• Dans les immeubles actuels, les dispositions des logements semblent le plus souvent être toujours les mêmes, comme si leur conception était liée à des normes et des habitudes trop ancrées, ou à la persistance de cultures et de logiques établies, tant chez les architectes que dans la politique et la production du logement. Faut-il y voir l'effet de contraintes et de règlements ? La pesanteur des habitudes ? Ou bien les architectes perpétuent-ils une culture établie de longue date ? Ainsi, cet ouvrage décrit et explique le plan du logement depuis 1850 à nos jours et démontre qu'il a dû tenir compte :
    - des exigences de confort, mais aussi d'urbanisme ;
    - de l'avènement de la représentation graphique « le plan » et de la discussion autour de sa distribution ;
    - de l'articulation de l'espace interne du logement et de sa relation avec l'espace extérieur ;
    - de la conception de l'enveloppe et des équipements technique du logement ;
    - de la complexité grandissante du processus de conception architecturale du logement.
    En confrontant les textes réglementaires qui se sont succédé, les écrits sur le sujet et la publication des plans par les architectes, ce livre met en évidence une forte continuité de la conception dans la production courante du logement, sans réels bouleversements apportés par de nouveaux programmes et typologies de l'immeuble. Exigences de qualités d'usage versus logiques technicoéconomiques : la difficile prise en compte de ces enjeux quelquefois contradictoires semblerait brider quelque peu l'architecture du logement, mais n'empêche pas qu'elle puisse en être stimulée.

  • Cet ouvrage développe une réflexion théorique et pratique à partir d'un grand nombre d'opérations de rénovation et réhabilitation de bâtiments existants - Une analyse concrète de nombreux projets permettant un bilan critique des réalités et pratiques existantes - Des propositions permettant de mettre en pratique des solutions avérées - Richement illustré avec des plans de masse et plans de situation, photos avant/après...

    Avec les exigences actuelles de confort et d'efficacité énergétique, mais aussi le manque de terrains pour construire des logements, la réhabilitation de l'habitat collectif, associée à des extensions neuves, est appelée à se développer. Mais quelle place l'architecture y tient-elle ? Bien des réalisations n'en témoignent pas de qualité évidente et les architectes sont encore peu présents dans ce champ supposé par beaucoup peu propice à l'ambition créative. Des opérations font pourtant preuve de réussite sur ce plan, sans avoir été jusqu'alors rassemblées en un bilan critique, qui pourrait constituer un référentiel pour une conception de la requalification.
    Centré principalement sur l'habitat des Trente Glorieuses, cet ouvrage scindé en 3 parties développe une réflexion à la fois théorique et pratique pour la conception architecturale et urbaine de sa requalification.
    La première éclaire les raisons historiques et récentes de l'absence de la réhabilitation dans le champ de l'architecture, puis le contexte actuel favorable à une meilleure reconnaissance.
    La deuxième partie explique la constitution du corpus et sa méthode d'analyse puis compare, thème par thème, des réalisations dont les qualités architecturales sont éclairées dans leurs principes propres, mais aussi replacées par rapport à des données opérationnelles ayant contribué à les produire - de l'immeuble (logement, parties communes) à ses abords immédiats (pied d'immeuble, résidentialisation), jusqu'à l'aménagement urbain lorsque la réhabilitation est associée à l'adjonction d'habitations neuves.
    Enfin, la dernière partie met en évidence des tendances architecturales communes aux diverses opérations du corpus, en jetant ainsi les bases d'une théorisation et en proposant aussi des éléments opératoires pour la conception.

  • Le chez-soi, dans les pratiques de l'habiter ou dans les idéologies et conceptions du logement, est intrinsèquement marqué par la dualité ouverture/fermeture l'ouvrir à l'air, à la lumière et aux vues agréables ainsi qu'à la proximité avec des familiers ; le refermer et préserver son intimité des regards et de l'intrusion.
    Une telle dialectique ne concerne pas que les limites et dispositifs physiques qui relient ou séparent les sphères privatives, collectives et publiques de l'habitat, mais touche aux questions des rapports entre individus. Ainsi peut se comprendre la longue lignée de discours et projets sur ces liens supposés à la fois sociaux et spatiaux, aux visées tantôt défensives, tantôt conviviales. Transition, prolongement, espace intermédiaire, voisinage : l'auteur éclaire les enjeux et références de cette quête d'un entre-deux, en s'attachant aux apports des sciences humaines au même titre que des doctrines des architectes et urbanistes.
    Utopies sociétaires ou communautaires, apologie de la maison, hygiène et pittoresque de la rue, essor de la copropriété, clarification gestionnaire des espaces libres, exigences sécuritaires : ces conjonctures de l'entre ville et logement ont pour dernier avatar l'engouement actuel pour la résidentialisation.

  • Ce livre contribue à combler une lacune : de l'immeuble de rapport de la Belle Époque jusqu'à la promotion immobilière des Trente Glorieuses, la production privée reste insuffisamment connue.
    L'auteur nous fait découvrir les logiques et les tendances architecturales propres à cet habitat, en s'attachant à leurs constantes et évolutions. Il propose une compréhension de l'immeuble à la lumière des données d'époque et d'aujourd'hui, avec ainsi des perspectives pour la réhabilitation. Il s'agit d'abord de mettre en évidence les spécificités que les réalisations privées présentent dans leur programme, souvent mixte et hiérarchisé selon les étages ou la profondeur du terrain, et dans leur relation ambivalente à l'espace public.
    Puis d'identifier les figures - compactes, à corps disjoints ou prolongés d'aile(s) qui règlent le plan de l'immeuble à partir de l'occupation primordiale de la parcelle. Ainsi replacés, les appartements sont enfin appréhendés dans leurs qualités d'espace, en reprenant la distinction habituelle de l'" ancien " (antérieur à 1948) et du " récent ", mais en l'interrogeant aussi. Comment évaluer, dans les caractères et les valeurs, ce qui a vieilli et ce qui reste actuel, puis dégager des potentialités à exploiter ? La lecture de ce livre pourra de cette manière permettre de réfléchir à la réhabilitation hors des conceptions régnant sur l'habitat en construction neuve.

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