Fallois

  • La chute de Berlin

    Antony Beevor

    • Fallois
    • 18 Septembre 2002

    Avec son magistral Stalingrad, rapidement devenu un best-seller mondial, Antony Beevor avait réussi à donner toute son ampleur tragique à l'une des plus terribles batailles de l'histoire de l'humanité.
    Le récit de la chute de Berlin, qui consacre, en 1945, l'effondrement du Troisième Reich et du rêve hitlérien de domination mondiale, était, comme il le souligne dans sa préface, la suite logique de cet ouvrage, en même temps que l'évocation d'un drame humain à peu près sans précédent. C'est, en effet, avec une terrible soif de vengeance, après les exactions commises par les Allemands en Russie, que l'Armée rouge atteint les frontières du Reich puis s'approche inexorablement de Berlin, devenu pour elle " l'antre de la bête fasciste ".
    Et cette vengeance sera effroyable : villes et villages anéantis, civils écrasés par les chenilles des chars, viols et meurtres en série, pillage systématique. Des centaines de milliers de femmes et d'enfants vont périr, souvent de faim ou de froid, et plus de sept millions de personnes s'enfuiront vers l'ouest pour tenter d'échapper à la mort et à la terreur. Mais, en même temps qu'il est assailli par un ennemi à l'incroyable férocité - encore que quelques traits d'humanité viennent parfois éclairer une fresque digne de Goya -, le peuple allemand est souvent sacrifié par des gouvernants que l'orgueil et le fanatisme conduisent à l'aberration la plus meurtrière.
    S'appuyant sur des archives souvent inédites, Antony Beevor nous livre non seulement un document historique capital, mais aussi un grand récit tragique et poignant, où l'on voit se déchaîner, portées à leur paroxysme, toutes les passions humaines, où l'orgueil rejoint la folie, la ruse côtoie la bêtise, l'héroïsme cohabite avec la peur, l'abnégation avec la cruauté.

  • Stalingrad

    Antony Beevor

    La bataille de stalingrad représente sans doute le tournant principal de la deuxième guerre mondiale, en même temps que l'un des plus grands drames humains qu'ait jamais engendrés un conflit.
    C'est à stalingrad, en effet, sur les bords de la volga, que se brisa à jamais, au coeur du terrible hiver 1942-1943, le rêve hitlérien de soumission de la russie et de conquête d'un empire oriental sans précédent pour le " reich millénaire ". c'est là aussi et surtout que se brisa l'armée allemande. la wehrmacht, naguère triomphante, perdit à stalingrad beaucoup plus que les 275 000 hommes pris au piège dans les ruines d'une cité devenue symbole.
    Elle y perdit son âme et la conviction de son invincibilité. après stalingrad, elle ne sera plus jamais la même. stalingrad est bel et bien, pour la wehrmacht et pour le troisième reich, le commencement de la fin, au terme de l'affrontement le plus atroce, le plus acharné, le plus sauvage, qu'on ait connu depuis l'effrayant corps à corps de verdun. ces combats inhumains dans des ruines de fin d'apocalypse ont, bien sûr, été maintes fois racontés, mais par des historiens qui, quelle que fût leur valeur, n'avaient en main qu'une partie du dossier.
    Nul, en effet, avant antony beevor, n'avait disposé des immenses archives soviétiques, jalousement tenues secrètes jusqu'à l'effondrement du régime, pour des raisons dont certaines apparaissent assez clairement au fil des pages. combinant ces informations et ces témoignages inédits avec les renseignements recueillis dans les archives de la wehrmacht et auprès des témoins allemands survivants, antony beevor est le premier à dresser, dans ce livre qui resta six mois en tête de la liste des best-sellers britanniques et connut un égal succès aux etats-unis, un tableau complet d'une bataille oú se décida le sort du monde.
    Et, retraçant par le menu, avec compassion et lucidité, la vie et les souffrances quotidiennes des combattants des deux camps, il nous livre en même temps un irremplaçable témoignage sur la guerre, la mort, la peur, le courage et la douleur.

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