• Quel livre singulier ! À nul autre pareil. Singulier dans le paysage de la poésie francophone. Singulier même dans l'oeuvre de son auteur. Etel Adnan a multiplié les expériences uniques : elle n'a écrit qu'un seul roman, Sitt Marie Rose ; un seul recueil de nouvelles, Le Maître de l'éclipse.Voyage au mont Tamalpaïs est une sorte de méditation sur un lieu d'élection. Au coeur du coeur d'un autre pays emprunte sa forme au livre presque éponyme de William Glass. Chacun des livres d'Etel Adnan a sa forme propre, mais L'Apocalypse arabe est le plus innovant. Il est le seul à faire intervenir des signes graphiques dans le cours du texte, comme si un alphabet primitif, mi cunéiforme mi hiéroglyphique sous-tendait le verbe. Comme si le peintre et le poète, qui ont toujours cohabité chez Etel Adnan, soudain se rejoignaient. Ou plus exactement, comme si le peintre s'arrogeait la parole au milieu du discours du poète pour en soutenir ou en briser l'éloquence. Intrusion de l'imprononçable dans le verbal.

  • Une première version de L'Express Beyrouth-Enfer, écrite à Sausalito, a paru dans le quotidien francophone de Beyrouth L'Orient le dimanche 7 mars 1971. La version définitive paraît en volume, précédé de Jébu, aux éditions P. J. Oswald à Paris en janvier 1973. Beyrouth 1982 a paru en anglais dans And not surrender, American poets on Lebanon, ouvrage édité par Kamal Boullata, écrivain et artiste né en 1942 à Jérusalem, établi depuis 1968 à Washington. Ce recueil réunissant 19 poètes a été publié par l'Arab American Foundation, Washington, en 1982 à l'occasion d'une lecture de poésie qui s'est tenue le 28 novembre 1982 à l'Ethical Culture Auditorium de New York. Il est ici traduit de l'anglais par Jean Frémon. C'était Beyrouth encore une fois, poème écrit pour une manifestation contre la politique des USA au Salvador, fin novembre 1989 à San Francisco, et paru en anglais dans Middle East Report, January-February 1990. Il est ici traduit de l'anglais par Patrice Cotensin.

  • Tolérance

    Etel Adnan

    De L'Échoppe Un jour, mon ami ?eodoros Terzopoulos me demanda pourquoi je n'écrirais pas, sur la crise en Grèce et l'a?ux de réfugiés, un texte qu'il pourrait monter dans son théâtre.
    Je me suis mise à écrire, dans un état de surexcition mentale, état totalement étranger à tout souci littéraire, à toute possibilité d'écriture d'une pièce de théâtre bien composée, deux ou trois pages qui sont une sorte de condensé d'un monde grec à la fois ancien et totalement pris dans une tourmente elle aussi semblable à un vertige.
    Je me suis mise à

  • Les années qui sont les plus formatrices pour un poète ou un écrivain sont celles de l'adolescence. Ce sont des années où votre raison et vos sens croissent visiblement mais dans des directions distinctes et se développent comme indépendamment l'une des autres. C'est pourquoi ce sont des années d'émotions violentes et de confusion mentale. Nous sommes alors comme de jeunes arbres dont les branches partent dans diverses directions donnant l'impression que le tronc va se briser, tiraillé qu'il est entre des tensions opposées.

  • Revenir à Yourcenar

    Etel Adnan

    Une fois à Paris, j'achetai les Mémoires d'Hadrien et m'y plongeai. Je fus sidérée. Il 's'y trouvait la Méditerranée que je connaissais, que je portais en moi et avec moi, avec laquelle je partageais des secrets,. des complicités, des mythologies personnelles. Et je voyais là une femme qui l'aimait de la même façon, avec le même type de passion physique totale qué le mien. Comme tant de ses lecteurs, je l'ai découvert plus tard, je l'avais quasiment identifiée avec Hadrien et je lui attribuais la vie de l'empereur.

  • Je pense que la poésie c'est quelque chose que vous attendez, jusqu'à ce qu'elle vienne (...) Comme une plante qui grandit par en-dessous et que soudain vous voyez surgir dans le jardin, et vous ne saviez pas qu'elle était là, comme le printemps survenant dans un paysage tout sec.

  • Voyage au mont Tamalpais

    Etel Adnan

    • Manuella
    • 9 Novembre 2013

    « Un jour, devant une caméra de télévision, on me posa cette question : «Quelle est la personne la plus importante que vous ayez jamais rencontrée ?» Et je me souviens d'avoir répondu : «Une montagne.» Tamalpais était au centre de mon être. » C'était le Mont Tamalpais qu'Etel Adnan voyait de sa fenêtre à Sausalito, près de San Francisco, et dont elle a fait de si nombreux tableaux.
    Voyage au Mont Tamalpais nous entraîne dans « cette aventure de vivre avec une montagne ».
    Plus qu'une rencontre avec un site naturel, une montagne au pied de l'océan, aussi beau soit-il, c'est avant tout une rencontre avec l'esprit du lieu.
    La lumière et les couleurs changeantes, la brume, le brouillard et la neige sont sources d'émerveillement, de nouvelles sensations esthétiques et d'élévation spirituelle.
    Etel Adnan nous livre une méditation sur la beauté de la nature et la puissance des éléments, qui se transforme en célébration du monde.
    Le Mont Tamalpais, c'est la montagne magique d'Etel Adnan, qui la voit comme « le chef de la tribu humaine ».

  • Parler aux fleurs

    Etel Adnan

    Pour cette exposition, Etel Adnan a réalisé une douzaine de petits tableaux ronds, denses, vivants, à la touche souple et ample, très nouvelle, avec un seul sujet : des fleurs.
    Interrogée sur le pourquoi de ce thème, elle répond : «c'est venu ainsi».
    La forme de ces fleurs rondes s'intègre facilement, dans un cercle. Pour compléter ce groupe de tondi, elle a ajouté quelques tableaux rectangulaires, en deux couleurs seulment, des sortes de dessins peints.
    Pour accompagner l'exposition, la Galerie Lelong & Co. publie un petit livre qui associe aux peintures un choix de poèmes extraits du Cycle des tilleuls (2012).
    L'oeuvre picturale d'Etel Adnan a été montréec cette année dans divers musées et centres d'art du monde entier et fait l'objet jusqu'au 6 janvier 2019 d'une rétrospective au MoMA de San Francisco.
    Une importante monographie sur son travail vient de paraître aux éditions Lund Humphries.

  • Un crime d'honneur

    Etel Adnan

    • L'arche
    • 27 Juin 2011

    Entre l'honneur et l'horreur, il n'y a parfois qu'un pas à franchir. Hussein, jeune homme libanais, raconte sur le mode de l'aveu à celle qu'il aime, l'événement qui a changé le cours de son destin : le crime d'honneur perpétré envers sa soeur alors qu'il était adolescent. Il témoigne de la culpabilité qu'il a portée pour son frère, mais aussi du silence, du secret, du deuil. Ce texte, destiné aux adolescents, est l'occasion de rencontrer une culture à cheval entre l'islam et la chrétienté.

  • Le maître de l'éclipse

    Etel Adnan

    • Manuella
    • 15 Septembre 2014

    Née à Beyrouth, Etel Adnan habite maintenant à Paris, après avoir longtemps vécu aux Etats-Unis. Citoyenne du monde, elle a cette conscience particulière de ceux qui sont traversés par plusieurs cultures. Le conflit déchirant qui oppose sa culture arabe d'origine avec sa culture occidentale d'adoption, les ravages de la guerre au Liban, en Irak et dans tout le Moyen-Orient, loin de la détruire, nourrit une réflexion sur le sens du monde et la place de l'humain dans les tourments de l'histoire.
    Les douze chapitre qui constituent ce récit sont autant de rencontres avec des êtres aimés ou des inconnus croisés par hasard. Déterminantes ou insignifiantes, chacune de ces rencontres est l'occasion de remémorations autobiographiques et de méditations sur le temps, les civilisations, la guerre, l'amour, l'art...
    Sa foi en l'homme, en la transcendance de l'esprit et en l'énergie de la création est servie par une écriture généreuse et limpide habitée par la polyphonie du monde.

  • Saint Augustin et Vincent van Gogh, deux tres en marge dont le destin, exceptionnel, fut marqu? par une ascension fulgurante.
    Lors dÕune causerie litt?raire donn?e ? la Fondation Vincent van Gogh Arles, Etel Adnan sÕest attach?e ? retracer le cheminement de ces deux hommes Ð lÕun vers le divin, lÕautre vers lÕart Ð en soulignant lÕaffinit? de leurs parcours, sensible dans leurs ?crits.
    Puisant dans Les Confessions de saint Augustin et les lettres de Vincent van Gogh ? son frre Theo, Etel Adnan a r?v?l? les questionnements existentiels et spirituels qui habitaient le saint et lÕartiste, leurs passions, leur qute insatiable de lÕautre, quÕil sÕagisse de Dieu ou dÕun frre humain.

  • Là-bas

    Etel Adnan

    Que faire pour sortir du cercle de mort qui entoure le Moyen-Orient ? Née au Liban, ayant vécu principalement en Californie, ce problème est tout simplement la toile de fond de toute une vie. J'ai cru un moment que la solution était révolutionnaire et militaire. Mais la guerre civile au Liban m'a convaincue que les guerres font plus ajouter de nouveaux malheurs que résoudre des conflits. J'ai commencé à désirer la paix. La désirer fortement. C'est alors que la question s'est posée : quelle paix ? Que va vouloir dire cette paix ? J'ai compris que cette paix doit vouloir dire : accepter l'autre. L'ennemi qui est devenu au cours du temps réalité et mythe, corps et image. Dans ce cas particulier cela voudra dire aller chez l'autre et le laisser venir, l'accueillir. Ultimement, en faire un ami. (Etel Adnan)

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  • Le cycle des tilleuls

    Etel Adnan

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  • Mer et brouillard

    Etel Adnan

    La mer?: peut-être le symbole littéraire originel, incarnant vie, mort et changement incessant. Le brouillard?: mystérieux, atmosphérique, parfois mortel. Ce livre d'Etel Adnan, intitulé à partir des éléments qu'il questionne, est une suite de strophes contemplatives et sombres interrogeant la condition humaine contemporaine. Il s'attache aux forces universelles, affrontant les cycles répétitifs les plus tragiques de la nature humaine?: le départ, la mort, la guerre, l'amour.
    Moins expérimental que ses travaux antérieurs, le terme le plus approprié pour cet ensemble pourrait être «?épique non-narratif?». À certains moments, on perçoit des éléments de la pensée zen et de la philosophie classique, avec des critiques de l'impérialisme et de la violence.

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  • Premonition

    Etel Adnan

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