• Aux Pays-Bas, les historiens ont intégré en partie, selon les territoires et les époques, l'histoire de la Flandre. Leurs collègues belges ont fait de même. En France, la Flandre de France en tant que telle a fait l'objet de différentes études, surtout par des historiens francophones.

    Il manquait à cet ensemble de travaux divers et non coordonnés une vision harmonisée, dépassant les clivages dans le temps et l'espace, et tenant compte des apports néerlandophones. Faisait défaut également la vision ancrée localement plutôt que celle ordinairement déployée depuis Paris, Bruxelles ou Amsterdam et La Haye. Bref, la lacune c'était le "point de vue flamand".

    C'est dans cet esprit qu'a été conçu et réalisé le présent ouvrage qui s'appuie sur les racines de la Flandre Médiévale en son entièreté, depuis l'Escaut jusqu'à la Scarpe, puis sur les modifications apportées par les princes et les monarques, depuis les Bourguignons jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, et enfin par la problématique constituée par la division de la Flandre et la dispersion de la flamandité au sein d'États plus ou moins intéressés par l'existence reconnue du peuple de Flandre(s).

    Historien, de Flandre de France mais connaisseur des Pays-Bas du Sud et de la langue néerlandaise, Éric Vanneufville a mené à bien depuis ses premières recherches doctorales il y a plus de trente ans, divers travaux en ce domaine. Il a rassemblé ici ses connaissances pour offrir au lecteur une histoire de Flandre(s) enfin abordée du point de vue flamand.

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  • Sur la couverture, les géants de Cassel Reuze Papa et Reuze Maman classés depuis 2000 au titre des monuments historiques.
    La légende raconte que Reuze-Papa et Reuze-Maman, les géants de Cassel, transportant une motte de terre pour combler un ravin, se disputèrent et, laissant tomber la motte, formèrent le célèbre « Mont Cassel ».

    Après les « Légendes celtiques de Bretagne », le premier titre de la collection « Légendes des Pays d'Europe », les éditions Yoran pubient « Légendes de Flandre » dans le même esprit.
    Les légendes font partie de l'imaginaire d'un peuple : elles sont la porte d'entrée de l'âme flamande.
    Ce livre se veut un florilège de l'ensemble des légendes flamandes.

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  • Il s'agit ici d'une biographie de l'Abbé Gantois, prêtre de Flandre française et surtout nationaliste flamand et néerlandophone, mort en 1968.
    Il a été condamné par la justice française en 1946, comme traitre à la patrie. Or, l'Abbé Gantois en tant que nationaliste flamand était anti-français, considérant que la France était la puissance occupante responsable de la division de la Flandre entre deux états par une frontière artificielle.
    Pendant l'Occupation, il a donc eu une position pro-allemande, du fait de son pangermanisme.
    Durant l'entre-deux-guerres, Gantois fut secrétaire général et véritable leader du Vlaamsch Verbond van Frankrijk (Ligue des Flamands de France) Cette biographie est l'oeuvre d'un historien flamand, elle est donc à charge et à décharge laissant au lecteur le choix de son opinion.
    L'analyse pertinente produite par Éric Vanneufville est l'histoire d'un homme, dénué de culture et d'analyse politiques, qui a placé son amour passionné et idéaliste, voire mystique dans sa patrie flamande. Dommage qu'il ait vécu cette période de l'Histoire du XXème siècle qui l'a broyé.

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  • Chacune des légendes est assortie d'un commentaire qui apporte des précisions historiques ou ethnologiques.

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  • A l'orée du XXe siècle, au Nord de la France, s'épanouit la Flandre, urbaine autour de Lille l'industrieuse, rurale et agreste dans les Monts des Flandres et les plaines littorales, parsemée jusqu'au port de Dunkerque de respectables cités autrefois marchandes.
    Henri est de West-Cappel, village blotti dans le bocage de ce temps, frémissant au vent de la Mer du Nord, dans le pays d'entre Bergues et Cassel. Fils de paysan, il succède à ses parents, épouse Mathilde, une jolie Bailleuloise, et s'engage dans la vie active alors que s'affrontent puis se séparent l'Eglise et l'Etat, que l'industrie connaît ses tragédies et que s'annonce l'orage de 1914. Dans cette Flandre transformée en gigantesque champ de bataille, l'homme parti au front, la vie subsiste grâce au courage tenace de Mathilde la Flamande, en charge de ses enfants et de la ferme familiale.
    Après la reconstruction, Henri investit dans son exploitation et assume les mutations nécessaires, tout en demeurant attaché à son terroir et à ses traditions culturelles et festives. Survient l'autre guerre, celle qui va voir le Nord, des puits de mines aux ports du littoral, enserré dans l'étreinte de l'occupant allemand. Henri, Mathilde et leurs trois grands enfants empruntent alors des chemins différents, dangereux parfois.
    A la libération, tout ce petit monde est confronté à ses contradictions et aux nécessités de l'après-guerre. Mais la vie reprend ses droits, la famille se retrouve et la nouvelle génération suscite des vocations paysannes. L'oeuvre est accomplie et les acteurs de cette première moitié du XXe siècle peuvent quitter la scène.

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