• Des images. Publiques et intimes. La photographie d'une soldate américaine tenant en laisse un prisonnier dans la rison d'Abu Ghraib. Le ventre d'une mère. Les mots doux et cruels d'une femme aimée.

  • Deux jeunes filles, encore au lycée, sont les « meilleures amies ». L'une ne pense qu'aux garçons, l'autre non.
    La première tombe amoureuse d'un musicien anglais avec lequel elle communique sur les réseaux sociaux, la seconde la conseille. Elles se parlent, elles soliloquent, elles rêvent, elles se piègent dans leurs propres sentiments, leurs aspirations, leurs propres troubles.

    L'amour se nourrit de déclarations. Le désir, le manque, l'attente sont exaltés par les mots. Et les réseaux sociaux les véhiculent si facilement, si rapidement. La tentation est grande de jouer avec, de se laisser aller à la manipulation. Mais n'est-ce pas un piège terrible que l'on fabrique à soi-même ?

  • Les choses comme elles sont retrace l'émancipation d'une enfant curieuse de tout, devenue adolescente rebelle, puis jeune femme sur le seuil de tous les possibles. À ses côtés, on plonge dans une existence familiale d'une grande âpreté, avec des « trous noirs » inavouables mais indélébiles. On respire aussi l'épaisseur langagière des époques traversées, à Marseille, et les relents amers de l'Histoire d'une rive à l'autre de la Méditerranée.
    La fresque romanesque de Claudine Galea, au plus près des sensations et des voix, allie la puissance d'une écriture lyrique et la distance d'une enquête sur les zones sombres de notre récit national.

  • Elle s'appelle Blanche Neige. Princesse, si l'on veut. Autour d'elle, une Reine, si l'on veut. Un Prince, si l'on veut. Et Le Conte. Si l'on veut.
    Il y a aussi un château et une forêt. Foutue forêt en vérité. Vérité, si l'on veut.
    Il y a des comédiens qui jouent sur la scène et des personnages qui apparaissent sur un écran. Ce sont les mêmes, si l'on veut. Personne n'est exactement ce que l'on croit. Entre corps réels et images, il y a des écarts, des redoublements, des contradictions, des tensions, des combats.
    Les images savent tout avaler et tout recracher. Voilà ce qui compte, ce qu'on recrache. Tout ce qu'on sait trop bien, tout ce qu'on comprend trop bien, tout ce qu'on nous apprend trop bien, tout ce qu'on voit trop bien. Tout ce qu'on dit trop bien.
    Blanche Neige crache sa blancheur de princesse modèle, dévoile sa noirceur, et lorsque ses ami-e-s, les sept P., la rejoignent, elles nous purgent de toute pitié consolatrice.

  • D'un côté de la mer, une gamine attend un bateau avec sa famille pour traverser l'océan et échapper à la guerre... De l'autre côté, un gamin solitaire fait des promenades sur la plage avec son chien en attendant la reprise de l'école... Un boomerang à la trame sociale (l'arrivée d'immigrants par bateau), mais que les enfants vont d'abord lire comme celui de la rencontre entre un garçon et une fille issus de deux mondes très éloignés.

  • Que seul un chien : une femme oscille entre deux vies, une vie en famille, une vie en voyage. Comment faire un choix sans se trahir ? Comment être soi-même malgré ce qui manque, ceux qui manqueront ? Alliance : au seuil de sa disparition, un homme est entouré des femmes de sa vie, mère, épouse, soeur. Sa vie d'enfant le traverse à nouveau dans un nuage de souvenirs qui irradient le présent. Les deux textes de ce livre interrogent l'énigme de l'"être au monde".
    Que partage-t-on ? Quelle part de nous, de notre expérience individuelle, reste incommunicable, irréductible, étrangère aux autres ? Et que transmettons-nous ?

  • L'heure blanche ". Blanche est une enfant mystérieuse. Autour d'elle, une lumière, blanche. D'où vient-elle ? De la mer, du soleil, d'une mémoire aveuglante ? Ou d'un désir immense qui propulse vers l'avenir, la vie, les commencements, et qui s'appellerait l'éblouissement de l'amour ? " Toutes leurs robes noires ". C'est l'heure du coucher, et l'enfant, fille ou garçon, attend que sa maman lui raconte une histoire. Mais celle qu'il veut est mystérieuse : c'est l'histoire de la Nuit noire qui l'entoure. La mère ne comprend pas. Et voilà que Nuit noire commence un dialogue merveilleux avec l'enfant. Avec des harpes, des noctambules, des baisers, des rires, et des chevaux. Et la mère va commencer à voir ce qui ne se voit pas à l'oeil nu, le monde tel que l'enfance le rêve, une grande aventure.

  • Noircisse

    Claudine Galéa

    Hiver a dix ans. Elle veut noircisser tout ce qui est moche et transporte partout avec elle des photocopies de tableaux de maîtres pour avoir de la beauté à regarder. Avec son amie June, elles sont inséparables lorsqu'elles se retrouvent l'été au bord de l'océan. Cette année, deux garçons viennent troubler leurs jeux. L'un, Mayo, est arrivé par la mer, l'autre, Le Petit, est un gamin du village. Alors que la grande marée approche, conflits et amitiés nouvelles font des vagues dans la petite bande.
    En jouant du suspense, et dans une tonalité vive et joyeuse, la pièce aborde le champ politique - nouveaux arrivants, environnement, solidarité, racismes - et des thèmes propres à la pré-adolescence - amour, courage, jalousie, exclusion, relation aux adultes.

  • Ils distribuent des prospectus, tous les quatre. D'abord la mère à la retraite, puis la fille avec son diplôme de secrétaire, puis le père avec son dos comme du verre, puis le fils qui travaille dans un garage. A force de tout faire ensemble, ils ne voient plus personne, ils vivent en vase clos. Dans leur tête ça rêve, ça divague, ça délire, ça explose. Portée par un humour acide, Les Invisibles fait le récit d'une dévastation.

  • Nelle, Ariel, Boï et Luz se souviennent de l'éclat d'un certain été à la fin de l'enfance. L'été où Lalla - figure réelle, réimaginée, inventée, rêvée - a catalysé leurs interrogations et offert le fol espoir, la liberté sans limites. La pièce circule entre cet été déjà lointain et le temps présent, et retraverse des moments et des émotions, dont la vérité ne se mesure pas à l'exactitude de la mémoire.

  • Au pays de Titus

    Claudine Galéa

    • Rouergue
    • 20 Octobre 2008
    Sur commande
  • c'est quoi l'amour ? comment ça commence ? est-ce que c'est pareil pour tous ceux qui s'aiment ? rosalie voudrait bien savoir.
    elle aime ses deux mamans, natacha et mélanie. elle aime sa meilleure amie, lucie. l'amour, c'est magique, parfois c'est compliqué. alors, rosalie et lucie dessinent la ronde de ceux qui s'aiment. il y a plein de flèches et de coeurs. et des toujours, et des jamais, et des peut-être !

  • S'intéressant aux relations entre imaginaire et réalité, Je reviens de loin est une pièce qui, tout en s'appuyant sur des faits ou des détails concrets, nous fait vivre à l'intérieur de l'esprit d'une femme, Camille. Elle est partie, elle a laissé mari et enfants. Ils évoluent sous nos yeux, vaquent et s'interrogent sur son absence. Cependant, ont-ils une existence réelle ou sont-ils rêvés, réimaginés par Camille ?

  • Rouge métro

    Claudine Galéa

    sa mère lui dit, tu finiras par oublier.
    sûrement pas. comme si cerise pouvait oublier ce qui s'est passé ce soir-là, entre mairie de montreuil et république. elle portait une robe neuve, rouge. son amie clara l'avait invitée à passer la soirée chez elle et son père lui avait fait promettre de rentrer avant la nuit. quand elle voit monter dans la rame cet homme immense aux yeux verts, cerise ne peut pas dire pourquoi, mais elle sait que quelque chose ne va pas avec lui.
    depuis longtemps, dans le métro, les discours des sans-abri la mettent à l'envers. elle ne s'habitue pas à ce qu'il y ait des gens aussi seuls, aussi abandonnés. elle ne veut pas voir le monde comme ça. zyeux verts répète que l'été, c'est l'enfer, l'enfer. personne ne fait attention à lui. sauf elle. le matin déjà, à l'aller, il était là avec son enfer. mais ce soir, elle n'a qu'une envie, c'est qu'il sorte de la rame.
    cerise sait que cet homme est au bout, et que ce soir, dans le métro, ils sont tous au bout.

  • Tu t'appelles qui ?

    Claudine Galéa

    L'enfant habitait un endroit sans enfants. Un pays peuplé d'êtres vivants, mais aucun à son image. Il n'avait pas de nom.
    Alors il partit, et à chaque chose ou être rencontré sur sa route il demandait : « Qui suis-je ? ». La pierre, l'oiseau, l'écureuil...
    Aucun ne lui donnait de réponse satisfaisante. Puis vint le moment où il rencontra l'Autre : une petite fille, à la fois tout à fait semblable et en même temps tout à fait différente.
    Cette petite fille c'était Anna, ce petit garçon c'était Otto, et ils décidèrent de partir tous les deux.
    « Je n'écris pas des romans ou des pièces de théâtre, je n'écris pas pour les enfants ou pour les adultes, j'écris des livres. » Claudine Galea

  • C'est une après-midi de printemps, au bord de la Méditerranée, dans un ancien village de pêcheurs près de Marseille, à la fin des années 70.
    C'est là qu'elle entend Patti Smith chanter pour la première fois. Elle, l'adolescente de seize ans, maigre et timide, entend la voix d'une autre fille maigre qui, à trente ans, avec son premier disque, est devenue une star. Et sa voix lui entre dans le corps. La grâce d'une voix. Correspondance secrète, cela s'appelle. Comme celle entre Patti Smith et Claudine Galea. Car on projette toujours ce qu'on est, ce qu'on n'est pas, ce qu'on voudrait être, ce qu'on croit être, sur les artistes.
    Ils sont là pour nos rêves, nos utopies. Pour nos faiblesses. Pour nos illusions. Pour nos grandeurs.

  • La narratrice a rencontré une femme. Elle l'a immédiatement aimée. Elle n'a jamais aimé comme ça, dans le bonheur. Elles étaient deux. Et maintenant ? Elle est seule. Dévastée par le chagrin après que sa compagne l'a quittée, elle ne comprend pas cet abandon. L'absence est alors magnifiée par le souvenir des moments partagés, car le corps a sa mémoire, qui se remémore la douceur inouïe du lien désormais dissolu. Dès lors, la narratrice s'interroge : d'où ça vient une douceur pareille ? Claudine Galea est auteur de pièces de théâtre, de nombreux ouvrages pour la jeunesse et de romans, parmi lesquels Morphoses, Entre les vagues, Sans toi et Le Bel Échange.

  • Jusqu'aux os

    Claudine Galéa

    L'été va nulle part, à Gloucester.
    Elle a quinze ans, elle passe du cours d'anglais à la famille d'accueil sans voir personne. Elle est sur le chemin de la transparence. Elle reçoit des lettres de sa mère, étouffantes, toxiques. Il arrive, il s'appelle Eric, il est grand, il a les yeux noirs. Il mélange sa salive à la sienne, il verse le contrepoison. Dans sa chaleur, elle invente leur histoire, un monde de vies fluides et tendres. Ils ne se quittent plus, ils décollent très haut au coeur des étoiles et la pluie cesse à Gloucester.
    C'est la première histoire, folle et indestructible. L'histoire d'un amour tatoué sur les os.

  • Entre les vagues

    Claudine Galéa


    si tommy avait rencontré cecil au collège, ils n'auraient pas été amis, ils n'auraient pas su quoi se dire.
    mais ici, tout est différent. ici, un été, au bord de la mer. cecil fait tout à l'envers, se baigne quand la mer est démontée, dessine au lieu d'écrire sur les cartes postales, écoute une musique qui n'est pas de son âge et se tait quand on lui pose trop de questions. tommy est un garçon curieux et rieur qui aime nager et faire du vélo. il grandit d'un coup cet été-là. il oublie ses copains habituels, la plage avec les filles, les séances de ciné.
    parce qu'avec cecil, tommy trouve que tout est différent. il n'y a plus que les courses dans les collines, la chaleur de l'été, le bleu du ciel. et les jambes immenses de cecil.

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