• Début septembre 1958, Claude Gauteur reçoit une lettre, à laquelle il ne s'attendait pas du tout, signée François Truffaut, qui s'apprête à tourner son premier film, "Les Quatre cents coups". Vingt-cinq ans plus tard, il reçoit un ultime billet « de la part de François qui renaît à la vie et vous remercie pour le dernier album. À bientôt, j'espère, amitié ». Entre temps ce sont quelque vingt-cinq lettres qui sont révélées pour la première fois, et qui ajoutent, ici et là, une touche au portrait du célèbre cinéaste.
    Il y parle de la préparation de ses films, de la presse de l'époque, de ses confrères cinéastes et de leurs oeuvres en gestation, de ses lectures, des films qu'il voit, et aussi de ses amis Jean et Dido Renoir, à qui il rend visite en Californie. Cette correspondance apporte un supplément d'éclairage sur la curiosité toujours en éveil de François Truffaut et sur son sens de l'amitié.

  • Presque tous ces films, aujourd'hui des classiques du cinéma français, ont fait scandale en leur temps, admirateurs et détracteurs s'affrontant sans merci à leur sujet. Parmi eux, Jacques Audiberti, Roger Nimier, Raymond Queneau et Roger Vailland ; André Bazin, Claude Mauriac, Lucien Rebatet, Georges Sadoul et François Truffaut. On trouvera, ici revisitées, toutes ces polémiques.

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  • L'oeuvre d'Henri-Georges Clouzot, de L'Assassin habite au 21 (1942) à La Prisonnière (1968), est connue et reconnue. Mais qu'en est-il de son oeuvre fantôme, des scénarios originaux qu'il a écrits mais non tournés, l'un notamment avec Jean-Paul Sartre, des adaptations, telle que Chambre obscure d'après Vladimir Nabokov, de L'Enfer arrêté après quelques jours de tournage, ou encore des remakes qu'elle a suscités ?

  • Aujourd'hui complètement oublié, Louis Verneuil fut dans les années trente l'un des rois du boulevard, aussi souvent à l'affiche que Sacha Guitry et l'un des champions, avec Marcel Pagnol, du théâtre filmé. Il a signé seul trente-huit pièces et vingt-cinq autres en collaboration avec Georges Berr. Parmi les plus fameuses : « Pour avoir Adrienne », « Le fauteuil 47 », « Azaïs », « Maître Bolbec et son mari », toutes devenues des films, de même que « Ma cousine de Varsovie », « L'amant de Madame Vidal », « Une femme ravie », avec son interprète fétiche, la volcanique Elvire Popesco. « La banque Nemo », autre film tiré d'une autre de ses pièces, fut victime de la censure en 1934. « Monsieur Lamberthier », jouée dans dix-neuf pays, a failli être portée à l'écran par Carl Dreyer ; Alfred Hitchcock lui doit l'idée de « I confess » (« La loi du silence »), et René Clair l'une des trouvailles de « It happened tomorrow » (« C'est arrivé demain »). Estimant que « jusqu'en 1930, la collaboration avec l'Allemagne était souhaitable. Depuis 1933, elle était insensée. En 1940, elle est devenue criminelle », Louis Verneuil se réfugie aux États-Unis où son succès ne se dément pas. En 1942, ses droits d'auteur sont confisqués par les autorités allemandes, qui bannissent ses oeuvres en 1943. Louis Verneuil avait établi l'édition de son théâtre complet en douze volumes ; quatre seulement sont parus, truffés de précieuses préfaces. Il a écrit également « La vie merveilleuse de Sarah Bernhardt » dont il fut le gendre, et un extraordinaire livre de souvenirs professionnels « Rideau à neuf heures ». De retour en France, il se suicide. Mais qui était donc Louis Verneuil ? Un jour prochain, il finira bien par sortir de l'injuste oubli dans lequel il est tombé. Cette approche est la première à lui être consacrée.

  • Qu'en est-il dans les romans de Pierre Mac Orlan et Roger Vercel, Marcel Aymé et Antoine Blondin, dans les séries noires d'Albert Simonin et Auguste le Breton, sans oublier Georges Simenon, des personnages sur lesquels Jean Gabin a jeté son dévolu et qu'il s'est appropriés ? Quelles transformations, physiques et/ou morales, ont-ils subies pour correspondre à celui, mythique, que la star a imposé à l'écran ? Voici donc revisités les films de Jean Gabin à la lumière des quelque cinquante romans qui les ont inspirés, du Quai des brumes à La Traversée de Paris, de Gueule d'amour à Un singe en hiver, de Touchez pas au grisbi à Maigret tend un piège.

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  • Sur Sacha Guitry

    Claude Gauteur

    Sur Sacha Guitry Don Juan ou Arnolphe ? Talleyrand ou M. Prudhomme ? Le plus grand cinéaste du monde ? Suivi de Harry Baur/Sacha Guitry ou la croisée des destins Quel jeu mortel a joué Harry Baur ? Harry Baur dénoncé et martyrisé comme juif (ce qu'il paraissait être mais n'était pas), résistant pour certains, collaborateur pour d'autres. Les mystères demeurent depuis 1943.

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  • Renoir-Simenon, ce n'est pas seulement l'histoire d'une amitié qui durera cinquante ans mais aussi celle d'une oeuvre en perpétuel miroir. Une histoire dont porte trace une abondante correspondance riche d'idées et de découvertes, où se lit une même soif de justesse dans l'art. En 1932 déjà, Jean Renoir (1894-1979) porte à l'écran La Nuit du carrefour, septième roman de Georges Simenon (1903-1989) et fixe pour la première fois sur nos rétines la célèbre atmosphère faite de pluie, de nuit, de froid et de brouillard.
    Coïncidence hautement symbolique : c'est Pierre Renoir, le propre frère du réalisateur, qui incarne alors Maigret, le policier voué à la postérité, personnage complexe dont Simenon écrira justement qu'il est son double. II faut dire que les affinités ne manquent pas entre les deux artistes. Simenon, né en plein impressionnisme, observe un rapport à la lumière très proche de celui dont témoigne le fils d'Auguste Renoir dans ses films, et qui est un rapport critique, résolument tourné vers la "vérité intérieure" de l'être, qui montre l'envers du décor et, souvent, le glissement irrésistible vers la marginalité, la clochardise, comme le laissent transparaître des oeuvres telles que La Chienne (1931) et Boudu sauvé des eaux (1932).
    Une intransigeance qui n'a pas empêché les deux hommes de partager le rêve hollywoodien au gré de projets d'adaptation qui révèlent de manière frappante l'acuité de regard d'un Renoir en parfaite complicité avec un Simenon toujours plus secret et douloureux. II y a, enfin, le talent littéraire qu'affirme Renoir à travers de brillantes chroniques, sa biographie Renoir, mon père et son roman Les Cahiers du capitaine Georges.

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  • Amateur de cinéma, Léo Malet (1909-1996) a longtemps rêvé de voir ses romans, dont une vingtaine de «Nestor Burma», qui regorgent de vertus visuelles et verbales, adaptés à l'écran. Seuls quatre d'entre eux l'ont été. Il y a là un rendez-vous manqué, sur lequel il vaut peut-être de revenir.

  • Jean Renoir. Le plus indiscutable des cinéastes français. Le plus discuté. Le plus célèbre. Et le plus méconnu. L'artiste, victime d'attaques ad hominem, comme l'oeuvre, entourée de légendes abusives, particulièrement Boudu sauvé des eaux et la Règle du Jeu, ici battues en brèches.
    Compagnon de route du Parti communiste français de La vie est à nous à La Marseillaise, Jean Renoir a participé au combat du Front Populaire. Par ailleurs, certains des choix qu'il a faits dans les années soixante et que ses détracteurs lui ont alors vivement reprochés, étaient déjà les siens dans les années trente, autre fait occulté depuis, que ce livre remet en perspective. D'un Renoir l'autre...
    Car Jean Renoir n'a pas changé du tout au tout : il n'est devenu que ce qu'il était. Le secret de ce "pèlerin du relatif", partagé entre l'ancien et le nouveau, mélange d'anarchie et de conservatisme, n'est-il pas en définitive celui de son père: s'être toujours laissé influencer, tout en étant toujours resté lui-mêmeoe D'un Renoir l'autre, là encore.

  • Sur Sacha Guitry Don Juan ou Arnolphe ? Talleyrand ou M. Prudhomme ? Le plus grand cinéaste du monde ? Suivi de Harry Baur/Sacha Guitry ou la croisée des destins Quel jeu mortel a joué Harry Baur ? Harry Baur dénoncé et martyrisé comme juif (ce qu'il paraissait être mais n'était pas), résistant pour certains, collaborateur pour d'autres. Les mystères demeurent depuis 1943.

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  • Michel simon

    Claude Gauteur

    • Rocher
    • 13 Mai 2005

    " L'importance de Michel Simon, disait jean Renoir, dépasse l'importance de ses rôles.
    C'est un personnage qui est grand en lui-même. " Loin des coulisses, ce comédien hors pair fut également un homme hors du commun. Aucun des personnages qu'il a incarnés, au théâtre (plus de cinquante) comme au cinéma (près de cent), n'arrive en effet à la cheville de celui qu'il fut à la ville. Son meilleur rôle, c'est celui qu'il a écrit et mis en scène lui-même, sans l'aide d'aucun scénariste dialoguiste ni d'aucun réalisateur, jour après jour, et même post mortem.
    Claude Gauteur, qu'il honorait de son amitié, dresse ici le portrait le plus complet de Citizen Simon.

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  • Acteur mythique, Jean Gabin est peut-être la plus grande star du cinéma hexagonal. Cet ouvrage tente de retracer ce qu'a été, des années 1930 à nos jours, sa place dans la culture cinématographique des Français. La première partie offre une rétrospective minutieuse de sa carrière, à l'aide de documents et témoignages de première main. Deux figures jalonnent ce parcours : celle du jeune homme révolté de l'époque du Front populaire, héros du réalisme poétique défendu par Carné, Renoir... et celle du sexagénaire bougonnant des années 1960, héros conservateur de l'ère gaullienne finissante.La seconde partie décrypte le mythe Gabin sous trois aspects-clés de l'acteur : la star fidèle au personnage qu'elle s'est fabriqué ; le Français capable d'incarner tout un pays dans la diversité de ses contradiction et un certain modèle de masculinité. Cette diversité de points de vue permet de comprendre comment, à des époques et dans des circonstances très différentes, Gabin a su fédérer, incarner et fasciner les Français.

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