecte l'intégralité du texte.
    Sa publication débuta dans une feuille hebdomadaire en 1881, et se prolongea avec de longues interruptions, jusqu'en 1906. Ce livre a permis à Bierce de rassembler à la fois toutes les formes de son esprit et d'aborder tous les sujets.

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