• Une semaine exactement avant l'affaire du Courrier de Lyon, le 20 avril 1796, dans le magnifique château de Vitry-sur-Seine aujourd'hui disparu, un des hommes les plus riches de Paris, François-Gaspard Petit Du Petit-Val est assassiné sauvagement avec toute sa famille. L'enquête piétine... Est-on face à un « crime parfait », pourra-t-on remonter jusqu'aux coupables ? Au hasard des pistes que suit l'auteur, apparaissent la duchesse d'Abrantès, le futur Louis XVIII, le futur Charles X, Cambacérès, Napoléon Bonaparte, le dauphin Louis XVII ou encore Joséphine de Beauharnais, silhouettes familières derrière lesquelles se profilent les figures plus sinistres de Couthon, Collot d'Herbois, Barras et surtout Fouché. Ce fait divers policier restitue, bien mieux que toute somme académique, le climat du Directoire, ses fantasmes et ses obsessions, gibier privilégié des historiens de notre temps.

  • Imaginez que Louis XVI soit mort d'une chute de cheval, survenue le 3 juillet 1789, lors d'une partie de chasse, au lieu d'avoir été guillotiné le 21 janvier 1793. Eh bien, l'Histoire de France, et même la face du monde, en eussent été changées ! À commencer par la suppression - ni plus ni moins - de la Révolution française ! Bernard Quilliet, historien et romancier, s'est donc amusé à reconstruire une Histoire de France, selon un scénario parfaitement vraisemblable, qui nous mène jusqu'à l'élection de Mitterrand en 1981, mais avec bien des changements, cocasses et inattendus, par rapport à l'histoire officielle. Le livre qui en découle, est d'une drôlerie rare. Rendez-vous compte : Robespierre devenu saint et docteur de l'Église, Napoléon passé aux oubliettes, Victor Hugo pas même conçu puisque, faute de guerre de Vendée, son père ne put rencontrer Sophie Trébuchet !... Quant à Hitler, il devient un peintre français contemporain de Picasso, et la France, le pays qui a récolté le plus de médailles d'or aux Jeux olympiques. Si l'on ajoute que la langue française se retrouve langue universelle, à la place de l'anglais, et que les trois premiers hommes à marcher sur la Lune s'appellent Dupont, Durand, Dubois, voilà de quoi faire rêver et s'interroger. Au-delà du gag, s'impose une réflexion sur la manière de faire, défaire et contrefaire l'Histoire.

  • De 1870 à nos jours, la Picardie a connu trois guerres, trois occupations. À partir des souvenirs, des Mémoires de sa famille, l'auteur nous fait revivre, au quotidien, l'existence rude et pittoresque de trois générations de Français. À moins de cent kilomètres de Paris, du côté de Noyon et Chauny, où tir à l'arc et paillardise tiennent lieu d'art de vivre, on a toujours aimé les histoires de cocufiages, les rixes dans les estaminets et, surtout, le petit blanc sec de Soissons, au goût de pierre à fusil... Au coeur du livre, la guerre de Quatorze naturellement, avec Ernest, grand-père et merveilleux conteur, Manlaïde l'arrière-grand-mère qui, à la veillée, raconte aux enfants des contes abominables sur le Kaiser Guillaume. Une fois encore, les Picards résistent, à leur manière, à l'envahisseur. Leur arme principale : l'humour, la force décapante du rire... Et, à cet égard, les aventures de la famille Quilliet sont d'une drôlerie irrésistible. Écrit avec une verve pétillante, un rare sens de l'humain, Un goût de pierre à fusil fera date dans l'histoire de la France profonde.

  • Les aventures d'un jeune Français sous le second Empire, en France, puis en Amérique, pendant la guerre de Sécession. Par l'auteur de "Un Goût de pierre à fusil".

  • Bernard Germain Étienne de Laville, comte de Lacépède (1756-1825) est l'un des personnages les plus fascinants de la fin de l'Ancien Régime et de l'Empire, une époque qui n'a pourtant pas manqué d'hommes exceptionnels. Ce pur représentant des Lumières, aristocrate de bonne souche originaire d'Agen, acquiert une culture encyclopédique. Disciple favori et continuateur du grand Buffon, il occupe longtemps, y compris durant les troubles révolutionnaires, l'une des cinq chaires du Muséum d'histoire naturelle. Féru de physique, de géologie, de minéralogie et de zoologie, il rédige de véritables sommes (vertébrés, poissons, etc.) qui sont souvent les premières du genre. Membre de l'Académie des sciences dès la création de l'Institut, il sera le «- savant de Napoléon- ». Musicien de haute stature (il a appris à composer avec le célèbre Glück), poète et même romancier, c'est enfin un artiste et un créateur. Ardent propagateur des idées nouvelles tout en se gardant énergiquement des excès, ami du genre humain, il lutte sans relâche pour la liberté et se dépense pour soulager les misères de ses semblables. Il sera d'ailleurs le seul dignitaire de l'Empire à mourir pauvre... Les honneurs accumulés - grand chancelier de la Légion d'honneur dès la création de cet ordre, sénateur, comte de l'Empire, haut dignitaire de la franc-maçonnerie, etc. - n'ont jamais altéré ni sa curiosité d'esprit, ni sa passion de servir, ni sa générosité. Homme universel, Lacépède incarne ce que l'être humain peut donner de meilleur.

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