• À Paris, un premier rendez-vous célébrait en 1985 la rencontre de l'architecture et de la philosophie : « Mesure pour mesure, architecture et philosophie ». Lors de cette conférence organisée par le CCI et le CIPh, architectes et philosophes étaient invités à venir discuter ensemble de la question suivante : comment la philosophie peut-elle saisir l'architecture au plus près de ce qui la détermine ? À l'occasion d'un nouveau colloque international, le laboratoire GERPHAU a proposé de la reposer : aujourd'hui, qu'en est-il encore du croisement de nos pratiques ? L'enjeu du colloque était de remonter le cours de nos fabriques d'idées sous la thématique des récits en préfixes. Quand il s'agit de trans-, re-, co-, alter-architectures ou de bio-, géo-, éco-sophies, comment ces successions de préfixes questionnent-elles le sens de nos pratiques ? Quels sont ces événements qui ont orienté, ré-orienté, parfois dés-orienté nos discours ? Comment ces récits traversés en déclinaisons de suffixes interrogent les fondements de nos disciplines ; qu'est-ce qui encore et toujours résiste ? Initiative du laboratoire GERPHAU, en partenariat avec la Cité de l'Architecture et du Patrimoine et avec le soutien du Lavue et du réseau philAU, cet événement international fut le premier colloque ARENA, réseau européen pour la promotion et le développement de la recherche en architecture.

  • Dans Art et existence, Maldiney déclare  : «  Pour nous, habiter, c'est exister.  » Le présent ouvrage tend à déplier, prolonger, articuler et épaissir ce postulat en entrelaçant architecture, ville, paysage, littérature et philosophie. Il reprend les lignes synergiques d'un travail de recherche de longue haleine mené dans une perspective écosophique. Une telle attitude explore un art d'exister dans la multiplicité, la singularité et l'ouverture, en manifestant le caractère critique par une réinterprétation des nouages des trajectoires du temps, de l'humanité et de son devenir. Insister sur ce qui est entre les choses et les êtres comme sur ce qui advient, régénérer, recycler, revivifier, économiser, diversifier, ménager, recréer, méditer..., autant d'écorythmes d'un autre type entre humain et non-humain, pour s'envisager au monde.

  • Philosophe majeur de notre époque, Henri Maldiney a élaboré une phénoménologie de l'existence centrée sur l'Ouvert. Préconisant un « retour aux choses mêmes », il réfute radicalement la séparation instaurée entre sujet et objet, insistant sur l'expérience de la rencontre comme signifiance insignifiable, transpossibilité et transpassibilité, recueil et déploiement. À partir notamment de Binswanger, Straus, Freud, Szondi, Heidegger et plus largement des textes classiques grecs, allemands, chinois, accordant une importance toute particulière à l'art, il a contribué de manière décisive à une philosophie du sentir, du rythme et de l'avènement. Lors du colloque de Cerisy, qui a réuni chercheurs, praticiens et artistes, chacun s'est mis à l'épreuve de cette oeuvre magistrale. Les contributions rassemblées ici manifestent l'évolution et l'impact de cette pensée fondamentale pour le XXIe siècle.

  • « Il n'est rien de plus terrible que l'infini » écrit Nietzsche dans Le Gai Savoir à propos du « petit bateau » qui quitta la terre pour s'enfoncer dans l'océan. Tracer des limites et opérer des passages par transferts, incursions, déplacements, interférences notamment, rend compte de la façon d'agencer le stable et l'instable, le délimité et l'illimité, la mesure et l'incommensurable, le vide et le plein, la continuité et la discontinuité dans la fabrique des établissements humains. Architecturer l'existence, c'est accorder une importance toute particulière à ce qu'il en est de faire monde en se mettant à l'épreuve du sentir et des corythmes. Cet ouvrage insiste sur l'expérience de la rencontre et l'ouverture de possibles entre crise et création.
    /> A partir du moment où sont détruites les velléités positivistes ainsi que celles ratiocinantes à fonder la fabrication des milieux habités sur un sol stable et assuré, nous assistons à la résurgence du champ de l'expérience. Il s'agit d'affronter la disparition de la prétention dogmatique à l'universalité ainsi que les exploitations éhontées. Tout se déroule comme s'il s'agissait d'une puissance de réinvention des formes de vie, que ce soit par des ajustements en fonction du temps qui passe ou par des transmutations culturelles. C'est ainsi qu'un espace de vie diffère d'un espace inerte, puisqu'il ne perd jamais cette initiative qui reflète sa vitalité. C'est un changement radical dans la façon de penser l'architecture et la ville.

  • La modernité occidentale oppose la nature à la ville, cet univers artificiel, dans lequel ne subsistent que quelques éléments " naturels ", cultivés et entièrement maîtrisés par l'homme. Ce divorce entre l'humain et le vivant résulte de la montée en puissance des techniques déployées par l'homme, parfois contre lui et toujours contre la nature. Les auteurs de ce livre - philosophes, historiens, géographes, artistes, architectes, paysagistes, etc. - rejettent, vis-à-vis de la " nature ", l'approche dominatrice, et optent pour de nouvelles relations responsables et complices. Une telle attitude les oblige à repenser les rapports complexes entre nature et culture, technique et société, urbain et environnement et, par conséquent, à appréhender les dimensions éthiques et esthétiques de l'" art de bâtir ". Les " espaces verts ", les jardins privés, les " coulées vertes ", les cité-jardins, les tracés " paysagers " des autoroutes ou des voies ferrées, les diverses réglementations écologiques, etc., sont-ils le signe d'une heureuse prise de conscience ou les cache-misère d'un hyper-libéralisme méprisant les équilibres fragiles de l'écosystème et le désir des citadins d'une " nature urbaine " ? La nature n'est pas extérieure à l'homme, tout comme celui-ci n'est pas en dehors d'elle. Ce sont les conditions de cette nécessaire cohabitation que les auteurs étudient et discutent. Au-delà d'un discutable " contrat naturel ", il convient de prendre soin de " notre " monde, un monde résolument urbanisé.

    Sur commande
  • L´art est dans la rue : fresques murales, statues, monuments, mobiles, installations éphémères, décors provisoires, expositions et spectacles en plein air, bateleurs et saltimbanques... Plus encore, certaines villes se prétendent une «oeuvre d´art totale » qu´il convient d´honorer tel un musée hors les murs. Le citadin est interpellé par toutes ces créations dont il ne prend pas toujours la mesure. Dès lors qu´il s´agit des établissements humains, la question devient celle de la rencontre entre éthique comme manière d´être, et esthétique comme vérité du sentir.

    Dans ce livre, les auteurs (artistes, architectes, philosophes, historiens, urbanistes) observent les façons dont l´« espace », le « temps » et les « formes d´expressions » sont plus ou moins solidaires des évolutions sociales et techniques qui assaillent les sociétés contemporaines. Ces évolutions s´affrontent, se combinent ou se parasitent, mais nul ne peut les ignorer, tant elles interfèrent dans le devenir urbain. Comment alors nouer le toposet le logosqui donnent sens, à l´esthétique qui relie ? L´art dans sa relation complexe au territoire y parvient-il ? À l´heure de l´éparpillement géographique des villes et à l´émiettement du temps de la quotidienneté, l´art peut-il manifester la « signification insignifiable » qu´attend le poète ? Il en va de l´habitabilité même et des imaginaires qu´elle alimente.

    Sur commande
  • Sur commande
  • Sur commande
  • À l'occasion des trente ans d'Europan - dispositif créé afin de faire concourir tous les deux ans les jeunes architectes européens autour de thèmes novateurs -, le lecteur est convié à un parcours à la fois rétrospectif et prospectif. Les quatorze sessions, présentées à travers une sélection de projets lauréats, expriment les transformations significatives du champ architectural élargi aux dimensions urbaine, territoriale, paysagère et environnementale. Problématiques, méthodes, projets entrelaçant les échelles et les modes de vie constituent les trois piliers d'une démarche ouverte oeuvrant aux nouvelles synergies naturo-culturelles d'écosystèmes durables.

  • Habiter l'architecture approfondit le sillon tracé par les deux ouvrages précédents entre dedans et dehors et entre japon et méditerranée.
    Il poursuit l'illustration d'une théorie où l'homme et le monde cessent d'être opposés. maurice sauzet, en plus de trois nouvelles grandes maisons neuves, étend sa recherche au problème spécifique de la rénovation des maisons anciennes. les terrains proches des centres, bien situés, sont construits. les terrains libres sont souvent protégés ou réservés à d'autres occupations. transformer est maintenant une nécessité impérieuse.
    L'ambition qu'exprime les six maisons anciennes transformées élève le sens habituel donné à la rénovation.
    En utilisant les principes développés pour l'étude des maisons neuves, ces habitations accèdent à une dimension autre. chaque détour crée une profondeur où s'épanouit l'être au monde, chaque pas associe l'homme à la nature environnante, au jardin-patio au coeur de la maison. la sédimentation séculaire portée par les vieux murs, organisée avec ces désirs nouveaux que le xxie siècle rend nécessaire, fait surgir une maison réellement recréée.
    Chris younès, philosophe chercheur en architecture interroge ces réalisations et distille le sens profond.

  • Que représentent l'« espace » et le « lieu » pour les philosophes ? Cet ouvrage rassemble les contributions de philosophes confirmés, qui explorent la pensée d'auteurs majeurs de l'histoire intellectuelle occidentale en privilégiant l'espace et le lieu. Ce livre collectif complète Le Territoire des philosophes (La Découverte, 2009), qui se focalisait sur les penseurs du XXe siècle.

    Vingt-deux auteurs, de Platon à Nietzsche, sont ici questionnés quant à leur usage théorique de l'espace et du lieu, alors même qu'ils sont, pour la plupart d'entre eux, célèbres pour d'autres concepts et apports, comme la théorie de la connaissance, le monde des idées, le cogito, la « conscience de soi », la dialectique, la phénoménologie, le matérialisme historique, la « volonté de puissance »...

  • Aboutissement d'un parcours scientifique de recherche sur l'écosophie des métabolismes urbains, L'hypothèse formulée par l'ouvrage porte sur la synergie comme potentialité à détecter et réactiver pour enclencher des entrelacements, nouages, collaborations, complémentarités et coévolutions, capable de mener à une nouvelle approche fondée sur le faire avec, sur le collectif, sur le local.
    L'ouvrage interroge la synergie en tant qu'effet de complémentarité créative, en tant que ressource et richesse à découvrir et à activer à travers reliances et coopérations, capables de conduire vers une profonde reconsidération des approches et des méthodologies de conception et de réalisation des artefacts humains qui soient ouvertes, intégrant des transformations et des adaptations continues, des changements perpétuels et ininterrompus, des temporalités multiples et articulées.

  • L'éthique, selon son étymologie, est un ethos, c'est-à-dire une " manière d'être ".
    Séjour de l'homme au monde, elle est un mode d'existence qui s'adresse à chacun et se distingue aussi bien d'une morale comme rapport à soi que d'une pensée moralisatrice pour l'Autre. Ainsi, l'éthique participe à la relation à autrui et au monde - à la Nature, à ce qu'on nomme bien hâtivement l'environnement. Elle se confond parfois avec la responsabilité, que nos actes ordinaires ne peuvent pas esquiver, et la déontologie, qui règle les pratiques professionnelles.
    L'architecte et l'urbaniste, par exemple, sont non seulement responsables juridiquement de ce qu'ils édifient, mais éthiquement. A l'heure où ces métiers connaissent de profondes mutations, à la suite des nouvelles configurations territoriales et des nouveaux modes de vie urbains, la question de l'éthique se pose avec acuité. Bâtir la demeure de l'homme, aménager ses lieux et ses sites ne sont pas une mince affaire.
    Certes, de trop nombreux professionnels ne s'en soucient guère, préoccupés qu'ils sont par " leur " oeuvre ou leur chiffre d'affaires... Pourtant, chaque jour, s'affirme l'idée selon laquelle il n'y a pas d'esthétique sans éthique. Les auteurs de ce livre - architectes, urbanistes, philosophes, sociologues, juristes, historiens - explorent les implications de l'éthique pour les " faiseurs de ville ", ainsi que les interfaces entre opérations d'aménagement, pratiques démocratiques et exigences écologiques.

  • Cet ouvrage n'est pas un manifeste, mais un appel. Il est grand temps de relancer largement la question de la définition de l'architecture. Le moment est venu aussi de récapituler les définitions anciennes afin de ne pas laisser totalement se perdre avec elles leur teneur en vérité, et d'engranger les définitions contemporaines pour manifester leurs capacités d'avenir.

    À l'instar des autres champs de la culture, la pratique de l'architecture se dissout en images, échanges et communications instantanés. L'idée même d'architecture se perd dans l'esprit de ses praticiens. Toutefois la constellation sémantique engendrée au fil des temps et dont nous héritons dans un monde en lambeaux, la diversité des expressions de l'architecture et le monde technique créé conduisent à en réinterroger à la fois les principes et les productions à l'oeuvre. Les praticiens de tout bord et leurs organisations professionnelles cherchent à raison à déployer de nouveaux métiers de l'architecture au-delà de la seule acception romantique de l'architecte maître d'oeuvre parfois de génie, devenue hégémonique, par trop glorifiée. Sur quelles bases s'appuient-ils ? À partir de quelle idée de l'architecture ? Sur quelles certitudes s'adossent-ils, autres que celles qui sont nées du métier, autres que celles qui appartiennent aux " professionnels de la profession " pour reprendre la critique de Jean-Luc Godard à l'égard de ces gens de cinéma plus faiseurs que pertinents ?

    Alors que le Modernisme est achevé, alors que nous avons pu célébrer la fin du Postmodernisme, alors que nous sommes entrés dans une époque que nous ne savons toujours pas nommer, la question du sens de l'architecture s'impose à nous.

  • L'urbanisation planétaire à l'oeuvre transforme profondément les relations que les humains entretiennent avec la nature : l'urbanisation en vient "à" "environner l'environnement", avec ses autoroutes, ses centres commerciaux, ses habitations éparpillées... Qu'appelle-t-on « environnement » à l'heure de cette urbanisation généralisée ? Répondre à ces questions cruciales nécessite de mobiliser des savoirs et des pratiques professionnelles diverses. D'où cet ouvrage polyphonique, réunissant des auteurs venus d'horizons différents, mais tous convaincus que l'urbanisation n'est pas "en soi" à diaboliser et qu'il faut la penser à partir d'une philosophie de l'environnement renouvelée.

    Sur commande
  • Au travers d'un questionnement renouvelé sur ce que signifie faire ville aujourd'hui, le dialogue entre une philosophe (Chris Younès) et un physicien (Bruno Giorgini) fait apparaître un paradigme entre trajectoires et récits, celui d'alter-métamorphoses. Dans cette mise en récit de l'histoire de la ville, l'hypothèse des lignes d'univers citoyennes s'offre comme nouvelle saisie éco« métrique », capable de déplacer regards et représentations. Liant science et fiction, l'ouvrage développe une invention pratique et théorique, refusant de s'admettre dépassé quand il est question de dire comment nous en sommes arrivés là, et d'imaginer de nouveaux possibles.

    Sur commande
  • Bien sûr, l'expérience n'est pas une ligne droite ; elle est toujours et déjà constituée de tournants, de tourments et de retournements. Mais d'où vient cette intuition que ce tournant, aujourd'hui et maintenant, mérite de s'y arrêter pour le penser ?

    Au croisement de l'architecture et de la philosophie, nous avons invité des auteurs à rendre compte de la diversité des trajectoires de pensée et des actions, multipliant ainsi les prises et reprises pour interroger ce qui se construit et partager ce qui nous arrive.

    Sur commande
  • Sur commande
  • Les architectures molles, sculptées, transparentes, immatérielles prétendent se libérer des contraintes géométriques, comme si la géométrie ne revendiquait que la droite et la forme orthogonale ou le cercle ! Certains architectes s'abandonnent aux " hasards " informatiques et construisent des édifices à la géométrie chahutée par un logiciel.
    Des urbanistes opposent encore le plan radioconcentrique au plan en damier en ce qui concerne l'expansion des villes et, refusant d'imaginer d'autres morphologies, laissent faire la promotion immobilière, les opportunités foncières et le chacun pour soi. La géométrie, dans notre culture marquée par la philosophie grecque, est constitutive et de l'architecture et de l'urbanisme. Elle est mise en débat par le jeu extraordinairement varié des formes et de leurs agencements, aussi bien que par des régulations qui donnent une mesure au monde et suscitent des questionnements quant à ce qui est à la mesure de l'existence.
    Depuis le simple pas jusqu'aux théories les plus sophistiquées, la géométrie - qui n'a jamais cessé de se complexifier depuis Pythagore ou Euclide jusqu'aux géométries algébrique, infinitésimale et variable - se rappelle à nous. C'est ce rappel qu'il nous faut entendre, comme une invitation à penser aussi bien notre corps que le paysage, aussi bien la maison que la ville et la cité. Cet ouvrage collectif veut questionner géométriquement et philosophiquement l'urbain contemporain et les architectures qu'il provoque.
    En d'autres termes, il espère saisir à partir de la confrontation entre mathématiciens, géomètres, historiens, architectes, urbanistes, paysagistes et philosophes l'expérience existentielle de l'espace-temps des lieux.

    Sur commande
  • Les maisons conçues par Michel Mangematin sont des lieux qui nous parlent du sens d'habiter et du bâtir.
    De grands architectes, comme Alvar Aalto, Mies van der Rohe, Frank Lloyd Wright ou Le Corbusier, tout en travaillant pour donner son lieu d'habitation à l'homme du XXe siècle à partir des moyens techniques de l'époque et en liaison avec l'évolution des modes de vie, aspiraient à taire une oeuvre poétique et refusaient de se restreindre à construire prosaïquement. Michel Mangematin s'inscrit dans cette lignée où l'expérience architecturale est celle de l'événement du sentir esthétique qui sort l'homme de la somnolence.
    Il insiste sur le fait que l'architecture est un art social existentiel.

    Sur commande
  • Plus que des thèmes de travail, la nature, le corps et la peau sont pour Isabel Hérault et Yves Arnod la matière même de l'architecture : la nature dans laquelle elle se fond et à laquelle elle se confronte ; le corps qui lui donne sensualité et mouvement, qu'elle incarne et protège ; la peau, son interface avec la ville et le paysage, Chaque projet est pour eux matière à expérimentation.
    Influencées par la force des paysages des Alpes de leur enfance, leurs architectures, entre métamorphose et création, s'élaborent à partir des énergies présentes dans les milieux, cherchant à établir une complicité inventive avec un " déjà-là ". Au-delà de leur relation au paysage, elles établissent des connexions à la fois physiques et symboliques dans la fabrication de nouveaux écosystèmes où le bâtiment trouve sa place, en équilibre entre nature et artefact, enracinement et autonomie de la forme, mimétisme et étrangeté.
    Les tracés et les espaces sont fluides, fonctionnels et poétiques, cherchant à éveiller les sens. Ces architectures jubilatoires puisent leur dynamique dans des déplacements et des imaginaires à la fois archaïques et anticipateurs. Ponctuant la présentation des projets, trois textes sous forme de livrets traitent de l'alliance entre architecture et environnement à la base de leur réflexion d'architectes : " L'ambivalence dans la peau " par Francis Rambert, critique d'architecture et directeur de l'Institut français d'architecture ; " TransArchitectures " par Chris Younès, psychosociologue et philosophe ; et enfin " La machine, le fossile et le jardin " où Fabiola Lôpez-Duràn, historienne de l'architecture, part de ces étranges organismes séduits par la nature que sont les phasmes et les cirripèdes, pour parler du rapport entre soi et l'autre, primordial en architecture.

    Sur commande
  • Philosophe majeur de notre époque, Henri Maldiney, né en 1912, a élaboré solitairement une phénoménologie consacrée à l'art et à la poésie (Cézanne, Tal Coat, Francis Ponge, du Bouchet, etc.). Il a contribué à la « daseinanalyse », en introduisant et discutant Ludwig Binswanger, et à une philosophie des sens (Erwin Straus). Remarquable lecteur des « classiques » grecs et allemands qu'il questionne sans cesse, il explore le mystère de l'existence humaine en allant à « la chose même » et en misant sur « l'ouvert », qui confère à l'humain son humanité.

empty