Editions L'Harmattan

  • Il parle d'interruptions, d'ellipses, d'écarts, de déroutements, et eux entendent négation, destruction, épuisement. Pauvres eux ! Ils feraient mieux d'apprendre à écouter les naissances, les envois, les advenues, et plus tard les tissages, les enchevêtrements, les intrigues. Ainsi le décalage apparaît-il. Dans la complétude qu'ils invoquent, ils projettent une totalité achevée, une substance, un absolu intangible, et ils se voient eux-mêmes en gardiens de ce monument tout positif...

  • La ligne cousue forme à elle seule un tracé dans le temps de l'oeuvre. Ce qui fait temps dans la ligne, c'est peut-être l'alternance de ses plains et de ses vides. Chaque dessin est une couture d'éclats et de césures, de cernes et de jours. Le lecteur est invité à donner lui-même figures à ces intervalles, à les emplir de présences et d'absences.

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