• « C'était dans un bar miteux de L.A. comme on en fait plus. Maintenant, il faut que tout soit propre et aseptisé, même les chiottes et les caniveaux. Je ne sais plus à quelle tournée j'en étais arrivé, les verres vides s'entassaient sur le comptoir. Il devait être minuit, lorsque que le pochtron d'à-côté me sort « Tu devrais aller à la Poste, ils embauchent n'importe qui ! ». Me voilà donc à cinq heures du mat', L.A. s'éveille, un sac en bandoulière, prêt à embarquer pour une nouvelle tournée. Postier suppléant. En-dessous, il n'y a rien. Je suis le dernier maillon de la chaîne de distribution. Si les facteurs se portent pales, parce qu'ils ont trop bu la vieille ou qu'il pleut à averses, je deviens le seul, avec mes chaussures trouées, à affronter les éléments de la nature, les vieilles rombières aux bigoudis et les grosses rombières en peignoir ouvert, l'unique même pour acheminer la dernière étape du courrier. »

  • Louis-Ferdinand Céline n'est pas mort en 1961. On l'a aperçu à Los Angeles. Et une pulpeuse créature qui n'est autre que la Mort charge un « privé » minable, Nick Belane, de le retrouver : « Je veux m'offrir, dit-elle, le plus grand écrivain français. » Ainsi commence l'ultime roman du génial et intenable auteur des Contes de la folie ordinaire et d'Au sud de nulle part. Une enquête échevelée, jalonnée de saouleries et de cadavres, d'autant plus compliquée que le malheureux Belane doit aussi retrouver le Moineau écarlate et pister une nommée Cindy qui roule en Mercedes rouge...

    3 Autres éditions :

  •    Charles Bukowski Contes de la folie ordinaire Bukowski est un écrivain considérable. Un homme en marche. Un homme étincelant. Avec l'énergie du désespoir, il secoue comme un vieux sac notre civilisation fin xxe siècle. Et ce qui tombe n'est pas joli, joli. C'est brutal.
    Claire Gallois, Le Figaro.

    Toutes les histoires de Bukowski sont aussi vraies qu'infectes et, en cela, font honneur à la littérature : il raconte ce que les autres enjolivent et dissimulent. Le sexisme, la misère du quotidien, la violence et les sentiments de ceux qui se curent le nez. Et c'est pour ça qu'il gêne : il parle à tout le monde.
    Jean-François Bizot.

    Les Contes de la folie ordinaire ont été portés à l'écran par Marco Ferreri avec Ben Gazzara et Ornella Mutti.

    1 autre édition :

  •  Charles Bukowski Journal d'un vieux dégueulasse C'est en 1967, dans le magazine anticonformiste Open City, qu'un poète presque inconnu commença de publier une chronique régulière. Avec une brutalité rarement égalée, doublée d'une superbe indifférence au scandale, il y exprimait sa révolte contre la société américaine, le pouvoir, l'argent, la famille, la morale. L'alcool, le sexe, les échos d'une vie marginale et souvent misérable y étaient brandis comme autant de signes de rupture...
    Depuis lors, l'auteur des Contes de la folie ordinaire, d'Au sud de nulle part, de Pulp, disparu en 1994, est devenu célèbre. Ce Journal, ici édité dans une nouvelle traduction et dans sa version intégrale, n'est pas seulement un des sommets de son oeuvre, c'est un classique de la littérature contestataire, qui conserve, aujourd'hui encore, toute sa fraîcheur.

    2 Autres éditions :

  • Une anthologie de textes inédits et illustrés sur l'alcool par le plus grand boit-sans-soif de la littérature américaine.
    Splendeurs et misères d'une âme imbibée d'alcool.
    Dans ce recueil de prose et de poésie couvrant l'ensemble de sa carrière, Charles Bukowski se sert de la bouteille comme d'une longue vue pour observer au plus près le spleen et l'idéal des déchus de l'Amérique.
    Sans jamais se départir de son sourire en coin, celui qui s'autoproclamait « le vieux dégueulasse » raconte comment l'alcool lui servait à la fois de muse, de combustible et de gaz hilarant.

  • Le meilleur, le plus lyrique, le plus poignant de ses recueils de poèmes, voire de ses livres. C'est ce que nombre d'amateurs de Bukowski pensent de ce recueil de 90 poèmes. Hantés par la figure de Jane Conney Baker, sa première compagne décédée en 1962, ces poèmes se penchent aussi dans un style poignant et incisif sur le sort des laissés-pour-compte de la société - loosers, marginaux, clochards, prisonniers.

  • Charles Bukowski Women Henry Chinaski, c'est Bukowski lui-même, un écrivain alcoolique et grand amateur de femmes. Elles défilent dans ce récit, véritables créatures felliniennes : Lydia Vance qui se révèle d'une jalousie féroce, Mercedes la capiteuse, Dee Dee la mère célibataire, Joanna la camée, Katherine la Texane incendiaire, et bien d'autres encore ; les occasions pleuvent sur un poète en vogue ! La norme est triste pour Bukowski, alors vive les mots orduriers, l'ivresse et la débauche sexuelle ! Le célèbre auteur des Contes de la folie ordinaire crie à nouveau son mal de vivre, son désir sans cesse renaissant de tendresse et de sexe.

    2 Autres éditions :

  • Charles Bukowski Nouveaux contes de la folie ordinaire ««A quoi bon des poètes dans un temps de détresse ?» demandait Hölderlin. La réponse est dans Bukowski, dans une prose qui est l'une des plus dénonciatrices-accusatrices de ce temps. Et sans aucune issue proposée : le constat d'enfer nu, organique, brutal. Les «caprices» de Goya, en pleines phrases. J'ai lu quelque part que Bukowski était «rabelaisien». Mais non, il s'agit de quelque chose de beaucoup plus noir, de beaucoup plus simple et lisible, d'une inspiration beaucoup plus «théologique» sous un air d'anarchisme absolu. La civilisation, ou ce qui en reste, n'est pas du tout en train de «renaître» mais de se tasser, de se décomposer, de se décharger, et Bukowski n'a pas d'autre choix que de lui répondre du tac au tac avec le maximum de violence, à bout portant.» Philippe Sollers, Le Nouvel Observateur.

    «Par-delà le cauchemar de l'histoire existe la perfection de l'amour. L'orgasme et la folie sont la nouvelle frontière des libérateurs de l'amour où Bukowski monte la garde.» Jacques Cabau, Le Point.

    1 autre édition :

  • En 1969, Charles Bukowski, écrivain underground inconnu du grand public, fut projeté sur la scène internationale avec la parution du Journal d'un vieux dégueulasse. Cette première édition n'avait repris qu'une quarantaine des chroniques qu'il avait écrites durant vingt ans. Le présent volume regroupe celles qui seraient injustement tombées dans l'oubli. Transgressant tous les tabous, leur auteur nous livre, non sans humour, ses explorations de toutes les formes de sexualité, de toutes les « perversions », de toutes les « déviances ».

    « Avalez cul sec ces nouvelles où la fanfaronnade le dispute au ridicule, les emportements colériques aux transports érotiques. Oui, il y a du grotesque chez Bukowski. Mais un grotesque assumé. » Macha Séry, Le Monde.
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    « Un souffle décapant. Hubert Prolongeau, Le Magazine littéraire. L'écriture de Bukowski n'a, cinquante après, rien perdu de sa force révolutionnaire. » Didier Jacob, Le Nouvel Observateur.

    1 autre édition :

  • Une anthologie de poèmes inédits parus dans d'obscurs magazines, conservés dans des bibliothèques et collections privées.
    Profonde, rythmée, transgressive, hilarante, vernaculaire, la poésie de Bukowski est à l'image de son auteur : aux antipodes de la littérature académique.

  • Charles Bukowski Souvenirs d'un pas grand-chose Bukowski n'a rien oublié : ni la violence, ni la douleur des premières années de sa vie. Il parle vrai et dur. Les coups reçus et donnés, les désespoirs d'un jeune homme laid qui n'a jamais la bonne « attitude », les mesquineries des petits débrouillards, la bouteille, la guerre qui se prépare et n'engloutira pas indistinctement tout le monde, tout cela est dit sans détour.
    Le constat est effrayant, mais drôle : on sait rire aussi, que diable ! La machine à durer en verra bien d'autres, c'est évident. Les outrances, ici, ne sont, après tout, que celles de la vie elle-même. Et puis l'émerveillement n'est jamais loin, même derrière le souvenir de jeunesse le plus cruel. Chez Bukowski, le coeur est tendre, mais bien accroché.

    « Hank » a le chic pour tenir son public en haleine. Le « pas grand-chose » tient la route.
    R. S., Le Monde.

  • Plus de vingt ans après sa mort, un recueil inédit de nouvelles, réflexions et récits autobiographiques de l'écrivain « salement inspiré ». Sortis d'archives et de journaux d'époque, ces textes courts, qui recouvrent une période de 1944 à 1990, nous permettent de découvrir ou redécouvrir l'écrivain en devenir.

    1 autre édition :

  • Charles Bukowski Au sud de nulle part Le grand, l'unique Bukowski est de retour ! Avec, encore une fois, une autobiographie déguisée. Dans Au sud de nulle part, c'est toujours le vieux Chinaski qui éructe son désespoir, sa folie, ses névroses.
    Claire Gallois, Le Figaro.

    ...directement à l'estomac et le plus fort possible. Qu'il s'imagine mettre K.O. sur un ring de boxe son modèle admiré et détesté, Ernest Hemingway, qu'il raconte l'histoire atroce et paillarde du cannibale Maja Thurup, celle de l'homme tombé amoureux d'un mannequin d'étalage, ou celle du diable lubrique prisonnier dans une baraque foraine, il peint toujours la solitude, la misère d'aimer. Mais il peint au couteau.
    Michel Braudeau, L'Express.

    Vingt-sept nouvelles brèves qui sont autant d'instan-tanés cinglants derrière les palissades au néon. Une autobiographie en tranches saignantes ? Pourquoi pas. Mais surtout une autre face de l'Amérique dont l'Oncle Charles serait le plus poignant des clowns tristes.
    Gilles Pudlowski, Paris-Match.

  • En 1978, Charles Bukowski entreprend une tournée en Europe, avec sa femme et son ami Michael Montfort. Un passage remarqué sur le plateau d'Apostrophes, où il boit du riesling au goulot sous le regard médusé de Bernard Pivot, un séjour calamiteux à Nice, des rencontres émouvantes avec les fans européens... C'est un Bukowski sympathique et plein d'autodérision qu'on découvre dans ce carnet de voyage illustré par les photographies de son ami.

  • Sur l'écriture

    Charles Bukowski

    Les histoires, poèmes et romans de Charles Bukowski ont marqué notre culture. Cette sélection rassemble des textes inédits sur la création et l'écriture et dévoile la vie d'un artiste qui dit tout, la charge de travail nécessaire, la prudence et l'intransigeance de vivre et de créer.
    On y lit la détermination et l'humanité complexe d'une véritable légende américaine, icône de la contre-culture et « porte-parole de l'Amérique d'en bas » qui a donné une voix aux opprimés, dépravés, méprisés.
    Sombre, poignant, souvent hilarant et émaillé de phrases mémorables mais aussi de la dureté caractéristique de Bukowski, ponctuée de moments de grâce, de pathétique et d'aveux intimes, Sur l'écriture nous donne aussi à comprendre l'intimité d'un artiste dont l'oeuvre est portée par cette idée centrale : « N'essaie pas. »

  • Alors que la Faucheuse se prépare à l'entraîner de l'autre côté du miroir, l'auteur des Contes de la folie ordinaire entame, à la demande d'un ami, un journal intime.
    S'il dit son peu de goût pour ce genre d'exercice, il s'y plie cependant avec une magnifique sincérité, n'épargnant ni ses contemporains, ni soi-même.
    Les courses de chevaux, les ennuyeux interviewers ou quémandeurs d'autographes, la relecture d'un jeu d'épreuves, ces ongles de pieds qu'il faudrait bien se décider à couper : tout ce qui fait la vie de tous les jours est là. Et aussi les nuits d'insomnie, lorsque l'écran du Mac constitue l'ultime ressource et la seule liberté.
    Car le « vieux Buk » se veut avant tout un écrivain. Et c'est une superbe « préface à la vie d'écrivain » qu'il nous donne ici, en point final d'une oeuvre parmi les plus singulières et les plus fortes de ce temps.

  • Le factotum, c'est l'homme à tout faire. En l'occurrence Chinaski, l'alter ego de l'écrivain, qui nous raconte ici à la première personne une vie d'errance, de La Nouvelle-Orléans à Los Angeles, de New York à Philadelphie.
    Des saouleries, des prostituées, des chambres crasseuses, des boulots minables - diffusion de magazines ou fabrication de biscuits pour chiens... Dans la prose génialement débraillée, mêlant l'obscénité à la provocation, qui a fait son succès, Charles Bukowski égrène la litanie de cette existence marginale, reflet de l'Amérique des paumés, des chômeurs, des perdants.
    Après Marco Ferreri (Contes de la folie ordinaire) et Barbet Schroeder (Barfly), le metteur en scène Bent Hamer a relevé le défi de porter à l'écran l'univers violent et déjanté de « Buk », avec pour principaux interprètes Matt Dillon et Lili Taylor.

    2 Autres éditions :

  • Charles Bukowski Le Ragoût du septuagénaire Je crois que c'est la raison principale qui m'a poussé à devenir écrivain : je peux taper n'importe quand et dormir quand ça me plaît nom de Dieu L'enfance, Los Angeles, le vin, la médiocrité ordinaire, le conformisme ambiant, les bistrots, la solitude, le sexe, les rêveries, la vie désaxée, chaotique, triviale, tour à tour comique et tragique : tels sont les thèmes que l'on retrouve dans ce livre, le dernier publié par l'auteur de Pulp et du Journal d'un vieux dégueulasse, mort en 1994.
    Récits et nouvelles en prose alternent avec des poèmes aux rythmes saccadés, trébuchants, irréguliers, d'une limpidité simple et déchirante. Les personnages sont les copains de saoulerie, les femmes, les serveuses, les employés, toute une humanité banale que l'écrivain, par-delà ses provocations et ses outrances, n'a jamais cessé de regarder, de comprendre, d'aimer à sa façon.

    Ce ragoût pourrait bien être le meilleur livre de Bukowski en ce qu'on n'a pas souvenir de l'avoir jamais lu aussi sincère et précis dans son écriture aussi radicalement asociale.
    Bertrand Leclair, Les Inrockuptibles.

  • A collection of short stories gives an insight into the dark, dangerous lowlife of Los Angeles that the inhabited. From prostitutes to classical music, the author of this book mixes high and low culture in his 'tales of ordinary madness'. These are angry yet tender, humorous and haunting portrayals of life in the underbelly of Los Angeles.

    Poche N.C.
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  • Avec les damnés jette une lumière neuve sur la vie et l'oeuvre de Charles Bukowski.
    En réunissant des pages de son oeuvre de façon chronologique et non pas suivant la date de leur première publication, Avec les damnés donne une idée de ce qu'auraient pu être les Mémoires de Bukowski : du souvenir le plus lointain de l'enfant sous une table, marchant à peine, en 1922 jusqu'aux méditations désabusées du septuagénaire. Le tranchant de Bukowski, son style caustique, le réalisme de son écriture et son ton très personnel caractérisent cette chronique d'une vie vécue à l'extrême, faite à la fois de boulots insolites, de femmes peu ordinaires, de débauches inspirées, de gloire littéraire, et du désespoir le plus prosaïque... Récit d'une existence difficile, marquée par une enfance âpre et une célébrité accueillie à contrecoeur, traversée par la douleur et le déchirement, mais aussi par le débordement de la vie, ce recueil établi par John Martin, ami de longue date et éditeur de Bukowski aux Etats-Unis mène le lecteur au coeur d'une oeuvre prodigieuse.

  • Perennially drunk, broke and in search of a woman, the author takes on the guise of a wise fool as he ventures through America's seedy lowlife.

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  • Un livre mythique sur un lieu mythique. Hollywood relate, de manière à peine romancée, la création d'un film bien réel sur la vie de Charles Bukowski, Barfly, réalisé en 1987 par Barbet Schroeder avec, dans les rôles principaux, Mickey Rourke et Faye Dunaway. De l'écriture du scénario à la première projection, il décrit les étapes de la réalisation du film : les signatures de contrats avec des producteurs vénaux, l'arrêt du tournage pour cause de coupes budgétaires, les soirées avec des acteurs capricieux et des actrices belles et stupides... Bukowski dépeint la comédie pathétique du milieu hollywoodien. Plus qu'une galerie de personnages minables, Bukowski fait un plaidoyer pour les écrivains exploités et spoliés par Hollywood : « On nous traite comme des chiens, on fout en l'air nos meilleures idées, on transforme nos personnages en marionnettes, on édulcore nos dialogues - et qu'est ce qu'on obtient au bout du compte ? La Fortune ! ». De Charles Bukowski dans les Cahiers Rouges - Contes de la folie ordinaire - Women - L'Amour est un chien de l'enfer I et II - Au Sud de nulle part - Factotum - Journal d'un vieux dégueulasse - Le Postier -Souvenir d'un pas grand chose. Publication concomitante dans les Cahiers Rouges, de Je t'aime Albert, du même auteur.

    1 autre édition :

  • Mieux que tout discours les titres de certains poème de ce recueil donnent le ton : "J'ai trop souvent vu des clodos aux yeux vitreux". "Mettez en veilleuse votre cul, votre tête et votre coeur", "Un poème pour une vieille femme aux dents gâtées". "La nuit où j'ai baisé mon réveille-matin". Attention : la liqueur est très forte.

  • ON DRINKING

    Charles Bukowski

    Poche N.C.
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    1 autre édition :

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