• Créée par les Anglais Alan Moore et Dave Gibbons au mitan des années 1980, WATCHMEN est un jalon dans l'Histoire des super-héros. De par ses complexités narratives, la cruauté qui hante ses pages ou son jeu permanent avec le genre super-héroïque, WATCHMEN a parfois pu occulter d'autres chefs-d'oeuvre. Cette croyance nous oblige à reformuler la question :
    Qu'est-ce qui fait que WATCHMEN, plutôt que d'être la meilleure histoire de super-héros de tous les temps, est une remise à zéro des compteurs de la discipline et donne le la pour tous les romans graphiques qui suivront ? Afin de donner réponse à cette interrogation, Aurélien Lemant se demande ce qu'est une bande dessinée, à quoi peuvent servir les super-héros des deux côtés de la page imprimée, ce que ferait bien Dieu s'il débarquait sur cette Terre, et quel rôle politique le lecteur doit-il jouer en plein coeur de tout ça ?

  •  De son voyage de l'autre côté de la vie, de l'Homme et de la littérature, Aurélien Lemant a rapporté ces 24 notes incisives et agiles qui célèbrent l'oblitération de soi et la contamination de la connaissance dans une grande messe sanglante.

  • Ce recueil se décompose en deux parties qui s'affrontent plutôt qu'elles ne se suivent, poupées ennemies qui ne racontent qu'une seule et même chose : leur mémoire, contraire d'un amour fauché en deux, le coeur obèse tranché dans l'assiette, avec ses remugles et ses rayons de sang. Ses pompes de joie, aussi. Upír, voilà le profil sordide et profané de ce coeur et de celui qu'il croyait son jumeau, le rapt du récit intime par un escroc narratif, la lettre au vampire pour lui signifier son démasquage, cette longue traque où la haine renonce un jour à elle-même pour se shooter au pardon absolu. La Poétesse impubliable, c'est la figure du pardon lui-même, avec ses costumes en peau de fête et ses flonflons lyriques. Mais qui n'oublie pas de contenir son propre avertissement, pour mieux le relâcher quand viendra la fin. En somme, ce sont les deux pièces d'une même face.

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  • Toute prise de parole devrait être l'expression artistique d'une vérité, et toute oeuvre d'art le compte-rendu d'un rêve. Philip K. Dick n'écrivait pas de romans, il rédigeait des rapports.

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  • « Comic books. Télévision. Cauchemars. » Telle est la trinité pop-culturelle à l'oeuvre derrière les cinq hommes qui fondèrent à Long Island, sur les ruines de l'été de l'amour, le Blue Öyster Cult, seul « groupe de heavy metal pour intellectuels ». Dans un foisonnement d'influences coagulant rhythm'n'blues, hard boogie, pop psychédélique et rock progressif, des Doors à Steppenwolf et des Who aux Beach Boys, le Blue Öyster Cult est, tel que son nom le lui présageait, une formation culte au coeur du panthéon Rock'n'Roll. À ce jour, jamais aucun ouvrage en français n'avait été consacré à cette formation pourtant en exercice depuis la fin des années soixante : quatorze albums studio, quatre live épiques, les tournées mondiales en compagnie de Black Sabbath ou Uriah Heep, les textes signés Patti Smith ou Richard Meltzer, les collaborations avec les écrivains Michael Moorcock, Jim Carroll ou John Shirley, sans oublier Sandy Pearlman, l'homme dont la légende rapporte qu'il appliqua le concept de heavy metal au champ musical. Mathieu Bollon et Aurélien Lemant livrent avec La carrière du mal un rockumentaire écrit à quatre mains / deux cerveaux et qui, tout en s'éloignant des bio classiques, s'attaque chronologiquement à la discographie du B.Ö.C, dans une analyse des contenus (lyrics, pochettes, morceaux) mise en relation avec l'Histoire du XXe siècle : conspiracy theory, nazisme, aliens, spiritisme, paranormal, cinéma d'horreur, littérature SF, Hells Angels, hermétisme, sorcellerie, SM, fétichisme, polémologie. et tout ce qui a pu inspirer les mouvements punks et new wave dans leurs thèmes de prédilection et leurs esthétiques paramilitaires et cryptofascistes. Par-delà le hard rock, ce livre est une invitation à s'immerger dans les musiques ensorcelées issues du blues et à se poser la question de la nature magique du rock'n'roll.

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