• Impostures

    Bancquart Marie Clai

    Marie-Claire Bancquart, dont on sait l'approche à la fois érudite et sensible de l'histoire, nous propose de découvrir ici trois destins exceptionnels. Trois récits hantés par l'imposture, tantôt assassine, tantôt fascinante.
    Mais sommes-nous en présence de récits uniquement historiques ? Les noms propres avancés - Cicéron, Catilina -, la mise en place de lieux marqués - Rome, Bologne, Mantoue - pourraient le laisser croire. Et ce serait déjà une exploration lumineuse, car les images figées par le temps comme autant d'impostures se trouvent en ces textes totalement bouleversées. Mais ne voir que cet aspect historique ce serait éluder la démarche poétique qui surgit dans ces récits. Sous la narration, sont interrogés la création, le rôle des mots et l'imposture qui les menace. L'Histoire devient sous la plume de Marie-Claire Bancquart, un lieu où s'élabore d'abord une vision du monde.


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  • Comme l'écrivait Yves Florenne dans Le Monde à la sortie de la première édition de ce livre, en 1980 : " Ils sont tous là, fidèles au rendez-vous : Guy de Maupassant, Joris-Karl Huysmans, Francis Poictevin, Jean Lorrain, mais également les frères Concourt avec les frères Rosny, et Gourmont, et Péladan, et Dujardin.
    Avec, dessus, constructeur d'une cathédrale, Émile Zola. Tous, ils regardent la ville. Tous, ils l'interrogent. Ce que montre Marie-Claire Bancquart, dans cette très fine et décisive approche du phénomène " fin-de-siècle ", c'est à quel point cette période nous concerne. À quel point notre temps est analogue à ce temps-là. Au fond comment le Paris de notre immobilier, défiguré et cependant prometteur, ressemble à ce Paris mutilé par les travaux d'Haussmann et le drame de la Commune.
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  • Paris dans la littérature française après 1945 est le quatrième livre d'une série entreprise sur l'image de Paris chez les écrivains français depuis 1870. Il réunit des essais sur des romanciers et des poètes connus ou moins connus (Aragon, Michel Butor, Jacques Réda, Claude Simon mais aussi René Fallet ou André Hardellet), qui ont considéré Paris comme personnage principal d'au moins une de leurs oeuvres majeures, sinon de toute leur oeuvre. Le Paris de cette période est une ville traversée par les inquiétudes de l'après-guerre, l'agitation de 68, les interrogations sur sa place et son rôle dans un monde troublé. C'est aussi une ville dont l'aspect se modifie profondément : construction des grands ensembles et des périphériques, destructions considérables, changements dans la population... De là une tendance générale au désarroi chez les écrivains qui la mettent en scène, eux-mêmes souvent en proie à des interrogations sur leur existence : Perec, Modiano et Simon marqués par la guerre, Aragon, Jean-François Vilar, Olivier Rolin, par des déceptions politiques, beaucoup de poètes par le mal-être ou le deuil. Et pourtant, Paris n'a pas perdu sa force ni son charme. Il est très peu d'écrivains (François Augiéras ou Jacques Roubaud) pour ne pas aimer la ville. Beaucoup en scrutent l'histoire ou, tel Robert Sabatier, célèbrent en elle des souvenirs ; d'autres la parcourent et reparcourent lentement, à pied ou à bicyclette, et sont touchés par des lieux connus, tout à coup présentés dans leur beauté ou leur étrangeté (par exemple le pont Alexandre III, les escaliers du métro " Passy ", certaines maisons curieusement terminées en angles aigus), comme par des aspects plus secrets (les médaillons incrustés dans le sol et portant le nom d'Arago, les chantiers, les gares de Ceinture abandonnées). Ou bien ce sont des lumières, des rencontres... Ils ne vivraient pas ailleurs. Ils se projettent dans la ville, qui parfois les apaise ou les transporte, avec une sorte de magie.

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