Tourisme & Voyages

  • Hyères est une commune à la fois rurale, urbaine, littorale et insulaire.
    On passe chaque jour d'une dimension à l'autre et on s'y dépayse sans cesse. l'espace y est toujours ouvert et, à proximité de chez soi, on est aussi aux portes d'ailleurs. on doit à sa lumière l'expression côte d'azur. mais le chemin de fer, au xixe siècle, l'a évitée pour filer plus à l'est vers cannes et nice. elle a ainsi été épargnée par le béton, le fric et la frime. on peut encore savourer d'y être à l'écart du temps et goûter à sa beauté si étrange pour peu qu'elle apparaisse.
    C'est ce qui est arrivé à plossu.

  • Bernard Plossu, artiste et arpenteur du monde, photographie les crêtes, les chemins, les châteaux, les villages de l'Ardèche, de Saint-Pierreville à Vals-les-Bains, du Mézenc au Tanargue et au Coiron...
    Après le Mexique, les Etats-Unis, l'Espagne ou l'Italie, il a répondu à l'invitation du centre d'art "la Fabrique du pont d'Aleyrac", niché dans la châtaigneraie d'Ardèche. Parcourir les paysages à pied ou suivre les petites routes est pour Bernard Plossu un mode de vie autant qu'une manière de travailler. Photographiant comme il respire, il joue avec le bougé, le presque rien, l'atmosphérique, fuyant le pittoresque du voyage, échappant à tout genre, à toute mode.
    Il suit un chemin en solitaire qui aime la brume. De lieux qu'il ne connaissait pas, il a rapporté des images qui, étrangement, semblent chargées d'une sorte de mal du pays. D'innombrables gris, des noirs luisants comme au cinéma produisent une sensation de familiarité ancienne. La douceur picturale de quelques tirages couleurs, propre à l'atelier Fresson, renforce cette impression. Une façade, un modèle d'automobile oublié appellent des images enfouies dans nos mémoires, comme une page de Patrick Modiano.
    Bernard Plossu poursuit en Ardèche "une vision mystérieuse et climatique". Ce travail révèle une vérité de nos paysages maintenant inscrite dans l'unité d'une oeuvre intimiste et poétique. Il aime cette phrase de l'écrivain Hermann Broch: "Il n'aurait pu indiquer pourquoi il choisissait cet instant fugitif, à peine saisissable, au lieu d'un moment plus imposant et mieux délimité." - C'est ça pour moi la photographie, dit-il.
    Les images sont précédées d'un entretien avec Bernard Plossu organisé par Didier Brousse, directeur de la galerie Camera Obscura à Paris.

  • Philippe Lutz est tombé amoureux des îles grecques. Dans Îles grecques, mon amour, il raconte par touches successives sa passion pour la culture, les paysages et les habitants de la mer Egée, dont on découvre, en voguant avec lui d'une île à l'autre, les aspects les plus secrets et toute la magie.
    Un livre de voyageur, lumineux, d'une tendresse infinie, accompagné de photographies noir et blanc de Bernard Plossu, lui aussi grand amoureux des îles grecques.

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  • Il faisait très beau, ce jour-là avec le soleil d'hiver quand il brille d'un éclat si pur dans l'air ! Nous marchions juste dans les rues et ruelles de Digne, avec les montagnes dans le fond...
    C'était une errance au pays des escaliers, et l'appareil de photo n'arrêtait pas de me démanger. Donc... plein de photos des rues, des angles, juste comme ça, telles quelles, en passant, sans effet de beauté, mais tout de même pleines de cubisme invisible...

  • La petite île de Port-Cros aura connu une histoire chaotique, parfois pleine de bruit et de fureur, en parfaite contradiction avec le Parc national qu'elle est devenue voici 50 ans. Elle aura aiguisé des appétits guerriers, industriels et agricoles, touristiques aussi, qui auraient dû la ravager pour toujours. Rétrospectivement, rien ne paraîtra donc jamais plus improbable que son avenir en coeur de parc. Mais quelques amoureux de la beauté, de la poésie et du silence eurent raison des logiques dominantes et le rendirent possible. Elle reste aujourd'hui à l'écart de la Côte d'Azur. Les photos de Bernard Plossu, en tirage Fresson, loin du bruit et des apparences, révèlent la gravité de sa lumière.

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