Langue française

  • Düsseldorf

    Bernard Plossu

    Quelque part, j´aime bien être là où l´on ne m´attend pas. Ce n´est pas parce que j´aime la photographie ""poétique"" à la Boubat ou Frank que je n´aime pas, ou ne sais pas apprécier autre chose. D´ailleurs, dès le début des années 1970, j´avais photographié ainsi en série au 50 mm les cinémas de l´Ouest américain, et tous les écriteaux ou symboles du mythe des cow-boys et des Indiens. C´est ainsi qu´un jour je me retrouvai consciemment à Düsseldorf, voulant, à ma manière, rendre hommage à cette célèbre école de photographie. Comment faire?? Je ne me sers pas d´une chambre?! Mais avec la rigueur du 50 mm à laquelle je crois dur comme fer, il était possible de photographier telle quelle cette ville moderne contemporaine. Au 50 mm, aucune déformation ou effet et ainsi, je pus m´inscrire dans cette approche düsseldorfienne.

  • Paris-matic

    Bernard Plossu

    • Marval
    • 3 Juin 2020

    Paris, encore et toujours, pour cet amoureux de la capitale, Paris qu'il a tant photographiée... Mais Paris-Matic... photographiée - en 1970 puis 1990 - à l'Agfamatic, cet appareil jetable, presque un jouet, qu'un photographe pourrait ne pas prendre au sérieux... Pourtant, Bernard Plossu joue avec les possibilités de l'appareil, si différentes de celles de son Nikkormat professionnel, et nous offre ici un nouveau regard "instantané" sur la ville...
    "Photos faites à l'Agfamatic, "pour enfants" c'est-à-dire d'une "technique enfantine"... Rien à régler, on met juste sur le petit dessin de nuages ou de soleil. Un rêve I Et en fait d'enfantin, ce sont les appareils les plus révolutionnaires I Pensez, il n'y a même plus à régler, il suffit d'appuyer : on peut photographier avant même qu'on ait eu le temps de se demander si on allait prendre la photo ou pas ! On n'a même plus le temps d'hésiter Plus rapide que du reportage ! " B.P.

  • Roma

    Bernard Plossu

    « Au début des années soixante-dix, passage à Rome, pendant un hiver froid et pluvieux?; aucune photo de bonne, j'avais un grand-angle?! sauf deux ou trois à Pompéi silencieuse et vide sous la pluie merveilleuse...
    Plus tard, en 1979, ayant enfin compris la force discrète du 50 mm, venant des hauts plateaux de Taos au Nouveau-Mexique ou j'habitais, je retrouve à Rome Claude Nori, et là, c'est le choc visuel : est-ce le fait d'habiter dans le désert qui fait que cette ville me fascine en comparaison??
    Disons que les images de l'Ouest américain sont souvent horizontales et que celles des rues de Rome sont souvent verticales?! et que m'imprègne aussi très fortement l'oeuvre romaine de Corot, auquel je pense si souvent là-bas... Corot qui m'a marqué définitivement par sa sobriété.
    Les années passeront, jusqu'au retour en Europe, et je suis dorénavant sous l'influence très forte du mouvement de peinture appelé 'La Scuola Romana' (Mafai, Scipione, Pirandello, Antonietta Raphael, Afro) : des merveilles qui m'inspirent beaucoup.
    Nombreuses visites : Rome m'attire sans arrêt, j'y vais presque chaque année et je photographie en désordre, surtout rien de systématique ni d'organisé?! Quartier par quartier, n'écoutant que mon instinct et surtout ma passion : je suis amoureux fou de cette ville et, en même temps, de toutes les petites îles italiennes ou je vais aussi le plus souvent possible?! » B.P.

  • Bernard Plossu découvre la Californie en 1966, un an avant le Summer of Love. En pleine période hippie, il fréquente la City Lights Bookstore, croise Joan Baez et ses soeurs, rencontre Henry Miller et photographie sans arrière-pensée ses amis artisans, écrivains et artistes (certaines de ces photographies sont inédites, notamment les images en couleurs de 1966 à Haight-Ashbury). En 1970, attiré par l'Inde, Bernard Plossu se rend à Ceylan puis à Goa. Sincèrement hippie, il vit son époque intensément non sans une certaine naïveté.
    Dans les deux reportages publiés par Rock & Folk en 70 et 71 et intégralement repris ici (textes et photos de Bernard Plossu), il raconte sa quête d'amour et son aspiration à la paix à travers ses voyages et ses rencontres puis ses premières désillusions quand il se rend compte que l'anticonformisme est devenu une mode et que le rêve hippie est en passe d'être recyclé en business lucratif. Quarante ans après, Bernard Plossu revient sur ses années hip, ses débuts dans la photographie, son goût puis son dégoût pour le "grand angle" qu'il finira par abandonner définitivement. Ce livre touchant témoigne d'une époque qui marqua à jamais Bernard Plossu et nous rappelle que pendant quelques années, les hippies crurent sincèrement qu'un monde meilleur et une vie plus proche de la nature étaient possibles.

  • Bernard Plossu dévoile ses images couleurs de l'Amérique des années 70/80 dans ce «Western Colors »exposé aux Rencontres d'Arles cet été. Célèbre pour son oeuvre en noir et blanc, dont la fameux "voyage mexicain", Plossu montre ici sa vision de l'Ouest américain où il a vécu dans les années 60/70. Un western aux images rêveuses et rudes en grande partit inédit.

  • Lisbonne

    Bernard Plossu

    Né au Vietnam en 1945, nourri de la contre-culture américaine et de l'esthétique de la Nouvelle Vague, Bernard Plossu souhaitait devenir cinéaste.
    C'est en photographe atypique, inclassable qu'il trace ainsi depuis le début des années 1960 son parcours en solitaire, en marge du reportage, de la photographie plasticienne et des modes, « pour être, nous dit-il, de plain pied avec le monde et ce qui se passe. » Pour ce cinéaste de l'instant donné, photographe du mouvement, la photographie est le moyen d'arrimer la pensée à une connaissance personnelle et physique du monde. Rencontres fortuites, stratégies furtives et rapides des sentiments... Bernard Plossu nous montre à quel point on saisit le monde à travers le corps et le corps à travers le monde.
    La carte «25_Lisbonne» rassemble plus de 30 photographies en noir et blanc prises par Bernard Plossu à l'occasion de plusieurs séjours à Lisbonne, ville pour laquelle il a une affection toute particulière.
    Bernard Plossu a fait l'objet de nombreuses expositions et de nombreuses publications, mais c'est la première fois que ses images font l'objet d'une carte !

  • Bernard Plossu parcourt l'Ouest américain de 1966 à 1985. Du Nouveau Mexique à la Californie, via le Nevada, l'Utah, l'Arizona, il photographie les signes, signaux, néons, panneaux et façades sur lesquels apparaissent cowboys et Indiens le long des routes qui traversent le désert. Par dérision, il appelle la série « De Buffalo Bill à Automo Bill ». Sous le regard amusé du photographe, les anciens ennemis, le cowboy, avec ses colts à la ceinture et son chapeau, et l'Indien, avec son tomahawk et sa coiffure en plumes, se livrent désormais une guerre commerciale en étant investis comme enseignes de boutiques rivales. Selon David Le Breton, ces photographies témoignent de la nostalgie inguérissable d'un monde amérindien disparu dont Bernard Plossu a longtemps rêvé. L'ombre des populations indiennes ayant vécu dans sa proximité continue à hanter le désert. Il y a là dans ces rochers et dans la nostalgie de la mesa, l'image possible d'une existence où la fêlure serait atténuée, où une hospitalité serait enfin pensable. Mémoire d'un monde sans séparation mais voué au dépouillement, à l'essentiel, à l'élémentaire.

  • Deux voix, deux personnes qui se rencontrent, qui s'entretiennent, qui se connaissent depuis longtemps. Max Pam, photographe Australien et Bernar Plossu son ami, grand photographe français.
    Max Pam (né à Melbourne en 1949) est un photographe australien.
    Son oeuvre majeure est Going East, récit photographique de ses voyages en Asie durant les années 1970 et 1980.
    Adolescent Pam durant l'après-guerre vit dans une banlieue de Melbourne qu'il trouve sombre, oppressante et culturellement isolé.
    Il trouve alors refuge dans la contre-culture du surf et produit des images pour le National Geographic et Surfer Magazine, il décide alors de voyager.
    Pam a quitté l'Australie à 20 ans, après avoir accepté un emploi en tant que photographe auprès d'un astrophysicien. Ensemble, ils partent en Volkswagen de Calcutta à Londres. Cette aventure a été une source d'inspiration, et le Voyage est resté un maillon essentiel et continu dans son développement créatif et personnel.
    Comme Gary Dufour l'a noté dans son essai sur l'océan Indien (Steidl, 2000): «Chaque photographie est façonnée par les incidents vécus par le voyageur. Chaque photo est l'enregistrement d'une expérience, l'histoire personnel d'une rencontre quelque part dans le monde. Chaque séquence fait partie d'une histoire qui se développe plutôt qu'un simple enregistrement d'un lieu observé.
    Chaque voyage enrichit sa production, les photographies de Pam ne sont pas les images accidentelle d'un touriste».
    Pam emmène le spectateur dans des voyages à travers le monde, et l'on retrouve dans ses photographies une intensité souvent surréaliste, correspondant à la prise de conscience sensorielle accrue de ses voyages. Son travail implique souvent un voyage intérieur, qui correspond avec le voyage physique.
    Son travail dans les pays asiatiques, en Europe et en Australie à été largement publié par les magazines ainsi que ses images sur les cultures de l'océan Indien Rim : l'Inde, le Pakistan, le Myanmar, le Yémen, la République de Tanzanie, Maurice, Madagascar. Les images laissent le lecteur, comme le dit Tim Winton dans l'ouvrage Going East (Marval, 1992), «reconnaissant d'avoir été pris si mystérieusement par surprise et embarqué si doucement à l'étranger.»

  • Glamour

    Bernard Plossu

    Cet ouvrage rassemble deux visions, deux regards, deux sensibilités sur cette notion, presque un genre, du « Glamour ».

    Livre à quatre mains avec Dominique Païni pour le texte et Bernard Plossu pour les images. Ce qui lie cet assemblage, cette dualité c'est le cinéma, car le mot Glamour y trouve toute sa résonance. Le texte d'ouverture une première fois luxueusement édité et gracieusement offert aux invités du Festival de Cannes en 2012 à l'occasion du 65e anniversaire était accompagné de photographies de stars du cinéma.
    Le second texte comme le précise D. Païni La proximité amicale et esthétique que j'entretiens depuis de nombreuses années avec Bernard Plossu m'a immédiatement donné l'idée de lui faire illustrer ce « remake » a été écrit pour ce livre quatre ans plus tard.

  • Bernard Plossu a accepté de se livrer à ce difficile exercice : exhumer de ses archives des photographies « autoportraits » qui fassent sens, et écrire, au sujet de chacune d'elles, un texte évoquant leur contexte, et les souvenirs qui s'y rapportent.
    Ces autoportraits - 1963 à 2012 - et les textes qui les accompagnent ne parlent pas seulement du passage du temps, mais portent l'empreinte de ses itinéraires, révèlent ses passions et lèvent le voile sur la pratique, comme sur des moments plus intimes, de ce photographe-voyageur, marcheur passionné, observateur curieux.
    À travers une trentaine de photographies, pour l'essentiel inédites, Bernard Plossu s'est « tiré le portrait » : photographier sa bibliothèque, son cher appareil Nikkormat, son ombre en carré, son reflet. autant de clins d'oeil pour raconter, sans se prendre au sérieux, 50 ans de carrière.

  • « En arrivant en Provence en 1991, j'assistai au Musée Granet (Aix-en-Provence) à une conférence formidable de Jean Arrouye sur les Sainte Victoire de Cézanne. J'arrivais d'années passées, au Nouveau Mexique, puis en Andalousie, où je me passionnais pour l'Expressionnisme allemand, puis pour la Scuola Romana.
    Randonneur, aimant le rythme très lent de la découverte des lieux, je commençais peu à peu à marcher dans tous les coins de la région, dont, l'inévitable Montagne Sainte Victoire. J'en faisais des photos, comme ça, en passant, sans idée de projet ou d'exposition. Les années passèrent, je publiais les photos de la Réserve Géologique de Haute-Provence, du Jura, de l'Ardèche, de l'Aragon, puis un jour, des amis me convainquirent de réunir celles de la Sainte Victoire. Je découvris ainsi une série de photos toute en lumière très blanche. Marcher là-haut est une expérience de clarté absolue. C'est ainsi qu'est née «La montagne blanche». Aussi en hommage à Black Mountain, l'école d'artistes américains des années 50 à laquelle appartenait un bon ami à moi, le poète Robert Creeley. Face à la beauté de ce lieu, je décidais de rajouter quelques photos «de notre époque», en la photographiant depuis les trains ou voitures avec des symboles d'aujourdhui, poteaux électriques, autoroutes, fast-food...
    Telle est l'histoire de cette série. » Bernard Plossu

  • De 1965 à 1966, Bernard Plossu voyage au Mexique et ramène des images qui révolutionneront le monde de la photographie.
    Le livre Le retour à Mexico, à travers une centaine de photographies en noir et blanc inédites, relate son retour dans la capitale mexicaine en 1970. S'immergeant dans les banlieues, il immortalisera la vie sociale de ces quartiers défavorisés.

  • Nous partons avec Bernard Plossu pour un voyage le long des côtes, des mers, et des océans... Horizons animés de voiliers, silhouettes d'îles « fl ottantes!», paysages méditerranéens ou écossais, la mer nous invite à porter le regard sur le proche et le lointain. Ces scènes minimalistes ou meublées invitent à la méditation, à la marche.
    Plossu regarde le monde, et nous invite à le rejoindre.
    Une sélection serrée de photographies où les vastes paysages sont parfois occupés très modestement par de minuscules silhouettes humaines. Mais ce qui frappe c'est l'horizon, la mer au sol, le ciel en l'air, le très grand air, le lointain. Rien n'arrête le regard, même pas les petites occupations humaines. Le sujet, c'est la mer, celle qui nous aspire, nous inspire, nous emmène plus loin que notre esprit ne peut l'imaginer. Une sorte de vide visuel, et de plein spirituel qui invite à la méditation, à l'arrêt, à la contemplation.
    Les images sont minimalistes, dépouillées, esthétiques sans être esthétisantes ni décoratives. La mer est là, elle s'impose massive, puissante, nouricière, calme ou terrible, décor ou actrice.
    Deux portraits de femmes dans ce corpus, comme une évidence, car la mer c'est la naissance et l'essence de l'homme.

  • « Revoilà l'arrivée en gare du Havre, à nouveau. Je ne sais pas pourquoi, mais chaque fois que j'arrive, ça me saute aux yeux que ça me plaît !
    Un coup d'air qui balaye le temps, une ambiance dès qu'on roule sur l'avenue qui longe vers la mer, les gros bateaux qu'on aperçoit, l'architecture si originale ? Mais surtout, surtout, la lumière ! Cette lumière du vent qui chasse les nuages gris, qui amène des averses de pluie torrentielles d'un coup, puis qui fait ressortir un soleil éclatant, en fait, cette lumière changeante d'une grande poésie.
    Le Havre capitale de la poésie ?
    Oui, je le pense, sa poésie bien à elle.
    D'ailleurs, quel que soit le temps, le climat de passage, quand on se balade le dimanche le long de sa plage de galets, on est frappé de la joie de vivre de centaines de personnes qui y déambulent, enfants, parents, joggers, cyclistes, que de monde !
    Ce n'est pas à moi, simple photographe, de parler du port, du grand et fabuleux port du Havre et de son quartier industriel gigantesque : déjà le cinéma, à toutes époques, s'en est emparé comme décor, les réalisateurs ayant saisi l'impact visuel de cette ambiance. » [.] Bernard Plossu Ce nouveau travail fait suite à une invitation du Musée d'art moderne André Malraux - MuMa, au Havre. Ces images inédites font suite à une résidence de Bernard Plossu qui a fait plusieurs séjours en sillonnant la ville du Havre.

    Une exposition lui est consacrée du 10 octobre 2015 au 28 février 2016 au MuMa, musée d'art moderne André Malraux, Le Havre.

  • Avant l'âge de raison

    Bernard Plossu

    Bernard Plossu a régulièrement photographié ses enfants "Avant l'âge de raison", tout en glanant leurs expressions verbales marquantes : J'ai mon ventre qui parle ! ; Un jour je veux redevenir un bébé ; Je veux prendre mon ombre , papa ; Tu vas bientôt être vieux ! ; T'as vu comme je suis un artiste moi aussi ? ; Est-ce que j'ai changé depuis que j 'ai 5 ans ? ; L'église, elle croit qu'elle touche le ciel ! ; Le rosé , on le fait avec des roses ; C'est bien quand on est mort, comme ça y'a rien à faire...
    Dans le livre s'articule donc les images et les paroles recueillis durant ces années d'innocence.
    Photographe atypique, Bernard Plossu trace depuis 1963 son parcours en solitaire, en marge du reportage, de la photographie plasticienne et des modes. "On ne prend pas une photographie, on la «voit», puis on la partage avec les autres, tient à préciser Bernard Plossu. Je pratique la photographie pour être de plain-pied avec le monde et ce qui se passe. En apparence mes images sont poétiques et pas engagées. Mais pratiquer la poésie n'est-ce pas aussi résister à la bêtise ? "

  • «En photographie, on croit aller très vite, en tout cas dans ce style de photo "snapshots", faits à l'instinct, très rapidement, dès qu'on les "voit", et même quelquefois plus vite qu'on ne l'a cru !... Les hirondelles : toujours fascinantes surtout par leur incroyable agilité à se diriger pourtant à toute vitesse, sans se cogner entre elles...
    Je photographie la plupart du temps au millième de seconde, me moquant éperdument de la sacro-sainte profondeur de champ : je m'en moque ! et même je l'évite sciemment sans doute ! Millième de seconde, incroyable vitesse ! Alors avec les hirondelles andalouses, quand je reste quelques jours à me reposer là-bas, s'établit cette sorte de jeu, comme "qui est le plus rapide" ! ? (elles, surement !) Voila, le challenge ultime : la vraie épreuve du millième de seconde, la rencontre entre nos deux agilités, quelle passionnante aventure.»

  • Hyères est une commune à la fois rurale, urbaine, littorale et insulaire.
    On passe chaque jour d'une dimension à l'autre et on s'y dépayse sans cesse. l'espace y est toujours ouvert et, à proximité de chez soi, on est aussi aux portes d'ailleurs. on doit à sa lumière l'expression côte d'azur. mais le chemin de fer, au xixe siècle, l'a évitée pour filer plus à l'est vers cannes et nice. elle a ainsi été épargnée par le béton, le fric et la frime. on peut encore savourer d'y être à l'écart du temps et goûter à sa beauté si étrange pour peu qu'elle apparaisse.
    C'est ce qui est arrivé à plossu.

  • À travers les photographies de ce livre, Bernard Plossu nous plonge au coeur d'un calme irréel, une nouvelle harmonie surprenante d'où se dégage un charme presque oriental. Paysages, scènes champêtres, des images qui nous renvoient au grand romantisme du XIXe siècle. Nous sommes contemplatifs face à cette grande nature : espaces dégagés, végétaux, arbres, animaux, poésie, magie, frontière, terre et eau. Sans oublier les hommes qui travaillent et façonnent ces endroits.
    Véritable «état des lieux» sensible des sites situés sur les rivages des lacs d'Annecy, du Bourget et du Léman, cet ouvrage reflète l'atmosphère si particulière des lacs de Savoie et de Haute-Savoie.
    Les photographies ont été réalisées pour le Conservatoire du Littoral, organisme qui a pour mission de conduire une politique foncière permettant d'assurer la conservation des sites naturels et de valoriser son patrimoine paysager.

  • Versant d'Est

    Bernard Plossu

    • Sekoya
    • 4 Octobre 2009
    Sur commande
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  • Bernard Plossu a rencontré chez lui le fondateur du lettrisme, Isidore Isou, en 1998. il nous offre ici les rares photographies de ce penseur hors normes et de son univers.



    « J'ai, à Paris, un petit logement, constitué de deux pièces minuscules et d'une grande salle de bains baroque : le plafond est fendillé, le papier des murs humide, le mécanisme du chauffage, du voyant de l'eau chaude, cassé.
    L'un de mes rêves est d'habiter, pour toujours, un grand château, avec majordome, valets, cuisiniers ou robots perfectionnés, aptes à accomplir toutes ces tâches qu'on considère, aujourd'hui, comme inférieures et sans l'aide desquelles, faute de parents ou domestiques, mon sort, mon destin, est de faire, moi-même, mon petit ménage, de laver la salle de bains, de nettoyer la moquette, d'enlever les saletés des fenêtres, etc.
    Je vis mal et je suis contraint de faire le ménage de mon logement en train de pourrir ! » Isidore Isou, Quinze oeuvres anti-supertemporelles, à vecteur anti-anti-supertemporel, supplément à « Précisions sur l'art anti-supertemporel », Bérénice, 1986.

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